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Bibi Tanga: l’Afrique et la Centrafrique au cœur de «Now»

Par source: marianne.net - 09/07/2014

Le chanteur et bassiste d’origine centrafricaine démarre sa tournée estivale avec sous le bras son nouvel album, «Now», le meilleur de sa carrière

 

Un album charpenté, concis, épatant
Quel panache et quelle tenue ce nouvel album de Bibi Tanga! Sans doute fallait-il que le chanteur/bassiste se retrouve en solo pour rassembler ses esprits sur cette 5e galette et trouver le juste équilibre. Avec le Professeur Inlassable puis The Selenites, ce fils de diplomate, originaire de Centrafrique et vivant à Paris, avait déjà fait montre de son goût pour le funk et la soul de la grande époque - de Curtis Mayfield à James Brown - comme de son aptitude à brasser les genres en y apportant sa propre touche : une marmite musicale expérimentale fantaisiste, mais parfois trop remplie et alambiquée.

 


© marianne.net
Avec Now, il n’y a rien à jeter, zéro fausse note. Dès le premier titre, Calling, un élégant reggae bien balancé, le la est donné, voilà un album charpenté, concis, épatant où chacun des morceaux affiche une identité musicale propre. Introductions efficaces, chœurs soignés, claviers classieux, textes en anglais, français ou sango font défiler des univers différents, tous structurés par ce son métissé typique du savoir-faire anglais. « The Cure pour moi, ce sont des Blancs qui jouent du funk, ça donne de la new-wave, ça part ailleurs et c’est ce qui me plaît, confie Bibi Tanga à propos de ce nouvel opus. Tout l’amour que j’ai pour la musique anglaise, je l’ai mis dans ce disque ». Et de fait, les fantômes des Clash, de Police ou des Specials ne sont jamais bien loin.

 


© marianne.net
L’Afrique et la Centrafrique au cœur de Now
Le gospel s’invite aussi sur une belle reprise de Who's gonna be your man, des accents tamasheq et gnawa sur Il y a, un troublant hommage aux esclaves. Car finalement l’Afrique est bel et bien au cœur de Now. L’enfant de Bangui énonce clairement cet appel de la terre mère dans Hometown («Quand je reviens dans ma ville natale je me sens bien») et Calling (« J’ai fait un rêve…si réel…j’ai entendu la voix de grand-mère m’appeler par mon nom »). Bibi Tanga évoque la guerre et la situation tragique de son pays sur War et Ngombe, qui reprend un rythme traditionnel, le monteguéné ; appelle à la paix avec Ala Za I O, un entraînant ndombolo. « Tout le monde sait maintenant où se situe la Centrafrique, alors que les gens ignoraient jusqu’à l’existence même de ce pays il y a quelques mois, déplore le chanteur. Dommage qu’on en parle pour de mauvaises raisons ». En voilà une bonne pour aller écouter Bibi Tanga, et une autre Centrafrique.

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  • Now de Bibi Tanga, Jazz Village/Harmonia Mundi
  • au Festival Les Nuits Couleurs, le 29 juillet à Paris au Cabaret Sauvage au Black Summer Festival, le 7 août à Brossac, le 9 août à Puget-sur-Argens au Mas et le 20 novembre à Paris au Café de la Danse

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