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Bangui: des réfugiés centrafricains quittent la RDC pour rentrer

Par journaldebangui.com et autres médias - 04/07/2014

Environ 400 réfugiés ont marché depuis le camp des réfugiés de Mole à Zongo avant de traverser le fleuve Oubangui grâce à des embarcations affrétées par la présidente Catherine Samba-Panza

 

Ce sont plus de quatre cent des six mille réfugiés centrafricains du camp de Molé, une localité en République démocratique du Congo, qui sont rentrés depuis mercredi 2 juillet à Bangui. Selon la police centrafricaine, ces réfugiés ont marché depuis le camp des réfugiés de Mole à Zongo avant de traverser la rive du fleuve de l’Oubangui grâce à des embarcations affrétées par la présidente Catherine Samba-Panza. Plusieurs navettes sur le fleuve Oubangui supervisées par le ministre de la Sécurité publique, le Colonel Denis Ouangao Kizimalet, la ministre de la Santé publique, des Affaires sociales, des Actions humanitaires, Docteur Marguerite Samba-Maliavo, ainsi par l’ambassadeur de la RD Congo en poste à Bangui, Prof Gaspard Mugaruka, ont rendu possible le retour des réfugiés. «Les réfugiés centrafricains du Camp de Molé ont décidé de rentrer à Bangui parce qu’ils sont victimes de maltraitance de la part du HCR, d’arrestations arbitraires par les autorités militaires et civiles du pays hôte et aussi à cause des difficiles conditions de vie dans ce site», a confié, le président des réfugiés, François Emmanuel Kouzouaki-Yondo. «Vaut mieux rentrer et mourir de faim chez soi, que de mourir de faim à l’étranger», a-t-il ajouté.

 


© HCR/G.Casteele
Des réfugiés centrafricains arrivent dans la province Equateur en République démocratique du Congo en début de mois, après avoir traversé le fleuve Oubangui.
Selon M. Yondo, les réfugiés centrafricains ont été refoulés du territoire congolais et non rapatriés volontairement. Parce que a-t-il dit «la DGEM de Zongo, nous a appelés pour nous dire, si jusqu’à 17H heures locales, le gouvernement centrafricain ne trouve pas de moyens pour vous ramener à Bangui, les forces de sécurités congolaises vont nous conduire à une destination inconnue. Dans ce cas précis nous sommes dans l’espace de refoulement».

Ne partageant pas ces déclarations, l’ambassadeur de la RDC, Gaspard Mugaruka, a déclaré : «il s’agit de réfugiés centrafricains qui ont demandé à regagner leur pays c’est un mouvement volontaire. Je voudrais aussi préciser qu’au départ il y a eu une sorte de politisation du camp de Mole par des individus qui ont incité les autres à quitter le camp et qui ont même brulé les abris implantés par le HCR». Il a ajouté: «les quatre individus arrêtés à Zongo, ce sont des personnes qui ont commis des gaffes au niveau du camp. Et parmi eux il y a un qui a commis un viol sur une mineure centrafricaine».

«Si c’était vraiment un refoulement, l’ambassadeur de la Rd Congo ne devrait pas être là pour les accueillir. C’est du mensonge», a martelé, pour sa part, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, le Colonel Denis Ouangao Kizimalet, déplorant le fait que «les réfugiés centrafricain ont rompu unilatéralement le contrat avec le HCR».

D’après le maire de Zongo, l’endroit aménagé pour eux ne pouvait plus les contenir tous
mardi 1er juillet à l’occasion d’une rencontre entre le comité local de sécurité, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la commission nationale pour les réfugiés (CNR), Michel Siazo Yeke Yeke, le maire de Zongo, la ville frontalière à Bangui, sollicitait déjà le rapatriement de sept cent cinquante réfugiés centrafricains cantonnés dans cette ville. D’après lui, le nombre de réfugiés est passé de quatre cents à sept cent cinquante. L’endroit aménagé pour eux ne peut plus les contenir tous. Certains errent çà et là dans la ville et commettent, des menus larcins. D’autres livrés à eux-mêmes dorment à la belle étoile. Michel Siazo Yeke Yeke s’était dit «impuissante face à cette situation» et demande la sensibilisation de ces réfugiés, «avec l’appui de la Monusco pour qu’ils rentrent dans leur pays en signant une décharge parce que le calme n’est pas encore revenu de l’autre côté». «La deuxième proposition est qu’ils doivent rentrer au camp de Mole. Dans ce cas, le transport sera mis à leur disposition. Ici, ils ne sont pas assistés. Ils errent ça et là et nous enregistrons des cas de vandalisme dans la ville», a déclaré le maire de Zongo. Ces personnes ont quitté le camp de Mole où elles avaient été reçues à leur arrivée. Elles sont venues à Zongo parce qu’on leur aurait dit qu’ici, ils bénéficieraient de 150 dollars américains par personne pour leur survie, a indiqué Michel Siazo Yeke Yeke.

 

 
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