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Insécurité: les évêques centrafricains dénoncent

Par journaldebangui.com avec AFP - 04/07/2014

Les prélats ont publié un communiqué dans lequel ils incriminent autant les anti-balakas que les ex-sélékas

 

Dans un message publié à Bangui, les évêques centrafricains ont décrié les comportements des groupes armés en évoquant notamment l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka. La loi appartient aux détenteurs illégaux d'armes et aux groupes armés, en l'occurrence les ex-Séléka, les anti-balaka, des groupes d'autodéfense, des archers (peuls) de la commune d'élevage d'Ourou Djafoun de Bambari (centre), des Mbararas (nomades tchadiens) et l'armée de résistance du seigneur LRA (guérilla ougandaise), affirment-ils. Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la République Centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d'antan. L'insécurité a encore droit de cité, poursuivent les évêques qui décrivent leur pays comme une grande prison à ciel ouvert où les groupes armés écument la campagne en semant la mort.

 


© Juan Aguirre AED/ACN
Mgr Juan José Aguirre; Évêque de Bangassou
Dans les conflits opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, aux milices anti-balaka, tuer, incendier des maisons voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix, disent les évêques. Ce message été publié mercredi 2 juillet alors que 03 personnes étaient tuées et une blessée au cours d'une attaque lancée dans la matinée par des ex-Séléka contre le village de Ngakobo, situé près de Bambari (centre), faisant fuir la population en brousse, selon une source de la force africaine de paix déployée en Centrafrique (Misca).

Joint par l'AFP, Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major Séléka, a déclaré que des éléments sont allés à Ngakobo pour protéger la population, après avoir été informés d'une attaque d'anti-balaka contre des civils. Mais ce n'était pas pour tuer des habitants. A chaque attaque menée contre les civils, les Séléka comme les anti-balaka démentent être responsables.

 


© aideeglise.wordpress.com
Les religieux sont aussi menacés par les groupes rebelles
Les évêques notent que face à la recrudescence des actes abominables et criminels, la déliquescence de l'Etat consacre un régime fondé sur l'impunité et compromet la garantie des droits fondamentaux inhérents à chaque citoyen. Voilà la raison pour laquelle, ils dénoncent les innombrables attaques contre les religieux en plusieurs points du pays notamment les tortures et la tentative d'assassinat de l'évêque de Bossangoa (ouest) en compagnie de trois de ses prêtres, l'abominable et cruel assassinat de l'abbé Christ Foreman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieux de Dékoa (centre).

Ils citent également le récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui (17 morts le 28 mai) durant lequel l'abbé Paul-Emile Nzalé a été abattu et les crimes odieux contre les pasteurs de l'association des églises évangéliques en Centrafrique.

Centrafrique: 82 morts et 176 maisons détruites à Bambari
Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation Centrafricain, Aristide Sokambi a effectué une visite en compagnie du Général chef d'état-major de l'opération Sangaris, Eric Bellot Desminières à Bambari, localité touchée par des violents combats entre groupes armés depuis quelques jours. Le dernier officiel fait état de 82 personnes mortes et 176 maisons détruites. Selon les témoignages, la série d’affrontements et de représailles perpétrée par les ex-rebelles et les miliciens anti-balaka se sont transposées dans la population locale désormais «ce sont des civils armés qui s'en prennent à leurs voisins et cela complique beaucoup la donne» a déclaré un curé de la ville, l'Abbé Félicien Bernard Endjimoyo. Les combats sont partis de l’annonce de la mort de 17 peuhls musulmans qui auraient été tués par des miliciens anti-balaka présumés, hostiles aux séléka, à Bambari.

Message des évêques aux chrétiens, aux hommes et aux femmes de bonne volonté
 
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2 COMMENTAIRES

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Je ne comprends plus la raison d'existence de la sangaris et la Misca en RCA alors que la seleka se réorganise en AG, En état major, en parti politique en une armée parallèle aux FACA. Je n'y comprend plus rien Ces bandits (seleka) dépourvus de l’

Par sorokaté

05/07/2014 10:16


Report de l’assemblée générale de la Séléka à Birao
jeudi 3 juillet 2014 15:14

Report de l’assemblée générale de la Séléka à Birao
L’aile militaire de l’ex-Séléka de Birao (Vakaga) dans l’est de la Centrafrique persiste et signe dans son projet de la tenue d’une nouvelle assemblée générale. L’assemblée générale convoquée ce jeudi par le n°2 de l’ancienne coalition rebelle, le général Noureddine Adam n’a pu se tenir comme prévue.

Selon Mouhamat Abrass, conseiller politique de l’ex-Séléka à Birao, le rendez-vous est reporté à dimanche prochain pour des raisons techniques, « … l’assemblée générale prévue ce jeudi 3 juillet est reportée au dimanche 6 afin qu’une plateforme entre Antibalaka et ex-Séléka s’établisse pour la signature d’un accord ».

La coordination politique provisoire de l’ancienne coalition Séléka basée à Bangui déclare nulle et avenue la tenue de cette assemblée générale de l’ex-coalition Séléka ce 3 juillet à Birao.

Selon Abdoulaye Hissene, coordonnateur politique provisoire de l’ancienne rébellion Séléka, un seul individu (faisant allusion à Noureddine Adam) ne peut pas convoquer une assemblée générale.

« Ce n’est pas à lui de décider de cette assemblée générale, ni de l’acte de cette assemblée générale. C’est la coalition Séléka qui va décider dans l’ensemble, l’organe politique et militaire. Ni date, ni lieu n’est encore fixé. C’est le secrétaire général Abakar Saboun qui pourra dire mieux sur la tenue de cette assemblée générale », a confié à RNL le coordonnateur politique provisoire.

Quelques éléments de l’ancienne coalition s’étaient réunis à Birao le 28 juin dernier en vue de mettre en place un mouvement rebelle. L’ordre du jour de la rencontre a porté sur le 23e sommet de l’Union africaine de Malabo. A l’issue de la réunion de Birao, la coordination provisoire mise en pace à Ndélé, le jeudi 8 mai 2014, a été suspendue. L’organisation de l’assemblée générale du 03 juillet à Ndélé a été décidée pour discuter des modalités de la participation de ce groupe rebelle au forum de Brazzaville au Congo et mettre en place un nouveau bureau politique.

Mouhamat Abrass joint par RNL déclare que « l’ex-coalition Séléka ne veut pas mettre en place une nouvelle rébellion. Il faut que la paix revienne dans ce pays. Il faut des hommes de la coalition pour aller discuter avec les Antibalaka pour ramener la paix ».

Pendant ce temps à Batangafo (Ouham) dans le nord du pays, un calme relatif règne dans la ville après la nouvelle tuerie de ces derniers jours. Huit personnes auraient été tuées et de nombreux habitants ont fui à la mission catholique en l’espace de 48 heures pour se refugier. Selon des sources locales, tout est parti d’une attaque des ex-Séléka contre des civils.

La situation serait en ce moment sous contrôle des éléments congolais de la Mission africaine, MISCA basés dans la ville.

Le peuple centrafricain est devenu un gâteau auquel disputent des dictateurs pour plaire à Paris. Avons nous vraiment des hommes politiques en Centrafrique? je suis indigné suite à ce journal ci dessous.

Par sorokaté

06/07/2014 19:51

ous êtes ici : Kangbi-Ndara » Actualité » Mini sommet de Malabo : Zuma et Kagamé indignés du tratement réservé à Catherine Samba-Panza
Mini sommet de Malabo : Zuma et Kagamé indignés du tratement réservé à Catherine Samba-Panza

3 juil, 2014 | Par kangbi-ndara | Catégorie: Actualité | 672 vues
Henri Groth-Kangbi-ndara.net / Jacob ZUMA Indigné, Paul KAGAME choqué du traitement réservé à Dame SAMBA-PANZA, par ses pairs d’Afrique Centrale.
samba-panzaMais quelle moustique d’Afrique centrale, vecteur du paludisme tchadien, à piquer nos Chefs d’État et de Gouvernement de la Commission Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) pour qu’ils se soient conduits de la sorte, à Malabo, en négligeant la seule Dame Cheffe d’un État même failli d’Afrique Centrale, mais reconnu souverain et membre de la CEMAC, de la CEEAC, des Pays des Grands Lacs, de l’Union Africaine…, dont ils célébraient, il y a peu la désignation et l’intronisation par le Conseil National de Transition de la Centrafrique, à la magistrature suprême de sa nation ?
Mais grave, extrêmement grave, comment ces mêmes responsables de premiers rangs ont-ils pu mettre à l’écart, sans faille, d’autres Chefs d’États et de Gouvernement impliqués dans la crise centrafricaine, à différents niveaux ?
Si l’insolente marginalisation de Dame Catherine Samba-Panza ne « devrait pas poser davantage de problèmes, avec des conséquences quasi-nulles à l’international, de la CEEAC aux Grands Lacs, celle de la mise à l’écart des responsables politiques du champ de la crise centrafricaine pourraient compliquer la donne actuelle de la crise centrafricaine, en affectant fondamentalement la géopolitique sous-régionale.
En marge du Sommet de l’Union Africaine (U.A) consacré à l’Agriculture, le Mini-sommet sur la Crise centrafricaine a été convoqué sans l’appui et la présence des présidents de la RD-Congo, de l’Angola, de l’Ouganda, du Burundi, du Rwanda, de l’Afrique du Sud, alors qu’une déclaration et un communiqué du Secrétaire général de la CEEAC surfait sur une vague de consensus élargi à tous les pays membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, avec un clin d’œil aux Grands-Lacs.
Concernant la Centrafrique, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, Ahmad Allam-Mi, SG de la CEEAC, soutenait que la sous-région et l’Afrique à «des comptes à rendre », au même titre que « la communauté internationale (qui) a les mêmes obligations que Madame Samba-Panza et son gouvernement, à savoir ramener la paix ».
Mais n’était-il pas simple de convier, à la table-ronde du Mini-sommet de Malabo, les pays du champ centrafricain?
Evidence macabre non retenue par les gangsters diplomatiques de Malabo, qui n’ont pas cru bon d’inclure, dans le débat, au-delà de la CEMAC et de la CEEAC, d’autres pays du champ centrafricain, appartenant aux Grands-Lacs et ayant des militaires en place, dans la MISCA. Lesquels pays s’investissent dans le règlement sécuritaire de le règlement de la Crise centrafricaine. Sans compter le géant diplomatique Sud-Africain.
En fait, il appartenait à l’Union Africaine de se prononcer sur ce dossier très épineux de la question centrafricaine, sans intrusion nocive de la France, toujours en planque et manœuvrant cachée derrière le Tchad et le Congo.
Pour les observateurs centrafricains, la France déjà enlisée en Centrafrique, ne souhaiterait aucunement perdre davantage la main, ainsi elle a tout intérêt à œuvrer pour la reprendre, à travers Idriss Déby Ithno et Denis Sassou N’Guésso, qui, eux-mêmes y trouveraient tout intérêt. Mais de manières totalement divergentes, voire contradictoires.
Très agacé de la tournure actuelle de la crise centrafricaine, le premier veut faire vite, alors que le second prendrait tout son temps.
Idriss Déby Ithno, qui voudrait pacifier la Centrafrique, afin de se maintenir au pouvoir contre les velléités rebelles dans ses parties Sud et Est, a tout intérêt à contrôler ses frontières avec la montée des vecteurs déstabilisateurs, que sont Séléka, Anti-Balaka et Boko-Haram. Sans oublier, bien sûr, les enjeux sécuritaires et géopolitique du pétrole dont le Tchad et la Centrafrique partage la même faille.
Le second voudrait jouer avec le temps. Plus ça durera mieux c’est. Sinon pourquoi convoqué un autre dialogue en dessaisissant les autorités de la Transition de « toute légitimité dans l’affaire » ?
Denis Sassou N’Guesso a besoin de cette Crise centrafricaine pour exister au-delà des échéances électorales congolaises. Le Médiateur centrafricain devrait réussir sa mission en jouant avec les tensions et la durée. Tant que ses intérêts ne seraient pas préservés, l’organisation du Dialogue de Brazzaville annoncé s’opérerait en plusieurs modules ou périodes. Calmer les tensions sans rien résoudre et se faire désirer… pourrait être sa tactique.
En somme, des contradictions africaines qui n’arrangeraient finalement en rien l’affaire Française…
Mais résultats des courses, côté diplomatique, la CÉMAC aurait encore merdé, sous pression française, soutenu par le Secrétariat général de la CEEAC, en ignorant ceux qui auraient pu peser, de tous leurs poids, pour une solution à l’africaine de ce conflit, qui menace de gagner toute la région, du Golfe du Bénin aux Grands lacs, avec un épicentre dans le Bassin du Chari.
La France souhaitait que le Burundi et la RD-Congo s’impliquent davantage en Centrafrique, à travers la Misca. L’Ouganda est en négociation avec les instances de l’Union Africaine et du Conseil de Sécurité de l’Onu pour la Minusca… alors que le Rwanda envisagerait son maintien à travers la Minusca et l’Afrique du Sud de soutenir financièrement le processus.
Ces pays maintiendraient-ils leurs efforts en Centrafrique sans qu’ils aient un seul mot à dire ?
N’est-ce pas que le point d’action n°7 viserait l’objectif d’assurer la participation de l’Afrique dans le processus de sortie de crise en Centrafrique ? Et comment la CEEAC s’y prendrait-elle désormais, en écartant les autres Africains ?
De sources diplomatiques, informés de la préparation du mini-Sommet sur La Centrafrique de Malabo, le président Paul Kagamé et Jacob ZUMA auraient manifesté vivement leurs intérêts d’y participer. Un refus poli mais sec leur fut opposé par le manœuvrier Déby qui l’aurait organisé en urgence et discrétion, doublant ainsi ses pairs Rwandais et Sud-Africain.
L’un fut indigné et l’autre très choqué, par la manière avec laquelle Idriss Déby Ithno fait main basse sur le dossier centrafricain, tout en les écartant.
Indigné, Paul Kagamé n’a pas du tout apprécié le traitement humiliant fait à Mme Catherine Samba-Panza et la mise à l’écart du Rwanda, alors que son pays demeure un contributeur plus qu’important de la Misca avec ses 850 hommes et 200 autres présents dans la Basse-Kotto, hors contingent Misca.
C’est à juste titre qu’un responsable de l’African National Congress (ANC), analysant Malabo, soutient, qu’une fois de plus, « le président ZUMA vient encore d’être humilié, méprisé et snobé par les chefs d’état de la CEMAC, alors qu’il aurait pu contribuer significativement à la résolution de la Crise Centrafricaine. L’Afrique du Sud demeure une pièce maitresse de la résolution de la crise en RCA ».
Mais, simple question, en les écartant du processus de décision de Malabo, ces pays ne se seraient-ils pas concertés, eux, à leur niveau, sans qu’un Communiqué ne soit rendu public ?
Autre question, la CEEAC a-t-elle tenu compte des bruits de bottes ougandaises dans l’Est centrafricain, avec les affrontements qui opposent les Forces ougandaises à la Séléka, bien avant, pendant et … après Malabo ?
Ne serions-nous pas entrain de passer à une autre phase de la Crise centrafricaine avec l’implication contrôlée ou pas de tous les pays Africains intéressés par la question centrafricaine.
Henri GROTHE, Réseau Citoyenneté Actions, Johannesburg.

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UN COMMENTAIRE POUR “MINI SOMMET DE MALABO : ZUMA ET KAGAMÉ INDIGNÉS DU TRATEMENT RÉSERVÉ À CATHERINE SAMBA-PANZA”
Serge Kasmat dit :
3 juillet 2014 à 20 h 41 min
Arretons de nous lamenter!SAMBA PANZA l aurrait voullu .Si elle n avait pas suivi de consiels inadaptes a la realite et aux mentalites.IL faut avoir du courage pour marquer sa partdans l histoire.Si elle avait insiste sur le desarmement de force ou de gres selon les resolutions onusiennes on en serrait pas la.Car laisser les armes aux mains de tous, grandirais leurs leaders et leurs sponsors ki montreraient toujours leurs incontournabilites et leur domination.

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