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Malabo: le sommet de la CEEAC sur la Centrafrique sans Catherine Samba-Panza

Par journaldebangui.com et autres médias - 30/06/2014

Sous la conduite du président tchadien Idris Deby Itno, il se tenait en marge du 23e sommet de l'Union africaine (UA) organisé à Malabo en Guinée équatoriale

 

Avec la participation d'une quarantaine de chefs d'Etat, le sommet de l'UA s’est tenu sans la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, à cause de la suspension de son pays de l'organisation panafricaine après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka contraint à la démission lui-même en janvier dernier. Mais cette crise marquée par la persistance des violences à l'origine de la mise en retrait forcée de Djotodia sous la pression des chefs d'Etat de la CEEAC et de la France, constituait l'un des sujets des discussions des participants au rendez-vous de la capitale équato-guinéenne officiellement consacré à l'agriculture et à la sécurité alimentaire en Afrique.

 


© guineaecuatorialpress.com
En gros plan, les présidents du Tchad, du Congo et du Cameroun qui ont participé à la réunion
Sur place pour la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, cette réunion semblait être l’heure de vérité, puisque elle et la presse ont été priées de quitter la salle. En effet, six mois après l’élection de la présidente à la tête de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza rend compte de la situation à ses voisins. Et comme cette situation n’est pas brillante, elle risquait d’entendre des remarques pas toujours aimables de la part du Tchadien Idriss Déby, du Congolais Denis Sassou-Nguesso, du Gabonais Ali Bongo et de l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.«Pour qu’il y ait réconciliation nationale, il faut favoriser un dialogue inclusif entre toutes les parties centrafricaines, y compris les ex-Seleka et les anti-balaka», a déclaré le président de séance Idriss Déby, lors des premières minutes de cette réunion, avant que la presse ne soit invitée à sortir de la salle, relate RFI. «Evidemment, la situation est très difficile. Même si sur le plan sécuritaire propre la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, NDLR) a quand même fait un travail remarquable avec peu de moyens, parce qu'il faut noter qu'il y a eu une pression extraordinaire juste pour transformer la mission des Nations Unies», a quant à lui souligné à le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui.

 


© africa24tv.com
Mme Samba-Panza, isolée à Malabo
Par souci de solidarité envers la RCA, la CEEAC fournie également à ce pays une aide financière servant au paiement des fonctionnaires. «D'autres font des déclarations comme si c'était eux qui paient les salaires. Mais c'est en fait les pays d'Afrique centrale qui paient les salaires pour stabiliser et permettre une reconstitution du tissu social dans ce pays qui a été ébranlé par ce conflit inter religieux», confirme le diplomate africain. A l'exception de José Eduardo dos Santos d'Angola et de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC), tous les chefs d'Etat de la CEEAC ont répondu présent au 23e sommet de l'UA qui s'est achevé vendredi 27juin avec comme l'une des premières activités de cette journée le sommet convoqué par le président tchadien, comme en juillet 2013 et en janvier dernier à Addis-Abeba en Ethiopie.
 
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Madame Mballa en geole au malabo humiliation infligée par les chefs d'états de la CEEAC

Par sorokaté

02/07/2014 11:36

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Centrafrique:La reine est donc nue, publiquement déshabillée

30 juin, 2014 | Par kangbi-ndara | Catégorie: Actualité | 159 vues
par Francis Laloupo / Rarement une telle humiliation fut infligée au dirigeant d’un pays. La scène s’est déroulée le 27 juin dernier à Malabo, lors du sommet de l’Union africaine. Les chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) – Idriss Déby, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Ali Bongo et Teodoro Obiang – décident de consacrer une partie de leur précieux agenda à la crise centrafricaine. D’abord invitée à livrer un exposé de la situation dans son pays, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, fut priée par ses pairs de quitter la salle de réunion.

canal3africa1-023C’est donc assise dans un fauteuil, dans un couloir, à la manière d’un élève au piquet, que Catherine Samba-Panza aura attendu la fin de ces concertations des dirigeants de la CEEAC sur la situation en cours dans son pays. Les journalistes présents n’en ont pas cru leurs yeux.

Mais la présidente de la transition centrafricaine semble avoir survécu à cette humiliante épreuve. En effet, aucune déclaration de sa part, pour déplorer le traitement qui lui a été ainsi infligé par les chefs d’Etats de la CEEAC dont certains n’hésitent plus à rappeler devant les objectifs des caméras qu’ils sont devenus les principaux bailleurs de fonds d’une Centrafrique qu’ils portent à bout de bras depuis plusieurs mois. Visiblement excédés par le boulet centrafricain, affichant ouvertement leur mépris à l’égard de la présidente centrafricaine, ces dirigeants n’ont pas résisté à faire fi des codes diplomatiques et des usages protocolaires pour, au fond, souligner ce que l’on savait déjà : pourquoi associer à une réunion de chefs d’Etat, la représentante d’un Etat inexistant ? L’insolite image de Catherine Samba-Panza, esseulée dans un couloir à Malabo résume, à elle seule, la tragédie et l’interminable agonie de la Centrafrique…

Mais alors, quelle aura donc été l’issue de ce huis-clos des dirigeants de la CEEAC consacré à la situation centrafricaine ? L’objectif aura été de fixer une nouvelle « feuille de route » à la présidente Catherine Samba-Panza. Sommée d’appliquer ces recommandations, la dame de Bangui a donc pris acte, avec une docilité remarquée, de ces nouvelles recommandations, énoncées à la manière d’une mise en demeure. Et que lui recommande-t-on ?

Quelles sont donc ces mesures aussi urgentes que lumineuses dont la mise en application devrait mettre fin au chaos centrafricain ? Principales recommandations : un remaniement du gouvernement, tenant compte d’une « large ouverture », notamment à la communauté musulmane du Nord de la Centrafrique. Autre « souhait » émis par ces parrains et syndics de faillite de la Centrafrique : l’organisation d’un « dialogue inclusif » entre tous les Centrafricains, y compris les ex-Seleka et les anti-balakas. La date de cette réunion qui devrait se tenir à Brazzaville n’est pas encore fixée… Premier commentaire d’un observateur présent à Malabo : « Tout ça pour ça ?… »

Cependant, au-delà l’apparente vacuité de cette « feuille de route » et, aussi, de son caractère injonctif, deux remarques s’imposent. En incitant l’exécutif transitoire centrafricain à mettre en place un gouvernement fondé sur des motifs confessionnels, les chefs d’Etat de la CEEAC ont-ils pris la mesure des conséquences d’une telle « recette » ? Alors même que l’on n’a cessé de souligner que les affrontements intercommunautaires n’étaient qu’une des manifestations, et non pas la source de la tragédie centrafricaine, une telle mesure, si elle venait à être appliquée, consacrerait définitivement « l’essence » religieuse de la crise en cours. Une manière, en somme, de travestir un peu plus la réalité, et donc, de différer la résolution d’une crise fondamentalement politique.

Cette recette qui consiste à associer tous les protagonistes d’un conflit, au sein de gouvernements dits « d’union nationale », ou « d’ouverture » n’est pas nouvelle. Pire, elle s’apparente, depuis quelques années, à une méthode automatique et répétitive, sans cesse proposée, et toujours vouée aux pires issues.

Par ailleurs, à propos de la tenue annoncée d’un « dialogue inclusif entre tous les Centrafricains », cette question, irrésistible : a-t-on jamais vu la tenue d’un dialogue « exclusif » ? Plus sérieusement, que peut-on attendre d’un énième dialogue « inclusif » qui, comme chacun le sait déjà, ne servira, une fois encore, qu’à prolonger, un peu plus, les thérapies aléatoires et capricieuses qu’on assène à la Centrafrique ? Un dialogue qui réunirait, dit-on, les ex-Seleka et les anti-balakas… et tous les autres… En somme, une gigantesque foire où se côtoieraient des Centrafricains de bonne volonté et la noria d’assassins et autres coupe-jarrets assurés de leur impunité, à la faveur de ce rituel faussement réconciliateur…

Que peut-on attendre de ces groupes devenus, au fil des mois, de véritables organisations criminelles, inaptes à énoncer les contours d’un projet politique, auto-exclus de l’espace politique ordinaire, prédateurs en quête d’un pouvoir sans responsabilité, dans le seul but de prolonger, avec une inquiétante jubilation, leur danse de fin du monde sur la dépouille d’un pays ?… On achève bien la Centrafrique… Dans la perspective du « dialogue inclusif », les anti-balakas ont commencé à envoyer des signaux, attestant de leur « unité », leur volonté de « participer à la vie politique », leur « désir de réconciliation avec les musulmans ». Le porte-parole des anti-balakas, le bien nommé Emotion Brice Namsio, se souvient, soudain : « Notre pays est un pays laïque. Les musulmans et les chrétiens vivaient depuis longtemps ensemble, dans la symbiose. Nous avons intérêt à ramener la paix ». Sinistre galéjade…

Les chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC peuvent-ils croire, eux-mêmes, en la pertinence de la « feuille de route » produite à Malabo ? On n’ose le penser, sauf à admettre que ces dirigeants sont collectivement mus par un incommensurable cynisme ou un goût immodéré pour l’ordonnancement du désastre. A moins que cette feuille de route, par-delà sa confondante légèreté, ne soit que le cache-sexe d’un agenda non encore révélé. Probablement, un agenda « non inclusif », excluant les Centrafricains de toute décision concernant ce qui reste de leur pays.

Francis Laloupo

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3 COMMENTAIRES POUR “CENTRAFRIQUE:LA REINE EST DONC NUE, PUBLIQUEMENT DÉSHABILLÉE”
yassitoungou dit :
1 juillet 2014 à 1 h 53 min
Merci au nationaliste Lalupo pour cet excellent articel qui résume la légèreté de Deby alias Charles Taylor a qui la France socialiste magouillarde a confié la gestion de la crise centrafricaine. A mon avis la non feuille de route est la résultante du blocage par Paul Biya et les autres petro-dollars dictateurs d'afrique centrale qui ne supportent plus les incartades et insolences du criminel Deby, qui ne jure que de l'islamisation du pouvoir centrafricain. Avec moins de 5 % de musulmans en RCA,d'où vient cette histoire montée de toute piece d'un gouvernement ouvert aux musulmans du Nord, alors qu'il y a plusieurs originaires du Nord de la RCA, toutes confessions confondues, dans le gouvernement. De plus le Président du CNT Ferdinand Nguedet est musulman tout comme Djotodia l'était…en ce temps on n'entendait pas les chefs d'étas de la CEEAC, en réalité Deby, crier au déséquilibre confessionnel. C'est hélas ainsi qu'il a islamisé le pouvoir d'état au Tchad au détriment de la majorité non musulmanne depuis 25 ans. Malheureusement ce logiciel politique obsolète ne prospérera pas en RCA, et sans doute bientôt terminé au Tchad. Deby alias Charles Taylor doit simplement finir à la CPI pour avoir dynamité la RCA en 20 ans, et rejoindre ainsi les archives de l'histoire de l'afrique comme l'un des pires tyrans depuis 40 ans que Hissen Habré, son mentor, lui a confié la charge de TUER ! Dieu est GRAND et il finit toujours par confondre les assasins et criminels . Amen.

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gerald dit :
1 juillet 2014 à 10 h 17 min
honte a madame mballa et son premier ministre car vous n,etes pas le choix du peuple centrafricain,le choix du president de transition etait faite en avance car les seleka avec les armes ont imposer madame samba panza pour continuer a gerer le pays a distance,et les centrafricains ce sont renduent compte.nous sommes pas dupe,l,histoire de votre choix ressemble a un jeu de casino et vous etes condamner dans les poubelles de l,histoire.monsieur nzapayeke s,etait rendue en turquie ,pourquoi?,les pays arabes n,ont rien a faire en afrique,ils defendent l,islam apres avoir soutenue une croisade islamique.nzapayeke a dit devant la diaspora qu,il faut avoir une bonne relation avec le soudan,une hallucination monsieur le premier ,le soudan et le tchad sont les charnieres dans cette croisade islamique.le soudan pendant les reignes de ndotodia avaient des elements de son armee a yaloke,le soudan a travers OMAR BECHIR etait le premier president a recevoir ndotodia a khartoum malgre les sanctions de l,union africaine,tu a la memoire courte avec ton employeur madame MBALLA,meme L,UNION EUROPEENE avait prostester contre la presence d,une personalite importante de l,armee soudanaise lors de l,inauguration de ndotodia,il etait accuser de crime de guerre.une humiliation des dirigeants de la ceaac en l,encontre de madame samba panza,rester dans un couloir dans se concepte ces presidents disent indirectements que le pouvoir est vacant,honte ,honte et honte a toi madame mballa et ton premier ministre nzapayeke notre pays n,a jamais subit une humiliation du genre et tomber si bas,continue a voler car il vous reste six mois pas un jour de plus,tu fera madame samba panza des pagnes a ton effigie apres avoir finit ton mandat avec tes folies de grandeur,tous l,argent vole toi ta fille et tes acolyes seront renduent au tresor meme si vous mettez le feu au finance pour effacer les traces.votre aventure criminelle et mafieuse finira……..

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NADe Berty dit :
1 juillet 2014 à 12 h 09 min
Cette samba panza ne que fait récolter à travers cette humiliation ce qu'elle mérite.C'est le résultat de ses louvoiements à répétition et son impéritie confirmée à prendre les bonnes décisions pouvant ramener la sécurité et la paix dans le pays…Toujours dans l'attente des instructions de ses maîtres à savoir les deux potentats de triste réputation de la sous- région; je veux citer déby et sassou .

Maintenant qu'elle a pris un coup de cravache tel un cheval en compétition de leur part, gageons qu'elle se réveillera.

Je cois que la jubilation des compatriotes de sexe féminin suite à son élection a cédé la place au désenchantement et au couinement… Il est temps madame d'émousser un peu votre côté bling- bling pour passer aux choses sérieuses .

A force de jouer à l'agneau, on finit par croiser le lion…

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Le mensonge va vite cependant la vérité quant à elle va doucement .....

Par sorokaté

03/07/2014 10:00

Madame Mballa au cachot à Malabo. Photo ci haut.
elle a étét imposée au peuple Centrafricain par ses paires, voilà que Dieu est entrain de les confondre. la Honte madame Mballa la Camerounaise Tchadienne selekiste. Vous voilà humiliée, de nos jours tout fini par se savoir.
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!! la Honte. Quelle humiliation?

Lisez ce qui suit: Ce n'est que le début de commencement

30 juin, 2014 | Par kangbi-ndara | Catégorie: Actualité | 159 vues
par Francis Laloupo / Rarement une telle humiliation fut infligée au dirigeant d’un pays. La scène s’est déroulée le 27 juin dernier à Malabo, lors du sommet de l’Union africaine. Les chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) – Idriss Déby, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Ali Bongo et Teodoro Obiang – décident de consacrer une partie de leur précieux agenda à la crise centrafricaine. D’abord invitée à livrer un exposé de la situation dans son pays, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, fut priée par ses pairs de quitter la salle de réunion.

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