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RCA: Blanche Elisabeth Olofio s’en est finalement allée

Par Source: RFI - 23/06/2014

La journaliste centrafricaine avait été violemment frappée par les hommes de la Seleka à Bambari en janvier 2013

 

En Centrafrique, la presse est de nouveau en deuil. Selon RFI, la journaliste de la radio Bé Oko de Bambari, Blanche Elisabeth Olofio est décédée dimanche, 22 juin à Bangui des complications liées à ses blessures. Une première fois annoncée morte, elle avait déjoué tous les pronostics en survivant à ses blessures. Des blessures dont elle ne serait jamais vraiment remise. «Elle avait reçu des coups de crosse sur la tête, sur la colonne vertébrale, raconte un membre de sa famille. Elle a succombé ce dimanche matin vers 6 heures et le docteur a dit que c’était suite au passage à tabac des Seleka».

 


© arc-radios-communautaires.net
Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko
En janvier 2013, les Seleka entrent dans Bambari. Ils sont guidés par une personne mal intentionnée vers la maison de Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko. Les rebelles se livrent au pillage de son domicile. Quand la journaliste vient constater les faits, elle est passée à tabac.

Les hôpitaux de Bangui mal adaptés et en surcapacités
La mort de Blanche Elisabeth vient rappeler à quel point la prise en charge des blessés est difficile dans une Centrafrique en crise. Agressée à Bambari, il a fallu qu'elle soit transférée à Bangui pour être traitée, car certains types de blessures ne peuvent être soignés dans les hôpitaux de l'intérieur du pays. «Il faut que l’état du patient permette son transfert d’une province à la capitale, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas, explique Jean-François Sangsue, le chef de délégation du CICR Bangui. Et si l’état le permet, encore faut-il avoir la possibilité logistique de faire ce déplacement et trouver une structure d’accueil qui puisse encore admettre un nouveau blessé».

Arrivée à Bangui, Blanche Elisabeth Olofio a continué à payer le prix de la crise. Faute de scanner adapté dans la capitale, ses blessures n'ont jamais pu être parfaitement diagnostiquées. Son évacuation sanitaire vers un autre pays avait été demandée par les médecins, mais elle n'a pas pu avoir lieu par manque de moyens.

Séléka: Laissée pour morte, une journaliste raconte son calvaire
Pendant un mois, la nouvelle a circulé en Centrafrique et par-delà les frontières qu’Elisabeth Blanche Olofio était décédée sous les balles de la coalition rebelle

 

 
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8 COMMENTAIRES

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Ho mon Dieu quelle sauvagerie de la seleka?

Par sorokaté

23/06/2014 20:01

C'est cela gouverner un pays? quel est ce coup d'état ? encore une preuve irréfutable pouvant conduire les chefs de toute la coalition seleka devant la Justice.
Cette journaliste était -elle armée? qu'a-t-elle fait pour mérité cette mort cruelle?
Ces seleka sont-ils normaux?

Monsieur Alexandre Nguendet, monsieur martin Ziguélé madame Mballa que direz vous? votte conscience sera lourde. Vous payerze ici bas ne vous trompez pas.

Chère Blanche, chère compatriote repose en paix ils t'ont supprimé la VIE pour causes de leur avidité du pouvoir , Dieu tout puissant à toi la vengeance.

Je suis éprouvé.
Sorokaté Alias Domzan-Bène.

Tout se paie ici bas

Par Bernich

23/06/2014 20:39

Le mal que l'on fait à un autre vous revient trois fois plus. C'est pourquoi on dit qui tue par l'épée périra par l'épée. C'est une loi qui reste loi. Et si seleka et tous ceux associés aux crimes à quelques niveau qu'ils soient, doivent s'attendre qu'ils paieront.Pour toi vaillante femme de Centrafrique, tu viens de quitter la terre des vivants pour regagner ton père. Va et repose en paix. la lutte continue.

Que son âme repose en paix

Par NADE Berty

23/06/2014 21:01

j'ai suivi depuis le début la souffrance de cette journaliste.Elle a a été non seulement torturée mais violée par les séléka à Bambari lors de leur expédition pour la conquête de Bangui.
Le crime qu'a commis cette soeur et qui lui a valu la mort est celui d'avoir fait son travail: celui d'informer la population centrafricaine.
Les seules armes dont elle faisait usage étaient sa PLUME et son BOUCHE...
Samba Panza bien que femme n'a pas daigné prêté une oreille attentive à sla souffrance pourtant largement médiatisée de cette brave compatriote qui s'est battue seule , dans le dénuement pour la VIE...Madame la présidente, la mort de Elisabeth troublera pour longtemps tes sommeils.
Et demain peut- être qu'on te verra la conscience chargée venir ou vous faire représenter à ses obsèques.
Les parents de la défunte se devraient de refuser l'enveloppe que vous leurs remettriez car il aurait fallu le faire de son vivant.Cela lui aurait évité de quitter à fleur de l'âge ce monde...
Elisabeth, que ton âme repose en paix et que la terre de tes aïeux te soit légère. LA MÉMOIRE COLLECTIVE TE T'OUBLIERA PAS.
Une rue ou une avenue devra porter le nom de cette fille qui a souffert le martyr des FOUS de la séléka au point de pays par sa vie.

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