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La RCA est morte, vive la RCA

Par Clément De Boutet-M'bamba - 23/06/2014

Nous devons accepter de faire le deuil de ce pays que nous avons toujours cru Riche, Uni, Unique, Béni des dieux, convoité pour son sol et son sous-sol, pays avec une seule langue nationale

 

L'histoire explique le présent et permet de le comprendre. Elle sert à préparer l'avenir et est le seul ingrédient de la vie sur lequel l'homme dispose d'un contrôle complet. Si la RCA de 2014 est devenu un territoire où il y a des morts et des mourants car aucune loi n’est respectée, cela est inscrit dans son histoire. Tout, absolument tout fut dit pour justifier la naissance et la folle aventure des Khmers rouges centrafricains appelés SELEKA. La principale justification réside dans l’abandon des préfectures de la Bamingui et de la Vakaga qui forment avec la Haute Kotto, la région n° 5 dite du Fertit. La Bamingui Bangoran et la Vakaga, ce sont 104.700 km² soit 16% du territoire national pour quatre-vingt-quinze milles quatre cents quatre-vingt-quatre(95484) habitants soit 1,90% de la population nationale constitués des tribus Aiki(roungarisés), Arabes (Heymat, Ta'aisha et Rizaykat), Banda, Fer (Kara), Gèmé, Gùlà, Haousa, Litos, Mvang (vang), Nduka, Rounga, Sara dunjo, Sara Kaba, Wada et Yulu. C'est par cette région que l'islam fit son entrée sur le territoire de l'actuelle RCA entre les 16 ème et 18ème siècles.

 


© journaldebangui.com
Clément De Boutet-M'bamba
En 1891 Mohamed El Senoussi, un Rounga originaire du Soudan est installé à Ndélé comme Sultan par son oncle Rabah qui a déposé le Sultan Kober, un Nduka, fondateur de la ville de Ndélé. Les Rounga sont un groupe ethnique originaire du Salamat (Tchad) et du Darfour/Kordofan (Soudan), ils sont une sorte de dérivés des Banda et des Saras. Entre 1890 et 1900, Mohamed El Senoussi déporte environ 6000 esclaves par an vers le Moyen-Orient via le Tchad et la Libye soit 60.000 (1) personnes essentiellement des Gula, Banda, Mandja et certains Rounga. Cette razzia a modifié durablement la démographie de la région et les stigmates sont encore visibles de nos jours. Ainsi la préfecture de la Bamimgui Bangoran qui fait 58.200 km² dispose d'une densité de moins d'UN habitant au KM²(0,7) soit la plus faible de toute la RCA. Le Dar El Kouti « le Pays des Végétations denses » (1890-1911) fut le dernier grand état esclavagiste de toute l'Afrique (Afrique du Sud incluse). Ndélé était à son apogée, la 1ère véritable cité cosmopolite du territoire qui deviendra l'actuelle RCA grâce au commerce des esclaves. Atteignant déjà à l'époque près de 30.000 habitants au moment où Bangui en comptait à peine 10.000.

À l'instar des quatorze autres préfectures de la RCA, la Bamingui et la Vakaga sont restées à l'âge de la pierre taillée du développement post-révolution industrielle. Même les préfectures où l'on extrait du diamant depuis 90 ans, l’étranger qui y pénètre a de la peine à croire que c'est bien de ces endroits là que proviennent les diamants de Centrafrique qui rendent tant de personnes folles. Bria, Berberati et Carnot sont en 2014 de gros villages. Il n y a pas eu en RCA depuis 1958 (proclamation de la République) certaines régions développées au détriment d'autres. Avant Djotodia, la RCA connut cinq chefs d'état. Si l'on se rend aujourd’hui à Mokinda (Dacko), Berengo (Bokassa), Kembe (Kolingba), Paoua(Patassé) et Benzambé(Bozizé) ; on verra des villages figés au stade primaire de l'évolution.

Aujourd'hui, ici et là, naissent des structures supposées défendre « les musulmans ». Ailleurs, ce sont des individus autoproclamés « généraux » c'est à dire jouissant d'une promotion illicite, ce qui est interdit à la fois par le Coran et la Bible, donc « une promotion HARAM » qui réclament l'application des accords (promesses) de Ndjamena encadrant les démissions de Djotodia et Tiangaye. Une Libanisation en douce du pays c'est à dire une répartition des fonctions politiques sur une base religieuse, enterrant de fait, le caractère LAÏC de la RCA. Il y a peu avec Bozizé, nous déplorions sa tendance à la gestion clanique du pouvoir. Avant lui, le même reproche fut fait à Patassé lorsque les trois premières personnalités du pays pendant quatre ans (1999 -2003) étaient originaires du même groupe ethnique et de la même ville. Avant Patassé, c'était à Kolingba que ce procès fut intenté au civil et au militaire.

Avec la Seleka, nous passons du procès en « tribalisme » au procès en « religion », de l'alibi ethno-régional à l'alibi religieux. Et pourtant Gazambeti, Neris, Kodegue, Mboli Goumba et tralala ne sont pas à ce que je sache, originaires de la Vakaga ou de la Bamingui et encore moins des musulmans.
Aujourd'hui certains Seleka prétendent défendre les musulmans, ce qui n'était pas le discours entre décembre 2012 et mars 2013. Au nom de cette défense catégorielle, ils exigent une Libanisation du pays ou sa division. A côté, le Gabon à majorité chrétienne est dirigé par des musulmans depuis 1967. La Côte d'ivoire à majorité chrétienne est dirigée par un musulman mais dans ces deux pays, on ne parle pas de Libanisation du processus politique. Pourquoi l'arrivée de Djotodia au pouvoir fut-elle le point de départ de l'utilisation de l'alibi religieux et sa démission, l’élément déclencheur du chantage à la partition?

Sans s'en rendre compte, depuis le début de cette crise, on ne parle presque plus des ethnies. Gbanou, Mbati, Langbassi, Mbemou, Ngama, Dagba, Ali...le discours ethnique ou son apologie a disparu. Est-ce le début de la naissance de l'identité centrafricaine ? Ce sentiment que l'identité nationale dépasse les locales dont elle est la somme ? Je formule les vœux qu'il en soit ainsi !

Revenons aux Khmers rouges centrafricains, oups, la Seleka. Loin de défendre les musulmans de Centrafrique, nous sommes là en face d'une entreprise purement criminelle dont les méthodes rappellent la traite negro-orientale avec Rabah et El Senoussi. Voire avec les vrais Khmers rouges du Cambodge. Une entreprise criminelle qui est parvenue à prendre le pouvoir car la gestion de l'ordre politique en RCA depuis la restauration de la République en 1979 a créé les conditions de la liquidation de toutes les institutions nationales (Ce n'était guère mieux de 1958 à 1979).

Il y a une dizaine d'année, j'évoquai la théorie des dates clés. C'était avant la rébellion des Ex Libérateurs (Sabone&Co) en 2006. Il s'agissait d'une réflexion autour de certaines dates centrales liées à des événements dont les conséquences cumulées font de la RCA de 2014, UN ETAT NEANT :

-1946 : la 1ère élection de Boganda (le 10 novembre)
-1956 : la Loi Cadre (23 juin)
-1966 : le Coup d’État de la St Sylvestre (1er janvier)
-1976 : la proclamation de l'empire centrafricain (4 décembre)
-1986 : la constitution du 28 novembre
-1996 : les 3 mutineries (18 avril, 18 mai, 15 novembre)
-2006 : la Rébellion des ex Libérateurs (avril)

Nous ne nous sommes pas réveillés un bon matin pour nous retrouver au fond du trou. La descente fut une belle, lente et progressive trajectoire avec quelques moments d’éclaircis qui nous donnèrent l'illusion d'être dans une société normale. Jamais nous n'avons voulu rattraper les précédentes erreurs et à chaque changement, l'impulsion espérée se transforme rapidement en immobilisme amplifiant le défaut originel.

Alors que les problèmes centraux ne sont pas encore résolus:
1. sécurité, assistance humanitaire et pacification ;
2. réunification territoriale du pays;
3. Remise en ordre de l'administration et de la justice ;
Nous voilà déjà en train de préparer le prochain bal des dupes appelé « dialogue » ou le bal des conjurés nommé « élections ».
La situation est trop grave pour qu'on continue ainsi de nous amuser et de fatiguer ceux qui veulent aider la RCA et ses populations.

Nous devons accepter de faire le deuil de ce pays que nous avons toujours cru Riche, Uni, Unique, Béni des dieux, convoité pour son sol et son sous-sol, pays avec une seule langue nationale, pays de Boganda...Ce pays-là n'a été qu'une illusion ou a cessé d'exister. C'est le prix à payer pour obtenir la Renaissance. Pour cela, la RCA doit mourir pour espérer revivre car c’est un nouveau pays que nous devons FONDER. En effet la RCA n’est un pays normal et ses réalités sont anormales. Continuer de croire au contraire, nous fais passer à côté de l'essentiel en prolongeant notre agonie.

LA RCA EST MORTE, VIVE LA RCA.

 

 
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La RCA est victimes de son pétrole octroyé à la Chine, la France par biais de Eric Nersi seleka est revenu en RCA sur la pointe des pides voilà que des vérités sortent. Les vraies intentions se précisent.

Par sorokaté

24/06/2014 14:38

Vous êtes ici : Kangbi-Ndara » Société » Centrafrique:Total fait main basse sur le bloc pétrolier centrafricain
Centrafrique:Total fait main basse sur le bloc pétrolier centrafricain

24 juin, 2014 | Par kangbi-ndara | Catégorie: Société | 172 vues
Aïda Maïmouna-Kangbi-ndara.net / La société française Total mettrait tout en œuvre pour obtenir une pleine jouissance d’exploitation d’une partie du pétroledu Nord centrafricain, mais l’opposant centrafricain Bida Koyagbélé s’y oppose farouchement.

totalDu milieu politique centrafricain, après approbation de la Présidence Centrafricaine de Transition, le ministère centrafricain des mines accorderait, un « Accord de principe» d’exploitation du pétrole centrafricain à la société française Total. Lequel Accord d’exploitation qui serait respecté par le futur Chef d’Etat centrafricain élu démocratiquement.

Les mêmes sources d’indiquer qu’il s’agit du contrôle de l’exploration et de l’exploitation des gisements pétroliers des régions du Nord-Ouest à savoir, le fameux bloc A et les gisements de

Boromata, dans le Nord Est de la Centrafrique.

Le Bloc A d’une superficie de 55 000 Km2 représente l’équivalent de 25 blocs aux normes internationales, regorgerait de 1 000 000 de barils/jour. Découvert en 1983 par la société américaine CONOCO, ce gisement s’étend de part et d’autre de la frontière Tchado centrafricaine, mais se trouve dans une faille géologique dont l’inclinaison est en faveur de la république centrafricaine, si bien que le gros du gisement se retrouve en RCA, dont une exploitation du coté centrafricain, défavoriserait le Tchad, dans le sens où le gisement de ce côté tarirait plus rapidement. C’est en cela que les président Hissen Habré et André Kolingba avait prévu une gestion commune des dits gisements. Mais face aux pressions Françaises, la société CONOCO et l’état centrafricain ont renoncé à mener ce projet à son terme, ce qui ne fut pas le cas du Tchad qui s’entêta, ce qui lui valut une guerre, visant à débarquer Hissen Habré et mettre au pouvoir DEBY et renégocier le contrat pétrolier tchadien. Par la suite la société CONOCO a revendu en 1997 ses études à la société américaine RSM d’un texan dénommé Greenberg, qui en 1998 s’est vu octroyer par le président Patassé une License d’exploration de 5 ans dont elle n’a pu honorer le moindre terme du cahier des Charges. C’est ainsi que Bozizé décide de faire valoir les droits de la République centrafricaine auprès du CIRDI (centre international pour le règlement des différends relatifs à l’investissement), Qui donna raison en appel en 2012 à l’état Centrafricain. Remarquons que monsieur Greenberg avait pour avocat par Maitre Mboli Goumba, tandis que l’état centrafricain était défendu par Maitre Bizon. Notons que c’est le même greenberg qui avait juré d’avoir la peau du régime Bozizé qui finança la Séléka et plus particulièrement Eric Neris par l’entremise de son avocat Mboli Goumba, qui voudrait offrir ses services aujourd’hui à Total.

Le gisement Boromata découvert par les chinois en 2009, a fait l’objet d’un contrat d’exploitation sur quatre blocs qui devrait prendre effet en Septembre 2013 après quatre ans d’exploration concluante. L’accord offrait 55% des parts à l’état centrafricain et 45% à la société d’état chinoise. En contre partie la chine se proposait d’offrir une aide budgétaire immédiate en septembre 2013 de 200 millions de dollar et ensuite une enveloppe de 5 milliard de dollar d’aide budgétaire et de financement des infrastructures. Notons que Boromata se trouve à 20 km, du village natal de Djotodia et que la rébellion Séléka a pris pied dans cette zone.

Total après avoir rencontré la présidente lors des différents séjours en Europe, mais surtout le ministre des mines qui a été au mai invité avec sa famille aux frais de Total, pour un séjour idyllique à Paris, a pu conclure un gentleman agreement soit un accord de principe avec les autorités centrafricaines.Les dits accords prévoient de céder à Total l’exclusivité de l’exploitation du bloc A octroyant à la RCA 10% et 90% à la société française. De même Total rentre dans le capital de l’accord liant la Centrafrique à la Chine en s’octroyant 40% des parts revenant à la RCA ce qui donne lieu à lune répartition défavorisant la RCA 10%, et 50% à la Chine. Le prochain président élu devra avoir l’obligeance de respecter les termes dudit accord, pour service rendu par la France et payer l’effort de guerre de Paris.

Mais il est vrai que grande partie de la classe politique apprécierait les termes de cet accord, surtout qu’il est prévu qu’en contrepartie, Paris pèserait de tout son poids pour calmer les ardeurs de la Séléka.

Ce qui n’est pas du gout de l’écologiste opposant centrafricain Bida KOYAGBELE et d’une poignée d’acteurs dits panafricanistes, patriotes ou révolutionnaires. En effet Bida KOYAGELE panafricain anti français, très proche de l’Afrique du sud où il est exilé, serait un allié de Bozizé qui lui aussi ne voyait pas d’un bon œil le fait de brader à la France les ressources pétrolières, est plus disposé à faire des concessions à Paris.

Bida Koyagbélé, qui a été le tout premier a signalé que la crise en Centrafrique était une guerre du pétrole, serait disposé à ouvrir le marché à d’autres acteurs plus particulièrement Africain privés et publics, dont l’Afrique du sud, mais aussi la société américaine CONOCO, qui offriraient des conditions plus intéressantes que TOTAL. Suivant une formation en droit pétrolier et un MBA en Afrique du sud ce dernier estime que les conditions d’octroi doivent respecter les normes internationales. « Ce pétrole doit d'abord profiter en premier lieu au bonheur des paysans de Centrafrique et des populations, mais aussi aux opérateurs privés centrafricains et africains. Je m’oppose vivement à toute forme d'exclusivité à qui que ce soit encore moins à la France à qui l’on ne doit rien bien au contraire. Il faut s'ouvrir au monde à la concurrence, en fonction des conditions juridiques d'exploitation déterminées par l'état centrafricain en phase avec nos intérêts, il n'est pas question d'accepter des conditions d’exploitations néocoloniales d'une autre époque », propos de Bida Koyagbélé.

Où mènera cette guerre du pétrole ?

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2 COMMENTAIRES POUR “CENTRAFRIQUE:TOTAL FAIT MAIN BASSE SUR LE BLOC PÉTROLIER CENTRAFRICAIN”
NADe Berty dit :
24 juin 2014 à 10 h 49 min
Décidemment cette France ne lâchera jamais ses anciennes colonies … Les révélations cidessus expliquent bien ses louvoiements et duplicités sur le terrrain . Elle s'est servi des séléka pour mettre la pression aux fins d'atteindre ses objectifs FRANCAFRICAINS à savoir faire main basse sur notre pétrole en imposant un partage léonin à son profit…

Comme quoi c'est en affaiblissant les moins forts qu'on se fait fort…Honte à la puissance impérialiste…On comprend aussi pourquoi la france à bloquer dans les casernes les facas… Prauvre RCA…

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gerald dit :
24 juin 2014 à 11 h 38 min
la transtion actuel n,a aucun droit de signer un accord de principe car aucun centrafricain a voter pour ces marrionnettes proche des seleka.tous accord de principe sera remis en cause apres les elections prochaines.le peuple soumettra cet accord de principe au referundum,55% pour les centrafricain et 45% pour les chinois semble logique.les americains ont aussi leur part dans les autres gisements.car la rca n,est pas en guadeloupe ou en martinique a ce que je sache.notre pays doit s,allier avec la chine et les usa pour nous couvrir.monsieur malibanga ministre des mines et de la geologie au non de qui tu a signer?car cette transition et les cnt payera chers.disons tous non a cette arnaque de la part des francais,c,est ca que vous dte pays pauvre? laurent fabius nous traite de pauvre mais c,est la france qui est pauvre.

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  • Post-Scriptum : pour ceux qui veulent savoir, les principaux sites du marché aux esclaves de Centrafrique (1870 - 1911) se situaient à :
  • - Site de Mbonzo et port de Mongoumba, rassemblement des esclaves
  • - Tata (Palais) du sultan Senoussi à Ndélé
  • - Sites de kaga Yara et de Kaga Poungoubou à Ndélé, refuges d’esclaves
  • - Zériba (entrepôts) des Sultans Bangassou
  • - Village des esclaves – Bamingui-Bangoran
  • - Marché aux esclaves de Yamando
  • 1 : Les razzias esclavagistes débutèrent sur le territoire de l'actuelle RCA par le bassin de l'Ouéle et de l'Oubangui vers 1850 sous les ordres du pacha Zubeyr, un bahara du Haut-Nil dont Rabah était un Lieutenant. Les estimations sur le nombre d'esclaves originaires du territoire de l'actuel Centrafrique ne se limitent pas à la période de 1890 – 1900 mais sur une période plus longue. Le sous peuplement du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, de la Vakaga et de la Bamingui trouve ici explication.
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