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Urgence: le bateau centrafricain a besoin d’un nouveau capitaine

Par Koulabe Willy - 17/06/2014

«Il est temps de se rendre à l’évidence de la limite de la cheffe de l’Etat de transition»

 

Félicitée et applaudie par le peuple centrafricain et la communauté internationale, après son élection à la tête de l’Etat. Considérée comme réconciliatrice et l’homme qu’il faut, est très vite devenue impopulaire, suite à son incapacité avérée de promouvoir la paix et la sécurité, gage de réconciliation entre les filles et fils de Centrafrique. Mme Samba-Panza, se présentant comme candidate apolitique et membre de la société civile centrafricaine, lors de son élection par le Conseil National de Transition (CNT), se trouve dos au mur et à la croisée des chemins. Elle a oublié que le leadership, quel qu’il soit, est politique car il s’agit de rapports humains et de pouvoir reconnu assumer par le leader pour et avec le groupe. Toutefois, en matière de gouvernance étatique, il revêt d’une importance vitale et capitale pour le destin des peuples.

 


© afriquenewsblog.files.wordpress.com
La présidente de la République, Mme Samba Panza
La présidente de la République ignore qu’elle incarne l’autorité de l’Etat ; dont elle doit veiller par son arbitrage, au respect du texte de la charte, et assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Vis-à-vis de l’extérieur, elle est la garante de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par le Centrafrique. De manière plus précise, la Charte de transition fait d’elle la cheffe des armées. Ce qui a conduit, en pratique, à la conférer un rôle prédominant concernant toutes les questions de défense et de sécurité de notre pays.

Certes, la compétence n’est pas le fondement exclusif de l’autorité de la cheffe. Toutefois, la cheffe doit sans cesse se cultiver pour être en mesure de mieux servir. Son autorité morale grandira dans la mesure où elle donnera des preuves de sa valeur. Le congrès des ex-séléka, l’établissement de leur Etat-major général dans la ville Bambari et à cela s’ajoute la recrudescence des violences à Bangui et en province ont confirmé l’incapacité et l’immaturité de l’exécutif dans la gestion des affaires du pays.

Il est temps de se rendre à l’évidence de la limite de la cheffe de l’Etat de transition. En conséquent, elle doit plier bagage pour céder la place à un leader visionnaire, pragmatique, et charismatique pour conduire la destinée de ce peuple marginalisé, affamé, meurtrie et abandonné à lui-même. A quoi sert de gouverner si l’on n’est pas à mesure de le faire ?

Céder sagement le pouvoir serait une sortie digne de la cheffe, sinon le bateau centrafricain va complètement noyer et il ne restera aucun survivant.

 

 
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