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Centrafrique: "les armes sont partout" à Bangui (Premier ministre)

Par AFP - 09/06/2014

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a jugé que les armes étaient "partout" dans Bangui à l'occasion d'une visite samedi dans la dernière enclave musulmane de la capitale

 

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a jugé que les armes étaient "partout" dans Bangui à l'occasion d'une visite samedi dans la dernière enclave musulmane de la capitale, puis dans le fief des anti-balaka, avant une opération de désarmement volontaire prévue dimanche.

Alors que la population demande avec insistance aux autorités qu'elles désarment les milices à l'origine des violences qui secouent Bangui, le Premier ministre a lancé une opération de désarmement volontaire pour dimanche, sans incitation financière, dans les mairies d'arrondissement de la capitale.

"Si le gouvernement avait ordonné un désarmement obligatoire, il y aurait eu beaucoup de morts et je veux épargner des vies", a dit en langue nationale Sango le Premier ministre à quelque 200 représentants du quartier du PK-5, l'enclave où vivent reclus les derniers musulmans de Bangui.

"La Centrafrique est un Etat laïque où chrétiens et musulmans doivent cohabiter en bonne intelligence", a-t-il dit, jugeant que "beaucoup de jeunes sont instrumentalisés par des comploteurs qui veulent en profiter pour prendre le pouvoir".

Le Premier ministre a ensuite affirmé à la presse que l'opération de désarmement volontaire de dimanche était "extrêmement importante". "Il ne s'agit pas d'un conflit classique avec un front, deux parties identifiées. C'est un conflit communautaire. On ne sait pas qui est armé, qui ne l'est pas", a-t-il dit en évoquant "les armes" cachées "sous les lits".

 


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Il a indiqué que l'opération se déroulerait de 08h à 15h, dans les mairies des huit arrondissements de Bangui et de deux communes limitrophes, Begoua et Bimbo. Les armes seront ensuite récupérées par les forces africaines de la Misca et françaises de Sangaris qui sont en charge du désarmement des groupes armés.

Un peu plus tard, dans l'après-midi, le Premier ministre a reproduit son opération à Boy-rabé, le fief des anti-balaka, ces milices chrétiennes formées contre les ex-rebelles Séléka et qui, plus généralement, traquent les musulmans.

"Tous les quartiers doivent désarmer et en même temps. Si chaque quartier demande à ce qu'un autre quartier désarme en premier, personne ne désarmera jamais", a-t-il dit sur un ton ferme à la centaine de personnes venues l'écouter.

Bangui a connu un regain de violences après l'attaque de l'église Fatima le 28 mai, au cours de laquelle 17 personnes ont été tuées.
 
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1 COMMENTAIRES

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On nous a annoncé un gouvernement de Technocrates alors que c'est de la Médiocratie...

Par sorokaté

10/06/2014 18:47

Si la présidence de transition était un vrai nationaliste, patriote engagé on n'allait pas connaître ces vautours imposés par Paris.
le CNT était convoqué par Pris à N'Djamena pour en fin " négocier" le départ voulu par le peuple centrafricain, première fois au monde où une assemblée nationale de transition d'un pays Souverain(A) a été transférée dans un autre état (B)voisin pour décider de la question souveraine de (A).

malgré que des vrais centrafricains de souches se sont présentés à cette virtuelle élection Présidentielle de transition le Colon a imposé sa volonté madame Mballa La Camerounaise Tchadienne nouvelle dictature.

Qu'est ce qui a été changé aux atrocités du peuple centrafricain ? que des marionnettes, des nullards patentés ventés comme des Technocrates.

On nous a imposé des gens déconnectés de la réalité Centrafricaine, monsieur Nzapa Ayéké illustre bien cette triste réalité en RCA. quant à madame Mballa , elle s'est crue présidente élue démocratiquement par le peuple Centrafricain , elle se permet de fournir des pagnes avec son effigies quelle idiotie? quelle cécité?

Si nous avons aujourdhui des personnes nommées par monsieur Dondoja à la tête de l'état centrafricain ne perdons pas de vue c'est une continuité d'occupation élégale de notre souveraineté par la seleka.

sangaris et seleka sont en complicité vers le Nord Est entrain de piller notre sous sol.
Aucun politique , aucun nationaliste aucun leader patriotique pour organiser une révolution populaire contre ces ennemis déguisés en sangaris et seleka.

Monsieur Nzapa yéké et sa complice madame Mballa ont démontré au peuple centrafricain que chacun doit pendre en main sa survie. Nous sommes dans une jungle à la quelle la sangaris et la seleka sont rois.

La honte pour ces prostitués politicards nullards patentés simples marionnettes. Les technocrates virtuels alors que ce sont des saprophytes , des salauds réputés en médiocratie.

On Verra bien.

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