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Le bilan mitigé de six mois d'opération «Sangaris»

Par Le Monde - 09/06/2014

C'était il y a six mois. Le 5 décembre 2013, François Hollande annonçait le déclenchement en urgence de l'opération « Sangaris ».

 

Une nouvelle intervention militaire française en terre africaine, un an après le Mali, une de plus en Centrafrique.

Bangui était alors à feu et à sang. Le matin même, des groupes d'insurgés, les anti-balaka, avaient lancé un assaut sur la capitale. Après avoir repoussé leurs ennemis, les ex-rebelles de la Séléka, alors au pouvoir, imposaient une campagne de représailles à la population. Un carnage.Six mois plus tard, l'action des forces internationales, 2 000 soldats français et 6 000 africains, a permis de mettre un terme aux massacres de grande ampleur. Mais la République centrafricaine (RCA), en crise profonde depuis des décennies, est loin d'avoir retrouvé la stabilité.

En nombre insuffisant pour un territoire grand comme la France et la Belgique réunies, les militaires étrangers sont les pompiers d'incendies qui s'allument encore en différents points du pays. La situation humanitaire demeure catastrophique. L'ancienne puissance coloniale attend désormais avec impatience le déploiement d'une opération de maintien de la paix, prévue pour la mi-septembre, pour se désengager progressivement du terrain. Cependant, à Paris comme à Bangui, l'espoir d'une opération brève, « qui n'a pas vocation à durer » selon François Hollande, s'est envolé.

 


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LE NOM DU LÉPIDOPTÈRE
En choisissant le nom d'un lépidoptère local, le sangaris, les stratèges militaires avaient vraisemblablement à l'esprit que cette opération entraînerait un effet papillon. Une réaction en chaîne s'est bien produite, mais pas exactement celle escomptée. En portant ses premiers coups sur la Séléka, dont les combattants et les cadres sont majoritairement musulmans, l'intervention française a inversé le rapport de force et n'a pu empêcher la vague de vengeances qui s'est abattue sur la minorité civile musulmane. « Nous n'avions pas mesuré le pouvoir de nuisance des anti-balaka, ni anticipé le niveau de haine d'une bonne partie de la population », reconnaît une source officielle à Paris.

Aujourd'hui, la géographie centrafricaine a été entièrement recomposée. Quelques milliers de musulmans subsistent, sous protection des forces africaines ou françaises, dans des enclaves de l'ouest du pays et de Bangui, les autres se sont réfugiés au Cameroun, au Tchad ou dans le nord-est de la RCA, où se sont repliés la majorité des miliciens de la Séléka. « La Centrafrique est une et indivisible », répètent à l'envi les autorités et tous les responsables politiques locaux. Dans les faits, le pays est aujourd'hui traversé par de multiples lignes de fracture. Le reflux des musulmans dans l'Est a provoqué de facto une césure du territoire, une partie « sous contrôle » des ex-rebelles, l'autre où essaiment différentes factions anti-balaka et de petits groupes armés.

ATONIE POLITIQUE DES AUTORITÉS
Toutes les mouvances sont traversées par des divisions politiques, des logiques mafieuses et des querelles de pouvoir. La France tente d'appuyer les personnalités les plus modérées de chaque camp : les Séléka qui refusent l'idée d'une partition et les anti-balaka qui prônent l'arrêt des violences, mais leur influence sur le terrain est contestée. L'atonie politique des autorités est également devenue un sujet majeur de préoccupation. Installée au pouvoir le 20 janvier après la démission forcée de Michel Djotodia, la présidente de transition Catherine Samba-Panza et son gouvernement peuvent à juste titre se plaindre de la lenteur d'arrivée des fonds promis par la communauté internationale, mais leur incapacité à engager un réel processus de réconciliation suscite l'exaspération croissante de nombre d'acteurs extérieurs. L'exécutif centrafricain est une mosaïque où cohabitent mal ses différentes composantes. Alors que les principales personnalités politiques se réservent pour la présidentielle et sont maintenues hors du cercle de décision, l'annonce d'un remaniement ministériel qui tarde à se concrétiser a généré de nouvelles tensions à Bangui.

Le Congo et le Tchad, les deux parrains régionaux qui n'avaient pas « voté » pour Mme Samba-Panza lors de son élection à la tête de la transition, maintiennent la pression sur les autorités mais, selon plusieurs sources diplomatiques, Brazzaville se montre de plus en plus las alors que N'Djamena n'a pas encore digéré l'humiliation de ses soldats, ressortissants et descendants de familles tchadiennes, tous sortis à la hâte de RCA. Dans ce contexte toujours troublé, l'organisation d'élections en février 2015 se révèle chaque jour plus incertain. Même avec des effectifs plus réduits, la mission des soldats français, qui ne devait initialement durer que six mois, risque fort d'être prolongée.
 
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5 COMMENTAIRES

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Ne nous prenez pas pour des taupes. La France est à l'origine de ce coup d'état et crimes contre le peuple Centrafricain.

Par sorokaté

10/06/2014 11:37

www.lanouvellecentrafrique.info/document-les-veritables-causes-de-la-guerre-en-centrafrique-selon-kemi-seba/


www.youtube.com/watch?v=jzbtaFPh6xI

Les Français ont un autre centre d'intérêt qu le désarmement des forces non conventionnelles

Par NADE Berty

10/06/2014 16:02

De toutes les façons les Français n'étaient pas arrivés en Centrafrique avec la farouche détermination de désarmer les ENGINS de la MORT appelés Séléka dont ils sont eux mêmes les Géniteurs.
Je persiste à dire que les sangaris disposent de tout ce qu'il faut pour les neutraliser, les mettre hors d'état de nuire;ce qui aurait paru comme étant une INCESTE de leur part (c'est à dire violer une fille qu'ils ont enfantée).
Les Français avaient un agenda caché avec entre autres principale motivation le blocage de l'exploitation de notre pétrole...
Il est à redouter que demain suite à une parodie d'élection présidentielle,ils nous impose un fantoche chef d'état qui sera à la tête du pays pour défendre leurs intérêts en faisant des richesses de notre sous-sol leur réserve .

échec de sangaris en centrafrique.

Par aklos

10/06/2014 18:43

En voulant faire plaisir à Idriss Deby, la france à échouée sa mission en RCA.le tchad de Idriss Deby est à l'origine de massacre des centrafricains.Des mercenaires tchadiens instalés au nord par sangaris continuent à ce jour de massacrer nos frères,de violer nos soeurs, de bruler nos villages, de voler nos diamands...

NON,NON et NON à la france de FRANçois HOLANDE qui est entrain de négocier pour que le lac tchad puisse être alimenter par l'oubangui.Sur ce point je rejoins mon compatriote NADE BERTY, l'agenda caché de la france était le blocage de l'exploitation de notre pétrole, l'alimentation du lac tchad par l'oubangui pour faire plaisir à Idriss Deby qui l'a aidé dans la guerre au mali. Que DIEU aide la RCA, et protège son peuple

VIVE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

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