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RCA: les musulmans du PK5 craignent pour leur vie

Par RFI - 02/06/2014

Ils étaient quelques centaines à manifester ce samedi 31 mai au PK5. Les derniers musulmans de Bangui veulent quitter la capitale.

 

Ils étaient quelques centaines à manifester ce samedi 31 mai au PK5. Les derniers musulmans de Bangui veulent quitter la capitale. Ils dénoncent l'attitude de Catherine Samba-Panza, jugeant qu'elle les met en danger. Les habitants du PK5 redoutent de se voir désarmer par la force après les propos tenus vendredi par la présidente qui a parlé d'un désarmement général de toute la ville. Les musulmans craignant d'être abandonné à la colère des anti-balaka veulent désormais quitter la capitale.

Encerclé et confinés depuis décembre dans leur quartier, les musulmans du PK5 sont à fleur de peau. Lorsque la présidente appelle à désarmer toute la ville y compris le quartier musulman, les habitants du PK5 se voient déjà livrés aux hordes anti-balakas. Saoudi Dodo a participé à la marche de ce samedi contre le désarmement du quartier.

« C'est une manière claire de nous envoyer à la mort. Nous disons "non" ! On ne va jamais désarmer. Ce n'est pas la peine pour nous aujourd'hui de vouloir rester dans ce pays, parce que la présidente ne nous aime pas, elle est contre nous. Nous préférons que les Nations unies nous regroupent et nous sortent du pays. C'est tout ce que nous demandons. »


 


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Des manifestants musulmans du PK5 protestent contre la présidente Samba-Panza, le 31 mai 2014, à Bangui.
Pourtant, depuis décembre, ce sont les forces internationales qui protègent le quartier contre les attaques anti-balakas, et cela ne devrait pas changer. Quant au désarmement, Charles Malinas, l'ambassadeur de France à Bangui, rappelle qu'il est prévu par les résolutions onusiennes.

« La réaction des musulmans du kilomètre 5 n'est pas étonnante. En même temps, ce qu'a dit la présidente, ce n'est jamais que ce que prévoit les résolutions du Cconseil de sécurité et que les forces en présence mettent en oeuvre au travers de ce qu'on appelle dans notre jargon les "mesures de confiance" qui permettent le désarmement, mais le désarmement en sécurité. Parce qu'il ne faut pas que les musulmans du kilomètre 5 se retrouvent en danger du jour au lendemain. »

Mais au PK5 les habitants ont parfois le sentiment que le pouvoir de transition leur est hostile. La peur et les fantasmes sont nourris par six mois de violence quotidienne dans ce quartier d'où les musulmans ne peuvent sortir sans risquer leur vie.
 
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