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RCA: Samba-Panza, 100 jours plus tard

Par Afrique Actualité - 09/05/2014

100 jours après l'élection historique pour le pays de Boganda de Catherine Samba-Panza, la crise centrafricaine n'a toujours pas trouvé le moindre début de résolution.

 

100 jours après l'élection historique pour le pays de Boganda de Catherine Samba-Panza, la crise centrafricaine n'a toujours pas trouvé le moindre début de résolution. Ce, en débit du soutien des puissances occidentales et africaines au peuple centrafricain dépassé par la violence qui atteint son paroxysme. Elle engendre un clivage ethno-religieux dévastateur pour l'unité de la RCA.

Des résolutions ont été votées par l'Organisation des Nations-Unies donnant mandat aux forces internationales de procéder au désarmement sans condition des parties en conflit. Depuis lors, rien ne se fait.
Catherine Samba-Panza, et son gouvernement semblent naviguer à vue, dans l'application de la feuille de route préétablie par le Conseil National de Transition. La tâche est difficile pour celle que l'on surnomme la maman nationale. Elle a hérité que d'un pouvoir dépourvu de toute souveraineté. Ce, dans un pays où l'impunité devient une normalité.


 


© Droits réservés
De janvier à avril 2014, les promesses faites par la présidente ne se sont pas concrétisées sur le terrain. Les Centrafricains déplacés sur différents sites sont obligés d'y rester compte tenu de l'insécurité qui perdure. Les Forces de Défense et de Sécurité, surtout les éléments des Forces Armées Centrafricaines, sont toujours au second poste. Le Km5, demeure une zone rouge pour les civils non-musulmans. Il n'est pas encore libéré pour que la circulation soit totale dans Bangui. Une situation qui a une incidente négative sur l'économie. Centre d'attraction des opérateurs économiques, le Km5 représente le noyau dur de l'économie du pays.

Les 100 jours de Samba-Panza représentent des moments de dures épreuves pour le peuple centrafricain. Les tueries s'accentuent de plus en plus. La refondation de l'administration, véritable épine sous les pieds des membres du gouvernement se fait attendre.

Malgré tout, l'objectif principal visé par la maman nationale demeure l'organisation des prochaines échéances électorales. Elles marqueront la fin de son chemin de croix. Et peut-être le début d'un nouvel élan vers la démocratie.
 
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Gouvernement constitué que des Technocrates... ha oui!!! La Honte....vive la Mangeocratie.

Par sorokaté

10/05/2014 22:04

CENTRAFRIQUE : QUAND LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ORGANISE LA DÉSTABILISATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE
Publié par CENTRAFRIQUE LIBRE le 09 mai 2014
Le ministre de la jeunesse des sports des arts et de la culture, Bara, représentant des Antibalaka au gouvernement, semble décider de déstabiliser le Conseil National de la jeunesse. Ce dernier a monté de toutes pièces une Assemblée Générale pour mettre un autre Antibalaka à la tête de ce grand mouvement de la jeunesse centrafricaine.

Bara, ministre centrafricain de la jeunesse a créé la zizanie au sein du Conseil National de la Jeunesse. Ce dernier, déterminé à placer Fleury Panbandji, un ancien Antibalaka comme lui, à la tête du Conseil National de la Jeunesse, a organisé le 25 avril une Assemblée Générale pour donner sa bénédiction à son camarade de maquis.

Selon des informations dignes de foi, le ministre de la jeunesse et Fleury Pabandji avaient convoqué un groupe de jeunes préalablement briffé sur la question et à qui ils avaient promis un billet de 1000 fcfa chacun s’ils arrivaient à démettre le bureau du comité de pilotage dirigé par Jean Félix Riva, ancien vice président du Conseil National de la Jeunesse.

Un jeune ayant participé au scénario du ministre de la jeunesse a même confié sous couvert de l’anonymat à Centrafrique Libre que des consignes sous forme de gestes et signes avaient été données pour se faire remarquer. « Pour que le ministre nous donne la parole, il fallait qu’on mette à la bouche au moment de l’Assemblée Générale une buchette d’allumette. En plus on nous demandait d’exiger le départ obligatoire de l’équipe de Riva et c’est ce qui était arrivé ce jour là » a raconté ledit jeune.

C’est dans ce contexte que le ministre de la jeunesse a organisé une Assemblée Générale qui selon plusieurs organisation membres du Conseil National de la Jeunesse, n’a pas respecté les conditions de sa convocation.

Il faut noter qu’après avoir donné la parole à trois jeunes, le ministre a ouvert le dépôt de candidature et comme on pouvait s’y attendre seul Fleury Panbandji fait acte de candidature. « C’est par acclamation qu’il a été élu. Nous avions seulement applaudi pour marquer notre adhésion à la chose » nous a confié un jeune qui reconnait avoir été manipulé.

Selon des témoignages recueillis par Centrafrique Libre, le ministre de la jeunesse n’aurait pas honoré les promesses qu’il avait faites aux jeunes à qui Pabandji et lui avaient promis 1000 fcfa chacun.

C’est dans cet ordre d’idées que plusieurs jeunes ont décidé de se confier à la presse pour dénoncer ce scénario. « Je dénonce le comportement du ministre et de son ami Pabandji pour n’avoir pas honoré leur promesse. Au lieu de 1000 fcfa par personne, à la fin de l’Assemblée Générale, ils nous ont remis 1000 fcfa pour quatre alors que ce n’était pas la somme qu’ils nous avaient promise » a confirmé un jeune en colère contre Bara et Pabandji.

Les manœuvres du ministre de la jeunesse ont été dénoncées par plusieurs organisations de la jeunesse. Selon nos informations, le comité de pilotage du Conseil National de la Jeunesse aurait pris des dispositions pour contre carrer l’élection de Fleury Pabandji comme nouveau président du de cette structure.

Une pétition signée par toutes les organisations membres du conseil national de la jeunesse, a été remise aux ambassades, consulats, organismes internationaux et la MINUSCA. Pour les membres du bureau du comité de pilotage, cette élection est un non évènement « que ce soit dans le fond ou la forme, les organisateurs ont péché. Ce n’est pas au ministère de la jeunesse d’organiser les élections des membres du bureau du CNJ. Selon les textes, le ministère ne fait qu’entériner, prendre acte de l’élection après qu’elle ait été organisée par les organisations membres qui constituent l’Assemblée Générale. Alors nous pensons que le ministre est à coté et il sera confondu » a expliqué un membre du CNJ qui ne fait pas partie du bureau de Jean Félix Riva.

De sources onusiennes, la pétition du bureau du comité de pilotage aurait trouvé un écho favorable. « Je ne pense que les conditions dans lesquelles les élections du 25 avril ont été organisées ne donnent aucun poids à la nouvelle équipe » a déclaré un cadre de la MINUSCA interrogé à propos. Il faut dire que même le bureau de Riva est contesté par une bonne partie des organisations membres du CNJ mais toutes dénoncent l’ingérence du ministère et pensent que les procédures ne sont pas conformes. « Je sais que le bureau de Riva a dépassé la durée que la base lui avait confiée, il est en quelque sorte illégitime aujourd’hui mais on ne peut pas accepter que le ministre ou le département puisse s’ingérer dans des affaires qui concernent le CNJ. Riva et son équipe doivent partir mais pas comme l’ont fait Barra et Pabandji » a expliqué un cadre d’une organisation de la jeunesse.

Jusque là, le président du comité de pilotage Jean Félix Riva nommé récemment Chargé de Mission n’a pas réagi publiquement aux manœuvres déstabilisatrices de Bara, le ministre de la jeunesse qui a tout mis en œuvre pour installer à la tête de la jeunesse centrafricaine. Mais à voir de prêt, le plus timide et le plus contesté des ministres est en train de rater son coup. Voilà comment Bara tente d’enterrer définitivement le CNJ.

Diane LINGANGUE

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