NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Le Tchad est un acteur incontournable de la crise centrafricaine (ONU)

Par Xinhua - 02/05/2014

 

Le Tchad est un acteur incontournable de la grave crise sociopolitique qui se déroule depuis plusieurs mois en République Centrafricaine (RCA), a déclaré à Xinhua, jeudi à N'Djaména, capitale tchadienne, M. Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix.

"Avant de nous rendre à Bangui, j'ai voulu faire une tournée des principales capitales de la région. C'est normal que je passe par N'Djaména pour écouter, prendre les conseils du président de la République et parler de cette tâche qu'il va falloir mener à bien pour aider la Centrafrique à sortir de cette crise terrible", a ajouté M. Ladsous qui s'exprimait ainsi à l'issue d'une audience de trois quarts d'heure que lui a accordée jeudi le président tchadien, Idriss Déby Itno.

M. Ladsous, qui était accompagné du général Lamine Gueye, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République Centrafricaine, a indiqué comprendre la décision souveraine du Tchad, prise le 3 avril 2014, de retirer son contingent de la Mission internationale de stabilisation en République Centrafricaine sous conduite africaine (MISCA).


 


© AFP
Mais pour lui, "la contribution du Tchad pour la paix définitive en RCA reste plus que déterminante".

"Je crois que la question maintenant, c'est de regarder vers l'avenir, de voir que la République du Tchad est un acteur incontournable dans toutes ces affaires qui concernent la région au titre de la présidence de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, Ndlr), au titre aussi de pays riverain avec un vrai rôle à jouer, un rôle qui est d'abord politique pour essayer de fédérer tous les efforts des acteurs centrafricains et de la communauté internationale pour trouver ensemble de bonnes solutions", a conclu le haut responsable onusien.

Début avril, le contingent tchadien, composés de 850 hommes, a quitté la Centrafrique où il a enregistré dans ses rangs quinze morts et trente-sept blessés.

Déployés début 2013, dans le cadre de la MISCA, les soldats tchadiens ont été cependant au coeur de nombreuses controverses. Ils ont été régulièrement accusés, notamment par les milices chrétiennes anti-Balaka, de soutenir les ex-Séléka, la coalition rebelle ayant chassé le président Bozizé du pouvoir en février 2013. Le déclenchement des exactions en début décembre 2013 entre les deux factions centrafricaines, a causé des déplacements massifs de population.

L'intensité des violences et des combats, ainsi que le ciblage des ressortissants tchadiens (estimés par le gouvernement tchadien à plus de 300.000 Tchadiens en Centrafrique avant les événements), a atteint une telle dimension que les autorités tchadiennes ont lancé, fin décembre 2013, un pont aérien et envoyé des convois de véhicules de l'armée pour évacuer leurs nationaux en Centrafrique.

A ce jour, ils sont plus de 95.000 Tchadiens, Centrafricains et citoyens d'autres pays d'Afrique, à être acheminés dans la capitale et au sud du Tchad, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM).
 
MOTS CLES :

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

Le Tchad n'a qu'à nous foutre la paix !

Par Ngarra

02/05/2014 19:07

C'est sûr que le Tchad est un acteur incontournable dans la crise que connaît en ce moment la République centrafricaine.

C'est l'homme qui se prend pour Dieu le père, en l'occurrence Idriss Déby Itno, qui tire les ficelles de la vie politique en Centrafrique depuis quelques années. Après Bozizé, Déby veut absolument mettre à la tête de ce pays un dirigeant musulman et islamiser progressivement sa population. Comme la première tentative avec Djotodia a échoué, il a accepté, malgré lui, l'installation de Samba Panza, avec comme exigence à celle-ci de nommer un Premier ministre musulman. Son candidat à la dernière élection du CNT était Bilal Désiré Kolingba. Tout le monde aura compris pourquoi. Cette exigence n'ayant pu être honorée, désormais il fait tout pour que les musulmans centrafricains, à travers l'illuminé d'Abakar Sabone, annoncent la partition du territoire centrafricain entre chrétiens et musulmans ( très minoritaires d'ailleurs ). Ah ! Déby le mauvais perdant ! Je prédis qu'il va perdre gros, bientôt.

Avec la pression des résistants centrafricains, Déby a fait semblant de retirer ses troupes de la MISCA et de la Centrafrique, mais il continue d'armer les Peuls et autres tribus d'origine tchadienne, musulmanes de surcroît, pour qu'ils viennent tuer, piller, violer, incendier les cases des Centrafricains. Les derniers événements douloureux à Bouca, à Nanga-Boguila et à Markounda ne sont pas étrangers à cette nouvelle logique de Déby.

Tout cela se passe sous les yeux de la Communauté internationale qui ne dit absolument rien. La seule contribution du Tchad pour une paix définitive en RCA est de ne plus s'immiscer dans les affaires intérieures de ce pays, de ne plus armer les " assaillants " qui continuent de commettre leurs forfaits en Centrafrique. Les Centrafricains ne demandent que cela. La Centrafrique ne sera jamais une préfecture du Tchad. Que Déby se mette cela dans la tête !

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués