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RCA : des journalistes poursuivis pour "outrage" contre le chef de l'Etat

Par La rédaction avec RFI - 20/04/2014

Deux directeurs de publication ont été arrêtés, un troisième est en fuite.

 


© Philippe Randé/Radio France
Des journalistes sont poursuivis pour outrage contre le chef de l'Etat Catherine Samba Panza
Les directeurs de publication de deux quotidiens centrafricains ont été placés en détention provisoire suite à la parution d'articles jugés diffamatoires envers la présidente de transition, Catherine Samba Panza. Le parquet s'est auto-saisi dans cette affaire, tandis que le ministère de la Communication plaide pour leur libération rapide.

Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata, respectivement directeur de publication du journal le Palmarès et du journal Le Peuple, sont détenus depuis plusieurs jours à la maison d’arrêt de Bangui. Ils sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la révolte », « injure publique » et « outrage au chef de l’Etat », suite à des articles jugés diffamatoires, qui évoquaient notamment la vie privée de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Un troisième journaliste, Ferdinand Samba, du journal Le Démocrate, est en fuite et par ailleurs activement recherché.

En Centrafrique, une ordonnance, prise le 22 avril 2005 garantit la liberté d’expression et dépénalise le délit de presse. Le ministère de la Communication a fait savoir qu’il souhaitait la libération de ces journalistes, en application de cette ordonnance. Une demande formulée également par le président de l’Union des journalistes de Centrafrique, Massa Gbossokotto qui précise cependant considérer que ses confrères ont fait preuve d’un « manquement à la déontologie et à l’éthique professionnelle ».

Le ministère public s’est auto-saisi, car les articles « sont de nature à inciter à la révolte et à la haine », précise de son côté le procureur de la République, Ghislain Gresenguet.
Régis Zouiri et Patrick Stéphane Akibata seront présentés mardi devant un juge d’instruction. Cette affaire n’améliorera pas le classement de la Centrafrique dans le classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, dans lequel le pays a déjà effectué un plongeon en 2014, passant de la 65e à la 109e place.
 
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4 COMMENTAIRES

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@président de l’Union des journalistes de Centrafrique

Par Zi Ngoussou

20/04/2014 10:40

A ce que je sache un président n'est pas un intouchable, Jésus, Mohamed et même le Dieu petit puissant du monde font l'objet d'injures et de parjures à tt instant dans ls 4 coins du monde. Le seule "Dieu tt puissant" que je connaisse qui n'est jamais insulté et vilipendé par qui que ce soit, et encore moins par ls pseudos politiciens de la dernière barge de la mangeoire, et en Centrafrique il ya des bousculades et ds scènes de noyades pour y monter ou s'agripper, il s'appelle: le Dieu Dollars!

Etant donné que notre Mama Mokondji qui parle bien l'Arabe, et démontre une clémence particulière envers les gens qui maitrise cette langue de miséricorde, je conseillerais aux deux journalistes d'apprendre deux sourates du Coran, et au Boss de l'Association de leur catégorie d'adresser une lettre en Arabe à la Mokondji.

Vu qu'elle n'a qu'encore moins de 10 mois pour user de sa force contre les non-lèches-culs, et retrouver sa future résidence en France, il serait judicieux de profiter de cette couverture du présumé "nettoyage ethnico musulmane" tant qu'il est encore temps!

Zi Ngoussou

ARRETEZ CA!

Par HIOB'S

20/04/2014 17:30

"Ces articles sont de nature a inciter a la révolte et a la haine".Ca fait rire.
Quelle révolte et quelle haine encore? Mais ce sont les massacres de la SELEKA qui ont installé la révolte et la haine dans le pays!Que peut-il encore arriver de pire a ce peuple de Barthélémy BOGANDA?
ARRETEZ-CA! Laissez ces pauvres journalistes tranquilles.C'est pour eux que vous avez réhabilité vos prisons?
Tant que vous,les nouveaux dirigeants de la RCA,allez continuer dans votre fuite en avant,tant que vous allez continuer a privilégier vos intérêts égoïstes,tant que le peuple va continuer a avoir l'impression d’être abandonné par ses dirigeants,vous aurez toujours affaire aux journalistes,ces voix des sans voix.Vous ne pourrez jamais les éliminer tous.Ce n'est que de la diversion.Alors,ARRETEZ-NOUS CA!
HIOB'S

Journalistes arrêtés

Par la sentinelle

20/04/2014 17:31

Ce n'est pas parce qu'il y a la liberté d'expression qu'il faut écrire n'importe quoi sans vérifier ses sources. Dans un pays plongé dans la confusion comme la RCA le journaliste a une grande responsabilité. Il y a tellement de choses à analyser et dénoncer objectivement en RCA qu'on n'a pas besoin d'écrire de papier poubelle pour exister. De toute façon on n'est plus au temps de Bozizé où ces journalistes se seraient retrouvés à Guantanamo sans qu'on retrouve leurs traces.Que la loi passe et je doute que ces journalistes soient incarcérés. Ce serait bien qu'on leur inflige une amende pécuniaire pour les sanctionner financièrement. D'autant qu'on sait qu'en RCA les journalistes sont facilement corruptibles vu leur misère matérielle.

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