SOCIéTé  |    

Centrafrique: un week-end pascal dans la confusion

Par Luidor Nono - 18/04/2014

Trois jours durant, les chrétiens du monde entier, toute dénomination confondue fêtent Pâques, la résurrection du Christ, mais en Centrafrique c’est le trouble

 

Alors qu’en Occident, Pâques est synonyme de Chocolat, de Lapin, de Cloches, d’œufs peints… qui sont des rituels représentant le renouveau, en Afrique, la fête a toujours gardé uniquement son côté chrétien et est une occasion de retrouvailles. Chez les Catholiques, les festivités démarrent dès le mercredi avec le mercredi des cendres, et se poursuivent jusqu’au dimanche. Le vendredi, c’est la journée des chemins de croix, sur presque toutes les routes du continent, il est impossible de se déplacer à midi tant les foules se rassemblent à chaque carrefour et coins de rues pour commémorer les souffrances du Christ.

 


© Stéphane Jourdain / AFP
Mgr Nestor-Désiré Nango, évêque de Bossangoa, a été enlevé le 17 avril par les rebelles de la Séléka
Mais en Centrafrique, dès mercredi, la communauté catholique a été secouée par l’enlèvement de l’évêque de Bossangoa, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, en même temps que trois autres religieux de son diocèse, dans le nord du pays, par un groupe de miliciens de la Seleka. Après l’émoi de la situation et plusieurs heures de tractation le prélat aurait été libéré le jeudi, 17 avril au matin. Une preuve que l’Eglise catholique, la dernière autorité à rester solide et protectrice face aux troubles, continue d’être persécutée. Ce même mercredi, c’est la cheffe de la transition Mme Catherine Samba Panza qui a discuté avec les délégués des 49 sites des déplacés de Bangui, sur la question de leur retour volontaire et progressif dans leurs foyers respectifs. Un long chemin de croix pour toutes les parties présentes au complexe sportif Barthélémy Boganda. Alors que la saison des pluies menace dangereusement leurs conditions de vie, les représentants des sites qui se sont succédés à la tribune ont évoqué la question de l’insécurité dans leurs zones respectives.

En effet, le conflit centrafricain a digéré dès décembre 2013 en conflit interreligieux. Pour Jean Claude Malabi, délégué du site de l’aéroport Bangui M’Poko, « le désarmement des 3e, 5e et 8e arrondissements nous tient à cœur. Les déplacés de l’aéroport veulent repartir dans leurs maisons respectives», a-t-il réclamé. Le représentant des déplacés de la mosquée centrale, Oumar Moktar, a émis le souhait de la majorité de ces frères et sœurs, qui est de quitter le pays à cause des violences dont ils sont victimes. «Dans les 5e, 8e voire certains arrondissements de Bangui, les musulmans n’ont plus de maisons. Toutes ont été détruites. Les individus ne sont pas en sécurité. Ceux qui veulent partir, qu’on les laisse s’en aller, que ceux dont les véhicules sont bloqués depuis trois mois, sortent», a-t-il sollicité.

 


© afp.com - Andreas Solaro
Le pape François a appelé les prêtres catholiques à travers le monde à transmettre "la joie" autour d'eux et à faire de l'Eglise une "maison aux portes ouvertes", tout en lui restant "fidèles et obéissants", lors de la messe marquant le Jeudi saint.
Alors que le week-end pascal est entamé, une fois encore, la communauté Chrétienne internationale aura les yeux rivés sur la Centrafrique, où la Communauté internationale se trouve dans une position des plus délicates. Dans un tel contexte, le message du pape François est très attendu. Lui qui a reçu au mois de mars dernier les trois dignitaires catholique, protestant et musulman de Centrafrique. Accueillis à Rome par la communauté italienne de Sant'Egidio, spécialisée dans la médiation de conflits, l'archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, le révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou et l'imam Oumar Kobine Layama, ont rencontré le souverain pontife au terme de l'audience générale, place Saint-Pierre. Selon Radio Vatican, le pape les a encouragés à rester «unis, près du peuple, en poursuivant leur oeuvre contre toute division».

Dans une Centrafrique où, « l’on ne respecte plus rien », où « c’est du jamais vu », où « chaos s’est installé », où l’on évoque avec insistance le « génocide », où « les jeunes ne rêvent plus », c'est
avec courage et persévérance, les trois religieux centrafricains interviennent ensemble en faveur de la concorde religieuse. Ils l’on encore souligné cette semaine à Bangui, le conflit n'est pas «religieux» mais attisé par des intérêts politiques. C’était à l’occasion de la semaine de sensibilisations sur la cohésion sociale, financée par l’ONG Catholic Relief Services (CRS) qui s’est déroulée à Bangui, la capitale. Dans ce contexte difficile de penser que dimanche de Pâques qui est en général jours de baptêmes, de communion, de confirmation… beaucoup d’enfants fêteront en ce jour, leur adhésion à l’église et que les familles organiseront de très grandes fêtes.
 
MOTS CLES :

50 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

France, Tchad et Sélékas défaits, la PR Séléka rejetée, que faire ?

Par abou

18/04/2014 14:21

es Sélékas défaits, la PR SÉLÉKA rejetée par la RCA, que faire ?
Par abou
18/04/2014 14:14
Les Sélékas ont été défaits, la France et le TChad avec, la PR Séléka rejetée par les ppulations, et maintenant que faire ???

La RCA est un pays devenu le refuge de nombreuses forces islamistes venues du Soudan du Tchad, du Nigeria, de la Lybie et aujourd’hui en voie d’occupation par les forces combattantes du Mali qui sont en fuite devant l’intervention salutaire des forces françaises.
Ajouté aux forces de Séléka qui ont pris le pouvoir en RCA et qui continuent de s'y incruster à des niveaux très élevés de l'État avec le soutien complice du Tchad et de la France, il est à craindre que l’Afrique Centrale, avec ses grandes réserves de matière premières, de terres arables et d’eau, soit désormais dans l’œil du cyclone islamique, galvanisé par les capitaux du Quatar et de l’Arabie Saoudite. Le Cameroun est sans aucun doute la prochaine cible.
Que faire ?
Une sortie de crise de la RCA est le rempart le plus solide à construire en urgence, car la communauté internationale, dont la France, a longtemps ignoré le poids stratégique de ce pays qui constitue la clé de voute d’une grande déstabilisation dramatique de toute l’Afrique noire chrétienne et animiste, qui couvre à la fois les pays de la CEMAC et ceux des Grands Lacs
Les forces de la FOMAC et aujourd'hui MISCA, ou encore moins les Sangaris et Eufor ne pourront durablement faire face à cette horde surarmée d’islamistes qui ont réussi en RCA, ce qu’ils n’ont pu faire au Mali, c’est-à-dire s’installer au pouvoir et recevoir les armes et les capitaux arabes pour constituer la base opérationnelle de leur plan d’islamisation de l’Afrique noire, comme c’est déjà pratiquement le cas en Afrique de l’Ouest, le Bénin, le Togo et le Ghana restant encore les exceptions. A la barbe des forces internationales, le trafic à grande échelle du diamant centrafricain se poursuit, Douala et Dubaï étant devenus les plaques tournantes. Les acheteurs et bureaux d'achat tenus par les musulmans et libanais se frottent les mains et préparent d'autres coups criminels contre la RCA et la sous-région.
L’Union africaine, la France et les Nations Unies ont remis aux calendes lointaines les impositions des sanctions et la traduction à la CPI de ces criminels, dont Djotodia qui coule des jours heureux au Bénin. Gbagbo a été transféré à la CPI pour moins. Deby, tout comme Charles Taylor en Sierra Leone hier, continue de narguer le peuple centrafricain et la communauté internationale. La France socialiste le soutient au lieu de le lâcher comme les britaniques l'ont fait hier à Charles Taylor.
La lettre des évêques catholiques de RCA à DJOTODIA avait l’avantage de contenir le périmètre exact de toutes les exactions de Séléka depuis plus d'un an en RCA, qui constituent sans aucun des crimes planifiés contre l’humanité, tout en démontrant l’insécurité généralisée qu'ils font règner dans ce pays. Rien n'y fait à ce jour : Zéro sanction !
La SÉLÉKA a détruit toutes les infrastructures administratives du pays en un an. Il n’y a plus d’état. Le Gouvernement centrafricain actuel ne peut à lui seul, quelque soit sa bonne volonté, venir à bout de la Reconstruction de l’état centrafricain, qui n’existe plus que de nom. Il n’a ni les compétences ni les moyens. Les miettes versées au compte-goutte par les états de la sous-région, eux-mêmes en proie avec des défis extraordinaires de gouvernance, s’apparentent à des traitements anti douleurs appliqués à un grand malade en fin de vie.
La Mission intégrée de la paix des Nations Unies a été décidée, on ne peut que s'en féliciter. La Commission d'enquête internationale est à pied d'oeuvre, c'est excellent. Toutefois une action supplémentaire mériterait d'être engagée pour claifier la responsabilité politique des leaders centrafricains de la transition, sans légitimité suffisante et déjà contestée. Ce plan politique d’urgence de sortie de crise pourrait donc reposer sur les actions ci-après à mener par un pays membre du Conseil de Sécurité. La France, pays qui entretient des liens séculaires avec la RCA, gagnerait à en prendre le leadership de peur de se retrouver un jour en mauvaise posture comme ce fut le cas au Rwanda, et dans le cas de la RCA la majorité des populations demeure convaincue que les autorités illégitimes de la transition n'existent que par la volonté de la France. Il est donc urgent et important d'évacuer ce lourd ressentiment qui s'amplifie et dont l'explosin viendrait ruiner toutes les actions positives de la communauté internationale. Ces actions seraient donc les suivantes :

• Saisine urgente du Conseil de Sécurité à l’initiative de la France
• Saisine de la CPI pour les crimes de 2002-2013 (Tous les leaders Sélékas et anti-balakas, y compris Djotodia, Bozizé et Idriss Deby du Tchad, comme Taylor en son temps en Sierra Leone seraient clairement visés)
• Mandat d’administration de la RCA pendant 5 ans (comme ce fut le cas au Timor ou au Kossovo, ayons le courage de le prononcer clairement) **
• ACCÉLÉRATION DE L'INTERVENTION DE LA MISSION DE LA PAIX DE L’ONU
• Sécurisation du Territoire
• Réorganisation des forces de défense, police et gendarmerie
• Reconstruction des administrations publiques
• Organisation à une date possible des élections générales par les Nations Unies. (L'organisation des élections générales par le gouvernement illégitime actuel conduira à des contestations et a la poursuite du désordre)
Le financement de toutes ces opérations sera supporté par l'exploitation des nombreuses ressources de la RCA. Le contrat pétrolier signé avec la Chine serait en phase avancée d’exploration, et l’exploitation prévue en 2013 est reportée en 2014-2015 en raison des évènements. Cela pourrait valablement financer toutes les opérations d’administration du territoire par les Nations Unies. La RCA n’est pas démunie, elle a de formidables ressources qu’elle peut gager pour sa survie.
Telle sont les propositions pour combattre le plan démoniaque de la horde sauvage et barbare des forces islamiques de Séléka qui ont lancé la razzia de la RCA, et qui ambitionnent d’y installer une république islamique au cœur de l’Afrique Noire, ou à dfaut de faire entendre la voix de l'islam par l'exploitation réligieuse du conflit des pauvres en RCA.
La PR Séléka Mme Catherine Samba-Panza et le gouvernement Séléka n'ont aucune légitimité, il importe de mettre fin à leur existence. La souveraineté de la RCA devra être mise entre parenthèse pendant au moins 5 ans si on veut sortir ce conflit de l'enlisement. Pas question que les Nations Unies sous la houlette de la France et du Tchad viennent consolider les résidus criminels des Sélékas qui sévissent encore, donnant ainsi du carburant inespéré aux nostalgiques des anti-balakas qui surfent déjà sur le nationalisme centrafricain en pleine renaissance. L'ennemi de tous c'est l'islam et ses plans démoniaques. Le sulfureux Ministre de la Défense de la France socialiste, Le Drian, soutiendrait des arrangements prétenduments de réconciliation pour l'installation d'un homme de leurs services, de confession musulmanne, au poste de Premier Ministre. La France à force de soutenir l'illégitimité imposée au peuple centrafricain se retrouvera tôt ou tard comme le seul et vrai ennemi du peuple centrafricain. Attention le diamant centrafricain a déjà perdu un Président francais, à l'époque c'était les socialistes qui s'en amusaient. Parfois l'histoire sait se répéter. A bon lecteur, salut !

PUISQUE SANGARIS JOUENT AVEC EUX,ils en sortent de nouvelles chaque jour qui passe. Pourtant la mission est de desarmer de force

Par merlin

18/04/2014 16:13

ABOU, tu vois clair,c'est cela le problème de centrafrique,le problème de centrafrique n'est pas que celui d'un selka qu'on aimerait que ça soit des centrafricains qui,mais il y a tout ce que vous avez énuméré et le point qu'à soulever la compatriote marie jenny par rapport aux comportement des pays voisins dans le non respect des règles de l'onu que madame samba panza,juriste ignore. Un autre compatriote avait parlé de cette parenthèse,cette parenthèse aurait pour conséquence de ne prendre rien en consideration du passé comme samba panza malicieusement nous sort comme défense un accord à ndjamena pour se mettre avec les sélékas. nous prenne pour des cons,Boziz avait pourtout lui aussi un accord,alors que mme samba panza arrête avec cet accord pour le départ de djotodia.
C'est aux populations de dire non à cette france de magouille,regardez le bordel qu'ellle a semé au mali. il y a un livre que j'ai vu une française lire avec grand intérêt soulignant des paragraphes,est-elle prof?,politicienne?,le livre j'ai noté ce que je pouvais:c'est au sujet du mali le titre:" la gloire des imposteurs",il y a deux ecrivains:mme aminata dramane traoré et un autre un monsieur,je ne me rappelle plus du nom.Peut-être des révelations.
Depuis que seleka est en centrafrique et même avec leur copine à la têtte de la transition,ils se comportent comme avant,chaque période qui est importante pour ce peuple,il faut qu'ils montrent leur manque d'éducation et mettre en avant leur nature barbare. Les hollande sont lis avec déby sur quoi ,dieu seul sait car dans l'histoire de la france si in agent comme déby devient insupportable,ils savent quoi faire,le fait que Déby nargue la communauté internationale et que la france continue de jouer à son de garde,allant jusqu'à mouiller ce banki moon dont l'existence dépende d'eux? Nos morts sont des non évènements ,n'est pas ce que la france fait comprendre à ces valets qui sont de service en centrafrique

Ce n'est pas une vraie juriste,elle vient de la communication

Par marco

18/04/2014 17:31

Elle n'est pas juriste pur sang,ça se voit,son parcours indique licence en communication et après ces Dess que assas a l'art d'ouvrir à toutes personnes ayant fait ci ou ça,et comme zigulé en langues atterri assureur. On peut comprendre aujourd'hui quelques lacunes ,que quelques perceptions lui échappent. Quand on aime son pays,rien que la révolte de le voir piétiné comme séléka et les soldats tchadiens l'ont fait et sur son peuple,ce que les principes des nations évoquent et imposent à tous sort naturellement de notre bouche,même les godobé réagissent dans ce sens du droit imposé aux Etats ,pourquoi pas elle?

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués