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Soudan du Sud: l’attaque d’une base de l'ONU fait au moins 20 morts

Par Avec AFP - 18/04/2014

Cette base héberge près de 5 000 civils ayant fui les combats dans une des régions les plus disputées du conflit ravageant le pays

 

L'attaque armée d'une base de l'ONU à Bor (est du Soudan du Sud) a fait au moins 20 morts et 70 blessés parmi les 5 000 civils réfugiés dans la base, selon les États-Unis. L'ONU avait annoncé auparavant que l'attaque avait fait des dizaines de blessés. Ces civils ont fui les violences ethniques dans une des régions les plus disputées du pays.

 


© letemps.ch
Image d'illustration
Les États-Unis "condamnent fermement les récentes attaques par des groupes armés au Soudan du Sud", a affirmé l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power dans un communiqué. Washington va "coopérer avec ses partenaires pour établir les responsabilités et s'efforcer de poursuivre en justice les coupables", a-t-elle conclu. Toby Lanzer, responsable du programme d'aide humanitaire pour la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), s'est également dit "scandalisé par l'attaque de jeunes hommes armés contre des civils réfugiés" sur la base de la Minuss à Bor, capitale de l'Etat pétrolifère de Jonglei.

Dans un communiqué ambigu, l'ONU elle-même avait condamné des "meurtres odieux", mais n'avait pas confirmé si l'attaque avait fait des morts. "Une foule d'hommes armés a forcé l'entrée de la base et a ouvert le feu" sur les civils, en blessant des "dizaines", a indiqué l'ONU, ajoutant que les Casques bleus avaient ouvert le feu sur les assaillants après avoir effectué plusieurs tirs de sommation, les forçant à battre en retraite. Les assaillants avaient d'abord approché la base "en se faisant passer pour des manifestants pacifiques" désirant présenter une pétition à l'ONU, avant de lancer leur attaque, selon le communiqué.

Le ministre sud-soudanais de l'Information, Michael Makuei, a indiqué qu'un "très grand nombre" d'hommes armés de fusils avaient débordé les forces gouvernementales et attaqué les civils coincés dans le camp, ajoutant que les attaquants cherchaient à venger la prise de la ville de Bentiu (nord) par les forces rebelles deux jours plus tôt. L'armée du Soudan du Sud a indiqué jeudi qu'"il y a toujours des combats" autour de la ville de Bentiu, qu'elle tente de récupérer. "Bentiu est encore entre les mains des rebelles, mais nous nous en approchons", a déclaré Philip Aguer, le porte-parole de l'armée. Des Casques bleus, patrouillant dans Bentiu après que les rebelles aient pris la ville, ont indiqué avoir vu entre 35 et 40 cadavres sur le bord de la route, la majorité en uniforme militaire.

 

 
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Le Panafricanisme est le seul moyen fiable de barrer la route aux néo colons.

Par sorokaté

20/04/2014 10:12

PANAFRICANISME : UNE ALTERNATIVE EN GUINÉE EQUATORIALE QUI FAIT PEUR A L’OCCIDENT

Lundi 14 Avril 2014 - 09:05
La fin des Etats-Unis ou du monde est-elle proche ? Ce sera l’un ou l’autre !
Samedi 12 Avril 2014 - 13:13
Les Etats-Unis stérilisent la population des pays en développement



« Nous regrettons la disparition du colonel Mouammar Kadhafi. Prendre le relais de son combat panafricain est difficile »
- Teodoro Obiang Nguema, président de la République de Guinée Equatoriale

La Guinée Equatoriale et son président sont l’objet de la haine de l’Occident. Campagnes de dénigrement, maneuvres de déstabilisation. Une haine qui rappelle celle qui entourait la Jamahiriya libyenne de feu Kadhafi. « Vous savez, des Occidentaux cherchent à nous déstabiliser depuis des années. Ils ont envoyé des mercenaires, ils ont financé des coups d’Etat, ils ne s’arrêtent pas. Chaque année, à chaque moment, ils ne dorment pas. Pour eux, la Guinée équatoriale est un pays qui a beaucoup de richesses et ce n’est pas normal que les Africains puissent gérer eux-mêmes leurs propres richesses, s’il n’y a pas un tuteur qui vous dise faites ceci ou faites cela. Nous ici en Guinée, on se bat pour l’indépendance de ce pays », explique un des fils du président, Teodorin Obiang Nguema.

En prélude aux élections générales - sénatoriales, législatives et municipales - du 26 mai 2013, le chef de l’Etat équato-guinéen avait donné le 14 mai 2013, à Malabo, une conférence panafricaine de la presse, devant des journalistes venus d’Afrique (Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Comores, Bénin, Rdc, Congo-Brazza, Tchad, etc). Il y avait exposé une pensée panafricaine renouvelée, qui, deux ans après la destruction de la Jamahiriya libyenne où Moammar Kadhafi exerçait un leadership moral et politique sur l’Union Africaine – et auquel le président guinéen rendait hommage -, offre une alternative à un processus panafricain qui semblait brisé.

On connaît mal la Guinée équatoriale (1), pays important dans l’Afrique de l’Ouest, « nouvel eldorado pétrolier » qui entend « incarner aujourd'hui un nouveau modèle de développement pour l'Afrique » (2). Dans une Afrique qui va mal, où les interventions et les manipulations occidentales déstabilisent le continent – Libye, Mali, Côte d’Ivoire, Centrafrique, sans oublier le « laboratoire » somalien -, la Guinée Equatoriale est un contre-exemple de stabilité. Depuis 2011, un processus de reconstruction de l’Etat et de développement de la vie démocratique de la République est en cours (3).

‘EODE’ ET NOS THESES SUR L’AFRIQUE

Les positions du président de Guinée Equatoriale rejoignent nos préoccupations.
EODE voit le processus d'unification de l'Europe et de l'Afrique comme deux voies similaires, qui doivent se réaliser en symbiose. Cela signifie pas d'intervention occidentale en Afrique et vrai respect pour les états africains. Cela signifie aussi que la Méditerranée doit devenir un pont entre les deux continents et non une frontière, comme la conçoit l’UE et l’OTAN.

Cette vision de la Méditerranée, que nous avions été les premiers à développer au début des Années 90, comme un pont était précisément celle de la Jamahiriya libyenne. Dans les Années 2000-2010, cette vision était aussi largement acceptée et partagée par tous les grands acteurs des unions européenne et africaine (4). Et agaçait énormément la diplomatie américaine. Mais la guerre en Libye marque le grand retournement : destruction de la Jamahiriya, retour aux agressions et expéditions militaires occidentales en Afrique, étouffement des idées pan-africaines.

Tout cela va à l’encontre de notre vision d’un monde multipolaire. Le rôle central joué par le dialogue des cultures est bien oublié et nous assistons au retour en Méditerranée et en Afrique des thèses bellogènes du « choc des civilisations ». Le retour des thèses panafricaines à Malabo est donc pour nous un signe positif qui va dans l’autre sens.

QUE DIT LE PRESIDENT TEODORO OBIANG NGUEMA DE L'AFRIQUE ?

Voici la synthèse des préoccupations évoquées par le numéro un équato-guinéen (d’après le résumé réalisé par Frédéric BOUNGOU et Alain NJIPOU pour Radio Cameroun) :

* Il dénonce le retour au néo-colonialisme :
« … rechercher des solutions aux maux qui minent l’Afrique. J’ai été favorable à cet échange parce que le continent africain est méprisé à l’échelon international. L’Afrique a souffert des affres de l’histoire. D’abord la traite négrière qui a consacré la violation des droits de l’Homme. On ne saurait, de notre point de vue, transformer des humains en esclaves.
Ensuite la colonisation. Une période au cours de laquelle, l’Afrique a été spoliée. Exploitation de l’homme, exploitation de nos richesses. Ceux qui hier étaient le socle de cette exploitation sont aussi à la base des diverses crises qui secouent le monde. Je citerai la crise du néo-colonialisme, de l’exploitation de nos richesses…Le souci de certaines puissances est de voir comment elles peuvent avoir accès à nos richesses. C’est ce qui s’est passé en Libye où on a déstabilisé le pays pour pouvoir contrôler les matières premières.
La presse africaine doit faire son travail en informant les Africains non pas en faisant confiance aux gens qui veulent exploiter ou détruire l’Afrique. C’est à ce titre que nous continuons à demander des indemnités pour le dédommagement de l’Afrique, victime de l’esclavage et de la colonisation et aujourd’hui du néo colonialisme. L’Afrique est un continent déclaré pauvre. Si nous sommes pauvres, c’est à cause de l’exploitation de nos ressources. Ceux qui n’aiment pas l’Afrique utilisent des expressions dénuées de sens du genre «Biens mal acquis» alors qu’ils disposent des propriétés en Afrique. »

* Il développe une vision panafricaine après la mort de Kadhafi :
Le temps fort du discours du président, c’est l’hommage à la vision panafricaine de Moammar Kadhafi. Un discours courageux à l’inverse et à l’encontre de la propagande occidentale.
« Nous regrettons la disparition du colonel Mouammar Kadhafi. Prendre le relais de son combat panafricain est difficile. Ce d’autant que chaque pays a sa politique et quelques différences subsistent. Globalement, beaucoup de chefs d’Etat africains étaient d’accord avec les idées de Kadhafi et ont d’ailleurs soutenu celles-ci. Je ne peux pas prendre le relais. J’invite plutôt les autres chefs d’Etat du continent noir à être solidaires. Certains chefs d’Etat sont téléguidés par des puissances occidentales, ils doivent éviter de tomber dans le piège des manipulations exogènes à l’Afrique, car ces puissances ne veulent pas que l’Afrique avance. »

LE REFUS DES DIKTATS OCCIDENTAUX

Dans cette optique anticolonialiste, le président Teodoro Obiang Nguema refuse les diktats occidentaux :
« Je n’accepte aucune leçon de gouvernance de la part de gens qui n’ont pas hésité à piller systématiquement et qui continuent de piller l’Afrique. Je n’ai aucun complexe vis-à-vis de dirigeants occidentaux. »
« Nous donnons la priorité à la coopération sud-sud, à la coopération inter africaine. Car nous devons d’abord resserrer nos liens. N’oubliez pas que cela fait seulement cinquante ans que nous nous sommes débarrassés du joug colonial. Il faut du temps pour mettre les bases du développement. Mais nous sommes optimistes et notre volonté est que l’Afrique grandisse. »
« Nous n’attendons rien de la presse occidentale, pour agir dans le sens de construire l’Afrique (…) La presse occidentale donne une image négative de l’Afrique. »

Déjà le 31 décembre dernier, dans son « Message à la nation » , il dénonçait les puissances impérialistes et la campagne de désinformation dont la guinée équatoriale est victime : « ne soyez pas surpris car la guinée équatoriale est parmi les pays sélectionnés par les puissances en crise économique pour la déstabiliser. Le peuple jouit des grandes libertés politiques, économiques, sociales et culturelles, l'on observe un développement progressif de la démocratie (…) avec le développement des infrastructures économiques et sociales qui nous incite à continuer de travailler vers l'émergence de la Guinée équatoriale ».

TEODORO OBIANG NGUEMA A AUSSI UNE VISION REGIONALE AVEC LA « CEMAC »

La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale ou CEMAC est une organisation internationale regroupant plusieurs pays d'Afrique centrale, créée pour prendre le relais de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC). Le traité instituant la CEMAC a été signé le 16 mars 1994 à Ndjamena (Tchad) et est entré en vigueur en juin 1999. Son siège est à Bangui (République centrafricaine.) La CEMAC regroupe l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) et l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC). La CEMAC est composée de 6 États membres : Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Le président équato-guinéen a aussi une vision pour la CEMAC et la région :
« La politique d’intégration en zone de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale prône la libre circulation des personnes et des biens. Il faut cependant se garder de tomber dans le piège de la mauvaise interprétation de cette politique. Car nous devons contrôler le terrorisme, le trafic de drogue et d’armes, le grand banditisme… Toutes choses préjudiciables à une communauté qui aspire au développement. En revanche, nous encourageons la libre circulation des hommes d’affaires, des étudiants, des scientifiques, cadres de la fonction publique et autres. En ce qui concerne l’implication de la Cemac dans la résolution de la crise en République démocratique du Congo, la solution est, de notre avis, dans la médiation politique. Les Congolais doivent eux-mêmes résoudre leurs problèmes. Ce que nous souhaitons, c’est que la Rdc vive dans la paix. Il s’agit d’un grand pays. Mais les conflits freinent les efforts de développement. Peut-être faudra-t-il une conférence nationale pour la stabilité du pays... »

UN NOUVEAU DISCOURS EN AFRIQUE

La presse africaine ne s’y est pas trompée. C’est bien un discours nouveau en Afrique. Écoutons l’analyse de Frédéric BOUNGOU (Cameroon Voice) : « Pour lui, c’est bien simple : pour se développer, l’Afrique doit se départir du joug néo colonial, ses dirigeants doivent cesser d’être des pantins au service de l’Occident, et penser d’abord et avant tout au bien-être de leurs concitoyens. « Je n’ai aucun complexe vis-à-vis des dirigeants européens », soutient-il par exemple. L’Afrique, selon lui, dispose de potentialités énormes : ses ressources naturelles. Il lui faut donc seulement la volonté de ses dirigeants pour la faire décoller économiquement. Ci-dessous la quintessence de cette conférence de presse. Une profession de foi ? Une vraie leçon à ses pairs africains, surtout... »

VERS UN MODELE EQUATO-GUINEEN

Nous soulignons que la Guinée Equatoriale était un Etat en reconstruction, où un processus élaboré de développement de la vie démocratique de la République est en cours. Dans un livre très dur pour le Pays, Samuel Denantes Teulade (5) évoquait déjà en 2009 à propos de Malabo la possibilité d’ « un nouveau modèle de développement pour l'Afrique ».

Le président Teodoro Obiang Nguema, qui définit son pays comme "un état social et de droit" (décembre 2012), développe aujourd’hui incontestablement une vision pour son pays. Revenons à sa conférence de presse de ce 14 mai 2013.

* Il insiste sur la reconstruction des institutions de l’Etat :
« L’avènement du Sénat participe d’une vision d’ensemble. Nous travaillons à la réforme de nos textes et lois pour que les Equato-guinéens participent effectivement à la gestion de la chose publique, à la vie politique. C’est dans ce cadre que de façon méthodique, nous voulons créer une chambre des représentants, mettre sur pied le Conseil économique et social, une Cour des comptes...
Nous sommes dans un processus démocratique qui épouse les réalités de nos cultures, nos traditions, nos mentalités…Dans un processus électoral crédible, deux aspects fondamentaux sont importants pour mener à bien les opérations électorales. D'abord, les inscriptions sur les listes, le recensement des votants qui ont été bien conduits au point où un document de satisfaction a été signé entre les partis politiques de l’opposition et le gouvernement. Ensuite la question du matériel électoral, notamment les ressources financières. A ce titre, le gouvernement a remis des ressources financières appropriées aux partis politiques. Tous ces aspects sont réglés. Reste attendue, la participation des populations au vote proprement dit. »

* Il vise à « l’émergence de la Guinée équatoriale », selon les termes de Cameroon Voice :
« Le gouvernement de cette République travaille pour le bien-être des fils et filles de ce pays. J’en veux pour preuve, la construction des logements sociaux, la construction des routes, la création d’une Université nationale, la création des centres et autres structures éducatifs… Dans cette dynamique, la priorité est donnée à la main d’œuvre locale. Certes, nous n’allons pas faire avec ceux qui ne veulent pas travailler, mais je peux vous assurer qu’en Guinée, il n’existe pas un problème de l’emploi. Nous avons fait instaurer une loi qui veut que les entreprises implantées dans notre pays consacrent 75% du personnel recruté à la main d’œuvre nationale. En outre, ces entreprises doivent avoir leur siège social construit sur place parce que quand ces entreprises vont partir de la Guinée équatoriale, les bâtisses vont rester au profit des Equato-guinéens. Un programme économique destiné à l’horizon 2020 ambitionne de faire de la Guinée équatoriale un pays émergent, autosuffisant. Nous ne voulons plus compter sur la dépendance économique. »

* Il mise sur l’éducation, la formations des élites nationales :
« Pour parvenir à ce cap, cela passe par la formation. A l’horizon 2020, nous voulons que nos jeunes soient des universitaires. Nous voulons laisser une nation prospère à la postérité avec des jeunes dynamiques, bien formés. Il faut retenir que la Guinée équatoriale n’est pas encore un pays émergent. Mais nous aspirons à l’émergence qui ne viendra pas facilement ou si nous croisons les bras. Nous devons y travailler. C’est dans cette optique que nous travaillons pour développer tous les secteurs d’activité, de l’agriculture à l’éducation en passant par les infrastructures de base et de communication. »

* Enfin, il entend gérer les ressources naturelles et l’après-pétrole :
« Le programme économique qui ambitionne de faire de la Guinée équatoriale un pays émergent en 2020 prend en compte la nécessité de rechercher d’autres alternatives. C’est pour cela que nous mettons un accent particulier sur la formation des jeunes, des ressources humaines car il vaut mieux avoir un peuple éduqué, bien formé qu’une nation pourvue en ressources naturelles. Le progrès dépend des compétences nationales. Tous les plans de développement sont la résultante de la vision du peuple équato-guinéen. En 2020, on ne regardera plus le pétrole, mais un pays développé. »

Le temps semble venu, avec cette vision ambitieuse, et les moyens dont dispose le pays, « nouvel eldorado pétrolier », d’un modèle équato-guinéen pour l’Afrique …

Luc MICHEL

http://www.eode.org/eode-think-tank-analyse-géopolitique-panafricanisme-une-alternative-en-guinee-equatoriale/

https://www.facebook.com/notes/eode-think-tank/-eode-think-tank-analyse-geopolitique-panafricanisme-une-alternative-en-guinee-e/505496752838772

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