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La commission électorale indépendante continue les préparatifs du scrutin

Par S.-P. Ndouba, jde - 17/01/2011

Le document indiquant les différentes étapes du vote est disponible à la CEI!

 

Au-delà des nombreux défis individuels ou catégoriels que doivent relever les Centrafricains à l'occasion des prochaines élections générales, il y a celui qui interpelle l'ensemble de la communauté nationale, à savoir réussir, en temps et en argent, l'organisation d'un scrutin. Autrement dit, programmer et préparer des opérations de vote, en évaluer le coût et s'en tenir scrupuleusement à ce qui est prévu.

Or, force est de reconnaître qu'à une semaine du 23 janvier, date du scrutin, nombre de données liées au processus électoral demeurent confidentielles: le budget global, les listes électorales ou encore le nombre d'urnes estimé à 14 000 pour doter 4 573 bureaux de vote censés accueillir 1 842 160 électeurs recensés entre septembre et octobre 2010, sans qu'on sache combien de postes de recensement avaient été ouverts. Même la publication du rapport d’audit de la Commission électorale indépendante (CEI), dirigée par le pasteur Joseph Binguimalé et décriée pour une gestion «opaque», n’a pas été jugée prioritaire par le président François Bozizé.

 


© jde
Document de la CEI indiquant les différentes étapes du vote
Depuis la restauration du pluralisme politique en 1991, les Centrafricains ont pourtant organisé quatre scrutins, dont le premier a permis une alternance pacifique en octobre 1993, tandis que le dernier en date (2005) a valu à certains membres de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI), autour de «l’apôtre» Théodore Kapou, d'être sollicités pour mettre leur expertise au service de leurs homologues ivoiriens. Malheureusement, tout ce capital a fondu comme du beurre en raison des nombreuses controverses qui ont fréquemment grippé le processus électoral, provoquant des reports successifs, faisant du chronogramme et du budget de la CEI de véritables serpents de mer.

Une organisation impeccable peut redorer le blason de la RCA
Pour redorer le blason de la République Centrafricaine en matière électorale, il faudrait que chacun des acteurs nationaux, à savoir la CEI, le ministère de l’Administration du territoire, les agents électoraux ainsi que les électeurs, aient à cœur de sauver ce qui reste du processus, c’est-à-dire le scrutin du 23 janvier. Or, la CEI et les agents recenseurs ne sont toujours pas quittes quant aux arriérés d’indemnités, tandis que les candidats à la présidentielle, en dehors de François Bozizé, sont entrés en campagne à reculons, continuant de réclamer le report des élections. Tout cela n’est pas de nature à rassurer le peuple centrafricain surtout les couches les plus pauvres et les plus vulnérables, les divers partenaires et la communauté internationale qui ne sauraient tolérer des tergiversations politiciennes tendant à saboter le processus électoral, et, ce faisant, à retarder le développement socio-économique de la patrie de
Barthélemy Boganda.

 

 
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