SOCIéTé  |    

Centrafrique: 22 morts dans des combats à Grimari au nord de Bangui

Par journaldebangui.com et agences - 17/04/2014

Des versions contradictoires circulent sur l'origine et le résultat des affrontements

 

Au moins 22 personnes, principalement des civils, ont péri dans des affrontements entre rebelles musulmans de la Séléka et milices chrétiennes "anti-balaka" lundi à Grimari, 300 km au nord-est de Bangui, la capitale centrafricaine, rapporte mercredi la Croix-Rouge locale. "Il y a 22 morts, dont quatre femmes victimes de balles perdues", a déclaré Michel Sefionam, du centre médical de Grimari et membre de la Croix-Rouge, par téléphone à Reuters. "Cinq Séléka et deux 'anti-balaka' ont été tués. La plupart des autres sont des civils", a-t-il dit. Les violences entre chrétiens et musulmans perdurent en Centrafrique malgré le déploiement de 2.000 soldats français et plus de 5.000 soldats de la mission africaine de maintien de la paix.

 


© autre médias
enlèvement des corps par la Croix Rouge
Des versions contradictoires circulent sur l'origine et le résultat des affrontements de Grimari. D'après Michel Sefionam, la majeure partie des habitants de la petite ville ont fui dans la brousse ou trouvé refuge dans la mission catholique et il ne reste dans les rues que quelques soldats français et une poignée de combattants de la Séléka. Selon une porte-parole du bureau africain du HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), Wendy Rappeport, les forces "anti-balaka" auraient pris la ville aux Séléka.

Un officier de la Séléka dans la région, le capitaine Ahmat Nidjab Ibrahim, affirme que ses forces ont tué 95 combattants ennemis et perdu un homme dans les combats depuis le 11 avril. Il a déclaré que les miliciens chrétiens avaient attaqué les positions de la Séléka dans la ville alors qu'approchaient les troupes françaises. A Paris, un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que le contingent français avait signalé une aggravation des tensions à Grimari mais n'a pu confirmer le bilan. "Nous nous efforçons de contenir la violence", a-t-il dit.

Les exactions commises par la Séléka pendant ses neuf mois au pouvoir à Bangui, entre mars 2013 et janvier 2014, ont déclenché des vagues de représailles chrétiennes contre les musulmans. Alors que la faiblesse du nouveau gouvernement transitoire l'empêche de prévenir la partition de fait du pays entre un Sud chrétien et un Nord musulman, des Centrafricains regrettent que les forces étrangères ne parviennent pas à ramener l'ordre. "Nous nous demandons ce que les Français sont vraiment venus faire ici et pourquoi ils ne sont pas intervenus", explique Michel Sefionam.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués