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RCA: en attendant les casques bleus, la mission de l'UE débute à Bangui

Par journaldebangui.com et autres médias - 10/04/2014

Alors que le départ des Tchadiens est amorcé, les éléments de la mission européenne en Centrafrique, ont commencé à patrouiller dans la capitale centrafricaine

 

Selon le chargé de communication de la force, le colonel François Guillermet, "55 gendarmes sont arrivés" et ont effectué "leurs premières sorties" dans la capitale centrafricaine. Ces éléments mobiles français, sont destinés à faire partie de la mission européenne en Centrafrique (Eufor), et sont encadrés par des soldats français de l'opération Sangaris. En attendant le déploiement officiel d'Eufor, ils ont commencé à patrouiller dans certains quartiers sensibles, comme le PK5, une des dernières enclaves musulmanes de Bangui dont les habitants sont assiégés par les anti-balaka, des milices armées à dominante chrétienne. Vêtus d'uniformes bleu marine distincts des treillis militaires de l'armée française, les gendarmes étaient armés de fusils automatiques et circulaient à bord de véhicules 4X4 blancs.

 


© AFP
Rassemblement pour patrouille mixte dans Bangui
L'opération militaire européenne en Centrafrique, dont le lancement a été annoncé le 1er avril, sera pleinement opérationnelle fin mai avec 800 hommes, selon le général français Philippe Pontiès, qui dirige la mission. Elle sera notamment chargée de sécuriser l'aéroport et certains quartiers de Bangui, où les tueries de masse ont cessé depuis le début de l'intervention française en décembre, même si les explosions de violence restent courantes.

12 000 Casques bleus
Parallèlement, le Conseil de sécurité de l'ONU devrait adopter ce jeudi une résolution autorisant le déploiement en septembre d'environ 12 000 Casques bleus pour rétablir l'ordre dans le pays. Le texte prévoit l'envoi de 10 000 soldats et 1 800 policiers censés assurer la relève des 6 000 militaires africains de la Misca, la force de l'Union africaine (UA) oeuvrant en Centrafrique au côté des 2 000 militaires français. Le déploiement effectif de ces Casques bleus est fixé au 15 septembre.

Selon Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, le temps presse. Vingt après le génocide du Rwanda, il avait appelé samedi, au cours d'une visite à Bangui, la communauté internationale à se mobiliser pour empêcher la réédition d'un drame similaire en Centrafrique, livrée à "une épuration ethnico-religieuse". Les exactions, pillages et meurtres n'ont pas cessé, surtout en province, et visent principalement la minorité musulmane, malgré le déploiement progressif des forces internationales dans l'ouest et l'est du pays.

Attaques répétées des anti-balakas
Largement affaiblis par l'intervention de l'armée française, une grande partie des ex-rebelles Séléka, mouvement majoritairement musulman au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014, se sont depuis repliés dans les provinces du nord et de l'est de la Centrafrique, dont beaucoup sont originaires. Quant aux milices armées "anti-balaka", au départ, formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les Séléka sur la population centrafricaine (composée à 80% de chrétiens), elles mènent des attaques répétées contre les anciens rebelles et les civils musulmans, qui fuient le pays en masse. Selon l'ONU, la proportion des musulmans a chuté de 15% à 2% de la population totale de la Centrafrique depuis le début du conflit, il y a un an.

 

 
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4 COMMENTAIRES

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Le retrait des troupes Tchadiennes de la Misca est une bonne chose si elles ont été raccompagnées à la Frontière RCA/ Tchad par d'autres forces neutres....

Par sorokaté

10/04/2014 19:42

Elles sont là à Bossangoa pourquoi?, c'est pour que les autres mercenaires coincés puissent les regagner. Peu être fournir d'avantage de matériels aux seleka.

Ces Troupes Tchadiennes ne partiront pas toutes du territoire Centrafricain, elles vont y rester pour piller, voler, tuer, créer d'avantage de l'insécurité en RCA. d'ailleurs beaucoup se sont convertis en éleveurs de bétails armés. seules nos FACA qui peuvent les mettre hors d'états de nuire. Mais malheureusement.

s'il existe des partis politiques en RCA ils auraient dû s'unir en coalition pour demander au conseil de sécurité de l'ONU de laver son embargo injuste sur notre armée nationale a fin que notre état reprenne le contrôle de notre souveraineté territoriale, or pratiquement rien du tout. les hommes politiques sont tous muets.

Tout le long de notre frontière avec le Tchad est envahi par les hommes en armes d'origines Tchadienne.
Aucune sanction n'est prise contre le pouvoir Tchadien. Alors à quoi sert l'ONU, à quoi sert le droit International?
Simple papotage. c'est de la démagogie.

Sorokaté Alias Domzan-Bene.

vos faca?

Par moussa mbororo

10/04/2014 20:03

Je pensais que vous comptez plutôt sur les anti-balakas que les faca si les deux ne designent pas la même chose. Vos faca n'ont jamais combattus. Ils prennent la poudre d'escampette à chaque face à face. Votre seule spécialité c'est de lancer des grenades sur les convois des civiles, ou s' en prendre à des individus isolés pour les dépecer et les consommer.

@journaldebangui.com, Un peu de sincérité svp!

Par Zi Ngoussou

14/04/2014 11:09

"Largement affaiblis par l'intervention de l'armée française, une grande partie des ex-rebelles Séléka, mouvement majoritairement musulman au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014, se sont depuis repliés dans les provinces du nord et de l'est de la Centrafrique, dont beaucoup sont originaires."

Affirmer l'efficacité des Sangaris avec ses 2 morts, s'apparente à une opération de communication d'ailleurs de très mauvais goût, qui ne grandit guère ce journal, et jette un temps de pose sur l'orientation de la ligne éditoriale. Ne pas déployer nos antennes devant la gravité de ce choix d'information très controversée, ce serait non seulement irresponsable de la part de ns ls internautes qui ont choisi ce plateau pour exprimer nos douleurs, mais aussi nous rendrais complice de ts ces "hommes de l'ombre" qui tirent ls ficelles du drame Centrafricain et Africain, en direction ds intérêts et ds retombés économiques dont ns avions tjrs été excluent, au nom ds idéologies qui n'ont jamais été ls nôtres, même si ls terres en question st à apparemment "ti a Kotara ti yi"!

Ce st les Kolingandja qui ont affaibli ls Seleka, personne d'autres! Déplacer cette vérité au profit de cette armée Française où ls agissements sont jusqu'aujourd'hui très floues, relève autant d'une mauvaise foi que d'une infidélité à l'éthique journalistique qui là, semble franchement buissonnière!

Zi Ngoussou

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