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RCA: les troupes tchadiennes se retirent, mais doivent rendre des comptes

Par autre médias - 07/04/2014

Selon Amnesty International, cette décision du Tchad ne doit pas occulter l’impunité pour les violations des droits humains commises en Centrafrique

 

L’annonce surprise faite le 3 avril par le ministre tchadien des Affaires étrangères, qui a indiqué que le Tchad allait retirer progressivement ses troupes de maintien de la paix de la République centrafricaine voisine, ne doit pas se traduire par l’impunité pour les violations des droits humains commises en Centrafrique, a déclaré Amnesty International. «Ce retrait ne doit pas ouvrir la voie à l’impunité pour les soldats de la paix tchadiens soupçonnés d’être responsables de violations des droits humains en République centrafricaine, violations qui ont fait des dizaines de victimes parmi la population civile pas plus tard que le week-end dernier», a déclaré Christian Mukosa, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International. «Ces troupes vont laisser un vide derrière elles ; il est d’autant plus urgent que la communauté internationale s’engouffre dans la brèche et aide les forces françaises et africaines sur le terrain à remplir leur mandat, à savoir protéger les civils. Le déploiement de la force européenne EUFOR-RCA lancée cette semaine doit être le point de départ d’un effort solide, pour éviter qu’une situation déjà très critique ne dégénère encore davantage.»

 

Quelque 850 soldats tchadiens sont actuellement déployés en République centrafricaine dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Depuis fin mars, le conflit s’est encore dégradé, et on a observé les premiers échanges de tirs entre les troupes de la MISCA et les milices anti-balaka dans la capitale Bangui et dans d’autres secteurs du pays. Amnesty International fait écho aux appels du gouvernement de transition de la République centrafricaine, qui demande que les Nations unies et l’Union africaine ouvrent des investigations indépendantes et impartiales sur le rôle présumé des soldats de la paix de la MISCA dans deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars 2014, au cours desquels des dizaines de civils ont péri. Le 29 mars, les troupes tchadiennes auraient ouvert le feu sur une foule de civils.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Sauvagerie et impunité ! "Les faits sont têtus"!

Par Sera

08/04/2014 01:00

Le Rwanda commémore ce jour le 20ème anniversaire d'un holocauste qu'on croyait rayé des actes humains après les boucheries des diables hitlériens de la deuxième guerre mondiale! Il aura fallu près d'un million de vies humaines enlevées par l'expression d'une haine abjecte et d'une bestialité indescriptible, une cinquantaine d'années plus tard, à la barbe des troupes d'une "une puissance en stationnement" accusée de participation passive et de non assistance à cible civile en danger. Le Président rwandais a, pour mieux se faire comprendre, utilisé une langue qu'il déteste pour dire au monde "les faits sont têtus"!
Si Cathérine MBALLA alias MBANA et sa horde d'amis savaient lire dans la boule de cristal, ils comprendraient cette petite phrase comme un avertissement de l'histoire!
Oui! Ici comme ailleurs les tueries massives des chrétiens orchestrées sur plusieurs mois par les sauvages et primitifs de la SELEKA menés par l'enturbanné Djotodia, ne sont rien d'autre qu'une forme de génocide que les nano-politiciens de Bangui par bas calculs ont refusé catégoriquement de reconnaître. Résultat, ce drame a été vidé de sa substance et n'a pas été convenablement traité. Cette lâcheté a fait le lit d'un tel traumatisme collectif que le mouvement insurrectionnel anti-balaka s'est transformé en une autre machine à tuer. Là encore, le traitement médiatique délibérément partisan et outrancier a confondu causes et effets, et un autre lit a été creusé, les barbares et arrières zaghawas ont fait la démonstration de leurs aptitudes à massacrer en arrosant une foule d'innocents, dans un marché et sur tout leur parcours du PK 22 au KM5! Exactement comme ils l'ont fait de Birao à Berbérati en passant par Bangui. Tout comme ils l'ont fait de Bangui à Paoua en passant par Bossangoa. Et encore tout comme ils l'ont fait lors de leur retrait organisé par les troupes de la "paix" menées par cette puissante armée dont l'attitude dans chaque conflit en Afrique prête à équivoque. Exactement comme en sont convaincues les victimes du génocide au Rwanda.
Si l'histoire devait enseigner, ceux là qui sont prompts à confondre les causes qui mettent à nue leurs parts de responsabilités dans les chaos avec les conséquences, devraient enfin comprendre que les "faits sont invariablement et en tout lieu têtus"! Cela a valu pour l'holocauste des juifs, cela a valu pour le génocide au Rwanda, cela vaut aujourd'hui pour le génocide en Centrafrique, et l'humanité continuera à subir la loi de la sauvagerie et de l'impunité!
Catherine "Mbana" et ses amis et autres protecteurs ont intérêt à méditer cette petite phrase de Kagamé qui sonne comme un avertissement des faibles du moment qui deviendront inévitablement, tôt ou tard, les Goliath de demain. La cécité des acteurs centrafricains de la politique, actuellement à l'œuvre, les conduira tout droit dans le gouffre.

Deby doit etre poursuivit

Par nathan

09/04/2014 18:45

l'auteur moral de tous ces tueries c'est deby charge de mission de Mr Hollande,,on ne peut pas poursuivre Bozize sans Hollande,deby et djotodja c'est de l'injustice ou pour museler boz pour prendre le petrole et le ciment,en afrique une femme injuste est haillit de tous, attention Catherine

C'est cela il ne faut pas laisser ces massacres restés impunis. C'est quand même des Humains qui sont tués bon sang!!!

Par sorokaté

12/04/2014 14:55

La France s'y oppose toujours à ce que la justice soit rendue pour ces faits immoraux.
L'ONU ne semble pas connaitre ces faits.

personne ne parle de cela , on nous demande d'aller à la réconciliation. Comme preuve voici ce que veut la France par biais de son ministre de défenses tout est décidé pour le peuple centrafricain par la France.. Lisez ce qui suit:

Mali, Centrafrique : Le Drian veut faire accélérer la réconciliation

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ARCHIVES. Jean-Yves Le Drian, resté ministre de la Défense dans le gouvernement Valls, souhaite que la réconciliation nationale s'accélère au Mali, mais aussi en centrafrique. ARCHIVES. Jean-Yves Le Drian, resté ministre de la Défense dans le gouvernement Valls, souhaite que la réconciliation nationale s'accélère au Mali, mais aussi en centrafrique. | LP/Philippe de Poulpiquet
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1/2 7 réactionsRéagirAgrandir le texte Diminuer le texte Imprimer l'article Tout leParisien.fr sur votre mobile Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, considère que le processus de réconciliation nationale n'est pas assez rapide au Mali, où la France est engagée militairement depuis quinze mois pour combattre des groupes jihadistes.

S'exprimant dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique paru ce dimanche, le ministre de la Défense insiste : «Je le dis très clairement.
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Centrafrique : déploiement des premières troupes de la mission européenne à Bangui Centrafrique : déploiement des premières troupes de la mission européenne à Bangui RCA: le Conseil de sécurité autorise le déploiement de 12.000 Casques bleus RCA: le Conseil de sécurité autorise le déploiement de 12.000 Casques bleus Je pense que l'heure est venue (...) le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l'intégrité du Mali, la paix et le développement».

Le ministre avoir fait part de son opinion au chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en janvier dernier.

Jean-Yves Le Drian réfute le terme de Françafrique

Dans la même interview, le ministre appelle également à une accélération du dialogue politique en Centrafrique, où la France est également engagée dans une opération de maintien de la paix.

Il récuse le terme de «Françafrique militaire», affirmant qu'«appliquer les résolutions des Nations unies et faire respecter le droit international, cela n'a rien à voir avec la Françafrique».

En janvier 2013, la France était intervenue dans le cadre de l'opération Serval pour venir en aide au Mali, ravagé par des combats entre l'armée malienne et rebelles islamistes.

Démission du nouveau gouvernement malien
Comme une réponse à l'appel de Le Drian. Ce dimanche, alors que paraissait l'interview du ministre français de la Défense, le gouvernement malien a remis sa démission. «Le président de la République (...) a mis fin aux fonctions de Oumar Tatam Ly, Premier ministre, sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement de la République», précise un communiqué officiel lu à la télévision nationale. Le président Ibrahim Boubacar Keïta «a nommé Moussa Mara, actuel ministre de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, comme Premier ministre». Le communiqué ne précise pas les raisons de la démission du gouvernement, sept mois seulement après la nomination de M. Ly comme Premier ministre en septembre 2013, au lendemain de l'investiture du président Keïta. Le Premier ministre invoque toutefois des divergences avec le chef de l'Etat.

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