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Bangui: Ban Ki-moon affiche la détermination de l'ONU

Par avec AFP - 05/04/2014

C’est la présidente centrafricaine Mme Catherine Samba-Panza qui a accueilli le secrétaire général de L'ONU Ban Ki-moon à l'aéroport de Bangui lors de son transit en terre centrafricaine

 

En route pour la commémoration du 20ème anniversaire du génocide rwandais, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fait une escale de quelques heures dans la capitale centrafricaine. Il a été accueilli à sa descente d’avion par la présidente de la République, Mme Cathérine Samba-Panza. Il a ensuite prononcé des mots à la tribune de l’assemblée nationale centrafricaine où siège le Conseil national de Transition devant lequel, il a appelé les Centrafricains et la communauté internationale à se mobiliser pour empêcher un nouveau génocide en Afrique, 20 ans après le Rwanda, dans ce pays livré à «une épuration ethnico-religieuse». «D'ici je vais directement à Kigali pour commémorer (lundi) le 20e anniversaire du génocide rwandais», a lancé M. Ban dans son discours devant les membres du CNT. Durant sa visite le SG en a profité pour réclamer le déploiement avant la fin 2014 d'une opération de maintien de la paix de l'ONU en Centrafrique. «[i C'est votre responsabilité à tous - en tant que leaders - d'assurer que nous n'aurons jamais à commémorer un tel anniversaire en Centrafrique. Ne répétez pas les erreurs du passé, n'oubliez pas d'en tirer les leçons», a-t-il avancé. «Une épuration ethnico-religieuse est une réalité» en Centrafrique, a souligné le secrétaire général, qui s'est également entretenu avec la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

 


© afp
La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza (c) accueille le secrétaire général de L'ONU Ban Ki-moon à l'aéroport de Bangui
«J'ai entendu leurs histoires effroyables»
Avant de s'exprimer au CNT, M. Ban - protégé par un dispositif de sécurité impressionnant déployé par les forces internationales, dont un hélicoptère de combat français survolant en permanence le cortège - s'est rendu aux abords du camp de déplacés de l'aéroport où s'entassent des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants dans des conditions sanitaires déplorables. «J'ai entendu leurs histoires effroyables», a-t-il dit. «De nombreux membres de la minorité musulmane ont fui. Musulmans et chrétiens sont exposés à un danger mortel du simple fait de leur appartenance à une communauté ou de leur croyance», a-t-il dit, rappelant que «des crimes atroces sont commis ici». Ensuite, dans le quartier du PK-5, où des musulmans sont encerclés depuis des semaines par des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et des bandes de pillards, il s'est entretenu avec l'imam de la grande mosquée du quartier. «Je suis très triste de ce que j'ai vu», a-t-il commenté. «Je suis ici pour montrer la solidarité» de la communauté internationale, a-t-il dit à ses interlocuteurs: «Comme vous le savez, j'ai demandé au Conseil de sécurité d'établir une opération de maintien de la paix. J'espère que le Conseil prendra une décision dans quelques jours». Appuyé par la France, le secrétaire général plaide pour le déploiement avant fin 2014 d'une opération de l'ONU forte de 12.000 hommes.

 


© afp
Cette opération devrait prendre le relais des Français de Sangaris, de la Misca - dont le Tchad a annoncé jeudi son retrait, sur fond de polémique avec l'ONU sur le rôle de son contingent notamment - et de la force européenne attendue prochainement à Bangui. En Centrafrique, «la sécurité de l'État a cédé la place à un état d'anarchie», a rappelé M. Ban, en félicitant la Misca et la force Sangaris «[i dont l'action rapide a pu empêcher à ce jour le pire». Mais «leurs moyens sont insuffisants et elles sont submergées par l'ampleur même des besoins», a relevé le secrétaire général de l'ONU.

«[bi Des décennies de corruption »]
Début mars, le secrétaire général a exposé au Conseil de sécurité son projet d'opération qui comprend un ambitieux volet civil destiné à rétablir un minimum d'Etat et d'administration dans un pays livré au chaos, notamment dans la perspective d'élections générales prévues au plus tard en principe en févier 2015. Car, «des décennies durant, la structure de l'État a été éviscérée par le gaspillage, la corruption et l'indifférence de la communauté internationale», s'est indigné M. Ban. Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest de la Centrafrique, pourchassent depuis la population musulmane, contrainte à l'exode de régions entières.
 
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25 COMMENTAIRES

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victmes

Par victime

05/04/2014 23:01

Vous viendrez célébrer le genocide des musulmans centrafricains qui se passe actuellement. Comme au rwanda, il n y a qu'à regarder ou lire les messages de haine que beaucoup vehiculent y compris sur ce site. Comme domzan, famoundjou etc.

Où qaund les bourreaux se prennent pour les victimes?

Par Nomzamo

06/04/2014 00:27

Souvenez -vous de l'arrivée des barbares sélékas qui ont déferlé sur la RCA. Les sélékas ont fait 255 000 victimes en RCA à majorité des Bantous.


Déclaration historique sur la guerre du pétrole en Centrafrique

La Mouvance ZO KWE ZO, fière, sur le plan interne, de la pensée, de l’action et des acquis démocratiques des présidents BOGANDA, GOUMBA et PATASSE, tous des anticolonialistes, des anti-néocolonialistes, des hommes de gauche ;

Edifiée, sur le plan panafricain, par la pensée, l’action et les victoires des illustres patriotes anticolonialistes qui suivent, encrés eux aussi à gauche, à savoir Ahmed SEKOU TOURE, Ahmed BEN BELLA, Houari BOUMEDIENE, Patrice LUMUMBA, Kwamé N’KRUMAH, Abdel Gamal NASSER, Marien NGOUABI, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, Mouammar Al KADHAFI, Albert LUTHULI, Agostino NETO, Samora MACHEL, Félix MOUMIE et Nelson MANDELA, a l’honneur de déclarer ce qui suit :

Le 26 décembre 2012, le Bureau politique de la Mouvance PATASSE, devenue MOUVANCE ZO KWE ZO (Voir Déclaration au Ministère de l’Administration du Territoire le 15 mai 2013) a été le premier à oser dénoncer, sur les ondes de radios privées, puis de la Radio nationale, le 28 décembre 2012, l’avancée des mercenaires de la SELEKA sur Bangui, alors même qu’elle est dans l’opposition.

Le 17 janvier 2013, lors de la réunion-débat radiotélévisée organisée au palais présidentiel par le président BOZIZE avec les Leaders politiques de notre pays, après les Accords de Libreville, la Mouvance ZO KWE ZO, par la voix de son Leader, avait en outre rappelé que ni Barthélemy BOGANDA, ni Abel GOUMBA, ni Ange-Félix PATASSE, n’ont jamais eu recours à la force des armes durant leur lutte politique et avait violemment et légitimement condamné le fait que le FARE-2011 soit le cerveau politique de la SELEKA, composée de mercenaires tchadiens et soudanais à quatre vingt quinze pour cent (95%). Bien entendu, ces mercenaires ont été recrutés, formés et jetés sur la RCA par le Gouvernement français qui a cru devoir utiliser le Tchad comme couverture.

Etant donné que les autorités du régime d’alors, considérant que la Mouvance se réclame de l’opposition, n’ont jamais pris en compte nos cris d’alarme relatifs aux faiblesses de notre système de défense et de sécurité, comptant, naïvement, sur les Accords de défense du 13 août 1960 signés avec la France à Brazzaville, ont ainsi exposé notre pays à une traumatisante invasion à partir du 12 décembre 2012, depuis la ville de Ndélé, dans le Nord, avant d’assister, impuissantes, le 24 mars 2013, à la prise de la capitale Bangui par la nébuleuse SELEKA, sous le regard complice de l’armée française. Celle-ci, depuis sa base de l’aéroport Bangui-M’poko, a en effet aidé la SELEKA, grâce aux images des combats transmises par ses drones et ses satellites, à poignarder dans le dos les FACA et les troupes amies d’Afrique du sud auxquelles avait fait appel le régime du général François Bozizé.

Plus d’un an après le début de cette agression française, le bilan est là, lourd, indéniable :

1) Plus de deux cent cinquante cinq mille (255 000) morts, chiffre que le Gouvernement français connaît mais qu’il tient à taire, à cacher, à nier, le cas échéant ;

2) Uniquement des Noirs, des Africains, essentiellement des Centrafricains de souche (90%), en général des paysans et les couches les plus déshéritées des centres urbains, ainsi que des Centrafricains d’origine tchadienne et des Tchadiens (7%) et des musulmans étrangers (3%) ;

3) Et seulement deux (2) Français : depuis lors, les Leaders du FARE-2011, qui ont été manipulés par Paris et qui ont accepté de servir de couverture politique à cette opération d’invasion de notre pays, principalement Martin ZIGUELE, Nicolas TIANGAYE, Louis-Pierre GAMBA, Crépin MBOLI-GOUMBA, et Christophe BREMAÏDOU ont tous été surpris de constater que même leur localité d’origine n’ont pas été épargnées, à savoir BOCARANGA, BOUCA, BANGASSOU, RAFAÏ et BAMBARI;

4) Ces agents de l’étranger, traîtres à leur patrie, ont donc pris conscience qu’ils se sont fait avoir, car la mission de ces mercenaires n’était pas de renverser le régime BOZIZE pour les installer au pouvoir afin d’asseoir, prétendument, la démocratie, mais il s’agissait d’envahir notre pays, de détruire notre appareil d’Etat embryonnaire et d’anéantir définitivement les Forces Armées Centrafricaines (FACA), l’objectif étant de créer les conditions nécessaires pour bloquer l’exploitation de notre pétrole de Birao par la Chine ainsi que le démarrage de notre cimenterie construite par l’Inde ;

5) La révision de notre Constitution pour instaurer : a) un régime parlementaire classique, régime qui fait le bonheur de tous les pays d’Europe, sauf la France ; b) pour instituer le BIPARTISME, avec un PARTI SOCIO-DEMOCRATE et un PARTI SOCIALISTE ; c) enfin, pour créer un Sénat ;

6) La réorganisation de la RCA en quinze (15) Régions dirigées par des Gouverneurs nommés par Décret et dotées, chacune, d’une Assemblée régionale de quarante cinq (45) membres ;

7) La réduction du nombre des Ministères à quinze (15) afin de les doter de vrais Cabinets, avec Directeur de Cabinet, chef de Cabinet, Conseillers et Chargés de mission (tous BAC+5), d’une part et, d’autre part, de doter chaque Ministère d’une Direction régionale dans chaque Région.

Les Etats amis de la RCA devraient en plus noter qu’en 2012, alors que les recettes budgétaires du Congo Brazzaville, deux fois moins peuplé que la RCA, étaient de 3500 milliards de F CFA, grâce à son pétrole, celles de la RCA n’étaient que de 267 milliards. Avec l’agression de la France, ces recettes budgétaires de la RCA sont tombées à moins de 86 milliards de F CFA, selon le Collectif budgétaire voté par le CNT (parlement de Transition) le 16 novembre 2013, à la demande du Ministre des Finances, soit une chute de 70%. C’est dire que notre PIB, de l’ordre de 1,5 milliard de dollars, contre 24,0 milliards de dollars pour le Cameroun, a dû également chuter de 70%, tombant à 0,4 milliards de dollars, ramenant ainsi, subséquemment, le PIB par habitant de 300 dollars à 80 dollars.

Aussi, est-il évident que la RCA a un grand besoin d’au moins vingt cinq (25) milliards de dollars d’investissements directs l’an, sur vingt (20) ans, dans tous les secteurs, conformément à la stratégie dite d’attaque frontale, pour pouvoir obtenir un taux de croissance de 20% l’an, comme en Guinée équatoriale, en Angola ou au Bhoutan, afin de se sortir de la pauvreté avec un PIB par habitant de plus de 5 000 dollars.

Ainsi, seule l’exploitation de notre pétrole et de nos gisements de diamants kimberlitiques de Bangassou, incontestablement, peut nous procurer les énormes ressources ci-dessus indiquées : c’est dire que si la France ne veut pas que ces matières premières soient exploitées, maintenant, elle n’a pas à nous faire la guerre, elle doit négocier et investir, en conséquence, ces vingt cinq (25) milliards de dollars l’an dans notre pays. Mais si elle préfère la guerre, Dieu, l’Afrique et l’avenir apprécieront.

Enfin, la Mouvance ZO KWE ZO, au nom du peuple centrafricain tout entier, soutient officiellement et fermement la position de l’Union africaine qui s’oppose à l’envoi hypocrite de casques bleus en Centrafrique, car il ne s’agit là que de complices de l’armée d’occupation française.

Telles sont les exigences légitimes et avérées des populations tant meurtries de notre cher pays que la MOUVANCE ZOKWE ZO a cru devoir agréger, publier et défendre par la présente./.

FAIT A BANGUI, LE 01 Mars 2014

POUR LE BUREAU POLITIQUE, SON PREMIER SECRÉTAIRE
Moammar BENGUE-BOSSIN
Politologue
Ancien candidat à l’élection présidentielle de Transition de janvier 2014
Ancien Conseiller politique du président Ange-Félix PATASSE
Ancien Conseiller politique et diplomatique du Vice-président de la République, le professeur Abel GOUMBA

Téléphone : (236) 77 49 48 92 :75 05 47 20
Lundi 3 Mars 2014 - 19:53
bêafrika Sango

pas d,accord

Par mitch

06/04/2014 09:28

Mr Nomzamo,selon vos dires la France serait responsable de ce qui se passe en RCA ? voila a chaque fois le meme discours. N,oubliez pas quand meme que sans l,intervention Francaise, certes un peu tardive a mon gout,mais qui c,est déroulée quand meme a permit a beaucoup de personnes d,ètre sauvée.Maintenant je tiens a revenir sur le sujet de la pauvreté de la RCA,très riche par son sous sol,exploiter par de grandes entreprises multinationales mais surtout par les politicards eux mèmes nommés par le gouvernement Centrafricain. Ces gens avide de pouvoir qui ne pensent qu,a s,enrichir en placant leur frères,leurs sœurs,leur cousins a des postes stratégique financier.Tant que ce pays vivra dans la corruption ; aucune avancée n,est possible,tout se fait au détriment de la population.Aller consulter un peu les comptes bancaires de Mr feu Patassé et de Mr Bozizé et parler en avec cette population de Centrafrique qui souffre depuis des années de voir leurs dirigeants s,en mettre plein les poches et se barrer sous d,autres cieux. Tout sa au détriment de leur propre peuple! Le pouvoir rend fou, a qui le tour maintenant? Tel est la question; car il y aura d,autres postulants pour manger le gateau malheureusement. Il y a quelqu;un qui disait: "l,ennemi de l,Africain c,est l,Africain lui même" a méditer!

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