DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

Centrafrique: débat en cours sur le Réarmement des FACA

Par Cercle de Réflexion wa A za - 02/04/2014

La communauté internationale ne peut pas entériner la demande de réarmement des FACA sans un plan du gouvernement sur la forme et le rôle des futures forces de défense et de sécurité

 

Vous avez dit que le monde ou la communauté Internationale refuse de réarmer les FACA ? Il y a un débat en cours sur le Réarmement des FACA, démarche qui aurait été refusée par la Communauté Internationale.

Chers compatriotes, la communauté internationale ne peut pas entériner la demande de réarmement des FACA sans un plan du gouvernement sur la forme et le rôle des futures forces de défense et de sécurité. Pour le cercle de Réflexion wa A za, la solution est simple : il faut un Cahier des charges ou une feuille de route militaire claire formulé par un groupe de spécialistes ou par une commission composée d’experts civils et militaires.

 

Ce document devrait:

-Définir les différents organes composant les forces de défense et de sécurité charger d’organiser la sécurisation de la population, des institutions et du territoire.
-Définir le programme de formation accélérée de ces structures de défense et de sécurité ainsi que des structures chargées d’assurer leur formations
- Définir puis fixer les échéances de formation et de mi en activité
- Présenter ce cahier de charge ou cette feuille de route aux partenaires de la communauté Internationale

En effet, depuis l’anarchie et barbarie introduite en RCA par la rébellion Seleka, le leitmotiv de tous les Centrafricains consiste en trois points comme attente à tous gouvernements de transition:
1- Ramener la Sécurité
2- Remettre l’administration en place de toute l’étendue du territoire
3-Organiser les échéances électorales en commençant par les élections municipales


Le Cercle de Réflexion wa A za estime que pour ce qui concerne le premier point, on ne peut pas vouloir ramener la sécurité sans impliquer l’armée Centrafricaine tout au moins toutes les forces de défense et de sécurité, c'est-à-dire Police, Gendarmerie pour assurer l’ordre public et l’armée nationale pour communément appelé FACA pour assurer la protection du territoire. Les prises de positions de la Présidente de la transition ainsi que les déclarations sur le réarmement des FACA défraient la chronique en ce moment.

Le cercle de réflexion wa A za prend position sur le sujet fort de son manifeste rendu public le 19 septembre 2013. Dans ce document, wa A za prônait la restructuration en urgence des FACA pour en faire des forces de Défense et Sécurité. Il était question que le gouvernement de Transition établisse un canevas sur le type et la forme de l’armée nationale ainsi que le rôle de celle-ci

Mis à part les déclarations d’intention, il faut que les autorités Centrafricaines prennent conscience qu’il n’est simplement question de réunir les FACA anciennement sécurité présidentielle de X ou Y et leur distribuer des armes et immédiatement en faire des garants de la sécurité du territoire. Il faut les former ou les recycler sous tous les points.

Solution 1: la situation politico-militaire de la RCA ne s’est pas améliorée malgré 10 missions des nations unies en 20 ans. wa A za note par ailleurs que la République Centrafricaine est à sa dixième mission soutenue par les Nations Unies pour restaurer la paix depuis la MISSAB, la MINURCA, Le BONUCA, la FOMUC, La MICOPAX, La BINUCA, La MINURCAT et enfin La MISCA. Les Centrafricains n’ont été impliqués dans aucune de ces missions. Aujourd’hui, les Centrafricains doivent être impliqués.

Solution 2: au vu de l’expérience qu’il y a eu lors de la tentative de recrutement de 2012, Il est possible de recruter environ 20.000 jeunes Centrafricains aujourd’hui pour compléter l’effectif des FACA. Ceux qui ont répondu à l’appel pour revenir en caserne il y a quelques semaines sont en attente pour soutenir l’action militaire de SANGARIS et de la MISCA à moindre frais. Le TOUT premier programme de la Transition aura dû être la mise en place de cette structure d’experts avec le cadre politique et fonctionnel définis ensemble avec le commandement de Sangaris et Misca.

Solution 3: La réintégrer les FACA a été entérinée et les FACA sont casernés depuis. Le programme de formation et recyclage peut servir au gouvernement pour négocier la levée de l’embargo auquel fait allusion les représentants de la communauté internationale. Le travail de la commission des experts devra être rapidement présenté aux nations unies pour faciliter le réarmement des FACA après recyclage par la Misca ou Sangaris

Si les Centrafricains peuvent dans la globalité tenir ce langage, et surtout si les Technocrates expriment cela aussi clairement avec un plan politique à l’appui, personne aux Nations Unies ne refusera de nous aider

En revanche, on trouvera des prétextes pour nous aider si nos Technocrates sont incapables de formuler des plans d’Action chiffrés dans le temps avec un but précis : pourquoi réarmer les FACA ? Pour en faire une énième sécurité présidentielle ? Pour protéger la patrie ?

Par ailleurs, la Direction générale des Affaires politiques et de sécurité du Ministère des Affaires étrangères français a une Direction de la Coopération de sécurité et de Défense au sise boulevard des Invalides à PARIS. La DCSD à la coopération de police et de sécurité civile et militaire traite des problématiques de Sécurité et défense. Elle est composée de diplomates, de militaires, de policiers et d’experts de la protection civile, propose une coopération structurelle, complémentaire d’une coopération opérationnelle menée par l’Etat-major des armées, les différentes armées d’une part, et par la direction de la coopération internationale (Intérieur) et la gendarmerie d’autre part.

En Afrique subsaharienne, la DCSD se concentre sur des projets définis en partenariat, privilégiant autant que possible une approche régionale ou sous-régionale, au travers d’écoles et de centres de formation, dans le domaine du maintien de la paix, du renforcement de l’Etat de droit et de la sécurité intérieure. Cette coopération est ouverte à tous les pays. Pourquoi le Gouvernement de Transition n’a-t-il pas cherché l'urgence à exploiter cette structure pour la restructuration de l'appareil des forces de défense et de sécurité de la RCA.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Les opinions et analyses présentées dans cette rubrique n'engagent que leurs auteurs et nullement la rédaction de Journaldebangui.com
  • Journaldebangui.com n'est pas responsable des affirmations qui y sont présentées et se réserve le droit de modifier ou de retirer un article qui diffamerait, insulterait ou contreviendrait au respect des libertés publiques

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués