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La RCA réclame une enquête après les tueries causées par le contingent tchadien

Par journaldebangui.com et autres médias - 01/04/2014

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza décrété un deuil national de trois jours, depuis lundi, à la mémoire des morts

 

Après les deux drames qui ont frappé la ville de Bangui, le ministre centrafricain de la Défense, Thomas Théophile Tchimangoua, interviewé par RFI, réclame une enquête onusienne. Suite à l’explosion de grenades dans une concession au quartier Fatima et les heurts entre une colonne tchadienne et des anti-balaka, les autorités ont décrété trois jours de deuil national après ces événements. Un calme tendu est revenu, lundi, 31 mars dans la capitale centrafricaine après les tueries du week-end. Les Tchadiens – théoriquement cantonnés dans le nord du pays – ne viennent pas à Bangui mais ce week-end, le commandant de la « brigade tchadienne » rentrait justement d’une mission, au nord, et c’est à la porte Nord de la capitale que les heurts ont éclaté entre ce détachement de soldats tchadiens de la Misca et les milices anti-balaka. Le dernier bilan fait état de sept morts et une quarantaine de blessés.

 


© journaldebangui.com
«La communauté internationale n’a qu’à déclencher une enquête internationale ! Il est temps. Nous ne sommes pas un Etat où les choses doivent se passer comme ça. Et si un pays voisin ou un pays ami veut jeter le discrédit, le désordre, eh bien que les institutions internationales prennent leurs responsabilités. Et si ce pays fait partie de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), il est temps qu’on leur dise que nous ne sommes pas des provocateurs et qu’on ne vienne pas nous provoquer», a déclaré le ministre centrafricain de la Défense.

A la question de savoir si le ministre de la Défense voulait dire que l’arrivée au PK12 d’un convoi de Tchadiens (venus rapatrier leurs compatriotes) était une action de provocation, ce dernier s’interroge. «Dans la mesure où on parle de rapatrier les ressortissants, ‘rapatrier les ressortissants‘ ne veut pas dire ouvrir le feu. Je n’accuse personne mais il y a un amalgame. Il faudrait qu’on lève l’équivoque. C’est ce que je demande à la communauté internationale. Ces sont les Nations unies qui pourraient mener cette enquête. En effet, la RCA n’a pas d’armée ; elle est placée sous protection internationale», a réclamé le ministre centrafricain de la Défense, Théophile Tchimangoua. La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza a, quant à elle, décrété un deuil national de trois jours, à partir de ce lundi, à la mémoire des morts.

Combiner réponse à l’urgence et solutions de moyen terme
En France, il a été aussi question de la Centrafrique, ce lundi matin à Paris au cours de la Conférence nationale humanitaire. Une rencontre de réflexion des acteurs humanitaires – ONGs bien sûr mais aussi collectivités locales et fondations d’entreprises – ouverte par le ministre français des Affaires étrangères. Laurent Fabius a rappelé l’importance de combiner la réponse à l’urgence et des solutions de moyen terme. «Il nous faut répondre à l’urgence, protéger et parfois, quand il n’y a pas d’autres solutions, séparer les communautés qui se livrent une guerre fratricide mais il nous faut aussi, dans le même temps, redonner aux autorités des moyens de la réconciliation nationale. Cela passe par la fin de l’impunité, par la mise ou la remise sur pied de l’Etat, par la réhabilitation des services de base, le rétablissement des circuits financiers et la relance de l’économie, notamment rurale», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

 

 
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11 COMMENTAIRES

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J'ai mal en mon pays.

Par Ngarra

01/04/2014 19:15

Pauvre Centrafrique, pays où il faisait bon vivre.

Maintenant ce n'est pas possible. Déby et certains Tchadiens de sa tribu ( les zaghawas ) en particulier viennent s'essuyer les pieds sur les Centrafricains et la Centrafrique comme sur un paillasson. Tout cela est à attribuer d'abord à nos dirigeants successifs qui se sont comportés en égoïstes, en traîtres. Ils ne voyaient que leur nombril et n'avaient aucune idée de ce qu'est un Etat.

Je compatis avec notre ministre de la Défense qui se trouve dépassé par les événements, au même titre que la pauvre Catherine Samba Panza, sans oublier Nzapayéké et consorts. Bozizé doit être content de cette déconfiture qu'il a laissée. Quant à Djotodia et sa bande de terroristes, ils sont tous bien planqués. Ils ont la conscience tranquille. N'empêche que les charognards rôdent pour achever l'oeuvre accomplie, la dépouille de la Centrafrique... " Kombo ! Nzombo ! " sur tous ces malfaiteurs.

toujours les tchadiens

Par tchadien

01/04/2014 19:51

Pourquoi enqueter seulement les événements de ces deux jours? Et le ministre qu'en dit il sur les scènes de cannibalisme. Qu'en dit il lorsque des faca ont dépecé quelqu'un juste après la ceromonie de rassemblement et ce devant les cameras.
Il dit qu'il n y a pas d'état en rca, alors à qui la faute? Les tchadiens? Et son mentor bozizé qui se la coule belle avec les milliards amassés lui et ses proches. Incapables de construire une armée, une police.
Il finance ces anti balakas pour esperer revenir au pouvoir et vous les prennez comme des héros. Leurs sauvagerie et cannibalisme ont masqué les crimes des selekas.

à tchadien

Par Ngarra

01/04/2014 20:24

Nous Centrafricains, nous croyions que les Tchadiens étaient nos frères. Pendant la guerre civile qui a ravagé votre pays, nous vous avons accueillis à ce titre. D'ailleurs, il y a beaucoup de ressemblances de pratiques entre nous et les Tchadiens du Sud : ceux que les musulmans appellent " kirdis " ou " païens ". Mais les Tchadiens musulmans sont animés par un esprit de domination sur les autres peuples.

Ce sont ces faux musulmans, parents de Déby, qui ont semé le désordre chez nous. Après avoir encaissé pendant longtemps, les Centrafricains ont voulu vous montrer que ce sont vos parents qui ont, eux-mêmes, scié la branche sur laquelle ils étaient assis.

La politique de terreur menée par les anti-balles à K est une réponse à ce qu'ils ont subi. Je déplore personnellement ce qui s'est passé devant les caméras du monde, mais les sélékas ont fait la même chose en cachette. C'est kif-kif. Aucun Centrafricain n'a mangé de la chair humaine pour mériter le terme de cannibales. Donc arrêtez vos affabulations.

Nzapa ! Tongana mon hanguè apê, a antibalakas akê dôrôkô mon, mon kê bâ !

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