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Centrafrique : la situation se détériore et le chaos menace

Par Source: un.org - 30/03/2014

«J'ai lu le désespoir dans les yeux des Centrafricains traumatisés par la violence ; ce désespoir interpelle toute la communauté internationale», a dit Mme Keita-Bocoum

 

Un an après que les rebelles ont pris le pouvoir en République centrafricaine (RCA), la situation dans le pays continue de se détériorer, ont affirmé vendredi plusieurs responsables des Nations Unies. Lors d'une conférence de presse à Genève, Volker Turk, responsable de la protection internationale au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a indiqué que l'insécurité dans la capitale Bangui s'était considérablement accrue récemment. «Ce que nous voyons maintenant, c'est que les éléments anti-Balaka sont effectivement de plus en plus militarisés», a dit M. Turk, qui a récemment visité le pays. «Il y a une transformation de la violence concernant notamment les populations musulmanes qui sont plus en plus menacées à Bangui, mais aussi dans d'autres parties de l'ouest de la République centrafricaine. Le niveau de haine est extrêmement élevé.»

 


© binuca.unmissions.org
L'Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum
Jens Laerke, le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève a indiqué pour sa part que la tendance au retour des personnes déplacées s'était inversée. Le 27 février, il y avait 276.000 personnes déplacées à Bangui, selon OCHA. Deux semaines plus tard, le 12 mars, le nombre de déplacés dans la capitale avait diminué de 100.000. Mais à compter d'aujourd'hui, le nombre de déplacés à Bangui est de nouveau passé de 177.000 à environ 200.000. «Si la violence continue, les personnes déplacées ne pourront pas rentrer chez elles avant la saison des pluies, qui commence vraiment à la mi-avril», a déclaré M. Laerke. «La violence limitera également l'accès humanitaire et sapera nos efforts visant à stabiliser les communautés et permettre les retours.»

De son côté, l'Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a averti vendredi que le gouvernement de transition avait moins d'un an pour préparer les élections et améliorer la situation des droits de l'homme et que ces avancées ne pourraient intervenir sans un soutien fort et durable. «Sans une assistance réelle, il sera impossible de faire fonctionner l'Etat et d'améliorer la situation des droits de l'homme dans le pays», a-t-elle déclaré lors de la présentation, à Genève, de son premier rapport devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies depuis sa nomination en janvier 2014. «Pour éviter le chaos en République centrafricaine et dans la sous-région, on ne peut plus se contenter de solutions purement cosmétiques ni se contenter de compter les morts et les victimes», a affirmé l'Experte indépendante.

Elle s'est félicitée de la prise de conscience, par les autorités de la transition, de la nécessité de protéger les droits de l'homme et de prévenir leurs violations, et de la reconnaissance de la fragilité de l'Etat et de son administration. Elle a expliqué que cette prise de conscience constituait une opportunité réelle d'établir un dialogue et une assistance technique. Cette opportunité ne pourra toutefois se concrétiser que si la communauté internationale tient ses promesses et met à disposition les effectifs de fonctionnaires internationaux civils et militaires nécessaires, conformément à la résolution du Conseil de sécurité, a précisé Mme Keita-Bocoum.

Selon elle, les limites des capacités de l'Etat centrafricain exigent des mesures intérimaires plus robustes et audacieuses. L'Experte indépendante a exhorté la communauté internationale à doter les missions internationales présentes en République centrafricaine d'un mandat, de ressources et de l'expertise nécessaires pour rétablir immédiatement la sécurité et restaurer l'autorité de l'Etat, au besoin, par des mesures et des prérogatives intérimaires d'administration territoriale et de maintien de l'ordre.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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quelle hypocrisie mercantile

Par faustin

30/03/2014 20:07

Des paroles et apres pour tourner et accuser les memes,que dites vous des soldats tchadiens de Deby qui toujours sur de faux pretextes tuent des civils sur leurs parcours en provinces et dans la capitale et cela depuis l'ère séléka à aujurd'hui,anti balakas ou non c'est cela leurs agissements,que dites vous de ces soldats et de leur dictateur Déby, cause de ce que vous pleurez hypocritement pour faire des pages de journaux,mais MADAME pour rayer le mal il faut atteindre les causes pas nous endormir avec les conséquences

madame keita la rca est victime de ses richesses

Par geralg

30/03/2014 20:08

madame vous etes venue enqueter et vous avez pointer vos doigts sur les antibalakas ce n,est pas normal.ces mercenaires ont tuer les auchoctones pendant 1 an ont n,a vue aucun expert mais maintenant vous venez apres parler des musulmans.vous n,avez pas lu la lettre de ndotodia au conseil islamique?il voulait instaurer la charia,vous devriez a mon avis demander un mandat d,arret international contre tous les leaders des selekas avant de parler des antibalakas qui sont ne apres les violences des selekas.

la france qui vous envoie devrait vous envoyer en UKRAINE en CRIMEE,la bas il ya les russes et ils sont fort,les francais vous envoie la ou les musulmans sont persecuter apres qu,ils voulaient a travers une croisade islamique prendre un pays qui ne les appartient pas.la france souffre le chaud et le froid apres avoir faire un marche sur une richesse qui ne les appartiens pas.le QUATAR est un pays riche mais ils veulent quoi en afrique?le wahabisme doit rester au moyen orient.tachez a dire a vos maitres francais qui vous ont envoyer de dire aux occupants talibans de retourner chez eux au tchad et au soudan.les centrafrcains sont des victimes des actes barbares ils ont droit a la legitime defence.les tchadiens doivent sortir de la misca pour la paix.

Absurdité des absurdités, quand tu nous tiens!!!

Par jherve

31/03/2014 11:16

Nous vivons dans un monde d'une absurdité sans nom!

Une experte, des rapports qui s'enchaînent pour dire encore et encore la même chose. Des pratiques qui visent à pointer du doigts de soi-disant coupables.

Les vrais coupables dans de telles situation de détresse, si vous en cherchez, nous vous en donnons. Ce sont ceux qui voient la douleur et les morts! Ce sont ceux qui entendent ce que nous tous, centrafricaines, centrafricains et amis de la Centrafrique disons depuis des mois. Vous qui bien à l'abri venez étaler votre suffisance, vous n'avez pas idée à quel point votre condescendance n'est pas à la hauteur des enjeux.

Nous savons la crise sans précédant que traverse notre pays et nous savons aussi que si volonté il y avait de la Communauté Internationale, tous ces malheurs auraient cessé depuis longtemps.

Pendant que vous, responsables des responsables, tout haut perchés au sommet de la chaîne alimentaire, vous jouez à qui paiera le moins! Des femmes, des enfants, des hommes meurent!!! Emportant avec eux des traditions, des cultures d'une richesse inouïe! La République Centrafricaine se meurent sous vos yeux et vous n'y pouvez rien car en réalité vous n'êtes là pour sauvez personne.

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