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Appel des fonctionnaires: les syndicats désapprouvent

Par journaldebangui.com et autres médias - 27/03/2014

Le gouvernement de Bangui, vient de lancer un recensement des fonctionnaires et des agents de l’État pour connaître enfin la réalité des effectifs de la fonction publique

 

Désapprobation syndicale
Pendant près d’une semaine, la capitale, Bangui, sert de test grandeur nature, à un audit physique des ressources humaines de la fonction publique piloté par l’inspection générale d’État. Chaque fonctionnaire doit lui fournir sa pièce d’identité ou son passeport en cours de validité, ainsi qu’un bon de caisse datant du mois de septembre ou octobre 2013. Après cela, l’expérience devra s’étendre à tout le pays. Une situation dénoncée par l’Union syndicale des travailleurs en Centrafrique (USTC), qui considère que les conditions ne sont pas réunies pour mener cette opération. “L’insécurité a fait fuir plusieurs fonctionnaires et agents de l’État en dehors du pays. Certains se trouvent dans la brousse, fuyant les violences et d’autres ont perdu leurs pièces d’identité. Le délai de l’opération est trop court”, a fustigé Sabin Kpokolo, secrétaire général de l’USTC. Car si des fonctionnaires ont rejoint Bangui, espérant être davantage en sécurité, d’autres ont fui et figurent parmi les 600 000 déplacés internes et les 296 000 réfugiés dans les pays voisins, selon les estimations des Nations unies.

 


© journaldebangui.com
Sabin Kpokolo, secrétaire général de l’USTC
Par ailleurs, les fonctionnaires vivent d’autant moins bien ce recensement qu’ils accumulent les arriérés de salaires. Grâce à l’aide extérieure, ils ont perçu, le 10 mars dernier, leur premier mois de salaire depuis septembre 2013. Et ils ne savent toujours pas quand ils percevront à nouveau un salaire, car les caisses sont vides et la masse salariale publique a explosé depuis le début du conflit, fin 2013. Le pays compterait environ 21 000 fonctionnaires et agents de l’État, selon les estimations officielles plutôt… approximatives.

Du 24 au 27 mars, le gouvernement a donc décidé de procéder à un contrôle physique de tous les fonctionnaires dans l’ensemble des départements ministériels, afin de dénicher – et de radier – les agents publics fantômes. Une opération vérité exigée par les bailleurs de fonds qui assistent la Centrafrique dans ses efforts de redressement et de retour à la sécurité. Dans ce contexte, la réduction de la masse salariale de la fonction publique, qui s’est emballée depuis le début du conflit, passant de 4,6 millions d’euros à 7,6 millions d’euros par mois, paraît être une source d’économie tout indiquée.

Postes non budgétisés
En 2004, le contrôle Furca (Fichier unique de référence en Centrafrique) avait pourtant recensé les fonctionnaires, visiblement sans grande fiabilité. “L’augmentation de la masse salariale en Centrafrique est due non seulement aux différents grades des colonels et des généraux des éléments de la coalition séléka après le 24 mars, mais aussi aux créations et aux nominations à des postes de complaisance non budgétisés”, a affirmé Jean-Édouard Koyambounou, l’inspecteur général de l’État chargé de piloter le recensement des fonctionnaires.

Des excès qui ont amplifié une situation déjà bien dégradée. “Alors que les caisses de l’État sont vides, des fonctionnaires touchent deux ou trois salaires, des retraités, nommés à des postes de responsabilités, perçoivent des salaires en plus de leur pension. La situation est déplorable”, a-t-il également précisé. Et l’inspecteur général de l’État d’ajouter : “Il y a aussi des fonctionnaires qui ne vont jamais au travail mais émargent sur le compte de l’État. D’autres sont décédés pendant les troubles. Donc, il est important de mettre à jour le fichier des fonctionnaires centrafricains et que l’État puisse connaître l’effectif réel de son personnel en activité.

 

 
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10 COMMENTAIRES

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les troubles du weekend dernier

Par famoundjou

27/03/2014 21:32

le sujet que j,aborde n,a rien avoir avec le controle des fonctionnaires centrafricains,je m,en excuse mais un sujet aussi capital c,est a dire LA SECURITE DES CENTRAFRICAINS ET LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES FACA.si personne dans se gouvernement ose le dire,LES FACA avec un arsenal peuvent securiser bangui et l,arriere pays.dans tout les pays du monde apres une defaite militaire doivent reformer leur armee mais aujourd,huimeme les MAFIA ET LES TRAFIQUANTS DE STUPEFIANT ONT DES ARMES POUR SE DEFENDRENT A PLUS FORTE RAISON UNE NATION? ,LA FRANCE ET SES ALLIES TCHADIENS ET autres mettent carrement les batons dans les roux de l,armee centrafricaine,une strategie savamment orchestre pour detourner l,opinion centrafricaine et mondiale sur le probleme crutiale du PETROLE centrafricain.ils utilisent les barbares de la seleka pour masquer le vraie probleme,l,exploitation de nos ressources qui est a l,origine de cette guerre.depuis quand L,ONU INTERDIT-ELLE A UN PAYS SOUVERAIN DE SE SERVIR DE SON ARMEE,UNE PREMIERE DANS LE MONDE.la SOMALIE qui est un pays en trouble soutien les forces africaines dans leur pays,pourquoi pas la rca?LA SOUVERAINETE NE S,ACHETE pas ,MERCI les MISCA mais ils ne resterons pas eternellement faire le gendarme de la rca.les francais doivent deguerpir la rca apres le mandat des nations unies.

MADAME MBALLA avait promis un mois pour que les FACA soit operationelle,mais elle ne controle rien,LA FRANCE UTILISE L,ORGANE ONUSIENNE POUR EMPECHER LES FACA D,ETRE OPERATIONELLE.CAR MADAME MBALLA AU derniere nouvelle a appeler les LEADER DES ANTIBALAKAS pour negotier,apres LE DEBARQUEMENT MUSCLE dans le quartier du quatrieme arrondissement de FOU pour enlever les barricades,car les antibalakas protestaient contre cette justice a deux vitesse,desarmer les antibalakas et laisser les selekas.car ca fait un an que le KM5 n,a jamais ete desarmer et de surccroit les soldats de la MISCA BURUNDAIS CORROMPUES DONNENT LES TENUES MILITAIRES DE LA MISCA AUX SELEKAS POUR TUER LES CENTRAFRICAINS selon des sources digne de foi 30 compatriotes ont perient a cause de cette pratique HONTE AUX GENERAUX DE LA MISCA,votre mission est de desarmer tous les forces belligerentes et non attaques.des barricades ont ete irriger dans ce quartier du 4eme,les MISCA LOURDEMENT ARMEES SONT PARTIENT DELOGER LES ANTIBALAKAS.

trois jours de combat a l,arme lourde contre les enfants du pays pendant ce temps les mercenaires tchadiens qui occupent le KM5 ne sont pas inquites.la presse francaise a annoncer que 8 antibalakas sont tuer,car ils se rejouissent de la mort des enfants du pays,deux poids deux mesures.si le bilan selon la presse francaise est lourd du cote des antibalakas mais ils ont ommis de dire que les repressailles ont couter la viea 6 soldats de la MISCA,ILS ONT BATTUENT EN RETRAITE ET FUIENT ,laissant derriere eux plusieurs voitures et ont perduent un arsenal consequent.MADAME MBALLA appele les LEADERS DES ANTIBALAKAS ET NEGOTIER,LE DISCOURS DE LA GUERRIERE DE MADAME SAMBA PANZA A CHANGER ELLE AVAIT DECIDER A FINIR AVEC LES ANTIBALAKAS cette position a changer?si nos forces armees ont l,arsanal adequat pour defendre le pays ils le feront.ces enfants qui n,ont pas une experience militaire ont fait fuir les soldats de la MISCA,la force n,est pas le monopole d,autruis.

la strategie utilisee par les ennemies de notre nation est celle-ci,ils nous ont tuer,violer les femmes,piller les biens,saccager les administrations,detruis le pays mais demande automatiquement LA RE-CON-CI-LIA-TION sans une justice,et L,IMPUNITE POURQUOI?SANS UNE JUSTICE POUR LES VICTIMES,la reconciliation est un mot qui n,a pas de sens.LES ACCORDS LOUCHES DES ANNEES D,INDEPENDANCE VIRTUELLE DOIVENT DISPARAITRE.un exemple tu es dans ton foyer une personne te garantisse ta securite,si quelqu,un t,agresse ou ta famille il faut lui faire appelle cette personne habite a plus de 6000km de ta maison,c,est ce qu,on peut qualifier d,une escroquerie intellectuelle,et une duperie.nous ne pouvions pas etre hypocrites en disant que nous allons nous reconcilier,OUI pour la JUSTICE ET APRES LA RECONCILIATION.WAIT AND SEE.

La vérité blesse...

Par Ngarra

27/03/2014 22:09

Le dimanche 23 mars 2014, à l'occasion de la messe d'action de grâce pour le 55e anniversaire du décès du président fondateur de la République Centrafricaine, Barthélémy BOGANDA, célébrée en la cathédrale de l'Immaculée Conception de Bangui, une homélie a été prononcée par Mgr Nestor AZIAGBIA. En voici un extrait qui n'a pas plu à Mme Samba Panza...

" La crise militaro-politique initiée par les rebelles de la coalition séléka depuis le 10 décembre 2012, a mis à nu les convictions politiques qui animaient Barthélémy Boganda. Faille-t-il pour autant vivre en antagonisme avec nos voisins ? L'exode massif des étrangers de Centrafrique lors de cette crise jette un discrédit sur tout le peuple centrafricain. [ ... ]

Toutefois il convient de rétablir la vérité face à ces départs organisés par l'organisation internationale de Migration. Est-il juste de présenter cela systématiquement comme une agression contre la communauté musulmane ? Certains témoignages recueillis sur le terrain nous permettent d'en douter. Ils prouvent bien au contraire qu'il y a une volonté politique de concrétiser la partition du pays pour l'élection d'un préfectoral dans le Nord, selon les rumeurs. [ ... ] Les violences auxquelles nous assistons ne sont pas l'apanage d'une seule communauté. De part et d'autre, certains individus refusent de s'inscrire dans la logique de la paix, du pardon et de la réconciliation [... ]

La faillite de l'Etat face aux groupes armés qui commettent des exactions sur les populations civiles et l'impunité ont mis à mal la cohésion sociale. En ce sens, le véritable problème auquel le pays fait face est celui de l'insécurité. C'est ce qui explique en partie que les camps de fortune pour les déplacés ne se vident pas encore [ ... ] En effet, comment expliquer que certains quartiers de Bangui ont fait l'objet de désarmement à plusieurs reprises alors que d'autres connus pour être des poudrières, ne l'ont jamais été ? ( applaudissement ). On a même ce sentiment qu'ils sont protégés par les forces internationales ( applaudissement ). Si tel est effectivement le cas, on entretient des rancoeurs qui ne favoriseront jamais la cohésion sociale que nous cherchons.

Par ailleurs, il se pose la question de la souveraineté de notre nation. Comment, sous prétexte d'escorter en toute sécurité leurs citoyens, les forces armées tchadiennes traversent, armes en main, nos frontières nationales et commettent des pires exactions sur nos populations ? ( applaudissement ), tuant des victimes innocentes en passant et brûlant des maisons sans que cela ne suscite une quelconque protestation de la part de nos gouvernants ? ( applaudissement ).

Jusqu'à quand allons nous reposer la sécurité de notre nation sur les forces étrangères aussi professionnelles soient-elles ? Il serait temps d'associer les Forces Armées Centrafricaines au laborieux travail qui se fait pour que nous appréciions ( applaudissement ). Dans d'autres pays, tels que le Mali, la RDC, la Côte-d'Ivoire, les forces internationales sont soutenues par l'armée nationale. Pourquoi la République centrafricaine ferait-elle exception ? ( applaudissement ) "

C'est en ces termes que le vice-président de la Conférence Episcopale Centrafricaine ( CECA ), Mgr Nestor Nongo AZAGBIA, évêque de Bossangoa a attiré l'attention des autorités de la transition sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Bravo, Monseigneur, pour leur avoir dit la vérité. Tant pis si cela les écorche.

La thèse du complot international est prouvée ici...

Par Ngarra

28/03/2014 07:59

La présidente de la transition Catherine Samba-Panza a demandé publiquement le réarmement de l'armée, de la police et de la gendarmerie centrafricaine. Problème : la communauté internationale est loin de partager son point de vue.

Y aurait-il un début de tension entre Catherine Samba-Panza et la communauté internationale ? Pour la première fois depuis son élection le 23 janvier, la présidente de la transition a publiquement fait part de ses divergences avec la stratégie mise en place par ses partenaires extérieurs. C'est la question des Forces armées centrafricaines (Faca) qui pose problème.

"Dès mon élection, j’ai demandé le réarmement de nos militaires, de nos gendarmes et de nos policiers. Mais j’ai été confrontée à un refus poli de la part du Conseil de sécurité des Nations unies," a-t-elle déclaré mercredi 26 mars dans un discours à la nation.

>> Lire aussi : Comment lutter contre les anti-balaka ?

Samba-Panza précise que "toutes les armes saisies par les Sangaris et la Misca (la force africaine) sont détenues par ces forces et n’ont jamais été restituées à la partie centrafricaine" et qu'elle a "saisi à plusieurs reprises le Comforce de la Sangaris et de la Misca à ce sujet". Sans succès donc. Pas étonnant sachant que la Misca comme les militaires français comptent détruire les stocks d'armes saisis.

Mise sous tutelle

"La question du réarmement de nos forces ne dépend pas que de moi. Je m’emploie tous les jours à convaincre nos partenaires extérieurs", poursuit-elle. Une confirmation, s'il en fallait, que la Centrafrique est proche de la tutelle.

Ce manque de marge de manœuvre rend la mission de Catherine Samba-Panza - conduire la Centrafrique à des élections libres - bien délicate. Et le temps presse. "Chaque jour qui passe nous enfonce encore un peu plus dans l'abîme", admet-elle.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise centrafricaine | Centrafrique : Catherine Samba-Panza plaide pour le réarmement de l'ensemble des forces armées | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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