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Centrafrique: important dispositif sécuritaire à Bangui

Par journaldebangui.com - AFP - 25/03/2014

La nuit de dimanche à lundi a été marquée par de nombreux échanges de tirs dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Un important dispositif sécuritaire a été mis en place lundi à Bangui, un an jour pour jour après le début de la crise centrafricaine, et après de nouvelles violences qui ont fait au moins 4 morts ce week-end. Lundi matin dès l'aube, la force de l'Union africaine Misca menait des patrouilles et procédait à des fouilles des véhicules et des personnes, sur les principales avenues reliant le centre au nord-ouest de la ville. Les véhicules de particuliers et de transport en commun étaient systématiquement arrêtés et les soldats de la Misca procédaient à une fouille minutieuse sous les sièges, dans les coffres, parfois des passagers.

 


© journaldebangui.com
Image d'illustration
La nuit de dimanche à lundi a été marquée par de nombreux échanges de tirs dans plusieurs quartiers de la ville. Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements samedi à Bangui entre groupes armés au cours desquels les forces française Sangaris et africaine Misca ont aussi été prises à partie. Cela fait tout juste un an que le régime de François Bozizé a été renversé par la coalition Séléka, le 24 mars 2013, ce qui a entrainé le pays dans un cycles de violences intercommunautaires sans précédent. Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka sur la population, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, les tuant et provoquant leur fuite du pays

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où il agissent officiellement "en soutien" des 6.000 hommes de la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays. L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an, elle traverse une crise humanitaire avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Sangaris, MISCA, que de la poudre de perlinpinpin dans la crise centrafricaine.

Par Ngarra

25/03/2014 07:28

Dans la crise centrafricaine dont on connaît bien les causes exogènes, on a pensé qu'avec la présence des soldats étrangers ( 2000 soldats français de la Sangaris, 6000 soldats africains issus de 8 pays différents de l'Afrique ) on allait rétablir la paix !

Ngarra vous l'a déjà dit : vous n'irez que de surprise en surprise et cela ne se règlera pas comme cela. La poudre de perlinpinpin a montré son inefficacité : les violences continuent ; le quartier Kilomètre Cinq à Bangui est devenu un refuge des ex-sélékas et une vraie poudrière ; les autorités centrafricaines sont complètement dépassées par les événements, Bozizé court toujours et ses partisans ne sont pas prêts à lâcher prise... Bref !

Face à ce constat d'échec cuisant, il serait judicieux de remplacer progressivement les forces étrangères présentes dans le pays par une force armée centrafricaine qui n'existait que de nom ( FACA ) mais qui comportait néanmoins des autochtones connaissant mieux le terrain que ces soldats étrangers.

Evidemment,les pays intervenants n'ont qu'à consacrer les moyens financiers et matériels pour former efficacement en qualité et en quantité cette nouvelle force armée centrafricaine. Cet acte prouvera leur réelle volonté à juguler la crise. La vraie solution ne peut venir que de là.

VRAIE PROCEDURE DE STABILISATION

Par toresdembimba

26/03/2014 11:53

Pour moi la vraie procédure de stabilisation à la paix en Centrafrique que je prône depuis toujours, est que les forces internationales doivent réclamer tout d'abord la reprise de travail effectif des FACA (car l'état n'existe plus et ne travail plus)et ensemble il commencent faire la paix rapidement à Bangui pour enfin finaliser en province, c'est à dire par exemple désarment total et impartial de gré ou de force à Bangui et pareillement sur tout étendue du territoire et l'état centrafricain actuel doit s'efforcer pour prouver son existence en se penchant sur les processus réel de réconciliation sans partie prit afin que chacun se ressaisisse tout aboutissant à une élection crédible comme celui de 1993 pour une paix durable en Centrafrique. Mais dire que la Sangaris et Misca vont continué seuls dans le bateau pour la paix en RCA il leur faudra 5 ans au d'une année parce que pour toutes les forces qui sont là sans casque bleu suffisent de ramener la paix et l'ONU donne seulement l’appui matériels et financiers pour le processus de stabilité de après paix pour un meilleur résultat louable gravé dans l'histoire. QUE LA SAGESSE DE DIEU FASSE SON RÈGNE

Si Mme Samba Panza veut faire quelque chose d'utile, c'est maintenant !

Par Ngarra

26/03/2014 21:40

Mme Samba Panza est attendue à Paris, puis à Bruxelles, entre le 30 mars et le 1er avril 2014.

Elle a intérêt à demander à l'Union Européenne les moyens d'une prise en charge effective des éléments de la FACA qui feront efficacement le travail de sécurisation du territoire centrafricain. Qu'on arrête d'envoyer de nouveaux soldats étrangers en Centrafrique. Que ceux qui sont déjà sur le terrain soient progressivement rapatriés chez eux ; leur rôle en Centrafrique s'avère désormais inefficace ( MISCA et Sangaris ). La souveraineté nationale doit revenir, et cela passe par l'organisation de l'armée nationale.

On dirait qu'il n y a pas de Centrafricains valables pour défendre leur pays pour qu'il n y ait que des soldats étrangers pour le faire. D'ailleurs ces derniers le font très mal. C'est vrai que le régime précédent a refusé de mettre à la disposition des éléments nationaux l'armement nécessaire par peur d'un éventuel coup d'Etat. Maintenant il va falloir corriger le tir.

L'article de Wandakpando paru dans le journal " l'Agora " du 26-03-2014 et intitulé " Que veut la France en RCA ? " a dit quelque chose de sensé et de vrai. Je cite : " De surcroît, la France et la MISCA s'arrangent pour que les Forces Armées Centrafricaines ne deviennent pas très rapidement opérationnelles. Elles savent qu'en réalité, la fameuse insécurité dont on chante les louanges sur toutes les chaînes internationales n'est que du bluff. Des FACA dotées [ en armement ] et ordonnées ne mettront pas plus de deux semaines pour anéantir les poches de résistance des sélékas qui, de toutes les manières, ont été vomis par l'ensemble des communautés centrafricaines ". Fin de citation.

La balle est dans le camp de Samba Panza pour faire quelque chose...

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