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Elections: Jean Pierre Adoum demande à ses compatriotes à faire le bon choix

Par Sébastien Lamba - 13/01/2011

Ce centrafricain de la diaspora sollicite ses compatriotes afin de faire le bon choix pour le devenir du pays

 

Jean Pierre Adoum, vous êtes un centrafricain de la diaspora venu au pays, au moment où la campagne électorale 2011 a été lancée. Comment voyez-vous le déroulement de cette campagne?
Merci, Monsieur le journaliste et je répondrai favorablement à cette question. Je pense que c’est la première ou deuxième fois que notre pays organise ce genre d’élection. Nous qui arrivons de loin, nous voyons positivement la préparation, même si d’ici là, il y a encore des lacunes, mais je pense que les candidats qui vont aux élections sont préparés depuis un certain temps. Pour l’instant, il n’y a pas eu de dérapage. Je suis confient pour les résultats qui viendront en futur.

Quelle opinion vous faites-vous sur l’un des cinq candidats qui aurait la chance d’être élu?
La question est bien posée. Aujourd’hui, il faut être visionnaire. Notre pays a connu tant de retard et beaucoup de tumulte. Il faut voir les choses et dresser le bilan, nous avons un président qui gère notre destinée. Si nous voulons sortir, je ne vois pas plusieurs candidats, il y en a un seul qui continue à diriger notre pays. C’est le président Bozizé et je sais de loin comment il travaille. A travers lui, le pays a une bonne image auprès des institutions de Brettons Wood. Moi, j’opte pour ce président qui est le seul parce que ses prédécesseurs n’ont pas connu autant de succès que lui. Au lendemain de 15 mars 2003, tous les indicateurs économiques sont au rouge. Il faut être aveugle pour ne pas voir ses réalisations. Mais soyons sereins et combatifs. C’est le président qui doit nous apporter le bien être. Je soutien Bozizé, parmi les cinq candidats qui à au moins une vision pour notre pays.

 


© Journaldebangui.com
Jean Pierre Adoum: "Il est important que notre diaspora se ressaisisse pour repartir sur une autre base à l’exemple des autres africains en Europe"
Quel regard porte la diaspora sur cette échéance?
Un pays qui se dit démocratique doit passer par les élections. C’est évident. Aujourd’hui, nous ne sommes pas à l’ère de 1960 où le pays est sous le joug colonial. Quelques soient les conditions, nous devons passer par les élections. Organiser les élections tant bien que mal, nous ne disposons pas des mêmes moyens que les autres à l’exemple des pays européens. Mais le peu de moyen qu’on a, nous allons réussir à organiser les élections comme tout le monde.

A l’exception de votre candidat, quelle idée vous faites-vous des autres?
Je suis mal placé pour parler des autres candidats parce que le choix d’un candidat se fait à la base d’un bilan obtenu. Tous ces candidats devraient en principe disposer d’un bilan car certains d’entre eux ont géré ce pays à des différentes sphères de l’état centrafricain. Aujourd’hui la jeunesse centrafricaine en souffre. Ces candidats ont creusé des fossés qui nous mettent en retard par rapport à d’autres pays. Par contre le président Bozizé est entrain de remettre notre pendule à l’heure. Aidons-le pour notre devenir. Je pense que le président Bozizé est seul parmi tous ces challengers et je ne sais pas que si ces autres candidats sont éligibles mais moi je ne vois pas leur bilan.

Les ouest-africains qui sont en Europe investissent dans l'économie de leur pays, tandis que l'on ne voit pas les effets positifs de la diaspora centrafricaine au pays. Qu’en dites-vous?
Oui, le calcul est tout à fait l’inexact, c’est que nous centrafricains en France, nous ne sommes pas solidaires. Arrivés en France, nous n’avons pas les mêmes ambitions par rapport aux autres de l’Afrique de l’ouest. Les centrafricains arrivent généralement en France dans le cadre des études. Eh bien, lorsqu’ils enregistrent les échecs, automatiquement, ils se font égarés. Or, les ouest-africains vont en Europe pour revenir dans leur pays et cela veut dire qu’ils partent pour deux, trois ans et reviennent par la suite dans leur pays pour investir. Les centrafricains qui restés en France sont sûrement des centrafricains égarés. Moi, également je suis égaré parce que je suis parti en France pour les études. Ce qui me paraît émerveillant, c’est que les africains de l’Afrique de l’ouest répartissent leur gain mensuel! Les 90% de leurs gains se répartissent dans leur pays. Ce n’est pas notre cas et voilà aujourd’hui, nous accusons un retard par rapport à l’Afrique de l’ouest. Mais aujourd’hui, rien n’est perdu et il est important que notre diaspora se ressaisisse pour repartir sur une autre base à l’exemple des autres africains en Europe.

 

 
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