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Bangui: des déplacés internes quittent progressivement les sites

Par RJDH-RCA - 17/03/2014

Outre le retour progressif de la sécurité dans les quartiers, certains évoquent également les conditions humanitaires difficiles dans les camps

 

Des habitants de la ville de Bangui qui ont fui les exactions pour se réfugier dans les différents sites de déplacés commencent à regagner progressivement leurs domiciles. Certains quartiers semblent être calmes et les activités ont normalement repris. Du site de Don Bosco dans la commune de Bégoua, en passant par celui de l’aéroport de Bangui et ceux de l’église Luthérienne et du Monastère Marie Reine de Verbes, le nombre de déplacés a sensiblement diminuer. Les motivations du retour à la maison de ces déplacés sont multiples.. Mais les retours massifs ont été constatés, après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bangui la semaine dernière. Mais l’Abbé Pierre Claver Agbétiafan, directeur du centre des jeunes de Don Bosco, a mentionné toutefois que «dès qu’il y a des coups de feu qui se font entendre dans les quartiers, les déplacés reviennent aussitôt pour se réfugier». Il précise par ailleurs que le site avait accueilli au départ 55,000 personnes. Pour l’instant, seulement 200 personnes, dont les habitations ont été détruites, sont restées sur le site.

 


© flickr.com/photos/information_binuca
Image d'illustration
Par ailleurs, sur le site du monastère de Boy Rabe, dans le 4ème arrondissement, tous les déplacés ont déjà regagné leur domicile. «Le calme est revenu dans le secteur. Il est mieux de repartir chez soi, afin de mieux vivre», a affirmé un des déplacés. Sur le site de l’église Luthérienne au quartier de Combattant, dans le 8ème arrondissement, la situation des déplacés est moins déplorable. Depuis le 5 décembre dernier, nous avons reçu l’assistance alimentaire de l’Église Luthérienne d’Amérique (ELTA) et de la Croix-Rouge centrafricaine, qui ont pris en charge quelques personnes. D’après Paul Dénou, pasteur de l’église luthérienne, la plupart des réfugiés ont dû quitter le site, suite à l’incident provoqué des éléments de l’ex-Séléka le 25 février dernier. Il ne reste que 805 personnes, sur les 1886 déplacés enregistrés après les affrontements du 5 décembre.

Georges Haman, un des déplacés du site de l’église Luthérienne, a clarifié que «lorsqu’ils ont investi le camp, ces hommes en armes ont profité de l’occasion pour piller les biens de ces personnes vulnérables. Ils ont entre autres emporté des motos, des groupes électrogènes et des téléviseurs. La peur de perdre leurs autres biens à motiver nombre de personnes à retourner chez elles». Cependant, sur le site de l’aéroport de Bangui, le retour à domicile est conditionné à l’instauration de la sécurité dans les différents quartiers les plus touchés tels que Gbakondjia, Fondo et Ngbenguewe, a précisé Simplice-Timothée, chef de la zone 1 du camp de M’Poko. Il précisé que la zone 1 comptait 1800 déplacés, mais quelques 600 personnes ont regagné leur domicile. «C’est à cause de la pluie qui s’est abattue sur la ville, inondant les lieux, que plusieurs personnes sont parties. Les conditions de vie sous l’averse étaient déplorables. Les vivres ont été mouillés, nos habits ont été abimés.», a rappelé Dorine Yangbondo, une des déplacées de l’aéroport.

 


© flickr.com/photos/information_binuca
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«Retour significatif de la sécurité» à Bangui
Les autorités de transition ont de leur côté mentionné que des efforts sont en train d’être faits afin de permettre le retour progressif des déplacés. L’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour la Centrafrique, Louis-Michel, a noté à Bangui, «un retour significatif de la sécurité dans la capitale». Saluant l’action des troupes africaines et françaises déployées en Centrafrique, l’eurodéputé belge a appelé «hommes des médias et le clergé (centrafricains) à s’impliquer pour le rétablissement de la cohésion sociale». L’ancien chef de la diplomatie belge a enfin promis que l’OIF poursuivrait son plaidoyer en faveur de la Centrafrique.

Lors d’une conférence de presse séparée à la base militaire de M’Poko, le commandant de l’opération française, le général Fransisco Soriano a noté, lui aussi, une amélioration de la sécurité à Bangui, mais en soulignant la complexité de la crise centrafricaine. «La situation des droits de l’Homme est très précaire», a renchéri, dans une autre conférence de presse, l’experte indépendante de l’ONU pour les droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Kéïta Bocoum. Au terme d’une mission de dix jours, elle a dénoncé des violations du droit à la dignité humaine, du droit à la vie et à l’intégrité physique, des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles et des enlèvements. «Je pense qu’une mission de maintien de la paix est absolument nécessaire », a-t-elle conclu.
 
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3 COMMENTAIRES

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La perfection n'est pas chose que nous savons faire,sécurité de mon oeil

Par Gustave

17/03/2014 15:07

Vous vous foutez de la gueule des gens? Demandez aux radios de diffusez les noms des disparus,vous vous rendrez compte que c'est une illusion pour masquer les incompétences de tous ceux qui ont la mission d'amener la sécurité ou de diriger cette transition. Vendredi passé meme pas 4 jours des enlevements de lycéenne ont eu lieu en plein bangui sur le chemin de l'école. Les parents ne s'appelant pas samba panza,qui s'occupent de ces enlevements barbares et de la méthode des esclavagistes qu'on impose aux centrafricains? Voulez vous qu'il n ' y ait plus de centrafricains pour vous rendre compte des actes graves qui se passent encore sous coulisses que vos yeux trop fardés ou embuées par le sentiment d'etre arrivés vous empechent de voir?
Pourquoi kilometre 5 vers koudoukou etc n'est il toujours pas désarmé et qu'on nous parle faussement de km5 en fatiguant les centrafricains de kolongo ,petevo?
km5 est la terre centrafricaine et aucun centrafricain ne peut s'y hasarder au risque d'etre tués pourtant ces habitants de km5 par des voies détornées que tout le monde sait viennent se balader en ville,preuve que nous ne sommes pas aussi barbares qu'eux et qu'on les connait et ils circulent bien bien sans animosité alors pourquoi gardent-ils encore des seleka qu'ils ravitaiillent en vivre dans km5 et qui continuent de semer des exactions et enlevements et que personne ne s'en soucie et préfère mettre en avant un retour à la sécurité sans politique de sécurité. Ce n'est ni sangaris ni la misca qui aurait ramené une quelconque sécurité. J' ai appris il y a quatre jours,vendredi jour de la disparition d une des jeunes filles que il y a des zones à bangui qui sont sécurisés par les seuls antibalaka,alors que tout ce petit monde de pouvoir sait que leur seleka qu'ils se sont déchargés sur le peuple vers 11km et les soldats tchadiens sont très actifs. Vous dites aux gens de reprendre l'école et vous ne protegez aucune institution scolaire ni parcours des elèves et on enlève encore et cela vendredi et vous ne pouvez l'ignorez,vous les autres et celle qui nous assomme avec le titre de votre maman. désarmez correctement là où d'où vient le problème et venir vous en rejouir que de faire de la fausse communication. ce n'est pas tout le monde qui ressent la sécurité,la sécurité doit etre egale pour tous et ne plus permettre à vos amis barbares de kidnapper et cela juste vendredi dernier et vous dansez pour un semblant de sécurité?
Quand on aime jouer aux faux,on finira par se bruler les ailes. Ca fait la 2 e année que centrafrique n'a pu prendre par au concours de l'école de l'urbanisme continentale et ce ministère dame samba panza l' a donné au neveu de djotodia ex ministre des mines de djotodia le diable. voilà que ce ministère lance un communiqué de retrait de dossier à partir d'aujourd'hui et une amie m' a dit que les candidats se sont pointés pour le retrait de formulaire et on leur dit d'attendre le directeur.pour un retrait de formulaire il faut un centralisme d'un directeur,un formulaire qui aurait du se trouver à l'acceuil ou à un lieu accessible à tous? c'est quand meme curieux un pays où les gens singent a fond l'occidental mais pour s'appliquer les conduites ,zéro. Jusqu'à 12h (midi),le directeur n'est pas encore arrivé au bureau,pourtant après un week end. lancer un faux communiqué pour dire qu'on a fait ? ca fait la 2e année que centrafrique pertubée par cette séléka dont l'un est a la tete de ce ministère par le souhait de dame samba panza née souga fait que les centrafricains se retrouvent dans un système ou avoir un simple formulaire devient un parcours de combattant et que sera -t-il du tri? si monsieur le ministre de l'urbanisme et ses collaborateurs ne le savent pas c'est un concours, et ce qui est bien dans un concours c'est que les criteres sont clairement definis et autant de gens peuvent s'y présenter,s'ils pensnet que c'est de faire de la retention de formulaire et le placer que sous certaines mains ,j'appelle tous les parents et tous centrafricains a denoncer ces agissements qu'on ne doit plus tolérer chez nous et chaque candidat ou parent qui savent que leurs enfants a l'age,le bac et qui ne voient pas son enfant convoqué de saisir l'instance de l'école et les organismes qui financent l'école. Un formulaire n'est pas une histoire de faire de la rébellion souterraine,ni du sectarisme,laissez les gens accéder de façon normale à ce formulaire et arretez de prendre les centrafricains pour des cons. ces manières doivent cesser. un directeur n' a pas mieux à faire que de distribuer des formulaire? Si l'Etat centrafricain n'est pas capable,car non capable en tout,que cet organisme trouve un systeme pour que ces centrafricains interessés remplissent les formulaires par internet et basta.
Une fois que ce directeur se décidera a aller distribuer le dit formulaire,gardez une copie de vos formulaire rempli et de tout ce que vous avez forni pour constituer votre dossier,en cas de quoi,vous interrogerez l'école si ce n'était pas ce qui etait demandé pour la candidature? Car cher compatriote centrafricain,il faut commencer à refuser ces comportements nocifs et cette manière de communication pour paraitre. C'est comme on vous on vous chante la securité alors que l'essentiel n'est pas fait le désarment de km5 et de la mosquée. ils bougent faire des dégats dans d'autres quartiers et les centrafricains dans leur propre pays ne peuvent aller où ils veulent. Catherine samba panza avec sa connexion seleka ,si elle voulait nous créer bérouth,elle n aura pas trouvé mieux. Séléka tue et enlève encore,que faire de cela? on nous a trop diverti avec les anti balakas mais que faire des seleka qui continuent de tuer ou de nuire sans crainte comme si djotodia etait encore au pouvoir, c'est vrai qu'on y a encore son neveu, et ses bras droits au gouvernement et encadrant la traitesse de la Nation mais tout de même,enfin

Pourquoi mentir?

Par sorokaté

17/03/2014 16:17

Hier le 16.03.2014 à Bangui précisément au quartier Fondo, Yambassa (KM5) des hommes armés ont incendié des maisons faisant plusieurs blessés et trois morts.

Alors quant à vous vous prenez du plaisir à masquer cela. C'est un fait réel hier au Km5 dans les quartiers Fondo, yambassa juste au niveau du commissariat de 5é arrdt en allant vers l'école Koudoukou. Des maisons incendiées il y a eu des victimes.
Le mensonge est un vilain défaut. C'est une HONTE. Le mensonge sali.
Vous n'êtes que des dévergondés.

Honte à vous.
Sorokaté Alias Domzan-Bene.

sddf

Par sdd

18/03/2014 09:08

Pauvres de vous! A quoi sert votre vie? Le jour du jegement dernier sera long et penible./

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