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Bangui: les travaux de la révision constitutionnelle sont lancés

Par journaldebangui.com - APA - 17/03/2014

L’expertise de la communauté internationale et de celle des toutes les couches sociales centrafricaines seront sollicitées

 

Les travaux de la rédaction de l’avant-projet de loi portant constitution de la république centrafricaine ont été lancés par le Président du Conseil National de Transition Alexandre Ferdinand Nguendet. Lequel a exhorté les conseillers nationaux sur la délicatesse de la tâche qui les attend. «L’ultime étape de la mission du CNT est la rédaction de l’avant-projet de la constitution qu’est le dernier chantier politique de la transition» Pour lui, pendant cette période de la session ordinaire, les conseillers nationaux, surtout ceux membres de la commission loi vont se pencher sur la rédaction de ce document fondamental qui va définir le cadre juridique de l’organisation de l’Etat centrafricain après les élections générales.

 


© afp
Image d'illustration
A l’en croire l’expertise de la communauté internationale et de celle des toutes les couches sociales centrafricaines seront sollicitées. «La rédaction de la constitution sera réalisée par les conseillers nationaux en relation avec certains partenaires de la RCA comme l’OIF et l’Union Européenne que je saisirai officiellement dans les jours à venir» a dit M Nguendet. Il n’a pas manqué de faire l’éloge de la défunte constitution soulignant qu’elle était, selon lui, l’une des meilleures qu’a connue le pays puis que les règles de l’organisation du pays y était clairement définies, les libertés et les droits fondamentaux des citoyens y étaient garanties de même que les pouvoirs traditionnels de l’état étaient bien répartis entre l’exécutif, judiciaire et parlementaire.

La grande difficulté relevée concernait l’application de cette constitution dont les dispositions étaient fréquemment violées » a-t-il déploré. Ce qui a implicitement conduit à la rédaction de cette nouvelle loi. «Notre vœu à l’avenir est que nous ayons une loi fondamentale adaptée aux aspirations du peuple centrafricain et qu’elle soit strictement respectée et appliquée le tout dans un rapport harmonieux des institutions de l’état» a-t-il souhaité avant de compter sur l’intelligence et l’expertise des conseillers nationaux pour parvenir à cela. Rappelons que la loi fondamentale de 2004 a été suspendue après le putsch du 24 mars 2013.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Les Centrafricains adorent faire du sur-place...

Par Ngarra

18/03/2014 20:10

Comme toutes les couches sociales de la RCA sont sollicitées pour contribuer à cette mascarade, je me permets de donner mon point de vue.

Une Constitution, ou loi fondamentale, est un texte qui fixe l'organisation et le fonctionnement d'un organisme, généralement d'un État.

La valeur de la Constitution d'un État varie selon le régime en place, elle a généralement une valeur supérieure à la loi. Elle est à la fois l'acte politique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. La Constitution protège les droits et les libertés des citoyens contre les abus de pouvoir potentiels des titulaires des pouvoirs (exécutif, législatif, et judiciaire).

Les Etats-Unis ont une Constitution qui date de 1787, amendée occasionnellement en fonction des nouveautés ; la cinquième Constitution de la France date de 1958. Dans le monde, seules la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande n'ont pas de Constitution écrite, mais fonctionnent avec des pratiques coutumières...Une Constitution ne peut marcher que si elle est respectée.

En 2004, la RCA s'est dotée d'une Constitution valable, fruit du travail de plusieurs juristes centrafricains, dont le défunt Zarambaud. Malheureusement elle a été galvaudée par Bozizé et sa bande de prédateurs qui veulent rester perpétuellement au pouvoir. Djotodia l'a enterrée en arrivant par un coup d'Etat au pouvoir, croyant en forger une sur mesure pour pouvoir rester encore plus longtemps à la tête du pays. Les choses se sont déroulées autrement.

Au lieu de faire tout cela pour perdre du temps, il vaut mieux rétablir carrément la Constitution de 2004 et, si possible, y apporter quelques amendements. Les Centrafricains adorent brasser de l'air et faire du sur-place alors que les autres peuples avancent. Alors arrêtez de nous casser les oreilles avec quelque chose que je considère comme un non-événement.

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