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Bangui: «la voix des sans voix», la revenante Blanche Olofio

Par rjdhrca - 07/03/2014

Journaliste centrafricaine, elle a été victime d’agressions d’hommes armés en janvier 2013, au moment où la ville de Bambari tombait entre les mains de l’ex-coalition Séléka

 

En prélude à la célébration de la journée internationale de la femme, les femmes journalistes centrafricaines se mobilisent également en ce moment pour dire «non aux violences faites aux femmes» et valoriser leur métier. Blanche Olofio est l’une des journalistes. Célibataire avec 3 enfants, âgée de 34 ans Blanche O. est une femme journaliste qui a débuté sa carrière en 2003 à la radio Bé-oko de Bambari. Elle fait aussi partie des femmes journalistes qui œuvrent pour le développement rural et le retour à la paix dans le pays. Et en dehors de ses heures de travail, Blanche Olofio consacre sa vie à l’éducation de ses enfants.

 


© arc-radios-communautaires.net
Blanche Olofio sur le terrain
«J’ai débuté dans le journalisme en 2003, au niveau de la Radio Bé-Oko de Bambari. Durant mon parcours comme journaliste, j’ai eu plus des connaissances, des contacts et je suis devenue très populaire. Il y a des gens, qui de par mon travail, sans me connaitre physiquement, ont de l’estime pour ma personne. C’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. En tant que journaliste, je suis la voix des sans voix, et en même temps, je constitue un pont entre les autorités et la population» a déclaré Blanche Olofio. Elle qualifie son metier de noble mais très risquant. «J’aime bien ce que je fais comme métier actuellement. C’est grâce à ce travail que je m’occupe de ma petite famille. Et comme je le disais, le métier de journalisme est un métier vraiment noble. Mais c’est en RCA que les gens ont tendance à minimiser les journalistes. Car aujourd’hui, ce qu’un journaliste gagne ne lui permet pas de gérer normalement son foyer ou de vivre convenablement comme les autres. A cela s’ajoute les risques que les journalistes prennent dans l’exercice de leur fonction» a-t-elle expliqué.

Victime des exactions
Blanche Olofio témoigne avoir été victime d’agressions des hommes armés en janvier 2013, au moment où la ville de Bambari tombait entre les mains de l’ex-coalition Séléka. «J’ai perdu tous mes biens que j’ai acquis avant de travailler comme journaliste. Le 03 janvier 2013, les malfrats ont fait irruption chez moi et ont tout pris et en même temps, ils ont détruit ma maison. Le 05 du même mois, j’ai été victime d’une terrible agression corporelle, dont je souffre encore des séquelles. Malgré ces chocs, ni les structures humanitaires, ni le gouvernement ne me sont venus en aide, mis à part quelques personnes de bonne foi, et une association d’amis de France. Mais malgré tout cela, je continue de faire mon métier de journaliste», a-t-elle témoigné. Blanche Olofio lance un appel à toutes les femmes centrafricaines de se mobiliser pour dire «non à la violence à leur égard».

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Un temoin vivant des crimes commis

Par ALKALI

07/03/2014 13:58

CETTE DAME PORTEE DISPARUE EST UNE RESSUCITEE!
EN CETTE JOURNEE DE LA FEMME, ELLE DOIT PORTER LA VOIX DE TOUTES LES FEMMES QUI ONT ETE VICTIMES DES VIOLENCES SEXUELLES DE CES SAUVAGES QUI ONT UTILISE LEUR SEXE COMME ARME DE GUERRE. LE TRAUMATISME EST PROFOND ET SON TEMOIGNAGE DOIT ETRE VERSE DANS LE DOSSIER DES PREUVES CONTRE LES COMMANDITAIRES DU DRAME QUE LES SAUVAGES DE LA REBELLION SELEKA, LEURS MAITRES ET COMPLICES ONT FAIT SUBIR AU PEUPLE CENTRAFRICAIN EN GENERAL, AUX FEMMES ET ENFANTS EN PARTICULIER LORS DE LEUR CHEVAUCHEE FANTASTIQUE DEPUIS BOROMATA JUSQU'A BANGUI ET SUR TOUT LE TERRITOIRE CENTRAFRICAIN.
LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES DOIVENT VERSER CELA A LA LISTE DES CRIMES, ET ALLER SANS DISCRIMINIATION AUCUNE, AU DELA DE LA MASCARADE DE SANCTIONS CONTRE LES AUTEURS DES CRIMES DE SANG ET DE DROITS HUMAINS.
LES SELEKA, LEURS MAITRES ET COMPLICES ONT SEVI PENDANT DES MOIS!
OU SONT-ILS PARTIS ET COMMENT ONT ILS QUITTE BANGUI POUR SE REGROUPER LA OU LES FORCES ACTUELLES EN MISSION DE RESTAURATION DE L'ORDRE PUBLIC DANS UN ETAT ANEANTI, LES ONT CANALISES? ILS DOIVENT REPONDRE DE LEURS ACTES!

Violer les femmes et des enfants est synonyme de coup d'état en Centrafrique...

Par sorokaté

07/03/2014 16:31

Cette pauvre femme journaliste est-elle politique? Qu'est-ce lui reproche? pour quel mobile les seleka lui ont pillé?
Qu'est-ce qui justifie les atrocité commis sur la personne de cette femme journaliste?

J'ai lu son témoignage c'est horrible!!! c'est pas du tout facile pour elle en tout cas. Elle est affectée à vie. Sa vie est souillée , elle sera instable moralement tout le restant de sa vie ici bas.

Mais pourquoi s'en prendre à elle? quel est le rapport avec le coup d'état?
Que deviendront ses enfants qui,eux aussi témoigne oculaire de ce qu'a vécu leur maman?
Cette famille est détruite suite aux humiliations vécues de la part des mercenaires et bandits sauvages seleka.

Ces enfants risqueront de devenir des rebelles à leur tour afin de venger leur maman. Pour ce faire cette famille et tant d'autres en RCA méritent une assistance.

Combien de familles en RCA ont vécu cela? combien d'enfants, femmes, filles, grands mères ont connu cela? une question difficiles à déplier, l'avenir du peuple Centrafricain est mis à mal.

La famille est le socle de la société, mais avec le passage du volcan seleka ses laves dévorantes ont ravagé toutes les familles Centrafricaines.

On ne comprend pas vraiment les raisons de ce coup d'état. Pendant plus de 11 Mois les démons seleka se sont déchaînés sur le peuple Centrafricain par des violes, massacres, assassinats, pillages, atrocités sans précédent.
Des maisons incendiées, des grainiers, des mairies, et administrations étatiques , par étatiques, tout est vandalisé pour des raisons qu'on ignore.

Seuls, Eric Nersi, Ziguélé, Demafouth, Tiangaye, Dondoja, madame Mbala, Ngendet, Ndouba...en savent quelque chose.
Quel est ce coup d'état? pourquoi un tel coup d'état avec le soutien des mercenaires étrangers contre toute une NATION?

Cette journaliste nommée Blanche OLOFIO a perdu sa dignité. Elle est souillée à vie. Pour ma part, seule la JUSTICE pourrait lui redonner un peu d'espoir. Elle mérite un accompagnement Psycho-Sociale.

Quand je parle de ce qu'a vécu cette femme journaliste cela me rappel un sombre souvenir qui me ronge: Ma voisine déjà veuve mère et grand a été violée par une dizaine de seleka en présence de ses enfants et petits fils. Une fois violer la maman la laissant comme morte, ses filles ont subi à leur tour le même sort par les mêmes seleka.

Une semaine a près cette pauvre dame s'est suicidée afin d'éviter la HONTE à vie. huuuuuuuuuummmmmmmmm
Je profite de ce forum de lancer un message de soutien à cette famille je leur demande de ne pas se laisser dominer par cette tragédie. A toutes les victimes du courage c'est pas la FIN du monde, je sais qu'elle n'auront pas JUSTICE, car notre pays est réputé en matière d'impunité.

Quant à madame Blanche OLIFIO du courage, toute la seleka est bestiale.
Dieu tout puissant tu as dit " A moi la vengeance...."

Vive la Nation CENTRAFRICAINE.
Sorokaté Alias Domzan-Bene.

Centrafrique, avre de paix

Par Dambéti

09/03/2014 20:04

A la lecture de ce témoignage, poignant, je tiens à apporter, mon soutien sans faille, à Mme Blanche OLOFIO. Au jour d'aujourd'hui, je me demande toujours, quelle est la véritable raison, qui à pousser Mr Djotodia et ses sbires de Séléka, à prendre le pouvoir en Centrafrique.Plusieurs personnes de confessions chrétiennes ont souffert dans leurs chairs, et continue de souffrir, à cause des Séléka. Je n'ai à aucun moment entendu que les chrétiens de part le monde, ont manifesté leur soutien au peuple Centrafricain, chrétien, meurtri, martyrisé, par une minorité musulmane venu d'ailleurs. Aujourd'hui, ont voie par exemple au Soudan, les musulmans manifestés leurs soutiens à leurs frères et sœurs musulmans de Centrafrique, n'est ce pas leurs silence complice qui ont aujourd'hui poussé les jeunes Centrafricains, non musulmans, à ce comportés de la sorte,certes, une amalgame malheureuse s'opère chez-nous, mais à qui la faute? pour que nous puissions pardonné un jour, il faut que les musulmans reconnaissent leurs fautes, et demande pardon.

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