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Bangui : le chaos centrafricain raconté en BD

Par larevuedessinee.fr - 06/03/2014

L’illustrateur centrafricain Didier Kassaï propose de regarder la crise dans son pays d'un autre œil

 

Pour aider à comprendre la crise en Centrafrique, la plus violente, la plus meurtrière qu’ait connu ce pays depuis une dizaine d’années, le magazine propose des planches du dessinateur centrafricain Didier Kassaï. Il s’agit d’un album en deux épisodes sobrement intitulé Bangui. L’auteur livre des clés pour voir la guerre civile dans son pays sous un autre œil.

 


© larevuedessinee.fr
Didier Kassaï pour La Revue Dessinée
Les jours s'écoulent et la violence et l’anarchie s’accroissent en République centrafricaine. Les forces conjointes de la Misca et de Sangaris peinent à désarmer les milices qui se déchirent depuis plusieurs mois, les humanitaires sont dépassés par les urgences et les nouvelles autorités de la transition donnent l’impression de ne pas savoir à quel saint se vouer. Un tableau apocalyptique dont il est difficile de décrypter tous les ressorts, fait savoir le site de bédéistes La Revue dessinée

Les planches publiées sur le site de La Revue dessinée proposent de revenir plusieurs années en arrière, à travers l’histoire d’un couple entre un chrétien et une musulmane. «Les motivations profondes de cette nouvelle guerre pour le pouvoir ne semble guère reposer sur de vrais antagonismes religieux. Il est plutôt question d’appétits politiques, économiques et sociaux», analyse La Revue dessinée.

A propos du dessinateur
Né le 20 avril 1974 à Sibut (Centrafrique), Didier KASSAÏ est illustrateur, caricaturiste et aquarelliste autodidacte. Entre 1994 et 1997, il dessine dans les pages de la presse biblique de la Baptist Mid-mission et au Quotidien «Le Perroquet» (journal satirique) où il publie plusieurs caricatures sur la situation politique en RCA pendant la période des mutineries qui ont secoué le régime d’Ange-Félix PATASSE.

Didier Kassai est chrétien, mais cela ne faisait pas de différence jusqu’à maintenant. Sa femme est musulmane, mais là aussi, cela ne changeait pas le quotidien de cette famille sans histoire. Leur environnement a basculé l’été dernier, avec les premiers massacres à coloration confessionnelle. Coloration, car les motivations profondes de cette nouvelle guerre pour le pouvoir ne semble guère reposer sur de vrais antagonismes religieux. Il est plutôt question d’appétits politiques, économiques et sociaux.

Alors que le Parlement français a voté, mardi 25 février, à l’unanimité des groupes politiques, la prolongation de l’opération militaire dans laquelle sont engagés 2 000 soldats, nul ne sait comment parvenir à reconstruire de toutes pièces un état devenu invisible.

Les planches de la BD sont disponibles sur La Revue dessinée

 

 
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