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Centrafrique: faire sortir les femmes des sites des déplacés

Par Luidor Nono - 05/03/2014

C’est le but fixé par la journée de réflexion organisée par l’association SOLISIDAC, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Femme à Bangui

 

La rencontre de ce vendredi, 07 mars se déroule à l’hémicycle de l’Assemblée nationale centrafricaine autour du thème «Genre et Post-Conflit : comment promouvoir le rôle des femmes dans la reconstruction post-conflit». Sous la conduite de Mme Virginie Baikoua, présidente de l’association, Solidarité contre le Sida en Centrafrique (SOLISIDAC) et le parrainage de Mme Pascale Crozon Députée du Rhône (France), il s’agit de réunir les femmes leaders, celles des associations féminines actives de la ville de Bangui, les femmes représentant les ministères, les experts en question de Genre, etc., afin de réfléchir aux voies et moyens à mettre en œuvre pour aider les femmes réfugiées à sortir des sites de déplacés et même de la brousse, pour qu’elles puissent reprendre les activités, stoppées pour cause de conflits.

 


© WFP/Alexis Masciarelli
Fideline Befio, 35 ans, mère de 5 enfants âgés de 2 à 7 ans, déplacée, Bangui
Même si les organisateurs ne sont pas certains de connaître une grande affluence, à travers des modules et les thématiques de discussions précises, les participantes vont se pencher sur la question de savoir comment les femmes peuvent-elles se mobiliser et travailler avec le gouvernement ainsi que les autres organisations internationales pour promouvoir leur participation et celles des jeunes aux différents processus de reconstruction post-conflit? Le fait étant que la République centrafricaine, a ratifié plusieurs résolutions et conventions relatives à la position et situation des femmes dans les situations de conflit et de post-conflit sans qu’il n’y ait une quelconque amélioration. Et d’une manière générale, dans les pays en situation de post-conflit, les femmes restent exclues des lieux de décision, tandis que les violences liées au genre continuent à poser un problème important. La RCA est toute autant concernée.

La rencontre de Bangui tentera de trouver des stratégies pour mieux utiliser les conventions et résolutions internationales, relatives aux situations post-conflit afin de lever les freins à leur application. Pour cela, les organisateurs de ce mini-colloque bénéficient du concours de d’experts tels que Mme Marcelle Gotchanga, Expert nationale en Genre et représentant des associations féminines, M. Baga Antoine, Expert en genre au Ministère des Affaires Sociales, Mme Lucile Eureka Mazangue, Conseillère en Genre à la Présidence, Mme Marguerite Ramadan, Conseillère aux Affaires Sociales à la Primature, Me Nadine Pingama Modo, Magistrat et Mme Mamba Marie Justine, Chargée de programme genre au FNUAP. L’objectif final de ces assises de Bangui étant de parvenir à identifier les mesures à prendre par le Gouvernement pour la formulation et l’application effective d’un Plan d’action national de la résolution 1325*. Il est aussi question de faire un plaidoyer auprès des partenaires au développement en vue de soutenir la mise en œuvre du Plan d’action national. A la fin de la journée, les organisateurs espèrent parvenir à formuler une ou des recommandations à proposer aux autorités de la Transition.

 


© unhcr.fr
Mère dans un camp de déplacés
Pour Mme Bailoua, il faudra accompagner les femmes lorsqu’elles sortiront des sites de déplacés, et c’est maintenant qu’il faudrait y penser. Elle reconnaît que ce ne sera pas une chose facile, dans la mesure où la majorité des ménages , en plus d’être tenus pour la plupart par des femmes, manquent de tout. Il restera dont un impératif: faire comprendre et convaincre les femmes centrafricaines de se mobiliser et de prendre conscience que des dispositifs existent pour leur participation effective à l’élaboration des projets de réconciliation et de reconstruction post-conflit.

Pour réaliser cette activité en cette période post-conflit, l’Association SOLISIDAC, qui a déjà octroyé des dons aux hôpitaux de la ville de Bangui, a bénéficié du soutien des associations sœurs : Association Passe-moi le Relais, Association Manassé; du concours de, l’Assemblée Nationale Française, la Communauté urbaine de Lyon (Grand Lyon), l’Ambassade de France en Centrafrique, du Conseil National de Transition, du Ministère de la Santé, du développement social et Humanitaire, du FNUAP.
 
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  • * En 2000 le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité, une résolution qui engage les Nations Unies et ses États membres à faire participer les femmes aux négociations et aux accords concernant le règlement des conflits et la consolidation de la paix.
  • Plus de dix ans après, et suivant l’adoption de trois résolutions supplémentaires sur la position des femmes dans les situations de conflit et post-conflit, la situation reste préoccupante.
  • Seuls 21 États membres de l’ONU sur les 192 ont déjà élaboré et mis en œuvre un Plan National de la mise en œuvre de la Résolution 1325.
  • Une opportunité de plus pour la République Centrafricaine qui vient à peine d’adopter son Plan d’action de la mise en œuvre de Résolution 1325 le 20 novembre 2013.

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