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Kinshasa: Mme Catherine Samba-Panza répond à l'invitation de l'OIF

Par Lucie Nkouka avec autres médias - 03/03/2014

La présidente de transition de la Centrafrique, prend part aux travaux du 2è forum mondial des femmes francophones au tour du thème «femme actrice du développement»

 

Mme Catherine Samba-Panza, répondant à l’invitation officielle de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), s’est envolée à la tête d’une forte délégation centrafricaine, pour Kinshasa en Rd Congo, où elle prend part ce 03 mars à l’ouverture des travaux du 2è forum mondial des femmes francophones au tour du thème «femme actrice du développement» Plus de 500 participants venus des pays francophones vont plancher pendant deux jours sur les modules tels que, Femme et Pouvoir ; Femme et Démocratie et Paix ; enfin Femme et Education. Déjà un accent particulier sera mis sur la déscolarisation précoce et la non-scolarisation des filles, véritables freins au développement.

 


© autre médias
Mme Catherine Samba-Panza
Au nombre des oratrices attendues à ce forum figurent Olive Lembe Kabila, première dame de la RDC, Catherine Samba-Panza, la présidente centrafricaine ainsi que Mary Robinson, l’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Région des Grands lacs.
Mary Robinson est arrivée dimanche à Kinshasa pour participer à ce forum. Elle jouera le rôle de modératrice pour le groupe de travail sur les Femmes et la Paix. Les ministres du Genre de la région et Mme Mary Robinson espèrent encourager les organisations féminines et stimuler l’action des femmes visant à appuyer la mise en œuvre de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération. Cet accord signé en février 2013 à Addis-Abeba vise à rétablir la paix et la stabilisation dans l’est de la RDC et dans toute la région des Grands Lacs. Il a été signé par 13 pays de la région.

En faisant le déplacement de Kinshasa, la chef d'Etat de transition Samba-Panza, a effectué sur place une visite de travail au cours de laquelle elle s'est entretenue avec son homologue congolais Joseph Kabila Kabangué et le gouvernement de la RDC. Leurs entretiens ont porté sur la sécurisation des frontières entre les deux pays pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes, l'appui du gouvernement congolais é la République Centrafricaine pour une sortie de crise et le départ des ressortissants congolais de Centrafrique. «Je suis venue ici en République démocratique du Congo d'abord pour exprimer ma gratitude et mes remerciements au peuple frère de la RDC qui est actuellement aux côtés du peuple centrafricain en ce moment difficile de l'histoire de la Centrafrique. Actuellement il y a d'énormes défis à relever en Centrafrique. Et nous tenons à relever ces défis et bien entendu nous saluons la participation de la République démocratique du congo à l'effort de paix et de pacification en république centrafricaine», a affirmé la présidente centrafricaine.

Un bataillon des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise participe à la mission de la paix en République Centrafricaine dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA). Déjà cinq vols d'évacuation et des traversées ont été organisés pour les ressortissants congolais qui ne peuvent plus rester en Centrafrique. Mais ce n'est pas un mouvement de masse comme pour les autres pays tels que le Tchad a expliqué une source proche de l'ambassade de RD Congo en Centrafrique.

Le premier forum mondial des femmes francophones s’est tenu en mars 2013 à Paris à l’initiative de la France. Il a principalement porté sur les violences faites aux femmes dans les conflits armés et les crises politiques.

 

 
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DÉCLARATION HISTORIQUE SUR LA GUERRE DU PÉTROLE EN CENTRAFRIQUE

Par Principe Actif

03/03/2014 13:41

DÉCLARATION HISTORIQUE SUR LA GUERRE DU PÉTROLE EN CENTRAFRIQUE

ET RELATIVE A LA DÉCLARATION DE GUERRE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS « AUX ANTI-BALAKA » ET DONC AU PEUPLE CENTRAFRICAIN.

BANGUI, 01 Mars 2014

La Mouvance ZO KWE ZO, fière, sur le plan interne, de la pensée, de l’action et des acquis démocratiques des présidents BOGANDA, GOUMBA et PATASSE, tous des anticolonialistes, des anti-néocolonialistes, des hommes de gauche ;

Edifiée, sur le plan panafricain, par la pensée, l’action et les victoires des illustres patriotes anticolonialistes qui suivent, encrés eux aussi à gauche, à savoir Ahmed SEKOU TOURE, Ahmed BEN BELLA, Houari BOUMEDIENE, Patrice LUMUMBA, Kwamé N’KRUMAH, Abdel Gamal NASSER, Marien NGOUABI, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, Mouammar Al KADHAFI, Albert LUTHULI, Agostino NETO, Samora MACHEL, Félix MOUMIE et Nelson MANDELA, a l’honneur de déclarer ce qui suit :

Le 26 décembre 2012, le Bureau politique de la Mouvance PATASSE, devenue MOUVANCE ZO KWE ZO (Voir Déclaration au Ministère de l’Administration du Territoire le 15 mai 2013) a été le premier à oser dénoncer, sur les ondes de radios privées, puis de la Radio nationale, le 28 décembre 2012, l’avancée des mercenaires de la SELEKA sur Bangui, alors même qu’elle est dans l’opposition.

Le 17 janvier 2013, lors de la réunion-débat radiotélévisée organisée au palais présidentiel par le président BOZIZE avec les Leaders politiques de notre pays, après les Accords de Libreville, la Mouvance ZO KWE ZO, par la voix de son Leader, avait en outre rappelé que ni Barthélemy BOGANDA, ni Abel GOUMBA, ni Ange-Félix PATASSE, n’ont jamais eu recours à la force des armes durant leur lutte politique et avait violemment et légitimement condamné le fait que le FARE-2011 soit le cerveau politique de la SELEKA, composée de mercenaires tchadiens et soudanais à quatre vingt quinze pour cent (95%). Bien entendu, ces mercenaires ont été recrutés, formés et jetés sur la RCA par le Gouvernement français qui a cru devoir utiliser le Tchad comme couverture.

Etant donné que les autorités du régime d’alors, considérant que la Mouvance se réclame de l’opposition, n’ont jamais pris en compte nos cris d’alarme relatifs aux faiblesses de notre système de défense et de sécurité, comptant, naïvement, sur les Accords de défense du 13 août 1960 signés avec la France à Brazzaville, ont ainsi exposé notre pays à une traumatisante invasion à partir du 12 décembre 2012, depuis la ville de Ndélé, dans le Nord, avant d’assister, impuissantes, le 24 mars 2013, à la prise de la capitale Bangui par la nébuleuse SELEKA, sous le regard complice de l’armée française. Celle-ci, depuis sa base de l’aéroport Bangui-M’poko, a en effet aidé la SELEKA, grâce aux images des combats transmises par ses drones et ses satellites, à poignarder dans le dos les FACA et les troupes amies d’Afrique du sud auxquelles avait fait appel le régime du général François Bozizé.

Plus d’un an après le début de cette agression française, le bilan est là, lourd, indéniable :

1) Plus de deux cent cinquante cinq mille (255 000) morts, chiffre que le Gouvernement français connaît mais qu’il tient à taire, à cacher, à nier, le cas échéant ;

2) Uniquement des Noirs, des Africains, essentiellement des Centrafricains de souche (90%), en général des paysans et les couches les plus déshéritées des centres urbains, ainsi que des Centrafricains d’origine tchadienne et des Tchadiens (7%) et des musulmans étrangers (3%) ;

3) Et seulement deux (2) Français : depuis lors, les Leaders du FARE-2011, qui ont été manipulés par Paris et qui ont accepté de servir de couverture politique à cette opération d’invasion de notre pays, principalement Martin ZIGUELE, Nicolas TIANGAYE, Louis-Pierre GAMBA, Crépin MBOLI-GOUMBA, et Christophe BREMAÏDOU ont tous été surpris de constater que même leur localité d’origine n’ont pas été épargnées, à savoir BOCARANGA, BOUCA, BANGASSOU, RAFAÏ et BAMBARI;

4) Ces agents de l’étranger, traîtres à leur patrie, ont donc pris conscience qu’ils se sont fait avoir, car la mission de ces mercenaires n’était pas de renverser le régime BOZIZE pour les installer au pouvoir afin d’asseoir, prétendument, la démocratie, mais il s’agissait d’envahir notre pays, de détruire notre appareil d’Etat embryonnaire et d’anéantir définitivement les Forces Armées Centrafricaines (FACA), l’objectif étant de créer les conditions nécessaires pour bloquer l’exploitation de notre pétrole de Birao par la Chine ainsi que le démarrage de notre cimenterie construite par l’Inde ;

5) De même, ces traîtres ont aussi pris conscience du fait que la France, pour ses intérêts, les a conduits à la fin de leur carrière politique car autant nos populations ne sont pas dupes et détestent la politique néocolonialiste de la France et la SELEKA à 95%, autant nos compatriotes vouent une haine horrible envers ces politiciens immatures qui se sont eux-mêmes suicidés en faisant confiance au Gouvernement français et à ses agents, en courant derrière les honneurs et surtout l’argent ;

6) Mais ni la France (colonialiste, esclavagiste et terrorisante), ni le Tchad frère et voisin et encore moins les Tchadiens résidant en Centrafrique, qui ont eu tort, comme les Leaders du FARE-2011, de faire confiance à la France et à ses mercenaires, n’avaient prévu qu’en détruisant les FACA, et dès lors que la nature a horreur du vide, surgiraient des forces spéciales bénies de Dieu, à savoir les « ANTI-BALAKA », à l’instar des résistants français anti-nazis, les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) pour défendre notre peuple ;

7) Ainsi, du 10 décembre 2012 au 05 décembre 2013, alors que notre pays était totalement envahi et que nos populations étaient massacrées de la manière la plus ostentatoire qui soit, ni les troupes françaises de Bangui, ni les supplétifs de l’armée française, dits «FOMAC», n’ont osé s’en prendre aux mercenaires de la SELEKA.

Par ailleurs, les PREUVES de la culpabilité directe du Gouvernement français dans le déclenchement de cette guerre du pétrole en RCA est indéniable et imparable, en effet :

1) Pour arracher le mandat de l’ONU afin d’occuper militairement notre pays et le recoloniser en toute impunité, la France a manipulé le Conseil de Sécurité des Nations Unies en faisant déclencher l’attaque de la ville de Bangui du 05 décembre 2013, par les patriotes ANTI-BALAKA, à qui elle a fait croire qu’ils allaient renverser le régime impopulaire de DJOTODIA, alors qu’elle avait, en même temps, prévenu les SELEKA et l’armée tchadienne de la date de cette attaque. L’objectif de la France, évidemment, c’est de provoquer des représailles et donc des massacres à grande échelle de la part de la SELEKA pour forcer la main du Conseil de sécurité de l’ONU ;

2) Et, pour dissimuler ses intentions criminelles, la France a mis l’accent sur la mise en place rapide des Forces africaines de la FOMAC, devenues MISCA, qu’elle ne devrait qu’appuyer alors qu’en réalité, c’est les troupes d’occupation françaises, dites SANGARIS, qui dictent leur volonté sur le terrain ; d’ailleurs, dès la prise de la ville de Birao par la SELEKA, l’armée française a cru devoir prendre le contrôle de l’aéroport de Bangui, contre la volonté du régime du président BOZIZE, attestant ainsi que c’est la France qui a agressé la RCA ;

3) Alors que la Résolution 2127 de l’ONU lui a donné mandat de désarmer, par la force s’il le faut, les mercenaires de la SELEKA, force est de constater que les forces SANGARIS et MISCA ont fait plutôt cantonner des milliers de combattants SELEKA, avec leurs armes, dans les casernes de l’armée nationale qui est écartée de tout par la volonté du Gouvernement français. Pire, la France a, en outre, plutôt aidé d’autres SELEKA à se retirer, avec toute leur armada, dans le nord (l’occupation de SIBUT), en prévision de la partition de notre pays que le Gouvernement français avait chargé un de ses députés, Axel PONIATOWSKY, membre de la Commission des affaires étrangères, de propager, honteusement, sur les ondes de la radio française RFI;

4) La Mouvance ZO KWE ZO a toujours soutenu que c’est la France, et non pas DJOTODIA, qui tient à ce que les FACA ne soient pas remises en service, et les faits nous donnent raison car, depuis la destitution de ce dernier à Ndjamena, les FACA sont toujours écartées ;

5)Malgré le départ de Michel DJOTODIA, simple couverture utilisée par la France, le nouveau Gouvernement mis en place par Mme Catherine SAMBA-PANZA (novice en politique, agent du Gouvernement français nommée à la tête de la Mairie de Bangui par DJOTODIA), fait entrevoir qu’il n’y a eu qu’un changement de façade et que la France et sa SELEKA sont toujours au pouvoir, notamment du fait que DJONO-DJIDO AHABA, neveu de DJOTODIA, est toujours le N°2 du Gouvernement, sans compter le demi-frère de DJOTODIA (DJOUBAÏ-ABAZENE) et son cousin (ABDALLAH KADRE);

6) Pire, hors mis deux (2) révocations, tous les membres du Cabinet de DJOTODIA ont été reconduits, sans compter que tous les Ministres SELEKA virés du Gouvernement ont été nommés Ministres-Conseillers à la présidence : bien entendu, sur ordre du Gouvernement français, alors qu’ils sont pour la plupart des analphabètes;

7)La déclaration de guerre du général français SORIANO commandant en chef des troupes d’occupation dites SANGARIS, reprise par le Ministre français de la Défense, Jean Yves LE DRIAN, le 12 février 2014, aux patriotes et résistants centrafricains dits « Anti-Balaka » est venue donner raison à la Mouvance ZO KWE ZO et a ainsi obligé bien de Leaders politiques pro-SELEKA et anti-SELEKA à appeler les dirigeants de la Mouvance pour leur dire qu’ils reconnaissent qu’ils ont eu raison sur eux, car ils avaient prévenu le général BOZIZE, le 28 juillet 2006, par la voix de leur Premier Secrétaire, lors d’un débat radiotélévisé au palais de l’Assemblée Nationale, que « ce qui est arrivé au Rwanda, en 1994 (800 000 morts en trois mois) et au Congo, en 1997 (10 000 morts en quatre mois), va bientôt arriver à notre pays, du fait de la maîtrise de notre système de défense, incontestablement embryonnaire, par la France » ;

8) Enfin, cette Déclaration de guerre suivie de l’arrestation de quelques responsables des Anti-Balaka atteste bien que la France colonialiste est l’ennemie du peuple centrafricain car l’on imagine mal les troupes américaines, alliées des Français, en 1944, s’en prendre, en France, aux résistants français, surtout que la France n’a procédé à l’arrestation d’aucun Leader des mercenaires de sa SELEKA.

En conséquence, la Mouvance informe la nation et les pays amis de la RCA, dont la Chine, la Russie, l’Afrique du sud, l’Algérie, le Vietnam, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Congo démocratique, l’Angola, le Mozambique, le Rwanda et le Zimbabwe, pour ne citer que ceux-là, de ce qui suit :

1) Il n’y a pas de guerre de religion en RCA, autrement, le chef de l’Etat, le premier ministre et les membres du Gouvernement auraient dû tous être des musulmans ou des chrétiens et auraient dû interdire la religion de ceux qui ne sont pas au pouvoir : ainsi, en vérité, c’est le Gouvernement français qui a poussé ses mercenaires à massacrer et à persécuter les Centrafricains d’origine, depuis décembre 2012, quelle que soit leur religion respective, pour couvrir son opération d’invasion voilée de la RCA afin d’empêcher l’exploitation de notre pétrole par la Chine populaire : d’ailleurs, faut-il rappeler ici que depuis l’arrivée des troupes françaises SANGARIS, elles n’ont de cesse de piller les gisements de mercure de la Lobaye, d’uranium de Bakouma et de l’or de Ndassima, près de Bambari ?

2)Selon la stratégie proposée par la DGSE, les services secrets français, à l’instar de celle de 1956 qui avait permis à la France et à la Grande-Bretagne d’attaquer l’Egypte de Gamal Abdel NASSER et de s’emparer momentanément du canal de Suez en poussant Israël à attaquer l’Egypte d’abord, avant d’intervenir ensuite, en faux arbitres, le Gouvernement français a lancé les mercenaires de la SELEKA sur la RCA en les présentant sur sa radio de propagande néocolonialiste, RFI, comme des rebelles centrafricains qui veulent prendre le pouvoir pour, prétendument, « reconstruire l’Etat centrafricain en déliquescence et pour relancer l’économie complètement exsangue du pays ». La France a, entre autres, utilisé notamment l’agent de ses services secrets, Roland MARSHALL, sur les ondes de la radio RFI, pour justifier cette agression : mais, depuis le dimanche 22 décembre 2013, la riposte des patriotes ANTI-BALAKA a contraint le président DEBY du Tchad frère et voisin à reconnaître, sur les ondes de cette sinistre radio de propagande, à 07h30, que « la SELEKA qui a porté DJOTODIA au pouvoir est une bande de mercenaires tchadiens et soudanais » ; il est donc clair que le Gouvernement français ment, quand elle affirme que « la mission de ses forces est de désarmer toutes les milices, chrétiennes et musulmanes », car la SELEKA n’est pas une milice musulmane centrafricaine, mais des mercenaires, donc des étrangers, soudoyés par la France, d’une part ; d’autre part, les Anti-Balaka ne sont pas des milices chrétiennes, mais des résistants centrafricains, de diverses régions, de diverses religions et même avec des athées ;

3) Mieux, dans son message de vœux à son peuple, le 31 décembre 2013, diffusé le 1er janvier 2014 par la même radio RFI, à 13h30, le président DEBY, excédé de voir les Centrafricains et leurs frères Tchadiens s’entretuer inutilement, a eu le courage et l’honnêteté de déclarer ceci : « Il y a en RCA une grande campagne de dénigrement contre le Tchad, selon laquelle les mercenaires de la SELEKA sont soudoyés par le Tchad. Je mets donc quiconque au défi, je dis bien quiconque, d’apporter la preuve de ces allégations » (SIC). En d’autres termes, c’est la France qui a utilisé des mercenaires pour attaquer la RCA, pays frère, mais du fait de la propagande de la radio RFI, le monde entier croit que c’est le Tchad qui est en train de détruire la RCA et de pousser les Centrafricains à tuer leurs frères Tchadiens vivant en Centrafrique ». EN D’AUTRES TERMES ENCORE, C’EST LA FRANCE QUI EST DERRIERE LA SELEKA ET NON LE TCHAD », même si ces mercenaires sont très majoritairement Tchadiens, même si les autorités tchadiennes, craignant d’être déstabilisées elles-mêmes par une France maladivement néocolonialiste, sanguinaire et terroriste, a laissé agir la France à partir de son territoire.

En outre, la Mouvance ZO KWE ZO redemande à tous les Centrafricains et tous les originaires du Tchad vivant en Centrafrique de :

1) Cesser de s’entretuer et de prendre conscience que nous avons un seul ennemi unique, le Gouvernement néocolonialiste et esclavagiste français qui considère encore que les Noirs sont des êtres inférieurs dont la vie ne vaut rien ;

2) Comprendre que la situation est aujourd’hui si tendue et si confuse qu’il vaut mieux que tous nos frères Tchadiens se retirent au Tchad ou au Cameroun comme l’a recommandé notre frère le président DEBY qui a mis à leur disposition des avions et des autocars à cet effet ;

3) Noter que ce retrait des frères Tchadiens et des mercenaires de la SELEKA puis de la MISCA permettrait aux patriotes centrafricains de se retrouver face à face avec les troupes d’occupation françaises dites SANGARIS, assoiffées du sang des nègres que nous sommes, ce qui devrait nous conduire, à terme, à une indépendance réelle, totale et inconditionnelle (IRTI);

4) D’attirer l’attention des forces de la MISCA, qui sont des Africains, pour qu’elles se méfient de la France qui ne manquera pas de chercher à leur faire jouer le mauvais rôle pour les discréditer, comme elle l’a fait avec les Tchadiens ;

Par ailleurs, il conviendrait de ne pas oublier que les preuves de la culpabilité directe de la France sont indéniables, car :

a) Dès lors que les chefs d’Etat de la CEEAC ont tous intérêt à ne pas être un jour ou l’autre déstabilisés voire renversés par une rébellion ou des mercenaires, pourquoi avaient-ils pris faits et cause pour une conférence à Libreville au cours de laquelle un chef rebelle, inconnu de la nation et très impopulaire, en l’occurrence Michel DJOTODIA, a été mis sur le même pied d’égalité que le chef de l’Etat de la RCA, François BOZIZE ?

b) N’était-ce pas parce que ces pays, malgré eux, étaient tous sous de fortes pressions françaises ?

c) Lorsque le président français avait dépêché à Bangui un de ses agents africains, le président Thomas BONI YAYI, du Bénin, le 30 décembre 2012, pourquoi ces mercenaires, qui marchaient sur Bangui, avaient-ils brusquement cessé, unilatéralement, les combats en attendant la suite des négociations entre l’envoyé de Paris et le général BOZIZE ? N’est-ce pas que c’est l’Elysée qui avait ordonné cette suspension des hostilités à ses mercenaires ?

d) Pourquoi le président français, François HOLLANDE, avait-il donné une suite négative, en décembre 2012, à la demande du président BOZIZE qui tenait à ce que l’armée française, stationnée à Bangui, puisse intervenir pour chasser ces mercenaires sans foi ni loi, en vertu des Accords de défense qui lient les deux pays, comme ce fut le cas en octobre 2006 ?

La réponse, à toutes ces questions, atteste bel et bien que C’EST LA FRANCE QUI A ATTAQUE LA RCA, PAR LE TCHAD ET DES MERCENAIRES INTERPOSES, COMME ELLE L’A DEJA FAIT AILLEURS EN AFRIQUE, NOTAMMENT AU BENIN EN 1977, AU CONGO, EN 1997, EN COTE D’IVOIRE, EN 2002 PUIS EN 2011, POUR INSTALLER ALASSANE OUATTARA AU POUVOIR, AU RWANDA, EN 1994, EN LIBYE, EN 2011, etc…

Pour ceux qui, soit par cécité politique, soit par lâcheté, veulent malgré tout douter de la responsabilité de la France et de la culpabilité de ses dirigeants, rappelons que, le 30 décembre 2012,les quatre (4) conditions posées par la France pour que ses mercenaires arrêtent leur marche vers Bangui, conditions transmises par le président béninois qui était venu en Centrafrique pour quelques heures seulement (en restant à l’aéroport), conditions acceptées malgré tout par le président BOZIZE et rendues aussitôt officielles et publiqueslors d’une Conférence de presse commune, sont les suivantes :

1) «Le président BOZIZE ne doit pas se présenter aux prochaines élections en 2016» (mais, de quel droit la France se permet-elle de telles ingérences, en violation du sacro-saint principe du droit des peuples à l’autodétermination et, surtout, de celui de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant et souverain ?) ;

2) « Le président BOZIZE doit accepter de se rendre, à tout moment, à Libreville, pour négocier avec les rebelles» ;

3) « Le président BOZIZE doit accepter de former un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) avec les Rebelles» ;

4) « Le président BOZIZE doit accepter de rencontrer le président F. HOLLANDE, à tout moment, pour discuter des problèmes de la RCA » : n’est-il pas évident que cette dernière condition atteste de la signature de ce complot par la France ?

Pire, du 23 au 24 mars 2013, non seulement la France avait ordonné au Tchad voisin d’envoyer des renforts à ses mercenaires malmenés par les FACA et l’armée sud-africaine au PK22, à la porte de Bangui, mais l’ambassadeur de France n’avait eu de cesse d’harceler le président BOZIZE, constamment, sans répit, pour qu’Il déguerpisse, au lieu de faire intervenir l’armée française. En outre, il n’y a jamais eu d’accrochage, jusqu’au 05 décembre 2013, entre l’armée française (qui tient l’aéroport de Bangui et qui se pavane, allègrement, dans tout le pays) et les mercenaires de la SELEKA : preuve absolue que la France et ses propres mercenaires sont sur la même longueur d’onde.

Et si la France a finalement dépêché à Bangui l’opération SANGARIS, le 07 décembre 2013, c’est parce que les patriotes ANTI-BALAKA, dont notre nation regrette les bavures, ont attaqué Bangui et étaient décidés à prendre le pouvoir de l’Etat.

EN DEFINITIVE, AU NOM DU PEUPLE TOUT ENTIER, LA MOUVANCE EXIGE LE RETOUR DE LA RCA A SA SITUATION D’AVANT L’AGRESSION FRANÇAISE, NOTAMMENT :

1) La reprise officielle, immédiate et effective, du contrôle du pays par les Forces Armées Centrafricaines (FACA), auxquelles doivent être intégrés tous les Anti-Balaka majeurs, valides et volontaires, comme « FORCES SPECIALES » ;

2) Le rétablissement de notre Constitution, suspendue par la SELEKA, sur ordre du Gouvernement français, alors que celle-ci a été votée à plus de 85%, et à l’appel de tous les partis politiques et des syndicats, sans exception aucune, alors que la SELEKA de la France, elle, est haïe à plus de 95% par le peuple ;

3) La démission sans délai et sans condition de Madame Catherine SAMBA-PANZA, imposée par le Gouvernement français pour poursuivre sa politique d’instabilité, d’insécurité permanente et de confrontation avec nos frères tchadiens, celle-là que la Mouvance ne reconnaît pas comme chef d’Etat, de même qu’elle n’a jamais reconnu Michel DJOTODIA;

4) Le retour, sans condition et sans délai à l’ordre constitutionnel, suivi de la nomination d’un premier ministre nationaliste, anticolonialiste et musulman issu de l’opposition et la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale digne de ce nom;

5) La révision de notre Constitution pour instaurer : a) un régime parlementaire classique, régime qui fait le bonheur de tous les pays d’Europe, sauf la France ; b) pour instituer le BIPARTISME, avec un PARTI SOCIO-DEMOCRATE et un PARTI SOCIALISTE ; c) enfin, pour créer un Sénat ;

6) La réorganisation de la RCA en quinze (15) Régions dirigées par des Gouverneurs nommés par Décret et dotées, chacune, d’une Assemblée régionale de quarante cinq (45) membres ;

7) La réduction du nombre des Ministères à quinze (15) afin de les doter de vrais Cabinets, avec Directeur de Cabinet, chef de Cabinet, Conseillers et Chargés de mission (tous BAC+5), d’une part et, d’autre part, de doter chaque Ministère d’une Direction régionale dans chaque Région.

Les Etats amis de la RCA devraient en plus noter qu’en 2012, alors que les recettes budgétaires du Congo Brazzaville, deux fois moins peuplé que la RCA, étaient de 3500 milliards de F CFA, grâce à son pétrole, celles de la RCA n’étaient que de 267 milliards. Avec l’agression de la France, ces recettes budgétaires de la RCA sont tombées à moins de 86 milliards de F CFA, selon le Collectif budgétaire voté par le CNT (parlement de Transition) le 16 novembre 2013, à la demande du Ministre des Finances, soit une chute de 70%. C’est dire que notre PIB, de l’ordre de 1,5 milliard de dollars, contre 24,0 milliards de dollars pour le Cameroun, a dû également chuter de 70%, tombant à 0,4 milliards de dollars, ramenant ainsi, subséquemment, le PIB par habitant de 300 dollars à 80 dollars.

Aussi, est-il évident que la RCA a un grand besoin d’au moins vingt cinq (25) milliards de dollars d’investissements directs l’an, sur vingt (20) ans, dans tous les secteurs, conformément à la stratégie dite d’attaque frontale, pour pouvoir obtenir un taux de croissance de 20% l’an, comme en Guinée équatoriale, en Angola ou au Bhoutan, afin de se sortir de la pauvreté avec un PIB par habitant de plus de 5 000 dollars.

Ainsi, seule l’exploitation de notre pétrole et de nos gisements de diamants kimberlitiques de Bangassou, incontestablement, peut nous procurer les énormes ressources ci-dessus indiquées : c’est dire que si la France ne veut pas que ces matières premières soient exploitées, maintenant, elle n’a pas à nous faire la guerre, elle doit négocier et investir, en conséquence, ces vingt cinq (25) milliards de dollars l’an dans notre pays. Mais si elle préfère la guerre, Dieu, l’Afrique et l’avenir apprécieront.

Enfin, la Mouvance ZO KWE ZO, au nom du peuple centrafricain tout entier, soutient officiellement et fermement la position de l’Union africaine qui s’oppose à l’envoi hypocrite de casques bleus en Centrafrique, car il ne s’agit là que de complices de l’armée d’occupation française.

Telles sont les exigences légitimes et avérées des populations tant meurtries de notre cher pays que la MOUVANCE ZOKWE ZO a cru devoir agréger, publier et défendre par la présente./.

FAIT A BANGUI, LE 01 Mars 2014

POUR LE BUREAU POLITIQUE, SON PREMIER SECRÉTAIRE

Moammar BENGUE-BOSSIN

Politologue

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