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Centrafrique: 3.000 soldats supplémentaires demandés par l’ONU

Par journaldebangui.com - AFP - 21/02/2014

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon les a réclamés devant le Conseil de sécurité, afin de rétablir l'ordre et protéger les civils

 

M. Ban a demandé que ces nouvelles troupes arrivent "dès que possible, dans les jours et les semaines à venir" et soient dotées de moyens aériens pour se déplacer dans ce pays immense. Evoquant les effectifs militaires déjà sur place ou prévus --2.000 Français, près de 6.000 Africains et entre 500 et mille Européens--, il a ajouté: "Il nous en faut davantage, et vite". Pour M. Ban, il s'agit d'une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA. Rappelant qu'il doit remettre fin février un rapport à ce sujet, il a souligné que "le déploiement d'une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois". Or, "la population de RCA ne peut pas attendre des mois". Il faut "agir maintenant pour éviter une nouvelle aggravation de la situation", a affirmé M. Ban. Il a évoqué des "atrocités" et des "déplacements massifs de populations" qui menacent le pays d'une "partition rampante", avec la fuite des musulmans vers le Nord sous la menace de milices chrétiennes. "Les besoins de sécurité dépassent de loin les capacités des troupes internationales déployées actuellement", estime-t-il. "Et là où il n'y a pas de forces internationales, les civils n'ont trop souvent le choix qu'entre la mort et la fuite".

 


© un.org
Ban Ki-Moon, le SG des Nations unies
"Pas assez de troupes sur le terrain"
Le Tchad a annoncé jeudi avoir mis fin au rapatriement sous protection militaire de ses ressortissants établis en Centrafrique. Depuis décembre dernier, des dizaines de milliers de civils musulmans, dont bon nombre de Tchadiens, ont fui les violences. A l'issue d'une visite de deux jours à Bangui, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos a elle aussi jugé jeudi qu'il n'y avait "pas assez de troupes sur le terrain" et a souligné que la RCA "a connu une destruction totale de ses institutions". M. Ban a proposé que "toutes les forces internationales présentes en RCA soient placées sous un commandement coordonné", avec pour mission prioritaire de protéger les civils et de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire. Il a aussi suggéré de fournir une aide logistique et financière de 38 millions de dollars à la Misca (force de l'Union africaine) "pendant une période de transition de six mois".

Enfin, le gouvernement centrafricain se verrait octroyer une aide financière pour rétablir une partie des services publics essentiels. Ces quelques millions de dollars lui permettraient de verser des primes pour inciter policiers, juges et gardiens de prison à reprendre le travail, dans un pays livré au chaos depuis des mois. M. Ban a demandé aux pays donateurs de se montrer plus généreux: l'appel de fonds de l'ONU pour 2014 (551 millions de dollars) n'est en effet couvert qu'à 15% alors que 2,5 millions de Centrafricains ont besoin de secours. A la sortie du Conseil, l'ambassadeur français Gérard Araud a expliqué qu'il s'agissait d'agir "dans les six mois qui viennent" avant l'arrivée des Casques bleus. Le Conseil va examiner les propositions de M. Ban "de manière très pragmatique", a-t-il dit.

Mais il a semblé écarter l'idée de nouveaux renforts français après les 400 soldats rajoutés à l'opération Sangaris: "La France a fait l'effort qui lui a été demandé (..) nous avons déjà beaucoup fait pour la RCA". Selon des responsables de l'ONU, l'idée est de solliciter en premier lieu les autre pays européens, et M. Ban et ses adjoints ont contacté à cet effet une quinzaine de pays membres de l'Union européenne. Pour l'instant, les responsables de l'UE estiment être capables de mobiliser un millier de soldats et prévoient de lancer leur opération militaire début mars, mais très peu de pays ont annoncé des contributions précises.

 

 
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4 COMMENTAIRES

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Monsieur Ban-Ki Moon écoutez....

Par sorokaté

22/02/2014 20:54

Monsieur le secrétaire général de l'ONU, s'il vous plait prenez au moins votre temps d'écouter le peuple Centrafricain. Ne faites pas selon votre volonté pour le peuple Centrafricain , mais faites plutôt ce qui est souhaité , voulu par le peuple que vous vous préoccupez pour l'aider.
Que veut le peuple Centrafricain?

1-) La révision des missions allouées à la Sangaris(force Française en Centrafrique) sous votre mandat, car nous constatons avec amertumes le non respect lié au mandat raison de la présence de sangaris en Centrafrique. Le Sangaris semble ne rien maîtriser concernant la crise en RCA. Tous les seleka et autres milices non conventionnelles sont restées intouchables avec leurs matos en main, ce qui nous laisse perplexe.

2-) Monsieur Ban-Ki Moon si les raisons qui vous ont motivées de mandater la sangaris étaient de désarmer et les seleka et les autres ,grandiose est notre surprise de voir la sangaris impuissante et passive devant ces criminels étrangers.
Monsieur BAN-Ki comment comprenez vous malgré la présence des vos hommes(Français) les chefs de guerre et criminels de seleka ont quitté le pays par l’aéroport et par les routes accompagnés des fois par la sangaris pour gagner le Tchad?

Monsieur BAN-ki, pouvez vous nous éclaircir sur le fait que ceux que vous avez mandaté(sangaris) en RCA ont laissé l'armée Tchadienne de violer notre territoire Centrafricaine comme prétexte de venir chercher leurs ressortissants (Tchadiens) en RCA qui, en traversant le territoire Centrafricain ont tiré sur la population civile faisant des morts et blessés? quel est le rôle de la sangaris ? n'est-ce pas pour protéger le peuple Centrafricain y compris tous les étrangers vivant en RCA?

3-) Monsieur BAN-KI, que dites vous de bavures commises en RCA par les troupes venant du Tchad? monsieur Idriss Déby est-il au dessus de la loi? je suis convaincu que vous êtes mieux informé que moi sur ce qui se passe en Centrafrique, mais pensez vous que la France et son allié Tchad ont une réelle volonté d'aider le peuple Centrafricain?
4-)Cher monsieur le SG de l'ONU, je salue votre engagement aux coté du peuple Centrafricain mais nous, constatons que vous ignorez les vraies causes et éventuellement les fiables solutions au problème Centrafricain.

Le saviez vous que le NORD de notre pays est sujet de partition voulu par les chefs de seleka?
Le saviez vous que ces seleka sont tous convoyés par votre sangaris vers le NORD problématique?
Le saviez vous que ces seleka sont libres , lourdement armés et occupent le nord comme leur BASE?

Monsieur BAN-KI, on n'y comprend plus à la raison d'être de votre sangaris en RCA? et pourtant nous peuple Centrafricain avions salué l’arrivée de sangaris en Centrafrique dans l’espoir de mettre hors d'état de nuire nos bourreaux seleka malheureusement....

5-) Monsieur le SG de l'ONU, essayez d'associer à vos décisions les aspirations du peuple pas celles de nos politiques car ils ne sont plus crédibles pour nous.....J'associe à cela une partie de la résolution 21.27 de votre mandat à la France en RCA.

Conseil de sécurité
CS/11200
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York
Conseil de sécurité
7072e séance – matin

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: LE CONSEIL AUTORISE LE DÉPLOIEMENT
DE LA MISCA, AVEC L’APPUI DES FORCES FRANÇAISES

Il prie le Secrétaire général de réfléchir à la transformation
« éventuelle » de la MISCA en une opération de maintien de la paix

Vous voulez nous envoyer quelques 3000 soldats complémentaires en RCA alors que nos FACA sont au nombre de 6000 hommes. pourquoi chercher ailleurs?

".....De son côté, l’Observateur permanent de l’Union africaine auprès des Nations Unies a indiqué que la résolution 2127 (2013), en appelant à un appui adéquat à la MISCA, confortait et renforçait les efforts conjoints de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). « Nous nous sentons investis de la confiance du Conseil et d’une légitimité internationale encore plus grande pour poursuivre et intensifier l’action engagée », a-t-il assuré.

Pour sa part, le représentant du Togo a souhaité que la présente résolution, « qui répond aux attentes de l’Union africaine et de la CEEAC », contribuera à mettre immédiatement fin aux « souffrances indicibles » de la population centrafricaine. Son homologue du Maroc a formé le souhait que la résolution 2127 (2013) permettra « d’ouvrir une nouvelle page dans l’histoire mouvementée de la République centrafricaine », un pays, a-t-il rappelé, où chrétiens et musulmans ont toujours vécu en bonne harmonie. Concernant le déploiement éventuel d’une opération de maintien de la paix, il a estimé qu’il faudrait examiner cette option de manière « sérieuse »......".


LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Monsieur Le SG de l'ONU, il serait honnête que vous ayez franc parler avec monsieur Idriss Déby que nous peuple Centrafricain qualifions d'un trouble fête dans la recherche de paix en Centrafrique.

Ainsi pour l'éventuel envoi de quelques 3000 hommes supplémentaires en RCA, nous trouvons cela non compatible. Nous avons plus de 6000 hommes( FACA), il serait précieux de les doter afin de soutenir les forces étrangères présentes en RCA. C'est ce qui nous rassures d'avantage que de continuer à nous envoyer des forces du monde entier sans atténuer notre souffrance. Nos FACA en sont capables. Ne pas associer nos FACA à la recherche d'un retour à la paix en RCA est suspect.

Monsieur Le SG de l'ONU, nous comptons sur votre engagement indéfectible à nous aider dans cette crise qui n'est pas autre chose qu'une agression de notre état par des mercenaires , des bandits , des criminels recrutés par nos ennemis afin de nous empêcher de mettre en valeurs notre sous sol. Oui, nos gouvernants ont failli à leur devoir, mais cela ne justifie en rien la prise du pouvoir en RCA par les Tchadiens et Soudanais. Mais la vérité jaillira un JOUR.

Le peuple Centrafricain vaincra!!!

Sorokaté Alias Domzan-Bene.

Monsieur le SG de l'ONU c'est cela vous appelez mandat de l'ONU à la France?

Par sorokaté

23/02/2014 16:37

UE ( 2 réactions )
Françafrique : que cherche Guéant à Bangui ?
Ali Bongo Ondimba(400) - Michel Djotodia(208) - Claude Guéant(153) - Laurent Foucher(1)

05/07/2013 à 18:12 Par Jeune AfriqueDiminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Claude Guéant et Michel Djotodia. Claude Guéant et Michel Djotodia. © AFP/Montage J.A.
On a retrouvé la piste françafricaine de Claude Guéant... en Centrafrique. Où il a été reçu en juin par le nouvel homme fort de bangui, Michel Djotodia.

« Je n'ai rien signé avec M. Guéant, il n'est venu ici qu'en transit », a déclaré Michel Djotodia lors du Conseil des ministres du 27 juin, à Bangui. La veille, l'ancien ministre français de l'Intérieur avait quand même été reçu par le nouvel homme fort de la Centrafrique. Quel contrat convoite-t-il ? « Derrière Guéant, il y a des intérêts pétroliers et diamantifères, analyse un ancien ministre centrafricain. Il peut négocier de nouveaux permis en échange d'une assistance sécuritaire à Djotodia, qui cherche à acquérir du matériel d'écoute et de surveillance. » De fait, l'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy a voyagé en jet privé avec Laurent Foucher, un collaborateur du groupe pétrolier français Maurel et Prom. Le Gabon a-t-il facilité le contact ? En décembre 2012, le président Ali Bongo Ondimba a reçu Guéant à Libreville. Et le 14 juin, il a invité Djotodia à un sommet de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), au Gabon. Le numéro un centrafricain en a profité pour rencontrer discrètement de nombreux hommes d'affaires...

La France a remis à tous les seleka les cartes de la RCA, ainsi les seleka pillent le pays surtout le NORD pour le compte de la France.

Par sorokaté

23/02/2014 17:00



Centrafrique : quel avenir pour les ex-rebelles de la Séléka ?

30/01/2014 à 12:15 Par Vincent DuhemDiminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Membre présumé de l'ex-Séléka arrêté par des soldats français, le 9 décembre 2013 à Bangui. Membre présumé de l'ex-Séléka arrêté par des soldats français, le 9 décembre 2013 à Bangui. © AFP

Humiliée et affaiblie depuis le début de l'intervention française en Centrafrique, la Séléka a dû s'accommoder du départ de son chef, l'ancien président de la transition, Michel Djotodia. Regroupée dans quelques sites stratégiques, l'ex-rébellion a tout de même conservé une partie de sa capacité de nuisance.

Mis à jour à 18h

À Bangui, depuis la démission forcée et le départ au Bénin de l'ancien président de la transition, Michel Djotodia, le rapport de force n'est plus le même. Orphelins de leur chef, le seul capable d'unifier les différentes composantes de la Séléka, les généraux de cette rébellion hétéroclite sont livrés à eux-mêmes et sous forte pression de la communauté internationale.

Regroupés au camp RDOT au PK-11 (Point kilométrique 11), sur la route qui mène à la principale entrée de Bangui (la barrière de PK-12), ses éléments armés n'ont pas beaucoup de nourriture et leurs relations avec les forces françaises et africaines sont très tendues. Le 28 janvier, une dizaine d'entre eux ont d'ailleurs été tués dans des heurts avec des soldats de la force Sangaris.

Les "généraux" Mahamat Ousmane et Abdoulaye Hissène (leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, CPJP) font partie des rares chefs militaires encore présents à Bangui. Ex-ministre de la Jeunesse et des sports, Hissène a pour le moment conservé certains apparats du pouvoir comme son 4X4 de fonction.

Une majorité des cadres de l'ex-rébellion ont choisi l'exil, quittant souvent de nuit Bangui.

Djotodia parti au Bénin, une majorité des cadres de l'ex-rébellion ont choisi l'exil, quittant souvent de nuit Bangui. Le 26 janvier, plusieurs dizaines d'entre eux se sont rendus à Doba, dans le sud du Tchad, avec 200 éléments armés. "Un tri est en train de se faire et s'il s'avère qu'il y a des mercenaires tchadiens parmi eux, ils seront déférés à la justice et répondront de leurs actes devant la loi", a assuré le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Bakari.

Afficher Principaux points de passage de la Séléka sur une carte plus grande

>> À lire aussi : Michel Djotodia, l'homme qui ne voulait pas du pouvoir... mais qui aimerait bien le garder

D'autres ont pris le chemin du nord et de l'est du pays. C'est le cas de Damane Zakaria (le beau-frère de Djotodia et son prédécesseur à la tête de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, UFDR) ou de Mohamed Moussa Dhaffane. Longtemps emprisonné par le régime de Djotodia, ce dernier a été libéré le 6 janvier. Un temps cité parmi les possibles ministrables, Dhaffane aurait quitté Bangui il y a moins d'une semaine. Depuis, il a été signalé à Bambari (400 km à l'est de Bangui) puis à Bria.

C'est également dans cette localité, surnommée la capitale du diamant, que l'ancien chef des services de sécurité de Michel Djotodia et numéro deux de l'ex-Séléka, Nourredine Adam, s'était auparavant replié avec 300 hommes disciplinés et "surarmés", avant de rejoindre Djotodia à Cotonou.

Regroupement à Sibut

Outre Bria, la Séléka s'est regroupée dans plusieurs autres points stratégiques du pays comme Bossembélé, Birao ou Ndélé. Ces derniers jours, près de 400 éléments armés ont quitté la localité de Nola (Sud-Ouest) pour Berberati situé un peu plus au Nord, à une centaine de kilomètres.

Surtout, entre 500 et 1 000 hommes se sont regroupés à Sibut, à 180 km au nord de Bangui, et y ont chassé un cinquantaine de policiers gabonais de la force africaine (Misca). Cette colonne serait commandée par Mamadou Rakis, ancien directeur général adjoint de la police. "Tenir Sibut, c'est tenir les principaux axes du pays et s'assurer une bonne maîtrise du nord et de l'est de la RCA", explique un diplomate européen.

Affaiblie depuis le début de l'intervention française en décembre, la Séléka compte-t-elle mettre à exécution ses menaces de sécession, ce fameux "plan B" que Djotodia, Adam et consort évoquent depuis plusieurs mois ?

Sorokaté Alias Domzan-Bene.

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