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Alerte: le colonel Jean Francis Bozize a été vu à Bouar

Par source: APA - 20/02/2014

Selon une source proche de l’Etat-major des Forces des armées centrafricaines le clan Bozize serait entrain de se réorganiser

 

Chassés du pouvoir et du territoire centrafricain à la faveur du coup d’Etat du 24 mars 2013, les lieutenants de l’ancienne rébellion qui a porté le général François Bozize au pouvoir le 15 mars 2003, se regroupent petit à petit sur le territoire national, a-t-on appris d’une source proche de l’Etat-major des Forces des armées centrafricaines (FACA). Selon cette source, le fils aîné du président déchu François Bozize, le colonel Jean Francis Bozize, a été vu à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana Mambéré où était installée une base militaire français dans les années 80 à 90 (dans le nord ouest).

 


© autre médias
Cette ville qui était jusqu’à récemment contrôlée par les Séléka qui ont pris le pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, est passée aujourd’hui aux mains des éléments de la milice anti-balaka après les séries d’attaques meurtrières dirigées contre la communauté musulmane. Cependant cette même source a signalé la présence dans la capitale du capitaine des forces navales Eugène Ngaikosset, du lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma, ancien commandant adjoint de la région militaire de Bossangoa, et du général Seindiro, ancien chef de cabinet du président Bozize. Malheureusement cette source, pour des raisons sécuritaires, n’a pas donné avec exactitude la position du président déchu, le général François Bozize. «Le général, lui, se trouve actuellement sur le territoire centrafricain peut-être à Garoua Boulai, à Bouar, ou encore à Boali» dit-il.

 

Selon des informations non vérifiées, François Bozize aurait dans une lettre datant du 14 février dernier et rendue publique ce jeudi annoncé son retour au pays où il compte retrouver le palais présidentiel actuellement occupé par la présidente Catherine Samba Panza.

Voici du reste le texte de l’ex président Centrafricain parvenu à notre rédaction

Centrafricaines, Centrafricains depuis le 23 mars 2013, je ne me suis pas adressé à vous directement, pour vous expliquer les origines des événements criminels qui se produisent, jusqu’à assassiner notre jeune démocratie tout en créant une confusion dans notre beau Centrafrique. Par la confiance que vous m’avez faite dans les urnes successivement en 2005 et 2011, je vous prie de retenir que ces actes graves, criminels planifiés et exécutés depuis des mois dans notre pays dont, je vous ai informé, ont fini malheureusement par se réaliser et, surtout, par une mise en place de stratégies ayant pour objectif de nous anéantir brutalement. Nos envahisseurs s’imposent aujourd’hui sur le sol de nos ancêtres. Ces forces du mal ont été irrésistibles dans leurs entreprises de destruction de notre pays, réduisant à néant tous les efforts, les investissements socio – économiques réalisés par nous ces dernières années.

Aujourd’hui, à plus de 10 mois de la fin brutale des uns et des autres de la démocratie dans notre pays, nous pouvons nous rendre compte des erreurs et retenir les responsabilités qui sont les nôtres à la lumière des désastres crées pars ces étrangers venus capter notre pouvoir et mettre à néant notre indépendance politique. Face à ces crimes multi formes, plus d’un d’entre nous est victime des rebelles de la séléka actuellement. Je ne peux que demander aux mercenaires étrangers sévissant sur notre territoire de déposer leurs armes et de quitter sans conditions notre Centrafrique.

Je demande aux forces rebelles de la séléka et autres groupes d’auto défenses citoyennes de cesser toutes violences, persécutions, viols et menaces confessionnelles sur nos populations. Nous condamnons ces exactions fermement. Trop de vies de nos compatriotes ont été mises en danger grave depuis le 10 décembre 2012 à ce jour. Par la confiance que vous me tenez, je vous prie de ne pas transformer notre beau pays en une espace criminogène. Il est temps que nous nous réunissons autour d’une table entre Centrafricaines et Centrafricains pour élucider ce dont nous souffrons. Nos problèmes de communication entre nous qui sont à l’origine des violences que nous déplorons.

Centrafricaines, Centrafricains, c’est dans la paix, l’acceptation de l’autre avec sa différence dans notre pays qu’il nous sera possible de nous rassembler pour rechercher des solutions sincères aux maux qui nous gangrènent. Nous ne pouvons établir une paix actuellement en ignorant nos sœurs et frères regroupés au sein de l’entité «anti - balaka». Car, ce sont eux, qui ont défendu la dignité nationale et concouru à limiter nos malheurs, souffrances, aux côtés des forces étrangères face aux mercenaires embauchés par la séléka qui ont capté notre pouvoir. Votre confiance en moi, ne m’autorise pas à prendre des initiatives sans vous en rapporter. Je resterai celui sur qui vous pouvez compter pour notre unité nationale, la paix et la concorde nationale comme nous avons su les faire ensemble.

Je vous promets un retour au pays dès que possible si, les conditions sont réunies.
Merci à toutes et à tous.
Que dieux vous bénisse.

Fait le 14 février 2014,
Pour le FROCCA(*)
(*) Front pour le retour à l'ordre constitutionnel en Centrafrique
Son président,
Général François Bozize Yangou Vonda
 
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22 COMMENTAIRES

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Soutenons la politique du gouvernement

Par Blaise

20/02/2014 22:31

Le Gouvernement de Transition que dirige Mr André NZAPAYEKE privilégie le dialogue avec toutes les couches de la société centrafricaine pour une sortie de crise. Tous ces gens cités sont des centrafricains. La RCA est leur pays et nul n'a le droit de leur interdire d'y séjourner. Ils sont en train de rentrer? C'est une bonne chose. Qu'ils viennent et qu'on DIALOGUE pour reconstruire notre pays, devenu objet de honte pour nous qui vivons aujourd'hui à l'étranger. Ce qu'on ne veut plus, c'est la guerre ou les exactions ciblées en guise de vengeance.
Puis, qu'on mette en place des magistrats dignes de ce nom pour rendre justice aux uns et aux autres afin de repartir sur de nouvelles bases. C'est comme-ça que je perçois la chose et non dire "une balle dans la tête" de tel ou tel.
Centrafricains! gagnons au moins en maturité. Nous sommes la risée, même des pays qui n'arrivent pas à la hauteur de nos chevilles.

BOZIZÉ et tous les centrafricains exilés doivent rentrer !

Par abou

21/02/2014 05:54

Que la France utilise Bozizé pour arrêter les massacres, c'est la moindre des choses ! Dix ans de Bozizé, le pays était encore debout, si ce n'est la follie meurtrière des Sélékas et de leurs complices qui nous ont conduit dans ce chaos histrique. De décembre a Juin 2013, les sélékas sans l'opposition personne ont détruit le pays et commis des crimes contre l'humanité. Ce n,est qu'en juillet 2013 que révolté par le degré de barbarie des sélékas, Bozizé a pris l'initiative de rassembler une poignée d'âmes pour démarrer la résistance. Prosper Indo dans Centrafrique libre info chante que lq communauté internationale aurait décidé de virer le criminel Djotodia d'elle-même. Voilà ce genre de fainéant scribouillard qui veut réécrire l'histoire de la RCA. Djotodia a été viré parce qu'il n'ap as su contenir les anti-balakas sans les exactions extraordinaires du mois de décembre 2013 qui lui ont ruiné le peu de légitimité que lui conédait cette communauté internationale, nonobstant tous les crimes contre l'humanité déjà commis ! Sans les anti-balaks, Djotodia serait encore au pouvoir. Merci à Bozizé qui a préservé le pays entier pendant 10 ans, malgré les nombreuses dérives familiales et claniques de son régime. Si Bozizé est un dictateur, alors les Sassou, Deby, Mbazogo etc le seraient aussi. Et pourtant c'est eux les interlocuteirs plébiscités de la communauté internationale. De grâce arrêtez de perendre les centrafricains pour des imbéciles. Entre Bozizé et Djotodia, interrogez les centrafricains, leur choix sera clair ! Bozizé dans son courrier ne dit pas revenir pour prendre le pouvoir, mais veut rentrer chez lui, dans son pays détruit, pour apporter sa contribution. Quoi de mal !

Bozizé appelle à la PAIX, condamne les massacres et veut une Conférence des Centrafricains !

Par Justice

21/02/2014 06:09

Les traitres, les collaborateurs des sélékas, les haineux et autres assoifés de pouvoir espéraient en avoir fini avec Djotodia, Bozizé étant hors jeur selon eux, la route vers le pouvoir sans rendre compte était désormais devenue une grand boulevard. Malheureusement Bozizé se rend disponible, veut qu'on débatte des causes de nos malheurs, et qu'on en fasse un bilan, y compris avec les sélékas. Voilà que c'est la panique, les insultes fusent. La Justice passera pour tous, y compris Bozizé, Djotodia, Ziguélé, Dologuélé, Tiangaye et les autres traitres de second degré. Mais la Conférence des Centrafricains est indispensable. Le PM a raison, la crise est politique, il faut donc ouvrir un débat, pour obliger toutes les parties à faire usage de la PAROLE et non des ARMES. Bozizé en prend le chemin encourageons le, disons CHICHE au lieu de se vautrer dans des injures comme INDO l'a fait dans son article haineux publié dans Centrafrique libre info.

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