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Centrafrique: À quand l’opérationnalité des FACA

Par Madimba-Nimba-bêafrika Sango - 14/02/2014

Les Forces Armées Centrafricaines depuis l’arrivée de la coalition Séléka au pouvoir traversent une période des plus difficiles

 

Depuis, tout se passe comme si notre pays n’avait jamais disposé d’une armée nationale digne de ce nom. Et pourtant cette armée a eu ses moments de gloire avec les troupes d’élite du Bataillon d’Infanterie de Bouar. Des unités tels que le Régiment d’Intervention Parachutiste (RIP), le Régiment de défense Opérationnelle du territoire dont les éléments étaient appelés « les Terribles du Territoire», l’Escadron Blindé Autonome (EBA) inspiraient le respect des Forces Armée Centrafricaines. Mais la tribalisation et la politisation des Forces Armées Centrafricaines lui ont ôté toute forme de discipline qui fait la force principale des Armées. Cette indiscipline a créé le désordre et les militaires en détachement n’étaient devenus que chair à canon car lors des affectations, les équipements insuffisants ne permettaient pas à nos vaillants soldats de remplir valablement leurs missions. C’est ainsi que lors de la lutte contre ces coupeurs de route et des rebelles qui écumaient nos provinces, les FACA ont enregistré d’énormes pertes en hommes y compris des officiers.

 


© Bêafrika Sango
Les FACA reprennent du service?
Une mission, des hommes et des moyens, mais…..
Le moral des troupes était au plus bas. Lors des grands rapports, François Bozizé, alors chef suprême des Armées se livrait à des exercices périlleux par des injures et l’humiliation des officiers et des hommes du rang. Et pourtant dans l’Armée, la règle est très précise. Une mission, des hommes et des moyens. Mais les missions n’étaient jamais accompagnées de ces exigences cardinales. Les missions étaient nombreuses, mais le choix des hommes ne suivait pas. Certains soldats et officiers proches du régime de Bozizé n’effectuaient jamais de missions périlleuses. Ils pavanaient dans les villes avec des brutalités sur les populations civiles. Ce sont toujours les mêmes qui tiennent et quand il s’agit de port des galons, ce sont toujours les mêmes, alors que certains ont des grades usés par le temps. Il n’était pas rare de voir des détachements non dotés de moyens logistiques. Les hommes eux-mêmes ne sont dotés que d’un seul AK 47 muni s’un seul chargeur. Les soldats ont finalement pris conscience qu’ils opèrent des sacrifices pour lesquels, aucune reconnaissance ne leur est due. Les détachements passaient des mois sans percevoir leurs primes globales d’alimentation.

L’ARC a soulevé un tollé de réprobation
L’avancée des Séléka a trouvé une armée en déconfiture qui a préféré sauver sa peau que d’opérer des sacrifices pour une cause perdue. L’Armée nationale s’est tout simplement volatilisée et un boulevard s’est offert aux tombeurs de Bozizé. La situation a duré jusqu’à l’accession à la Magistrature suprême de Mme Catherine Samba Panza, élue par le Conseil National de Transition (CNT) pour diriger la Transition. Depuis, le nouveau chef d’Etat a observé que la situation des FACA devenait de plus en plus pointue. D’ailleurs le nom de l’Institution Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’est demeuré que grâce au tollé soulevé par les Centrafricains. Le 27 juillet 2013, lors d’une conférence de presse à l’Hôtel Ledger, Michel Djotodia a eu la maladresse de dire publiquement qu’il allait créer l’Armée Républicaine (ARC). Cela sous-entend qu’il allait dissoudre les FACA composées de professionnels dans l’art militaire. Les réactions de réprobation sont venues de toutes parts et Michel Djotodia a du reculer. Malgré tout, il n’a jamais pensé équiper les FACA d’armes, de tenues, de logistiques et de les regrouper pour leur reconstitution. Mme Catherine Samba-Panza aux Affaires, un appel a lancé aux militaires pour leur regroupement à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM). C’est là que la Présidente de la Transition s’est adressée aux officiers, sous-officiers et soldats des Forces Armées Centrafricaines qui avaient répondu à l’appel du chef suprême des Armées.

Les propos de Mme Catherine Samba-Panza ont été bien perçus par les militaires centrafricains qui attendent avec fermeté d’être à l’œuvre.
Madimba-Nimba

 

Une situation déconcertante
Cet appel aux FACA du mercredi 5 février 2014, lancé par la Présidente de la Transition Mme Catherine Samba-Panza n’est que la suite logique du message présidentiel du vendredi 31 janvier 2014. Le tableau brossé par le chef de l’Etat de la Transition en présence des Forces Armées Centrafricaines n’est pas élogieux. Elle est consciente que si l’Armée Nationale à l’époque nantie de bravoure n’est pas opérationnelle, c’est parce qu’elle manque tout. Il y a longtemps que les militaires centrafricains n’ont pas été dotés de tenues au point que ce que portent certains sont délavées et hors d’usage. Mme Samba-Panza a évoqué l’absence de tout ce qui fait la fierté d’une Armée notamment la discipline lorsque la politique et la tribalisation ont fait une entrée en force dans les différentes unités. Pour la présidente de la Transition, les FACA doivent renaître pour faire notre fierté.

Il y a certes la MISCA et Sangaris, mais l’Armée Nationale doit être à leurs côtés pour pénétrer en profondeur les quartiers et mieux combattre les bandits qui sèment encore la terreur a martelé Mme Samba-Panza. La chef suprême des Armées a lancé un signal d’espoir quand elle a déclaré que nos militaires vont bientôt être dotés de tenues, équipés d’armes et de moyens logistiques et elle s’emploie pour ce faire avec les pays amis. Les militaires étaient certes nombreux, mais la présidente de la transition a demandé au Haut Commandement de rallonger les délais de réintégration pour permettre à ceux qui sont gagnés par l’hésitation de la faire. Mme Catherine Samba-Panza a annoncé le regroupement des FACA dans les camps qui appartenaient à chaque corps pour permettre aux militaires de fraterniser et elle mettra tout en œuvre pour la reconduite de leurs salaires et des primes globales d’alimentation (PCA) pour la stimulation de ceux qui seront de service. Afin d’arrêter la frénésie des spécialistes d’exactions, la présidente de la Transition a décidé de réquisitionner cent cinquante policiers et gendarmes dans les 4e, 5e et 8e Arrondissements de la ville de Bangui où subsistent encore crapuleries de certains groupes qui n’observent pas encore le langage de la paix.
 
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3 COMMENTAIRES

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Les caïmans du marigot centrafricain

Par yvoirien

15/02/2014 21:09

Maintenant que l’euphorie de l’élection de «mama Cati» est retombée, le temps est venu de retrouver la lucidité nécessaire pour décortiquer la situation en Centrafrique. Cette situation peut se résumer comme un «grand repositionnement» des acteurs de l’échiquier politique centrafricain. Officiellement, des élections présidentielles et municipales sont sensées se tenir dans un an. Chacun de ces acteurs se positionne pour être dans la course des postes juteux des périodes avenirs. Ces acteurs peuvent être regroupes en trois grandes catégories ; les anciens, les actuels et les prétendants. Cette catégorisation non stricte devant être comprise comme une nébuleuse dont les limites sont floues ou grises étant donné que de même individus peuvent «jouer» dans plusieurs catégories à la fois.
- Les «anciens» regroupent ceux et celles qui ont été dans les précédents régimes et qui ont été écartés par l’infortune des changements de régimes de la grande table de la «mangeoire» nationale. Ils et elles ont été «présidents», «ministres», «secrétaires généraux» «conseillers», «directeurs généraux», ambassadeurs et autres «responsables» ou tout simplement «fils ou filles de», «cousins ou cousines de» voir de la même «ethnie que». Ceux et celles-là ont gouté aux délices et conforts que donne le pouvoir; l’impunité, la voiture de fonction avec chauffeur et garde du corps, les trois à cinq téléphones portables au frais de l’état, les voyages en première classes avec «frais de mission» conséquents, les séjours dans les hôtels cinq étoiles, les comptes en banque garnis et les armée de courtisans intéressés. Ils ou elles ont été des «koutazos», des intouchables à qui on s’adressait avec des «excellence» et autre «honorable». Le retour à la dure réalité du quotidien du centrafricain lambda est dur pour eux. Les plus malins qui avaient accumulé leur fortune à l’étranger s’y sont réfugier et profitent de leur biens indument acquis en caressant le rêve du retour au temps bénis ou «tout allait biens» quand ils ou elles étaient aux commandes. Les plus téméraires sont allés jusqu'à créer leur propre «parti politique» regroupant les cousins et cousines et quelques amis en essayant d’y adjoindre quelques anciens obligés avec un discours creux ne vendant que leur propre personne. Ils ou elles mettent en avant le désormais fameux «j’ai été ministre, directeur général, etc…. » en faisant semblant d’oublier ou cachant le fait que ces postes ils les ont obtenu uniquement parce que cousin de, fils de ou pistonner par un protecteur. Leur objectif est d’être une force de nuisance telle qu’aucun pouvoir politique avenir ne puisse les ignorer et leur offrir un poste s’ils ou elles ne gagnent pas les élections. Ce sont les tenants de la stratégie de «mon expérience en tant que». Ne venez surtout pas leur demander les résultats objectifs produits par cette expérience qui fait qu’on devrait leur donner une autre chance. Les autres ayant redécouvert la dure réalité de la vie du centrafricain moyen, craignent que la situation se normalise sans eux car leur chance de reprendre pied autour de la mangeoire serait réduite à néant. Du coup, ils ou elles sont prêt à s’embarquer dans tout les aventures et tentatives de déstabilisation, y compris par la violence, pour devenir ou redevenir «ministre». Cette «ministrose» qui se traduit par la recherche des avantages matériels et financiers qu’offre des postes de responsabilités sans aucun projet politique est à vrai dire un mal plus général dont je discuterai plus bas.
-les actuels sont ceux et celles qui sont aux commandes actuellement. La plupart d’entre eux et elles sont issus des régimes précédents et ne sont là que parceque le tandem exécutif Cathérine-André a privilégié la carte politique plutôt que la carte de l’efficacité. La présidente elle-même est présentée comme une technocrate venant du privé et ayant une «bonne réputation» de «femme de fer» sans que personne ne nous dise sur quoi est bâtie cette réputation. Elle aurait travaillé pendant de très longues années dans un cabinet d’assurance. Très bien. Et alors en quoi cela fait d’elle une «dame de fer à la réputation irréprochable» ? Qu’elle aurait monté sa propre boite d’assurance. Ce qui serait déjà une bonne indication de sa capacité à diriger une équipe. Ou en est cette boite ? Depuis combien de temps cette boite a-t-elle été créé et comment cette boite se porte-t-elle ? Personne ne dénie sa capacité de diriger la transition mais il ne faudrait pas qu’on nous la survende car le réveil et les ressentiments seront grands en cas d’échec de son équipe. Il est quand permis de se poser des questions de son élection après un voyage à Paris quelques semaines seulement avant ces élections du CNT qui la mise sur le trône sans tomber dans le complotisme. Le passé de la Centrafrique étant rempli des parachutages de «dirigeants» centrafricains par la cellule africaine de l’Élysée, le doute peut être permis. Au-delà de la patronne donc, les actuels sont donc la officiellement pour préparer l’avènement d’une nouvelle Centrafrique. Les membres de cette équipe gouvernementale appartiennent en très grande majorité aux régimes précédents qui ont amené la Centrafrique dans le gouffre. Dans cette catégorie, il y’a la sous-catégorie des «mercenaires» qui ne sont là que pour chasser du cash. Se remplir les poches au maximum avant la fin de la transition. Ils et elles essayeront par tout les moyens de préparer leur sortie en cherchant un poste dans un organisme international ou diplomatique. Bien évidemment, ce n’est pas sur eux et elles qu’il faudra compter pour que la transition s’achève rapidement. Bien au contraire. Il y’a aussi les «gardiens» qui est la sous-catégorie dont les membres sont là comme les yeux de leur parti politique respectifs bien que, comme les autres, les «gardiens» profitent des avantages de la maladie du «ministrose», ils et elles sont là pour veiller à ceque les intérêts de leur parti soient préservés pour l’après transition. Ils et elles font donc des réunions du gouvernement et les réunions du parti ; le cul entre deux chaises. D’ici, on peut imaginer l’ambiance sinistre des conseils de ministres avec des individus jouant le jeu de partis politiques avec des intérêts divergents et remplis d’arrières pensées politiciennes. Si la Centrafrique doit s’en sortir ce sera avec leur parti et eux même bien évidement. Devant les caméras et les micros, ils ou elles afficheront en toute circonstance leur soutien indéfectible à l’action du gouvernement mais seront les premiers à tirer sur le même gouvernement si la direction du parti estime que les intérêts du parti ne sont plus garantis. Ne surtout jamais leur demandé de démissionner de leur poste. C’est un concept qu’élimine en premier la «ministrose» de l’esprit d’un membre de gouvernement centrafricain. La sous-catégorie des «société civile» regroupe les individus qui sont la parce que avoir des membres de la dite «société civile» est devenue tendance bien personne ne peut définir avec précision ce que ce terme désigne. Leurs organisations sont sensés représenter les sans partis politiques et qui donc n’ont aucune représentativité politique. Leur positionnement est aléatoire et fluctue au gré des changements sur le terrain. Les résultats objectifs de leurs actions sur le terrain sont confidentiels et personne ne connait leurs bilans. Ils et elles sont la bonne conscience des gouvernements pour quémander des aides auprès de nos «partenaires» gouvernementaux et non-gouvernementaux. Ayant eux et elles aussi été atteint de «ministrose», ils et elles sont ceux et celles qui dorment le mieux sur leurs deux oreilles car quelque soit le régime désormais, il y’aura des membres de la «société civile». Ils se font une guerre pour prétendre à la légitimité de leur participation aux gouvernements en oubliant que leur but principal est de répondre aux carences de l’état.
- les prétendants est la dernière catégorie regroupant ceux et celles qui ne sont pas (encore) autour de la grande table de la mangeoire. Soit parce qu’ils n’ont pas été invité, soit parcequ’ils ou elles se réservent pour l’après transition. Pour eux, la transition doit être la plus courte possible pour qu’enfin ils ou elles puissent eux aussi s’assoir dans les beaux bureaux climatisés, voyager en première classe, dormir dans les hôtels cinq étoiles, se construire leur petits châteaux et enfin préparer leur retraite. On y trouve beaucoup de membre de la première catégorie des «anciens» ayant créé leur pari politique et confiant de redevenir des intouchables à la fin de la transition. Les plus gros donnent des interviews à des chaines de télé ou journaux, se présentent comme «incontournable», arguent de leur représentativité en se basant sur les chiffres des élections que eux même dénonçaient comme truquées. Il y’a aussi la sous-catégorie des «nouveaux» qui sont plus actifs sur internet que sur le terrain. Leur mot d’ordre est «le changement» sans nous expliquer en quoi un tel changement serait la solution aux multiples problèmes de la Centrafrique. Ils et elles ont pour eux et elles le fait de n’avoir jamais participé à un gouvernement dans les régimes précédents. Ce qui peut paraitre comme un bon argument avec cependant le bémol que cela ne fait pas un projet politique en soi. Se baser sur l’échec patent des autres pour se positionner comme une relève salutaire en oubliant que beaucoup de nos désillusions sont dues au fait justement que tout ceux et celles qui nous ont promis le changement dans le passé se sont révélés etre aussi médiocre sinon pire que ceux et celles qui les ont précédés. Leur positionnement consiste à mettre sa plus belle cravate dans un beau costard et prendre la pose entendue pour écrire de longues tirades remplies de vœux pieux et incantations ou dieu et Boganda sont convoqués quasi systématiquement. Ils ou elles créé des structures à mi-chemin entre association et parti politique, tiennent des réunions ou organisent des manifestations pour établir leur visibilité médiatique pour s’en servir comme tremplin vers le pouvoir.
Pendant que tout ce beau monde est englué dans ces positionnements politiciens, des femmes, des enfants, des vieillards ou simples citoyens sont terrés en brousse, dorment à la belle étoile, meurent de faim et de maladie ou sont pourchassés par des hors-la-loi armés de machettes, de couteaux ou de kalachnikovs se revendiquant comme des «libérateurs». On attend en vain un calendrier de la suite des événements de la part de ces politiciens caïmans. De ces «Ngandos» on attend encore des propositions concrètes pour sortir la Centrafrique de l’enfer. On attend leur réponses aux questions pratiques;
- Comment organiser des élections dans un pays sans recensement depuis des lustres ?
- Comment la liste électorale sera établie dans un pays ou les mairies et autres administrations ont été détruites ?
- Sur quelle base sera établie la commission électorale sensé garantir la transparence et l’intégrité de ces élections ?
- Quid des centrafricains et centrafricains qui ont dû fuir leur domiciles pour se réfugier à l’étranger ou loin de chez eux ?
- Où est la liste des personnes et biens qui ont été tués ou détruits ?
- Les coupables de ces destructions et tueries sont-ils en voie d’identification et quand seront-ils traduits en justice?
- Doit-on encore organiser une «conférence nationale» et pourquoi vue les résultats des précédentes ?
- Quel sort réservé aux multiples groupes de rebellions encore dispersés sur le territoire national ?
- Etc, etc……
La liste est très longue et le silence des acteurs politiques est assourdissant. Notre pays, quoiqu’en disent les prétendus politiciens, est au bord de la partition. Tout ce qu’on trouve de mieux à faire est de se positionner pour prendre le pouvoir dans un pays en quasi disparition. Même pas cinq million d’habitants et plus d’une centaine de partis politiques ne proposant rien sinon que des individus assoiffés de pouvoir. Il est plus que temps qu’on se réveille et prenne des solutions radicales y compris la suspension du multipartisme pour un certain temps et définir un nouveau type de direction collégiale qui devrait rendre des comptes régulièrement sur sa gestion du pays. La dure réalité nous montre qu’on n’est pas encore assez mature pour prétendre ce model politique.

@Yvoirien

Par Zi ngoussou

17/02/2014 11:07

Je souscris une grande partie de votre analyse, qui transpire une maturité qui fait un peu défaut dans ls différentes tribunes… Là où je grince un peu les dents, c'est la place où vous accordez au multipartisme, même si je vs suis sur la bassesse d'esprit qui alimente ces partis de cousins et amis, qui poussent comme ds champignons. Je pense qu'il faudra fixer un tarife et un minimum de partisans (100, 1500,..) inscrits, pour donner le nom de parti…Après s'il ya du vide derrière, ils disparaitront d'eux-mêmes!

Barrer la chance au petit jeune du quartier très dynamique et sincère, en imposant des taxes d'inscriptions que seuls les vieux loups et les "parachutés" des puissants X,Y, pourront se le permettre, reviendrait à faire revenir la tyrannie pour très longtemps. Bref!

Vous aviez soulevé ds bonnes réflexions autour de bcps de zones silencieuses, qui mériteraient ds temps de poses conséquentes. Je crois entrevoir ds éléments de réponses dans vos questionnements, que je serais non seulement curieux de les entendre de vs, mais je vous exhortes aussi autant de les expliciter, parce que si vs aviez eu cette profondeur, il en va de soi que ce qui découlera sera costaud!

@ Zi ngoussou

Par yvoirien

17/02/2014 23:17

Loin de moi l’idée de favoriser l’établissement d’une tyrannie (une tyrannie est rarement collégiale…) mais juste suspendre le multipartisme le temps qu’on mette en place des règles au vu de l’expérience catastrophique qu’on a connu en Centrafrique avec ce système. On n’est visiblement pas prêt à avoir ce type de système politique chez nous. Notre société est-elle même est porteur de violence car la force physique est promue comme moyen d’abattre son adversaire. Les partis politiques sont des rassemblements politico-ethno-régionalistes au sein desquels il n’y a pas de démocratie. Les chefs en font leur propriété personnelle et sont inamovibles. Aucune chance que des individus issus de ce type de structures puissent instaurer un vrai pays de droit avec des valeurs démocratiques. On nous force à aller à des élections alors que personne ne peut garantir les conditions indispensables à la véracité, à l’intégrité et la transparence de ces élections. La réflexion, le courage et l’imagination ont quitté l’esprit de nos «élites» qui sont obnubilés par les échéances électorales. Ce qu’il y’à comprendre c’est que la déchéance de notre pays est aussi en parti due à nous autres de la «majorité silencieuse» qui avions trop longtemps cautionner passivement par notre silence tout les abus et crimes commis par nos «politiciens» sans envergure et sans imagination. Il faudrait que désormais on arrête un peu les analyses et contre-analyses pour faire de propositions concrètes à envoyer à ces «koutazo» de Bangui qui manquent cruellement d’imagination et d’audace politiques. Tellement qu’ils ne se rendent même pas compte que la concentration du pouvoir entre les mains d’un individu rend tout système politique basé sur ce type de pouvoir très vulnérable à la violence (la tête tombe le reste suit), à la corruption (peu de monde à soudoyer pour emporter un marché) et à l’inefficacité (une grande partie des ressources du pays sont orienter à la protection d’un tout petit groupe n’ayant aucune valeur économique). Chercher à savoir qui a le plus mis le feu à la maison Centrafrique ne la fera pas moins bruler. Éteignons le feu et ensuite on pourra chercher à savoir qui la fait, les raisons qui l’on amener à le faire et comment empêcher que d’autres comme lui le fasse dans le futur.

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