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La présidente condamne l’assassinat du Conseiller, Jean Emmanuel Ndjaraoua

Par Sébastien Lamba/Acap - 12/02/2014

Le communiqué a été rendu public à Bangui, par le Porte-parole, Clément Anicet Guiyama-Massogo

 

La Présidence de la République a condamné vigoureusement le lâche et odieux assassinat du Conseiller National de Transition, Jean Emmanuel Ndjaraoua, âgé de 46 ans, dimanche 9 février dernier. «Cet assassinat fait suite à celui de ses deux enfants qui vient malheureusement allonger la liste des personnalités qui paient de leur engagement à défendre leur opinion et, partant, à contribuer à la résolution de la crise centrafricaine de quelque manière que ce soit», a ajouté le Porte-Parole de la Présidence, Clément Anicet Guiyama-Massogo.

 


© journaldebangui.com
Pour Clément Anicet Guiyama-Massogo, «il est alors compréhensible qu’il ait suscité une vive et ferme réaction de tous les membres du Conseil National de Transition qui ont exprimé leur indignation et leur réprobation à l’égard de cet acte criminel lors de leur séance du lundi 10 février 2014». Clément Anicet Guiyama Massogo, a fait observer que «la présidence de la République, qui suit de près la situation sécuritaire globale du pays, constate avec beaucoup de regret et de tristesse qu’il subsiste encore dans le pays beaucoup d’ennemis de la paix qui ne comprennent toujours pas que la violence et les armes n’ont jamais rien réglé durablement et qu’il est temps de mettre fin à ce cycle de violences dont les populations civiles ont déjà payé un lourd tribu».

Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, le Porte-Parole de la Présidence de la République, Clément Anicet Guiyama-Massogo a exhorté «toue la population centrafricaine à ne pas céder à la barbarie et au pessimisme, mais à apporter tout son soutien à la transition qui est la dernière chance d’aller vers des élections libres, transparentes et démocratiques dans les 12 mois qui vont suivre».

Le Conseil National le Transition exige l’ouverture d’une enquête judiciaire
Le Conseil National le Transition a exigé du gouvernement l’ouverture sans délai d’une enquête judicaire devant aboutir à l’arrestation des auteurs, complices et commanditaires de l’assassinat du Conseiller National, Jean Emmanuel NDjaraoua, représentant de la Préfecture de la Haute Kotto et membre de la Commission Economie, Finances et Plan. Le CNT a demandé l’arrestation immédiate de tous les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires de ce lâche assassinat qui touche à un symbole des Institutions de la République. Il a également demandé l’ouverture d’une enquête des auteurs et complices des autres cas d’assassinat, de pillage, de lynchage, de viols et vols commis dans le pays.

En outre, le Conseil National de Transition exhorte le Gouvernement Centrafricain et les autres parties concernées à la stricte application, des dispositions des Résolutions 21 27 et 21 34 adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies aux fins de ramener la paix et la sécurité en RCA. Le Conseil National de Transition lance un vibrant appel à la population pour apporter son appui sans réserve aux autorités nationales afin de mettre fin à cette spirale de violence. Le Conseil National de Transition, présente à cette circonstance douloureuse ses condoléances les plus attristées aux parents de ce digne fils du pays qui vient de tomber pour la cause de la paix.

 

 
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2 COMMENTAIRES

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je salue l'initiative prise par L'UE car avec la France la confiance n' y est pas..

Par sorokaté

12/02/2014 22:30

L'initiative prise par l'UE est bonne mais au delà de tout ,il que la question d la "cellule Africaine à l'Elysée "soit revue avec la France. Pourquoi cette honte cellule qui nous décime ? ce que fait la France vis à vis des pays Africains souverains n'est pas démocratique et est contraire aux principes de l'ONU. pourquoi seule la France est gendarme des pays Africains qui ont eu le malheur de l'avoir comme colon? a quoi sert-il le traité d'abolition des traîtres négrières vers les années 1800?

La France faisant partie de l'EU, elle doit avoir une politique étrangère digne, démocratique respectueuse des autres états Africains encore sous son hégémonie colonialiste. Certains Français épris du caractère sacré de l'humain montent au créneau pour dénoncer les mauvaises manies de leurs gouvernants. pour ma part il serait aussi démocratique à l'EU d'interpeller le gouvernement Français sur cette honteuse pratique. Lisez ce qui suit:

Cellule Francafrique --- www.cellulefrancafrique.org Collectif pour une autre politique de la France en Afrique.
Accueil & Actualité > Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?
Des citoyens français qui avons en commun d’être révoltés par ce que le gouvernement français, en particulier le Président de la République, fait en notre nom en Afrique depuis bientôt un demi-siècle, et que nous appelons ‘Françafrique’ :

• Soutien et mise en place de régimes despotiques et corrompus • Assassinat d’opposants aux régimes « amis » • Assistance aux opérations de manipulation électorale • Soutien aveugle au régime génocidaire rwandais • Contrôle militaire et monétaire des Etats africains • Pillage des ressources naturelles du continent au profit des entreprises françaises • Utilisation de l’aide au développement au profit des intérêts géopolitiques et économiques de la France et de certains intérêts particuliers.

Certains verront dans cette liste un procès d’intention à l’encontre de la France, qui aime à parler d’elle comme une « amie de l’Afrique ». Malheureusement, chacun de ces points est étayé par l’histoire contemporaine et de nombreux écrits . La multiplication des manifestations anti-françaises en Afrique (célébration des défaites de l’équipe de France de football à Brazzaville, assauts contre des symboles de la France en Côte d’Ivoire) se nourrit de cette histoire.

Nous ne sommes pas anti-français. Au contraire, nous croyons au meilleur de la tradition de notre pays : les droits de l’Homme, la liberté, l’égalité et la fraternité. C’est de voir ces traditions bafouées en Afrique, au nom du peuple français, qui nous révolte. Aimé Césaire écrivait que « la colonisation avilit le colonisateur ». C’est bien de l’honneur de la France, donc du nôtre, qu’il s’agit ici.

La plupart d’entre nous sommes jeunes : nous ne nous sentons pas coupables de la politique menée par les gouvernements français successifs depuis les décolonisations africaines. Mais nous serions responsables de ne pas empêcher sa perpétuation.

La nouvelle présidence qui commence doit être l’occasion d’un changement radical et, comme nous y invitent les peuples africains (voir l’appel de la société civile africaine), d’un « nouveau contrat de génération entre l’Afrique et la France ». C’est en entendant cet appel, formulé lors du Forum social mondial de Nairobi (Kenya), que nous avons décidé de nous en faire l’écho auprès des candidats à l’élection présidentielle en créant la cellule Françafrique.

Pour nous contacter : info[at]cellulefrancafrique.org


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Pourquoi "Cellule Françafrique" ?
Pour mieux la démasquer.

Car la politique africaine de la France ne se décide pas au parlement, elle n’est jamais débattue publiquement. Depuis près de cinquante ans, c’est à l’Elysée, ou plutôt à la cellule africaine de l’Elysée (sise rue de l’Elysée), que le Président et ses conseillers décident de renverser ou de maintenir les régimes africains au gré des intérêts présumés de l’Hexagone. En novembre 2006, par exemple, la cellule a envoyé l’armée française soutenir la dictature aux abois d’Idriss Déby au Tchad, sans même en informer l’assemblée nationale...

La cellule africaine est indissociable de son fondateur, Jacques Foccart, nommé par le Général de Gaulle puis inspirateur de Chirac (qui, au début de son mandat, admettait l’avoir tous les jours au téléphone).


Articles de la rubrique

Pourquoi "Cellule Françafrique" ? un nom pas choisi par hasard...
Le 12 mars 2007, par Jean Denard, dans Qui sommes-nous ?
Pour mieux la démasquer. Car la politique africaine de la France ne se décide pas au parlement, elle n’est jamais débattue publiquement. Depuis près de cinquante ans, c’est à l’Elysée, ou plutôt à la cellule africaine de l’Elysée (sise rue de l’Elysée), que le Président et ses conseillers décident de renverser ou de maintenir les régimes africains au gré des intérêts présumés de l’Hexagone. En novembre 2006, par exemple, la cellule a envoyé l’armée française soutenir la dictature aux abois d’Idriss Déby au Tchad, (...)

stratégie du néocolon!!!

Par sorokaté

13/02/2014 05:40

Ceux qui osent dénoncer en publique cette expéditions néocolonialiste Française on le TUE. politique d'intimidation pour taire des voix qui veulent mettre le doigt dans l'ulcère.

C'est par ce que vous avez dénoncé que vous êtes abattu. Tout est dans le but d'empêcher le peuple centrafricain et l'opinion Internationale de connaître les motifs réels de cette guerre contre la RCA. Même le premier ministre Nzapaa Yéké a déclaré que lui même a peur,lui et sa famille sont menaces de mort. raison pour laquelle il est devenu muet (premier ministre). Bokassa disait dans son interview avant sa mort que l'influence Française sur les richesses de la RCA sont grandes que personne ne peut s'aventurier, ce que atteste monsieur Bozizé dans son interview accordée aux journalistes Camerounais lors de sa fuite.

C'est cela la méthode d'intimidation du colon. L'assassinat de ce CNT n'a pas préoccupé les médias occidentaux , qui se résument qu'à diaboliser les Anti balaka de soient disant les milices Chrétiennes.

L'assassinat de ce CNT est un signa aux imprudents patriotes nationalistes qui tenterons à leur tour pour dénoncer quoi que ce soit. dans quelles circonstances maître Zarambaud Assingambi a trouvé la mort en France? le regretté s'y connaissait à la Haye, étant un élément capable à bien suivre notre dossier relative à la question seleka Fraco-Déby au sein de cette institution(CPI), mais hélas.

Si c'était un CNT musulman il devait y avoir de tapages médiatiques à ce sujet. Cette méthode d’élimination physique des anti- néocolonialisme en Afrique est inscrite dans le règlement intérieur de la France Afrique Cellule de l'Elysée.

En voici les liens, de la déclaration de bokassa avant sa mort, de celle de Bozizé, et le règlement intérieur cellule France Afrique de l'Elysée. www.youtube.com/watch?v=mYWYQHz_vMs(Bokkasa), www.youtube.com/watch?
v=WXDzNx_UHjQ&list=PLyaxRNGT6ZtMAo3wkcCrFbSK-PRUXnd2M ( Bozizé)

Les dessous de FranceAfrique!!! lisez SVP bonne lecture, sorokaté Alias Domzan-Bene


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Le retour de la Françafrique, sur la pointe des pieds
08 JANVIER 2014 | PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART

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La France a déjà choisi son candidat pour la prochaine élection présidentielle en Centrafrique, affirme le journaliste et écrivain Marcus Boni Teiga, ancien directeur de l'hebdomadaire Le Bénin Aujourd’hui. Ainsi la doctrine Hollande, « qui consiste pour la France à user de son influence à l’ONU pour obtenir la couverture de droit, consulter les pays africains ou les associer à ses interventions ne relève que du trompe-l’œil ».



Passé les atermoiements qui ont précédé la chute de François Bozizé le 24 mars 2013, le président François Hollande a finalement engagé les troupes françaises sur le sol centrafricain le 5 décembre dernier, en réponse au chaos sécuritaire et à la crise humanitaire consécutive à la prise du pouvoir par les ex-rebelles de la coalition Séléka. Mais cette deuxième intervention militaire dans son ancien « pré carré », après celle du Mali, marque aussi de façon paradoxale le grand retour de la Françafrique. Sur la pointe des pieds.

Peu avant la chute de son régime, l’ancien président François Bozizé avait usé de tous les moyens pour faire jouer les accords de défense entre la France et la Centrafrique. En vain. Le président François Hollande, qui avait promis d’ouvrir une nouvelle page d’histoire dans les relations avec ses ex-colonies, ne s’était pas laissé attendrir outre mesure. Face à l’avancée de la Séléka sur Bangui, il avait choisi la carte de la neutralité. Mais la France était loin de se douter qu’en lâchant Bozizé, le pays allait basculer dans le chaos.

Le nouveau président, Michel Djotodia, qui a été porté au pouvoir par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, s’est ainsi trouvé désemparé face aux agissements de ses hommes, les éléments de la Séléka n’ayant de cesse de se livrer à des pillages, des viols et des exécutions sommaires. Conséquence : les populations civiles, en majorité chrétiennes, se sont organisées en milices d’auto-défense Anti-Balaka contre la Séléka. Le renversement du régime de François Bozizé a donc rapidement fait dégénérer le coup d’Etat en conflit à caractère confessionnel, les musulmans du pays en devenant des victimes expiatoires. Au même titre que les ressortissants tchadiens, dont le pays est montré du doigt pour son soutien à la Séléka désormais au pouvoir.

En accédant à la magistrature suprême en 2012, François Hollande avait promis aux Africains un nouveau partenariat basé sur le développement et le business avec la France, en lieu et place de la Françafrique et de ses réseaux occultes qui favorisent non seulement la naissance d’oligarchies au pouvoir mais aussi leur maintien ad vitam aeternam, grâce au pillage des ressources des pays au détriment des peuples.

Au Mali comme en Centrafrique, les interventions militaires françaises cachent mal une stratégie de repositionnement géopolitique de la France dans ses ex-colonies, échaudée par son manque de politique africaine ces dernières années et une occupation grandissante du terrain de la part des puissances comme la Chine, les Etats-Unis, l’Inde et bien d’autres pays émergents. Ce que d’aucuns ont baptisé la « doctrine Hollande » en Afrique n’est, au fond, en rien différent des pratiques de jadis, si décriées, de la Françafrique. Car en fait de « doctrine Hollande », qui consiste pour la France à user de son influence à l’ONU pour obtenir la couverture de droit, consulter les pays africains ou les associer à ses interventions ne relève que du trompe-l’œil. Avec au final le même objectif que celui auquel la Françafrique s’est toujours dévouée. Et si l’opération « Serval » au Mali n’avait pas permis de s’en rendre compte, l’opération « Sangaris » en cours en Centrafrique en dit long.

En effet, alors même qu’à Paris le sommet France-Afrique de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique s’ouvrait, et que des soldats français prenaient pied à Bangui le 6 décembre dernier, l’après-Sangaris se jouait déjà. Et cela, dans les règles de l’art de la Françafrique, comme du temps même où Jacques Foccart officiait à la Cellule africaine de l’Elysée. Sauf que cette fois-ci, c’est sous la houlette du secrétaire du PS, Harlem Désir, que les socialistes au pouvoir se sont activés pour trouver le prochain président de la Centrafrique. Au cours d’une rencontre secrète en marge dudit sommet, l’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a été coopté par les réseaux du parti au pouvoir en France pour se présenter à la prochaine présidentielle en Centrafrique.

On n’est certes plus au temps où la France pouvait débarquer des militaires dans ce pays et avec un président dans ses valises. Les opérations « Caban » et « Barracuda » qui avaient remis au pouvoir, en septembre 1979, le président David Dacko (chef de l'Etat et du gouvernement de la RCA du 28 octobre 1958 au 31 décembre 1965 avant d’être chassé par le putsch de Jean-Bedel Bokassa) sont bien présentes dans les mémoires pour illustrer ces grands moments de la Françafrique. Mais aujourd’hui, les socialistes au pouvoir, faute de tenir leurs promesses quant à écrire une nouvelle page d’histoire dans les relations entre la France et l’Afrique, ont remis la Françafrique au goût du jour, du moins à leur goût. Dont acte !

Centrafrique françafrique François Bozizé Michel Djotodia sangaris Seleka




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