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Sangaris: Opération de force à Boda à l’ouest de Bangui

Par Sources: EMA - 11/02/2014

Le 5 février 2014, un détachement de la force Sangaris s’est déployé dans la ville à environ 130 kilomètres à l'ouest de Bangui pour assurer la protection de la population

 

Quelques jours auparavant la force Sangaris avait reçu des informations laissant craindre des exactions. Face au risque qui pesait sur les populations, le général Soriano, commandant la force Sangaris, décide de lancer rapidement une opération vers cette localité. Celle-ci s’est déroulée en deux temps.

Le 3 février en fin de journée, un détachement d’une trentaine d’hommes s’engage dans une reconnaissance héliportée pour confirmer les informations et évaluer précisément la situation. Lors de sa prise de contact avec la population, cet élément a pu constater que des exactions avaient effectivement eu lieu dans les jours précédents. Si la situation est apparue plus calme, la persistance de tensions a décidé le COMANFOR Sangaris à renforcer la présence française à Boda.

 


© journaldebangui.com
La décision a donc été prise d’engager l’unité la plus proche, un sous-groupement tactique (GTIA, soit une centaine d’hommes) qui conduisait une mission de contrôle de zone dans la ville de M’Baïki, 85 kilomètres au sud-est de Boda. Pour pouvoir quitter sa position et s’engager vers Boda, Sangaris a demandé à la MISCA de la relever sur M’Baïki. Cette relève sur positions s’est effectuée le 4 février 2014 et dès le lendemain, le GTIA français a entamé sa reconnaissance vers Boda. À son arrivée sur place, le détachement a constaté que la situation était demeurée calme. Au cours de ses missions de reconnaissance en ville, il a procédé à la saisie d’un certain nombre d’armes détenues en violation des mesures de confiance.

Sangaris: point de situation du 8 février 2014
Le détachement français poursuit depuis le 5 février sa mission de protection des populations. Sangaris a poursuivi au cours des huit derniers jours ses missions à Bangui et en province, afin de rétablir un niveau de sécurité minimal et appuyer la montée en puissance de la MISCA. Tandis que les opérations de contrôle de zone visant à faire appliquer les mesures de confiance par tous se poursuivent, la force a intensifié cette dernière semaine son action en province. Cette évolution a notamment été permise par une baisse du nombre d’exactions et l’amélioration du niveau sécuritaire général dans Bangui, sous l’effet des opérations combinées de la MISCA et de Sangaris.

Les 1eret 2 février, plusieurs opérations ciblées de contrôle de zone ont été conduites dans Bangui par la MISCA et Sangaris. Ces actions coordonnées visaient essentiellement les quartiers Ouango, Galabadja, Boeing, Boy Rabe, Miskine, ainsi que le 3e arrondissement. Elles ont permis de désarmer des anti-Balakas, comme que des ex-Sélékas. Elles illustrent la détermination de la force à faire appliquer les mesures de confiance.

Du 31 janvier au 4 février, la MISCA a conduit une opération visant à prendre pied dans Sibut, 180 kilomètres au nord de Bangui, pour y installer un détachement en contrôle de zone. Deux compagnies de la MISCA (l’une du Gabonet l’autre du Burundi) ont bénéficié de l’appui d’un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) français. Conçue, planifiée et conduite par la MISCA, cette opération qui a mobilisé environ 400 hommes a permis d’améliorer la protection des populations. Elle illustre également le degré d’interopérabilité entre la MISCA et Sangaris qui, à cette occasion, était en mesure de garantir un appui aérien à la MISCA (avions de chasse et hélicoptères).

Le 5 février, un détachement d’une centaine d’hommes a été engagé en direction de la ville de Boda, où une dégradation de la situation sécuritaire et des exactions avaient été signalées (motivant déjà une reconnaissance héliportée conduite le 3 février). Ce détachement qui était déployé en contrôle de zone à M’Baïki depuis le 28 janvier a été relevé le 4 février par une compagnie de la MISCA. Le lendemain, il a ainsi pu entamer sa mission vers Boda, à 85 kilomètres plus à l’ouest. La reconnaissance de l’axe comme l’entrée dans la ville se sont déroulées sans incident. Ce détachement de Sangaris assure désormais une mission de contrôle de zone dans Boda et ses abords.

Les opérations se sont par ailleurs poursuivies dans les villes de Yaloké et de Bossangoa où la situation est restée calme au cours de la semaine. Lors des missions logistiques menées depuis Bangui pour ravitailler les militaires français qui y sont déployés, la force est intervenue pour faire cesser des exactions et démonter des check-points qui avaient été installés. Sangaris garantit ainsi, en complément du dispositif tenu par la MISCA, la liberté de circulation sur l’axe Bangui – Yaloké, artère vitale pour l’économie centrafricaine.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République centrafricaine, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

 
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3 COMMENTAIRES

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Les discours concernant le Sangaris changent à chaque circonstance.

Par sorokaté

11/02/2014 19:22

"....Sangaris: point de situation du 8 février 2014
Le détachement français poursuit depuis le 5 février sa mission de protection des populations. Sangaris a poursuivi au cours des huit derniers jours ses missions à Bangui et en province, afin de rétablir un niveau de sécurité minimal et appuyer la montée en puissance de la MISCA. Tandis que les opérations de contrôle de zone visant à faire appliquer les mesures de confiance par tous se poursuivent, la force a intensifié cette dernière semaine son action en province. Cette évolution a notamment été permise par une baisse du nombre d’exactions et l’amélioration du niveau sécuritaire général dans Bangui, sous l’effet des opérations combinées de la MISCA et de Sangaris...."


Monsieur François Hollande le colon déclarait que l'opération Sangaris en Centrafrique consistait à ramener la paix dans un délais de six Mois, et que la situation en RCA n'est pas comparable à celle au Nord du Mali. Qu'est-ce que nous constatons une fois que le Sangaris est arrivée est RCA?
On nous parle désormais ".. Le détachement français poursuit depuis le 5 février sa mission de protection des populations. Sangaris a poursuivi au cours des huit derniers jours ses missions à Bangui et en province, afin de rétablir un niveau de sécurité minimal et appuyer la montée en puissance de la MISCA...."

Les opérations Sangaris se limitent qu'à rétablir un niveau de sécurité MINIMALE hiiiiiiiiiiiiiiii. tout comme au nord du Mali une sécurité minimale chantée comme VICTOIRE sur les soient disant Djihadistes.

La France est coincée donc en Centrafrique, la 5é puissance militaire mondiale a piqué du bec dans la bout. hiiiiiiiiiiii, les Français changent de langage , cherchant des bouc à émissaires(le Anti Balaka ) qui créent problème quant à la restauration de paix en RCA. Dites moi, toutes les villes visitées par le Sangaris sont paisibles, sont -elle calmes? M'baïka, à Boda, Yaloké, Bossangoa et à Sibut!!!!! Les selka sont -ils désarmés?

Au gouvernement Français voyez les choses en face et dites la vérité. Aucun combat au monde la France a remporté victoire à elle seule, toujours soutenue par les Africains. Quelle honte mondiale. la 5é puissance virtuelle au monde monde. Si en RCA nous avons une accalmie c'est dû aux Anti Balaka qui ont fait que les séleka ont pris leurs pieds au cou.

Pauvre France coloniale, France colon en cette 21é siécle. La France pays qui viole le traité de l'ONU concernant les droits des pays Indépendants au monde. Ce n'est plus un secret de polichinelle. Rien ne va en France , la misère, la pauvreté, le chômage, la délinquance, le mensonge à la tête de l'état Français. Une France qui fait pitié.

Vous criez au secours à l'ONU qui vous a donner le mandat honteux et au secours à l'UE quelle honte!!!
France alliée au dictateur Idriss Déby qui fait le sale boulot colonialiste pour le compte de la France. Oui c'est de cette manière que la France masque son incapacité militaire... Pauvre France.

La révolution que vous avez inventée en Cote d'Ivoire, en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Mali et en Centrafrique retournera contre vous. Le peuple Français n'a plus confiance en ses gouvernants de menteurs patentés.

Maudite soit la FranceAfrique. A bas le colonialisme.
Sorokaté Alias Domzan -Bene

Que fais-tu pour ton pays?

Par Coup de gueule

13/02/2014 12:43

Mr Sorokaté. Tu ne fais que critiquer à bout de champs pour ne rien dire de constructif. Plutôt que d'accuser les autres, qu'est ce que tu fais toi pour ton pays? Tu es toujours dans une posture d'infantilisation et de victimisation, c'est de la faute de la France etc... mais toi qu'attends tu pour te prendre en charge? C'est ce type de discours qui fait que nous restons toujours derrière à attendre qu'on nous vienne en aide.
A bon entendeur Salut!!!

@ coup de pied de l'âne.

Par Nomzamo

13/02/2014 14:28

SOROKATE est dans son rôle pour dénoncer dle PYROMANE FRANCAIS ne vous en déplaise.

Lui dénonce, fait prendre conscience à ses compatriotes, les autres compatriotes (les ANTI BALAKAS) ont mis en déroute les sélékas, la créature française obligeant la france à se débarrasser des assassins sahéliens islamo-fascistes sélékas pour les remplacer par des marionnettes locales.

Souffrez donc que SOROKATE et tant d'autres puissent dénoncer les PYROMANES - POMPIERS FRANCAIS pris à leur propre piège.
On a vu les limites de SANG ARIS en RCA. Fini la grande gueule d'une france "gendarme" de l'Afrique tant on a pu observer que ce sont les soldats de la MISCA qui ont pris des initiatives donc des risques par rapports aux gaulois qui quittent rarement leur blindé.
Les Centrafricains vous ont montré de quoi ils sont capables.
Les soldats français ont attendu que les ANTI BALAKAS et la MISCA ont fait le gros du boulot pour se pavaner aujourd'hui en provinces et même à Bangui.

Si vous êtes français, vous pouvez demander à votre pays de débarrasser le plancher en RCA et en Afrique. Votre présence est nocive partout où vous avez foutu les pieds en Afrique. Cela n'est pas propre à la RCA.


Comprenne qui peut.

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