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Kété kongo ti toukou na ya ti mè ti mama Mokondji*

Par Zi Ngoussou - 10/02/2014

Un petit cri à l’oreille du chef de la nation, par Zi Ngoussou

 

L'exil orchestré de "Sassa mo dé et de Dédé gozo", les scènes d'extases jamais enregistrées au gong du KO des régimes précédents, l'intronisation de la nouvelle "Mme Domitien" en "mama ti Kodro" qui doit son érection politique à Sassa mo dé, la réduction du nombre des ministres, sont des fenêtres d'espoirs que nous saluons, même si pour nous, l'analyse et l'historique de ces événements, s'apparentent trop au mode opératoire de la France-Afrique, au-delà de tout ça nous disons; Bara ala wali ti Bêafrica!

Nous ferons une impasse sur les origines ethniques et le parcours politique de la première Dame, pour mettre en relief notre soutien (bien que ses premiers discours aient par endroits interpellé notre vigilance) pour le relèvement de cette catastrophe. Car là, il n'est pas très important de savoir d'où et de qui elle vient, mais plutôt où elle veut aller, avec qui elle veut arriver ou faire arriver, et pour qui elle veut travailler!
Sur ce terrain l'éthique citoyenne, nous interdit; le Tyangalisme, tout mariage de complaisance avec la mangeoire, et toute posture de lèche-botte envers la capitaine de la pirogue et son équipage, qui aurait l'idée par choix ou par distraction, de pointer vers un cap contraire aux intérêts des Bêafricains!

En même temps, nous espérons que ses préoccupations et ses devoirs de mère de famille s'orienteront sur la nation avec le même sens d'abnégation et d'amour qui sied à une femme de foyer Africain. Nous vou-drions croire qu'elle exploitera l'avantage de ne pas être lié au calcul des urnes que lui confère la transition, pour se détacher et nous libérer de nos éternels tireurs de ficelles et metteurs en scène, pour qu'enfin s'incarne dans ce cœur de l'humanité qu'est notre pays, une politique nouvelle, axé entre autres sur: une profonde réforme scolaire; la valorisation de l'artisanat et des collectifs agricoles; la fin de l'impunité pour criminelles politiques et leurs acolytes (Bosuissè, N. Adam, Sassa mo dé, Neric Massi…), la chasse sans merci aux voleurs de deniers publics (douaniers, Ngouadjika, …); la décontamination et renouvellement de la classe politique; la transparence des contrats miniers et des marchés publics stratégiques; militarisation de la population civile; institution des systèmes de contrôle du pouvoir politique et des entreprises extractives, et ce quelles que soient la couleur épidermique et les nationalités d'appartenances; lutte contre la fuite des capitaux; limitation de l'espace économique des Libanais; gel et confiscation des biens mal acquis tels que le château du milliardaire de Boy-rabbe; la recherche du bien collectif et le respect du singulier lambda aussi bien dans la réalisation des 5 verbes de Boganda que dans sa dimension spirituelle!

Un regard vers les terres d'exiles des anciens dirigeants, afin de les faire revenir respirer la poussière des cachots de chez nous, serait un bienvenue. Pour l'heure nous regrettons que la sainte terre du Bénin, berceau du Vodou, soit souiller par un excrément comme Sassa mo dé, où aucun appareil digestif, même du règne animal ne peut subir l'extrême indignation de supporter la puanteur et encore moins la présence!
Le Vodou, bien que sévèrement vilipendé et diabolisée à dessein par ls "tenants" du "Verbe", reste une des plus riches spiritualités que l'humanité ait connue. Nous ns appelons à cette approche spirituelle ancestrale qui à plus de 5000 Km de la terre natale, a inspiré et galvanisé le mental de Toussaint de L'ouverture en Haïti pour braver, défaire et arracher militairement aux tenaces troupes de Napoléon, leurs Independence en 1804. C'est au nom de cet héritage vernaculaire commun, que nous exhortons nos frères Béninois à travers Mama Mokondji, de revoir la durée de permanence de Sassa mo dé sur ce sol sacré!

Le volet sécurité de par sa complexité mérite tout un chapitre que nous ne pouvons aborder ici d'une manière exhaustive, mais juste esquissé une pensée sur la "guerre confessionnelle" qui déferle la une de l'actualité. Nous croyons que la pacification entre les musulmans de Centrafrique et les Centrafricains, exige le courage du franc-parler en remontant à la source. "Seleka la a dou a Kolingandja"! Sans le soutien des musulmans de Centrafrique aux Seleka, aujourd'hui zéro brouille avec le reste de la population. CQFD!

Donc condition sine qua non: Les Imams Musulmans doivent faire un Mea culpa publique pour le soutien irresponsable et maladroit qu'ils ont donné d'une manière indéfectible et myope à leurs génocidaires frères du Coran, puis se désolidariser des Seleka. Ceci facilitera leurs identifications et le cantonnement, en attendant que suivent leurs rapatriements, précédés par leurs fichages (photo, empreintes, ADN) pour la justice plus là. Sans ça, mêmes avec la présence de 1 million de Sangaris ou de 200 Nzapalainga, les cendres d'origines humaines, continueront d'infecter les poumons des nourrissons Bêafricains encore et encore!
Nous comprenons que la question de la représentativité que revendiquent les factions belligérantes, ajoutés aux sursauts identitaires qui se manifestent in crescendo dans la population, ait pesé sur le choix des ministres, mais parler de représentativité en terme de ministère, et forcer une similarité Kolingandja-Seleka, nous semble aborder le problème sécurité, avec les mêmes œillères coloniales qui n'ont jamais démontré une solidité quelconque en Afrique!

Un ministre ne représente et ne représentera jamais les exigences, les attentes (justifiés) des Kolingandja, à qui la Centrafrique tout entière doit leurs un MERCI. Tout simplement Merci d'avoir existé! Car le salaire alléchant d'un ministre n'apportera jamais un seul "Ngawi de manioc" dans les foyers de ces héros nationaux! Un grand pas sera déjà de cesser notre ingratitude de les doigter sous ce nom insolent qu'est Anti-balaka! Puis si nous voulons organiser notre sécurité sur des bases solides et sur le respect du singulier, le drapeau de la justice doit être brandi partout, haut, fort, sans scrupules et sans concessions aucunes sur la tête des chefs Seleka, Debby en premier, de leurs collabos ainsi que de leurs sponsors!

Le crépitement d'un AK-47, peut à long terme provoquer une sensation d'orgasme, de grandeur et de plaisir dans la main du milicien, et s'il est jeune, désœuvré et non plus encadré, c'est parti "ti ga élément incontrôlé"! Alors pour ne pas devoir fuir une autre Seleka version 5G demain, il serait plus judicieux de se pencher sur ce phénomène à l'Africaine, en respectant la dignité de nos morts et la douleur de ces jeunes qui se sont investi en retour de rien d'autre que la préservation de la RCA encore une! A ces jeunes qui st l'unique expression de l'orgueil national post Bokasssa, qui jouissent d'une légitimité populaire pour la fuite de Sassa mo dé (vous votre fauteuil), et que désormais rien ne peut arrêter la progression et la popularité croissante, accordons leur une reconnaissance républicaine et un projet d'avenir à la hauteur de leurs sacrifices, au lieu de claironner leurs désarmements qui serait suicidaire pour la RCA, et ceci avant que la clandestinité dans laquelle ils sont obligés de vivre, n'en fasse des proies faciles pour les politiques qui n'ont qu'un rayonnement qui se limite à l'espace qui part de leur bouche à leur extrémité intestinale, et qu'au lieu de contenir les excès d'ardeurs envers les Centrafricains musulmans que ns déplorons, chevaucheront ces myopies dues aux réflexes de la haine et de la revanche au service de leurs basses besognes!

Nous regrettons qu'une fois de plus, la discrimination entre les Centrafricains de l'intérieur et ceux de la diaspora, n'ait pas retenu l'attention de ce nouveau tandem. Pourtant cette diaspora négligée, ne regorge pas seulement de grandes gueules et de bouffeurs d'allocations familiales. Economiquement parlant, elle pèse plus que les donateurs dont les noms sont criés sur tous les toits; et politiquement, elle maitrise mieux la grammaire réactualisée des négociations; techniquement elle a un panier de connaissances, d'expériences et de compétences non négligeables, qu'insister à l'exclure, entache quelque part la clairvoyance de la nouvelle équipe, mais nous fait aussi croire que la priorité était plus orientée sur le faire vite que de faire bien! La gravité du moment est telle, qu'il serait souhaitable pour les intérêts du pays d'œuvrer dans la mise en place d'une antenne orientée vers cette diaspora qui n'est pas l'association des derniers de la classe!

Malgré les dissensions précitées, nous accordons notre plein soutien à la présidente de la transition, parce que convaincues que la solidarité et le consensus du peuple à ses gouvernants, sont comme les Ministères de la défense et de l'Economie a doc, sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour prendre des décisions courageuses et patriotiques, comme celles que le moment actuel impose. En d'autres termes; vaut mieux chercher à conquérir l'amour et le soutien de son peuple, que les caresses de trois exploitants miniers, le sourire d'un vendeur d'armes ou bien la complaisance d'un politicien étranger de pays "riches"!

La tâche est lourde certes, mais si jamais vous n'arriver pas à réaliser tous vos projets, balayez-nous au moins toute cette vielle classe politique plus que pourrit, et toute la Centrafrique et les générations futures vous seront reconnaissantes pour le reste de l'éternité!

En espérant que vous seriez fidèle au sens de votre nom Samba (d'origine Egyptienne qui veut dire arbre à palabres) et Catherine (Grec; la pure), car on a besoin en ce moment de la conjonction de ces deux propriétés en une personne pour régler les aspérités de la communauté sous notre manguier; que le "tuffa ti a Kotara ti yé a douti na ala Mama Mokondji", et surtout ala sara nettoyage à sec avant ti tènè ala on!

 

 

 
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2 COMMENTAIRES

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Belle pensée, bien rédigée..mais en prend-on le chemin ??

Par abou

11/02/2014 21:33

Pa sur car la Mama Mokomdji a fait alliance avec ses enfants criminels des Sélékas, en oubliant ses enfants nti-balaks qui l'ont protégé et créé au point que ceux -ci risquent de la RENIER pour ingratitude caractérisée. Le nouveau testatment nous a déjà enseigné le retour de l'enfant prodige avec les troubles de l'enfant vertueux, mais là on parle d'enfants criminels psycopathes et d'enfants criminels défenseurs. La Mama Mokondji a choisi de sanctifier les psycopathes. Que doivent faire les autres à qui on promet le FOUET colonial, sur demande expresse et assumée de Mama Mokondji ?

@Abou

Par Zi ngoussou

12/02/2014 01:50

N.B: J'ai posté ce doc depuis le 1/02/2014, et ce n'est que suite à 3 demandes de publications et 8 jours où il apparaît, avec un contexte qui n'est plus le même d'il y a 10 j!

Je partage ts inquiétudes et j'enlèverais même le point d'interrogation! J'ajoute que Mama Mokondji n'a pas choisi mais elle a été orientée, est orientée, et sera orientée à choisir le camp de l'identique meneur du jeu de tjrs! Autrement dit; qu'elle est plus tentée de se faire dorloter par ls caresses de ces trois exploitants miniers que par l'amour de son peuple! Dommage, très grand dommage!

Ls choses sont claires, et le programme génocidaire sous-jacent, semble celui-ci:
1- divisé la RCA en deux, avec toute la partie avec le sous-sol plus riche à la minorité musulmane, sous prétexte d'éviter le génocide en première lecture.
2- puis placer des dictateurs et ds fondamentalistes de la Charia à la tête de la partie juteuse du pays divisé
3- créer un opposant rebelle pour déranger le système et le rendre dépendant du service de l'insécurité "Sangaris 2"
4- attendre qqs années après la RCA moitié ait garnie les caisses vides de la France et compagnie, pour brandir le spectre de la démocratie, et bombarder tt pour recommencer à zéro!
Même scénario en Libye, Soudan, Côte-D'ivoire,…

Ns pouvons encore réussir à leur barrer le chemin, dans le silence et main dans la main. Ls Centros musulmans de Centrafrique risquent de devenir encore une fois les mêmes marionnettes comme ils l'ont été avec Ndjotodia, et ça il faut le leurs dires!
Tout comme il faut dire aux Kolingandja de ne tuer plus ls musulmans, ls Seleka ne retournerons plus jamais en RCA, vs ls aviez déjà assez chassés. Continuer dans ce sens, c'est vouer notre patrie à la division certes!
Ls vraies ennemis st les politiques, qui st ingrats, criminelles et sans scrupules!

Je ne dis pas d'enterrer la machette de guerre, mais juste ne plus l'utiliser contre les enfants et les femmes, contre ls gens qui st ns enfants et ns femmes! Viendront le temps ds règlements des comptes par la suite, mais avant tt sauvons d'abord la terre de nos ancêtres!
Singuila na mo!
Zi Ngoussou

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  • *Explication du titre sollicitée auprès de l’auteur de la réflexion
  • Le Mokondji dans son sens traditionnel, c'est un chef de village. Ici il assume le sens plus large de chef, mais un chef qui a une proximité avec son peuple, qui connait, écoute, et tranche les problèmes de sa communauté avec l'appui de ses conseillers, ceci dans la plus grande transparence et dans lestrict respect des us et coutumes.
  • Mama Mokondji, c'est la mère de la communauté, une mère avec un grand M! Un à peu près : une petite doléance, suggestion, observation, chuchotée à l'endroit du chef de la nation!
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