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Bangui: le nouveau maire de la capitale est une femme

Par journaldebangui.com, source: RFI - 10/02/2014

Mme Yacinthe Marie de Fatima Wodobodé, ministre plénipotentiaire, a été nommée Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui.

 

C’est par décret n°14.026 du 6 février 2014 signé à Bangui, la capitale centrafricaine, que la nouvelle locataire a été nommée édile de la ville de Bangui. La ministre plénipotentiaire, Mme Yacinthe Marie de Fatima Wodobodé, succède à l’ancienne Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui, Catherine Samba-Panza élue Chef de l’Etat de transition. Lors de la déposition de l’acte de démission, la mairesse sortante avait fait savoir que ce serait une autre femme qui lui succèderait. Âgée de 60 ans, Mme Hyacinthe Wodobodé est juriste de formation et a été deux fois ministre en Centrafrique. La nouvelle maire de Bangui a fait partie d’un gouvernement la 1ère fois au mois de mars 2003, juste après le coup d’Etat du général Bozizé. Ephémère ministre du Commerce elle est dotée, lors du remaniement de décembre de la même année, du portefeuille de la Justice, une première pour une femme en Centrafrique. Mais là encore, Hyacinthe Wodobodé ne fait que passer ; en septembre 2004, elle perd sa place au gouvernement.

 


© Autre presse
Le batiment qui accueillera la nouvelle maire de la capitale centrafricaine
Des assurances au sida
Selon RFI, elle est ensuite nommée par le président Bozizé conseiller à la Cour constitutionnelle de transition chargée (déjà) de trancher les contentieux électoraux au moment du référendum constitutionnel organisé en décembre 2004. Juriste, Hyacinthe Wodobodé a fait carrière dans les assurances, comme l’actuelle présidente Samba-Panza, avant de se lancer en politique dans le sillage de la présidence de François Bozizé. C’est encore le président Bozizé qui la nomme en 2007 au poste de coordonnateur du Comité national de lutte contre le sida (Cnls). Chargée d’organiser la lutte contre cette maladie qui est un fléau en Centrafrique, Hyacinthe Wodobodé doit parer au plus pressé: l’année de sa nomination, on dénombre 11 000 décès dus au virus. En novembre 2009, coup de tonnerre, le Fonds mondial de lutte contre le sida suspend temporairement ses financements à la RCA.

la déclaration de démission de Mme Cathérine Samba-Panza sur RNL

 

Toujours selon RFI, le Fonds, sans qui les malades sont pour ainsi dire condamnés, reproche au Cnls une gestion guère vertueuse. On évoque des manipulations comptables, une mise en place de centres fictifs de distribution de médicaments et leur revente dans des circuits parallèles. L’affaire apparaît suffisamment grave pour que le Fonds mondial de lutte contre le sida décide d’arrêter les frais, le temps que le ménage soit fait. Cette coupure fait que le pays est en rupture de médicaments antirétroviraux pendant de longs mois avec les conséquences que l’on imagine pour les malades. Pour la patronne du Comité national de lutte contre le sida, «ces accusations n’étaient pas entièrement fondées» même si Hyacinthe Wodobodé reconnaît alors «des cas de malversation et de mauvaise utilisation des médicaments». Cela dit, elle estime que les mesures prises par le Fonds mondial «étaient un peu extrêmes»…

Un problème plus qu’une promotion
Quoi qu’elle puisse en dire à l’époque, le mal est fait et Hyacinthe Wodobodé doit céder la place fin 2010. En octobre 2013, pour cause de résultats insuffisants, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a retiré la gestion de ses financements pour la lutte contre le VIH-sida au Comité national de lutte contre le sida (Cnls) encore. En se voyant confier les rênes de la capitale, Hyacinthe Wodobodé hérite davantage d’un problème que d’une promotion. Bangui est en effet loin d’être pacifiée. Le chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général Martin Tumenta Chomua, a menacé samedi 8 février les groupes armés de recourir à la force pour arrêter assassinats, lynchages et pillages qui se poursuivent à Bangui et en province en toute impunité. Cette crise sécuritaire se double d’une crise humanitaire: à Bangui, 400 000 personnes, soit la moitié de la population de la capitale, survivent dans des camps de fortune à quelques encablures de chez eux.
 
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2 COMMENTAIRES

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Madame samba où est donc le sérieux? soyez honnête svp.

Par sorokaté

11/02/2014 03:34

En Centrafrique pourquoi on se sépare pas des veilles personnalités? rajeunissez au moins nos responsables!!!
il y a des jeunes diplômés chers madame. Il y a des technocrates comme vous avez dit!!!

Encore une fois de plus vous mentez au peuple Centrafricain. Soyez sérieux!!!
On ne gouverne pas une nation avec le mensonge svp. Joignez vos paroles aux actes!!!

Ni votre gouvernement n'est pas de Technocrates encore moins la présidente de la délégation spéciale de la Ville de Bangui. Des Ex mutins, des vieux premiers ministres, le seleka Démafouth... des seleka idiots parents à Dondoja, vos proches et amis, sont reconduits sans respects de vos déclarations tenues devant le peuple mais où va -t-on?

Vous n'êtes pas honnête!!! cette femme nommée maire de la ville de Bangui est une vielle tête de la politique Centrafricaine. Soyez sérieuse madame Samba Panza née M'Bala.

Faire de la politique c'est pas mentir svp. Le mensonge c'est pour des criminels , des voyous, des voleurs, des sorciers, des pilleurs, des dévergondés, alors que vous madame M'Bala êtes une affranchie.

Voilà que vous madame Samba faites partie désormais des ennemis du peuple Centrafricain.
Ne soyez pas surprise le peuple ne se laissera plus manipuler.

Nous voulons que notre volonté soit faite!!!

Sorokaté Alias Domzan-Bene.

@ mon cher compatriote SOROKATE

Par Nomzamo

11/02/2014 18:24

Nous avons affaire à des IMPOSTEURS qui pensent duper le peuple centrafricain qui a une longueur d'avance sur ces politiciens du ventre en matière d'analyse politique.

Mme SAMBA PANZA née MBALA a été nommée maire de Bangui au mois de mai 2013 par dototia alias le phacochère, président des séléka, rebelle de son état. Elle fait partie du système. Je pense qu'elle était le plan B de la france. Sa nomination à la mairie de Bangui par le phaochère n'était en fait qu'un tremplin pour la Présidence de transition.


Je ne suis donc pas surprise qu'elle puisse nommer une personne de moralité douteuse pour la remplacer à la Mairie de Bangui.

Je trouve anti démocratique que le ou la Maire de Bangui soit nommé (e) par le Président de la République. Nous ne sommes pas à l'air soviétique quand même quoi que dotodia le phacochère a été élu préchident de transition à main levée par les marionnettes du CNT.

Il faudrait des réformes pour que tous les Maires soient élus en RCA. Cela évitera le copinage, le tribalisme, le régionaliste et le népotisme en tout genre.

Ses mensonges n'ont même pas duré un mois avant d'être dénoncés par nos compatriotes.

Et dire que les laquais (médias) français ont fait la promotion de cette dame SAMBA PANZA comme une personnalité crédible? PFFF
Avec la france, ce sont les médiocres qui tiennent le haut du pavé lui permettant de justifier la main mise sur notre pays.

Sans l'Afrique, cette france ne sera plus que son ombre.

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