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Presse centrafricaine: monitoring du jeudi 06 février 2014

Par Source: SNU-RCA - 06/02/2014

L’Ambassadeur de la Guinée Equatoriale en Centrafrique, Manuel Mbela Ndong, a été reçu ce 04 février par la Chef de l’Etat de transition

 

POLITIQUE
L’Ambassadeur de la Guinée Equatoriale en Centrafrique, Manuel Mbela Ndong, a été reçu ce 04 février par la Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza, au palais de la renaissance. Selon le diplomate équato-guinéen, «c’était un premier contact et nous sommes disposés pour accompagner la Centrafrique afin d’arriver à la paix et à la démocratie. Nous félicitons la décision de Madame la Présidente par rapport aux mesures prises et la Guinée équatoriale l’accompagnera car notre Président est un homme de paix. Nous espérons que la Guinée équatoriale fera partie du déplacement de Madame la Présidente auprès des pays de la sous-région. Nous appuierons la situation humanitaire et la paix en RCA. Notre pays est aussi disponible pour aider la République centrafricaine. Nous avons 215 militaires ici, cela veut dire que nous sommes avec vous, par rapport aux problèmes sécuritaires. Malgré tous les problèmes, je suis optimiste pour le pays». Radio nationale/TVCA

 

SÉCURITÉ
La Présidente de transition et chef suprême des armées, Mme Catherine Samba-Panza, a présidé ce 05 février la cérémonie de prise d’arme des Forces armées centrafricaines (FACA), à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), à Bangui. Durant cette rencontre de prise de contact, Mme Samba-Panza s’est dite fière des FACA sur qui elle compte pour rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays dans un bref délai. Selon Mme Samba-Panza, «il ne suffit pas que les FACA ressortent. Il faut maintenant qu’ils soient en mesure d’accomplir leur mission de défense nationale. Malheureusement aujourd’hui les FACA ne sont pas en mesure d’assumer cette mission. Simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de travailler. Ils n’ont pas d’armement, ils n’ont pas de tenues, ils n’ont pas de véhicules et les camps censés les abriter ne sont pas encore prêts à les recevoir. Compte tenu de la tension de trésorerie qu’elle connait en ce moment, la République centrafricaine ne peut, à elle seule, assumer ses obligations régaliennes. Nous nous sommes permis de faire appel à nos amis de toujours, de la France, de la CEEAC, de l’Union africaine, de l’Union européenne et tous les partenaires au développement des Nations Unies qui sont disposés à apporter leurs contributions pour le relèvement des Forces armées centrafricaines. Nous sommes en pourparlers avec tous ces amis et tous ces partenaires pour envisager le réarmement des FACA, pour leur aménager des camps dignes pour les recevoir et surtout concernant leur PGA et leurs salaires. Il est inadmissible que 15 jours après mon élection, il y ait toujours et encore autant de désordre dans le 3ème, le 4ème, le 5ème et le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. J’ai demandé la mise à disposition de 150 éléments, gendarmerie et police confondues, pour neutraliser ces bandits de grands chemins qui mettent du désordre dans ces arrondissements. Avec les FACA qui seront rééquipés, nous irons à l’intérieur du pays pour mettre de l’ordre». De sources officielles, 10.400 éléments des FACA ont répondu à l’appel de la Présidente alors que le haut commandement de l’état-major ne reconnait qu’environ 7.000 éléments. Radio nationale/TVCA

L’ex-coalition Séléka, par la voix de son porte-parole Abakar Moustapha, a apporté ce 05 février un démenti face aux allégations diffusées sur Radio France Internationale (RFI) au sujet d’une probable partition du pays. Selon ce communiqué, «le lundi, 03 février 2014, un certain Younous, inconnu des registres des quatre mouvements composant la coalition Séléka a proféré sur RFI des menaces de partition du pays au cas où les postes ministériels promis aux responsables politiques des Séléka ne sont pas accordés. De tels propos personnels et irresponsables sont sans objet. Alors que tous les responsables des différents mouvements qui composent la Séléka, outrés par les comportements désordonnés des éléments se réclamant de la coalition Séléka, sont en concertation avec les missions de sécurisation pour regrouper leurs éléments sur les sites de cantonnement afin de favoriser la paix et le bon déroulement du processus de DDR, il est inadmissible que des individus posent des actes contraires au nom de la Séléka pour perturber. Tout le monde doit exécuter les mesures arrêtées par les hautes autorités et la hiérarchie militaire ainsi que la communauté internationale. Dans les prochains jours, les responsables de chaque mouvement à savoir l’UFDR, la CPJP, le MLCJ et les ex-libérateurs effectueront, avec les missions de sécurisation venues nous aider, des missions sur le terrain pour sensibiliser les éléments et faire la reconnaissance des sites prévus pour le cantonnement. La coalition Séléka invite la communauté nationale et internationale à ne pas prêter attention aux propos d’irresponsables et des gens qui évoluent en solo. La Séléka affirme que tout récalcitrant sera responsable de ses actes». Radio nationale/TVCA

SOCIAL ET DÉVELOPPEMENT
Les Maires, les Conseillers des 8 arrondissements de la ville de Bangui et les cadres de la Mairie de Bangui se sont retrouvés ce 05 février lors de la session extraordinaire du conseil municipal. Ce conseil était présidé par sa première Vice-présidente, Mme Madeleine Zama Yassipou. Il avait pour but le constat de la vacance du poste de président de la délégation spéciale de la ville de Bangui. Selon Mme Zama Yassipou, «ce conseil municipal extraordinaire a été convoqué dans le but de prendre acte de la démission de Madame la présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui qui est maintenant Présidente de la République, Chef de l’Etat de transition». Quelques heures après, le Chef de l’Etat de transition, en sa qualité d’ancienne Maire de la ville de Bangui, était venue dire ses adieux au personnel de ladite Institution. Dans ses propos, Mme Zama Yassipou a loué les prouesses de celle qui a été pionnière de notre capitale. Mme Samba-Panza s’est dite très émue et a réitéré sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour la bonne marche de la Mairie qui a été son point de décollage. Radio nationale/TVCA

Le chef du Gouvernement de transition, André Nzapayéké, a visité ce 05 février le cabinet du Ministère des Finances. Cette visite inopinée a permis au Premier ministre de tenir une réunion de prise de contact avec les hauts cadres dudit Département. Selon André Nzapayéké, «l’objet de cette visite est d’encourager les fonctionnaires de ce Ministère. Le Ministère des Finances est un Ministère clé dans notre pays. Nous sommes actuellement à ce niveau parce que l’Etat n’est pas capable de mobiliser des ressources. Je suis venu exhorter les cadres de ce Ministère pour qu’ils fassent de leur mieux et que nos régies financières fonctionnent correctement. Qu’on introduise une forte dose de bonne gouvernance et de bonne gestion dans nos régies financières pour que l’Etat soit en mesure de mobiliser des ressources dans le but de financer le fonctionnement de l’Administration, les services sociaux, l’Armée et le relèvement global de ce pays. Nous ne pouvons pas éternellement dépendre de l’aide extérieure. Il faut que nos services de sécurité, de police et de gendarmerie fonctionnent pour qu’il y ait la sécurité dans les ruelles des quartiers. A Addis Abeba, beaucoup de promesses ont été faites par différents bailleurs mais il faut concrétiser toutes ces promesses. Une bonne partie de ces promesses iront au renforcement de la Misca par rapport aux questions de sécurité. La forte préoccupation actuelle du Gouvernement concerne l’humanitaire et les salaires et nous sommes en négociation avec tous nos partenaires pour mobiliser des ressources et nous espérons revenir vers nos fonctionnaires dans les jours qui viennent». Radio nationale/TVCA

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) a publié ce 04 février un communiqué de presse. Selon ce communiqué, «après un temps d’observation du processus de mis en place de la nouvelle transition politique en Centrafrique suite à la démission du Chef d’Etat de transition, Michel Djotodia, et du Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, le SYNAES tient à communiquer ce qui suit : Il salue le courage et l’habilité avec lesquels le Conseil National de Transition (CNT) a procédé à l’élection du nouveau Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza ; Il félicite le nouveau Chef de l’Etat élu et l’encourage à œuvrer effectivement au relèvement de nombreux défis de la société centrafricaine ; Il apprécie à sa juste valeur la nomination d’un Premier ministre technocrate et au-dessus des clivages politiques ; Il note avec satisfaction la réduction significative de la taille du nouveau Gouvernement de transition dans un contexte de crise financière aggravée ; Tout en reconnaissant la situation financière contraignante de notre pays, le SYNAES souhaite que le problème de l’Université de Bangui et les conditions de travail des enseignants du supérieur soient inscrits en bonne place dans l’agenda du Gouvernement d’union nationale de transition». Radio nationale/TVCA

 

 
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  • Site web: http://www.binuca.unmissions.org
  • Les informations contenues dans ce monitoring vous sont transmises via la section Information Publique du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA). Elles ne reflètent pas nécessairement le point de vue du BINUCA ou de l’ONU. Si vous lisez, réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez des éléments de ce média monitoring, merci de tenir compte de cette réserve.

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