NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Centrafrique: la formation du 3ème gouvernement de transition

Par journaldebangui.com et autres médias - 28/01/2014

Au moins un représentant des milices anti-balaka a été nommé dans la future équipe dirigeante du Premier ministre centrafricain André Nzapayeke

 

Le 3ème gouvernement d’union national pour la Transition, composé de 20 ministres dont sept femmes, conserve plusieurs figures connues du précédent, tels que Herbert Gontran Djono Ahaba aux Travaux publics, ou Marie Noël Koyara au Développement rural, tous deux proches de l'ancien président Michel Djotodia. Parmi les figures de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, on retrouve notamment Arnaud Djoubaï-Abazène aux Transports et Abdallah Hassan Kadre, précédemment à l'Economie, aux Télécommunications. Les ministères de la Défense et de la Sécurité publique reviennent quant à eux à deux militaires issus de l'ancienne armée nationale, le général Thomas Timangoa et le colonel Denis Wangao. Les milices chrétiennes anti-balaka sont également représentées, avec Léopold Narcisse Bara à la Jeunesse et aux Sports.

 


© journaldebangui.com
L'équipe Catherine Samba Panza/André Nzapayeké est connue
Les critères du Premier ministre
La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et son Premier ministre, André Nzapayeké, nommé samedi, préparent désormais le programme de pacification que le nouveau gouvernement devra appliquer en urgence face à la poursuite des violences entre chrétiens et musulmans. Pour le Premier ministre André Nzapayéké, en choisissant son équipe, il fallait poursuivre sur l’élan de l’élection de la présidente Catherine Samba-Panza et tenir compte des réalités du terrain, et notamment de la situation «extrêmement complexe» dans le pays. «Nous avons essayé de concilier deux choses: sélectionner, dans la mesure du possible, des technocrates, des personnes compétentes mais aussi tenir compte des réalités politiques et des rapports de force dans le pays, a expliqué le Premier ministre à RFI. L’autre critère, c’est la probité morale. Nous avons demandé que les services judiciaires et le ministère de l’Intérieur fassent des enquêtes de moralité et cela nous a permis aussi de nous orienter vers des personnes auxquelles on ne reprochait, à l’heure actuelle, rien du tout».

Un gouvernement représentatif ?
D’après une analyse RFI, en formant son équipe, André Nzapayéké a tenté de respecter toutes les tendances. Pour l’ex-Seleka, le satisfecit est complet. L’ex-rébellion conserve trois ministères dont celui de l’Urbanisme. La Seleka revendiquait le ministère de la Défense qu’elle n’a finalement pas obtenu. Le général Thomas Théophile Timangoa auquel revient le portefeuille, est issu des forces armées centrafricaines. Mais il bénéficie de la confiance de l’ex-rébellion. C’est un gouvernement de technocrates. La compétence a primé, estime l’un de ses leaders nommé au gouvernement.

Du côté des anti-balaka, le ton est nettement moins positif. La seule personnalité censée les représenter au gouvernement est Léopold Narcisse Bara, nommé ministre de la Jeunesse et des sports et de la culture. Mais l’homme est loin de faire l’unanimité au sein du mouvement. Comme promis, l’équipe est en tous cas resserrée, passant de 34 à 20 membres. Catherine Samba-Panza voulait respecter la parité, finalement sept femmes font leur entrée au gouvernement. Par ailleurs, juste avant l’annonce du gouvernement, les 600 soldats de l’ex-Seleka du camp Dorou en centre-ville ont été transférés à demande de la communauté internationale au PK12 à la sortie de la ville. Une décision imposée, selon un membre du gouvernement, pour la sécurité des nouvelles autorités.

 

 
MOTS CLES :

14 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

La liste des vingt ministres nommés svp

Par sorokaté

28/01/2014 11:14

On attend les actions. Du travail rien que du travail bien fait que nous demandons. Le pays soit nettoyé des encombrants.

La liste enfin connue

Par sorokaté

28/01/2014 11:18

Centrafrique: le gouvernement de transition compte vingt ministres dont sept femmes

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké, le 26 janvier 2014, à Bangui.
Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké, le 26 janvier 2014, à Bangui.
AFP PHOTO / STR
Par RFI
En Centrafrique, le porte-parole de la présidence, Guy-Simplice Kodegue, a lu ce lundi 27 janvier le décret annonçant la constitution du gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre André Nzapayéké. L’équipe gouvernementale compte 20 ministres parmi lesquels des représentants de la Seleka et d’anti-balaka.

C’est une équipe resserrée que la présidente Catherine Samba-Panza et le Premier ministre André Nzapayéké ont décidé de constituer et qui compte 20 ministres. Nettement moins, par exemple, que le gouvernement Tiangaye III qui comptait 34 portefeuilles. Sur ces 20 ministres, on compte 7 femmes.

Il fallait poursuivre sur l'élan de l'élection de la présidente Catherine Samba-Panza explique le Premier ministre.

André Nzapayéké
Le Premier ministre centrafricain

En nommant des femmes ministres, on a voulu donner un exemple, une orientation à la renaissance de la République.

Écouter (00:48)Plus



28/01/2014 par Pierre Pinto

Autre point à signaler : celui du ministère hautement sensible de la Défense, attribué au général d'armée Thomas Théophile Timangoa. L'intitulé de son portefeuille est très symbolique : ministre de la Défense nationale, chargé de la reconstruction des armées, des anciens combattants, des victimes de guerre et du DDR (le processus du désarmement).

Ce qu’il faut noter également, c'est que nous trouvons, dans ce gouvernement, des noms associés à la Seleka qui dit avoir obtenu trois ministères : Herbert Gontran Djono Ahaba aux Travaux publics, Arnaud Djoubaye Abazène aux Transports et Abdallah Hassan Khadre aux Postes et télécommunications. La Seleka est plutôt satisfaite.

Herbert Gontran Djono-Ahaba
Ministre de l'Urbanisme et des Travaux publics

L'objectif est de privilégier l'intérêt supérieur de la nation, de tourner la page des violences(...), pour un retour définitif à la paix.

Écouter (00:57)Plus


28/01/2014 par David Thomson

Nous trouvons aussi un homme censé représenter la mouvance anti-balaka, même s'il est contesté, Léopold Narcisse Bara qui obtient le ministère de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture. Les anti-balaka dénoncent déjà un déséquilibre flagrant. Pour leur coordinateur général, on vole la « victoire » des anti-balaka .

La main du pouvoir a trembler

Par Oméga

28/01/2014 13:52

La présidente a cédé aux chantages des criminels séléka en nommant trois de leur.
Première faute, car en effet la main du pouvoir ne doit jamais trembler.
Comment ose t-on faire cela; voila des criminels qui ont massacré et qui devraient se retrouver en prison se voient gratifier des poste ministériels; oui leur place, est en prison; ils ont tué 1 million de centrafricains.
Vite les démettre ou les pousser à se rétracter pour ne pas qu'ils se prévalent d'une quelconque immunité ou statut.
De la fermenter, si vous ne savez pas exercer un pouvoir alors quitter!

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués