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André Nzapayéké: qui est le nouveau Premier Ministre Centrafricain?

Par D-M. P., correspondance particulière - 27/01/2014

En devenant Premier Ministre de Centrafrique, André Nzapayéké, entre en politique, à un moment de crise aiguë que traverse son pays

 

Cinq jours après son élection par le Conseil National de Transition, parlement de transition centrafricain, la Nouvelle Présidente, Cathérine Samba-Panza a nommé samedi comme Premier Ministre, M. André Nzapayéké, dans un décret lu à la radio Nationale.

Nzapayéke, 62 ans occupe depuis octobre 2012 le poste de Vice-Président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC). En juillet 2013, plusieurs lettres des administrateurs et employés de cette institution bancaire faisaient état de l’atmosphère étouffante entre les deux présidents. Ils s’accusaient réciproquement de mauvaise gestion, et le Président de la BDEAC, Michael ANDADE a été critiqué pour sa politique de «gabonisation de l’établissement».

 


© rfi.fr
Premier Ministre de Transition de Centrafrique, André Nzapayéké
Diplômé de l’Université d’Etat d’Amsterdam en Sociologie du Développement et anthropologie politique, André Nzapayéké est polyglotte (parlant Sango, Français, Anglais, Allemand, et Fair (dialecte arabe de Tunisie), avec une lourde expérience de 8 ans comme Expert en gouvernance et reforme des institutions, puis 2 ans comme Directeur exécutif à la Banque Africaine de Développement à Tunis, avant de partir depuis 2012 à Brazzaville comme Vice-Président de la BDEAC.

En devenant Premier Ministre de Centrafrique, André Nzapayéké, entre en politique, à un moment de crise aiguë que traverse son pays. Ce technocrate qui a longtemps travaillé dans des organisations bancaires internationales aura pour mission difficile de composer avec la Présidente de Transition un gouvernement de 18 membres, selon des critères de compétences.

Sur le terrain, la situation sécuritaire et humanitaire reste déplorable et fragile. Les violences orchestrées par les groupes d’auto-défense Antibalakas, et les rescapés des Selekas qui terrorisent et tuent encore dans les provinces continuent de s’intensifier, malgré l’appel au calme lancé par Samba-Panza après son élection le 20 janvier.

La liste complète du nouveau gouvernement dit technocrate sera connue début de semaine prochaine. Malgré le doute de certains observateurs quant à la réussite de la mission qui est confiée au Nouveau Premier qui ne sera pas le premier technocrate débarqué d’une grande institution pour «redresser» ou construire un Etat en faillite, un diplomate occidental rassure «que les deux ont la chance de réussir cette fois».

 

 
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7 COMMENTAIRES

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Gouvernement de SELEKA Bis et des GBANZIRI

Par DOUDOUSAR

28/01/2014 00:07

Pour votre information M André NZAPAYEKE était déjà Ministre de développement rural dans la gouvernement de NGOUPANDE sous le régime de PATASSE, en plus avant d'être fonctionnaire international, ce monsieur était PDG d'un bureau d'études et d'ingénierie des études socio-économiques, dénommé: COSSOCIM, qu'il vendra plus tard à MAKAMOMEDE Geoffroy. Aussi, il faut dire qu'il parle rarement le Sango, d'ailleurs vous allez le constater dans les jours avenirs. Après il y a un problème de géopolitique dans ce gouvernement, car à part les ex SELEKA et les parents de la Présidente (GBANZIRI)où sont les technocrates, dont on nous parle, il faut faire attention à la marginalisation des partis tels que le RDC et le MLPC.

@ DOUDOUSAR

Par Nomzamo

28/01/2014 10:36

Je partage votre analyse à l'exception de l'entrée au gouvernement du RDC et du MLPC, ces deux partis traitres qui ont participé à l'arrivée de la séléka en RCA à travers le FARE. Face à la démission imminente de dotodiable et tiangaye, ils se sont empressés le 8 janvier 2014 de créer l'AFDT pour penser faire oublier leur collaboration avec les ennemis de la RCA. C'est peine perdue parce que beaucoup de Centrafricains ont de la mémoire.

Je pense que le CV de notre Premier Ministre est incomplet. C'est un CV casting ciblé pour ne pas attirer des critiques.
Outre les informations que vous venez de donner, André NZAPAYEKE a été directeur de cabinet de Ministre Syriaque SAMBA - PANZA lui même appartenant au PSD d'Enock LAKOUE. André NZAPAYEKE a servi hier le mari avant de servir aujourd'hui l'épouse.

En matière de transparence, il y a du progrès à faire.

J'espère que les journalistes Centrafricains vont demander au Premier Ministre et aux membres du gouvernement de rendre public leur CV complet.


Je ne suis pas favorable à l'entrée des sélékas (centrafricain), des anti balakas, du RDC et du MLPC dans ce gouvernement pour la simple raison qu'ils ont été incompétents (sauf les anti balakas) et ont trahi la RCA.

Pour moi, les responsables de séléka et anti balakas doivent être impliqués par le Ministère de la Défense dans le processus de DDR. C'est tout. Les faire entrer au gouvernement revient à accorder une primes aux rebellions etc, même si je ne mets pas les ANTI BALAKAS et les sélékas sur le même pied d’égalité.
Les ANTI BALAKAS sont les héros des Centrafricains qui se sont regroupés en milice d'auto défense devant la faillite de l’État Centrafricain contrairement aux sélékas qui sont des pires criminels. D'ailleurs, il faut faire la différence entre sélékas étrangers (90%) et séléka centrafricain (10%.


Les partis politiques doivent s'organiser pour les élections à venir et laisser la place aux "technocrates" remettre le pays sur pied. S'ils gagnent les élections, ils pourront se partager les portefeuilles ministériels.

Pour l'instant, j'accorde le bénéfice du doute au nouveau Premier Ministre et attends de juger ses actes et ceux de son gouvernement.

gouvernement

Par kpakata

28/01/2014 12:26


Soeur Nomzamo,

Je pense comme toi qu'il est juste de s'étonner de la présence de Sélékas (responsable du massacre du peuple centrafricain ) et anti-balakas (quelle expérience pour gérer un ministère????). Quant à l'équipe gouvernementale, y-avait-il la possibilité d'un autre choix? Je pense que nous payons aujourd'hui le laxisme en matière de la formation mais surtout de l'évaluation des compétences de nos ressources humaines depuis les indépendances.Notre pays a beaucoup souffert de cette maladie qui consistait à nommer ministre des individus qui n'avaient pas les qualités requises pour exercer ces fonctions. C'est donc toujours le même microcosme qui s'est partager les pôles de pouvoir en vase clos. Conséquence : il n'y a pas une relève crédible. Mais comme tu dis, accordons le bénéfice du doute et jugeons par les actes ce gouvernement.

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