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Sant'Egidio: médiation pour la Centrafrique

Par radiovaticana.va - 24/01/2014

Des représentants de Sant'Egidio se rendront prochainement à Bangui, la capitale, pour rencontrer la nouvelle présidente, Catherine Samba Panza

 

Une délégation du gouvernement sortant de Centrafrique, de la société civile et de l'Autorité nationale des élections (ANE) sont en discussion, à Rome, sous l'égide de Sant'Egidio, sur le retour de la paix dans leur pays. Cette communauté catholique fait depuis plusieurs mois un travail de médiation, en Centrafrique, entre les parties en conflit. Les discussions de Rome ont pour objectif de mettre en place des mécanismes concrets de réconciliation. Sant'Egidio propose de réunir toutes les parties pour «un dialogue inclusif». L'initiative est approuvée par Adrien Poussou, ministre de la Communication de Centrafrique, chargé de la réconciliation, qui conduit la délégation officielle du gouvernement sortant. «Il a été décidé ici (à Rome) que la communauté Sant'Egidio sera proche des autres protagonistes de la crise centrafricaine, notamment des anti-balaka et de la Seleka», a déclaré Adrien Poussou. Il a ajouté que la communauté catholique, à travers son réseau, devrait aider les Centrafricains à établir un mécanisme de réhabilitation des victimes. «Les bases de la prochaine réconciliation ont été jetées ici, à Rome», a-t-il encore indiqué.

 


© santegidio.org
Rencontre avec la nouvelle présidente
Pour Godefroy Mokamanédé, vice-président de l'ANE (Autorité nationale des élections), Sant'Egidio est particulièrement indiquée pour mener la médiation, car elle fait l'unanimité parmi les participants à la rencontre. Il demande aussi le soutien de la communauté internationale. Des représentants de Sant'Egidio se rendront prochainement à Bangui, la capitale, pour rencontrer la nouvelle présidente, Catherine Samba Panza, élue le 20 janvier à la tête du pays.

Des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés
À la suite de la victoire militaire de Michel Djotodia sur François Bozizé en mars 2013, la situation est devenu très instable en Centrafrique. Les combats entre milices d'autodéfense "anti-balaka", composées de chrétiens et celles de la "Seleka", composées majoritairement de musulmans se sont multipliés à partir d'octobre 2013. Le 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité des Nations unies autorise le déploiement de la "Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine" (MISCA) pour une période de 12 mois. La MISCA est appuyée par les forces françaises de l'opération "Sangaris".

Le 10 janvier 2014, le président Michel Djotodia annonce sa démission. Le 20 janvier, le conseil national de transition de la République centrafricaine élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'Etat de transition. Au cours des violences, de nombreuses exactions ont été commises contre les civils, musulmans ou chrétiens. Les combats ont fait des milliers de victimes et des centaines de milliers des personnes ont été déplacées. La situation a également débouché sur une grave crise humanitaire. (RV avec apic/rfi)

Une commission enquêtera sur les exactions commises en Centrafrique
Les résultats de l'enquête menée par la commission onusienne dont les membres ont été nommés ce mercredi 22 janvier, pourront ensuite être utilisées pour traduire les responsables devant la justice internationale. La création de la commission des Nations-unies sur les exactions en Centrafrique avait été décidée par le Conseil de sécurité, le 5 décembre dernier, après une journée particulièrement meurtrière en RCA.

Un an pour mener l'enquête
L’objectif est de faire savoir qu’il n’y aura pas d’impunité en RCA et que les auteurs de crimes devront rendre des comptes à la justice internationale. Les experts doivent enquêter sur toutes les exactions commises depuis janvier 2013. Ils ont un an pour le faire. Cette commission, présidée par l’avocat camerounais Bernard Muna, pourra ensuite conduire à la mise en place d’un tribunal international sur le modèle de ceux créé pour le Rwanda ou l'ex-Yougoslavie.

Vers des sanctions individuelles
Devant le Conseil, plusieurs responsables onusiens qui rentrent de RCA se sont dit choqués de l’intensité de la haine entre chrétiens et musulmans et surpris du degré d’organisation des milices chrétiennes anti-balaka. La résolution qui sera votée la semaine prochaine comprend pour la première fois des sanctions individuelles dirigées contre les memebres des groupes armés des deux camps.

 

 
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