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Aide d’urgence: 100 millions de dollars pour la République centrafricaine

Par autre médias - 24/01/2014

L’annonce a été faite par le Groupe de la Banque mondiale et vise à rétablir les services publics de base et fournir de la nourriture, des soins de santé et d’autres services vitaux

 

Le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique a précisé au conseil des administrateurs de son institution que ces fonds seraient débloqués au cours de l’année 2014 dans la mesure où les conditions de paix et de sécurité s’amélioreront. Même avant l’avènement de la crise, le taux de pauvreté (62%) en République centrafricaine était l’un des plus élevés au monde, l’instabilité politique et les soulèvements ayant rythmé l’histoire du pays. «Le peuple centrafricain est confronté à l’une des plus grandes tragédies de son histoire, tragédie qui requiert une action urgente de la part de la communauté internationale. Nous débloquerons au plus vite ces 100 millions de dollars afin d’aider à rétablir les services publics les plus essentiels et répondre aux besoins vitaux de la population pour qu’elle puisse surmonter cette épreuve et reprendre sa vie quotidienne. Nous promettons d’être aux côtés des Centrafricains non seulement au moment où il en ont le plus besoin mais aussi à l’avenir», a souligné Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

 


© africatime.com
Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique
En République centrafricaine, près d’un million de personnes ont fui leur foyer depuis le déclenchement des violences politiques et religieuses en mars 2013, suite au renversement du président François Bozizé. Plus d’un millier de personnes ont été tuées et environ 100 000 personnes ont cherché refuge à l’aéroport international de Bangui, la capitale du pays. Selon les Nations Unies, 2,2 millions de personnes ont désespérément besoin d’une aide humanitaire immédiate. Le Groupe de la Banque mondiale suit de très près la situation en Centrafrique, aux côtés de l’Union africaine, de la Communauté économique des États d’Afrique Centrale (CEDEAC) et d’autres partenaires du développement. Il restructure également son portefeuille afin de débloquer des fonds pour aider à fournir des soins médicaux de base et de la nourriture et mobilise également des fonds supplémentaires de l’IDA* destinés à rétablir les services publics de base. Les premiers fonds déversés permettront d’accélérer la délivrance de l’aide aux nombreux réfugiés du pays et autres personnes déplacées par le conflit dans la capitale et les zones rurales. Le portefeuille de la Banque mondiale en République centrafricaine (RCA) s’élève à environ 200 millions de dollars de fonds non déboursés, dans le cadre d’un don de l’Association internationale de développement (IDA).

Le Groupe de la Banque mondiale agira rapidement, aux côtés de ses partenaires et des organisations de la société civile, pour mettre en place une aide médicale d’urgence afin d’éviter la propagation de maladies chez les populations déplacées et mettre en œuvre des programmes de travaux publics qui donneront aux Centrafricains les emplois et les revenus dont ils ont désespéramment besoin. Au cours des prochaines semaines, le Groupe de la Banque mondiale apportera son soutien à des programmes de distribution de nourriture afin de faire face aux conséquences dévastatrices du déplacement des populations ainsi qu’à l’effondrement de la production agricole pendant la crise. La Banque mondiale, en partenariat avec la Centrafrique et les communautés, travaillera également à rétablir les services gouvernementaux et les services de base, assurer le paiement des salaires et reconstruire les institutions publiques. «Pour que la République centrafricaine tourne cette page tragique de son histoire, se reconstruise et relance son économie, un engagement sur le long terme auprès du gouvernement et du peuple centrafricain sera nécessaire», a déclaré Greg Binkert, le directeur des opérations de la Banque mondiale en République centrafricaine.

Outre cette aide d’urgence, la Banque mondiale continuera de travailler sur l’ensemble des projets et programmes existants. Il s’agit notamment du projet de facilitation du transit, des transports et des échanges commerciaux en zone CEMAC, (d’un montant de 132 millions de dollars); du projet de réhabilitation et entretien d’urgence des infrastructures en zones urbaines (d’un montant de 11,7 millions de dollars); du projet de réponse d’urgence à la crise énergétique (d’un montant de 5,5 millions de dollars); ainsi que du projet «Central Africa Backbone» qui vise à renforcer les capacités et l’accès de trois pays (le Tchad, le Cameroun et la RCA) au réseau régional de télécommunications haut débit (d’un montant de 3,3 millions de dollars).

 

 
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  • L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, est chargée d’aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des prêts à taux zéro pour le financement de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations défavorisées. L’IDA est l’un des principaux bailleurs de fonds des 82 pays les plus pauvres de la planète, dont 40 sont en Afrique. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des actions dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années dont environ 50 % au profit de l’Afrique.

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