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RCA: entre la prestation de serment et trouver un premier ministre

Par journaldebangui.com - AFP - 21/01/2014

Au lendemain de son élection, la présidente centrafricaine intérimaire de la Transition Catherine Samba Panza planche sur ses dossiers

 

Dès ce mardi, 21 janvier elle s’attelle à sa première priorité: pacifier un pays où la peur de nouvelles tueries habite encore les centaines de milliers de déplacés des violences. Que ce soit par la population ou par la classe politique, l’élection de Catherine Samba Panza - la première femme accédant à la tête de l’exécutif dans l’histoire de la Centrafrique - a été bien accueillie, tout comme son appel «vibrant» à déposer les armes lancé aux miliciens chrétiens anti-balaka et aux combattants musulmans ex-Séléka. Même l’un des représentant de la mouvance anti-balaka, Lévi Yakété, a ainsi assuré «réitérer l’appel au cessez-le-feu à nos combattants et qui est suivi jusqu’à présent». «Nous avions un objectif à atteindre qui était le départ» de l’ex-président de transition Michel Djototida, a-t-il ajouté. «Maintenant nous attendons le cantonnement de nos combattants, pour un retour véritable à la paix», a affirmé M. Yakété. Mais, après une nuit «particulièrement calme» son discours de la veille n’a pas beaucoup rassuré. On note toujours des actes très isolés de pillages de boutiques par des groupes de jeunes hommes, selon des habitants.

 


© autre médias
Mme Catherine Samba-Panza, il faut se mettre au travail!
«Forte probité morale»
Consciente de la situation de son pays et de la crise humanitaire sans précédent en cours, la nouvelle présidente, qui doit organiser des élections auxquelles elle ne sera pas candidate d’ici février 2015 au plus tard, a annoncé sa volonté d’agir vite. Le nouveau Premier ministre de transition «sera nommé d’ici deux ou trois jours», «mercredi ou jeudi», a-t-elle déclaré mardi dans un entretien à RFI. Pour s’atteler - une fois qu’elle aura prêté serment devant la Cour constitutionnelle provisoire - à la pacification et au redressement d’un pays dévasté, elle veut «un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale».

Quant à la question religieuse, la nouvelle présidente - une chrétienne qui ne met pas en avant ses convictions - la juge secondaire pour choisir des hommes et des femmes compétents. «Je n’ai aucune animosité, je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si j’ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerais pas», a-telle expliqué. Sur la durée de la transition, Mme Samba-Panza juge que «le calendrier initialement prévu de février 2015 est tenable». Mais, selon elle, «toute précipitation pourrait être préjudiciable en raison (des risques) de contestation des résultats» des élections, a-t-elle prévenu, alors que la France souhaite officiellement des élections avant la fin 2014.

Dans un pays également miné par la corruption depuis des décennies, la communauté internationale, qui a promis un soutien militaire - avec l’envoi prochain d’une force européenne à Bangui - et financier massifs, veut en effet des interlocuteurs crédibles avant de débloquer des fonds.

 

 
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26 COMMENTAIRES

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Eviter de créer une jurisprudence à la libanaise en RCA

Par Francky BELANDO

21/01/2014 14:00

«Je n’ai aucune animosité, je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si j’ai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerais pas».

J'adhère à cette façon de voir les choses: Il nous faut absolument sortir de cette logique d'opposition chrétiens#musulmans qu'on veut nous imposée. Il nous faut absolument éviter de créer une jurisprudence à la libanaise qui voudrait qu'en cas de Présidence chrétienne, il faudrait une Primature musulmane. Nous devons défendre le "principe de laïcité" qui a toujours prévalu dans toutes nos lois fondamentales et qui est une des bases de notre société. La citoyenneté et la volonté de la majorité seules doivent compter.

Comme je l'ai déjà fait observer dans une précédente intervention sur ce forum, "notre pays peut s'en sortir si nous choisissons tous de tourner les pages sombres de notre histoire récente, de pardonner comme nos frères du Rwanda ont eut à le faire, de nous mettre résolument au travail en préférant la compétence à la méfiance, la méritocratie à la mangecratie, l'intérêt national aux intérêts personnels". C'est vraiment aussi simplement comme cela que nous reviendrons dans le concert des nations.

"Le pays ou la mort, nous serons plus que vainqueurs".

Transition

Par Koraa

21/01/2014 14:00

Madame Samba Panza lors de son premier discour dit "lancer un vibrant appel aux seleka et balaka de manifester leur adhesion a sa NOMINATION a deposer les armes, elle n'a pss dit ELECTION tout est clair. Elle sait qu'elle a ete nommee par un cercle, et par pitie cessons de nous berner d'illusion, l'interet de ce cercle n'est et ne sera jamais le meme que celui des centrafricains.

Conscient de cela nous devons des maintenant nous poser la question sur la credibilite du people centrafricain dans le chois de leur futur president pendant les elections qui viendront dans les prochains Sera t-il une femme ou un homme qui sera deja nommer pour nous comme cela fut le cas au Gabon et ailleurs. En tout cas vu tous les moyess financiers, humaims et militaires qu'on nous apporte il sera impossible de penser que la legitimite du futur president viendra des urnes qui ne serviront en realite qu'a l'habillage du nouveau president qui choisi ailleurs dans d'autres cercles des "frères". En Centrafrique Mr Ziguele et autres Doleguele n'ont aucun impact sur la population, mais lorsque vous lisez les principaux journaux francais et ecouter les france24, RFI et TV5 vous avez selon ses medias l'impression d'avoir affaire a des " poids lourds en politiques au niveau national.Oui! C'est comme cela que le systeme choisi ceux qu'il veut promouvoir pour garantir la suite.

Tout le monde aspire à la PAIX mais avant cela il faut qu'il y ait la JUSTICE pour les crimes et massacres humains et économiques commis en RCA.

Par sorokaté

21/01/2014 14:37

Des milliers d'orphelins, des veuves et veufs, des milliers de personnes devenues handicapées à vie, des déplacés inter-extérieur en millier dans des conditions atroces.
Des maisons incendiées, des villages brûlés par des mercenaires étrangers soutenus par certains résidents centrafricains.

Tout cela mérite une vraie JUSTICE sous la haute impulsion d'un chef d'état engagé. Or, à cette allure sans évoquer les responsabilités des uns et des autres on parle de PARDON. Oui le pardon à des vertus mais il faudrait que ce pardon vienne du cœur et n'on sur les lèvres comme d'habitude en Centrafrique.

Le peuple Centrafricain ne se limite pas qu'à Bangui, la situation dans les arrières pays est inhumaine. Chaque minute compte ,appelons le chat par son nom: Comment sommes nous envahis par les mercenaires? où sont-ils pour le moment avec qui collaborent-ils , qu'allons nous faire d'eux? les incorporer dans notre NATION?

Oui il y a certains de nationalité Centrafricaine devons nous les considérer toujours comme Centrafricains? à qui sert le ministère de l’intérieur(Migration& immigration?) combien avions nous mis à la porte de notre Cité?

Ne nous voilons pas la face: des traîtres politicards connus de par leurs comportements et faits( interventions dans les médias occidentaux pour soutenir nos ennemis ) doivent rendre compte au peuple. Nous n'allons pas les laisser se convertir en PATRIOTE avec un pardon lapidaire.
Non et non plus jamais cela.

Qui a fait du mal à qui? qui a attaqué la souveraineté de notre pays la RCA? qui a laissé faire et pourquoi?
Quant à ceux qui ont été à la tête de ce pays doivent obligatoirement apporter de justifications relatives à leur gestion du pouvoir et de la chose public afin de converger au PARDON national.

Le trésor n'est pas la propriété d'un président encore moins celle de ses ministres et proches!!!Si nous voulons repartir sur des bases raisonnables il est incontournable de faire une séparation de POUVOIR.
Le peuple est mis au courant de chaque décision, de chaque décret de chaque contrat de chaque politique....

On ne viendra pas gouverner en secret. La DÉMOCRATIE pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.
Chaque ministre a une feuille de route dotée de moyens adéquats pour la réussite de son programme tout en rendant compte de ce qu'il fait au peuple.

Le recrutement dans l'armée nationale doit se faire dans toutes les préfectures du pays et n'on seulement à Bangui.
Interdiction de toutes éventuelles rébellions en RCA tout sujet d'une quelconque rébellion est ennemi de la RCA mérite une poursuite judiciaire.

Les défis sont énormes, il n'y a pas lieu de sauter dans la joie. il n' y a pas de victoire.
Le pays est tombé plus bas. Il faut que le peuple Centrafricain s'exprime librement de ce qu'il pense des politiciens de Centrafrique.

Vive la RCA.

Sorokaté Alias Domzan Bene.

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