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Centrafrique: la liste prétendants à la présidence de la Transition est connue

Par Luidor Nono et autres médias - 19/01/2014

Les Conseillers nationaux ont retenu huit candidatures parmi les 24 dossiers déposés pour participer à l'élection du nouveau président de transition demain lundi, 20 janvier 2014 dès 10 heures

 

Candidats appelés à défendre leur programme
1 Jean Barkes NGOMBE KETTE
2 Bilal Désiré KOLINGBA NZANGA
3 Régina KOZIMONGO
4 Maxime Faustin MBRENGA TAKAMA
5 Catherine SAMBA PANZA
6 Sylvain Eugène PATASSE NGAKOUTOU
7 Emile Gros Raymond NAKOMBO
8 Nestor NALI MAMADOU

 


© autre médias
Les membres du Conseil national de transition lors d'une session spéciale pour élire un nouveau président par intérim, le 14 janvier 2014 à Bangui
La liste complète a été dévoilée ce dimanche après examen par les dirigeants du CNT, Conseil national de transition, le Parlement provisoire, qui ont vérifié l'éligibilité de chacun. C’est ainsi que «des 24 dossiers de candidatures recueillis et enregistrés, 8 ont été retenus pour concourir à la magistrature suprême de l'Etat (...) tous les dossiers ont été examinés», a déclaré devant la presse le président de la Commission électorale spéciale chargée de sélectionner les candidats, Blaise Fleury Otto. Plusieurs candidatures n’étaient pas en conformité avec les critères du CNT, et autant les militaires que les chefs de partis politiques ont été exclus. Mme Léa Koyassoum Doumta, vice-présidente du CNT avait insisté dans la matinée sur l'importance de ce travail à accomplir avant d'arrêter la liste définitive des candidats.

Une fois validée sous l’œil vigilant des diplomates de la communauté internationale, chaque entité des forces vives de la nation (partis politiques, associations...), présentes au CNTt, ont été invitées à désigner un représentant pour émettre un avis sur les huit candidats, avant l'élection du nouveau président lundi par les membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire). Chacun aura 15 minutes devant l'Assemblée pour donner son avis sur cette liste de candidats aux conseillers du CNT. Ces mêmes conseillers qui demain lundi seront chargés d'élire à bulletin secret parmi ces noms, le futur président de la transition centrafricain.

 


© autre médias
Des partisans de l'homme politique Emile Gros Raymond Nakombo qui participe à l'élection du président de transition en Centrafrique, à Bangui, la capitale du pays, le 17 janvier 2014
L'élection du président de transition doit permettre de combler le vide institutionnel laissé par la démission du président Michel Djotodia le 10 janvier, 2014, accusé par la communauté internationale de n'avoir rien fait pour arrêter les tueries inter-religieuses. Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.

Parmi les candidats retenus figurent notamment l'actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, ainsi que Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, et André Kolingba, de 1985 à 1993. Autre candidat retenu, Emile Gros Raymond Nakombo, un banquier proche de l'ex-président Kolingba, qui avait reçu le soutien de plusieurs centaines de manifestants rassemblés à Bangui vendredi.
 
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12 COMMENTAIRES

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Tous derrière NAKOMBO

Par igor ngoli

19/01/2014 18:27

le plus crédible des candidats serait NAKOMBO seul capable de pacifier et de réconcilier les centrafricains j'appelle à la lucidité des conseillers au CNT et de valider sa candidature pour l'intérêt supérieur de la nation.

Et on recommence

Par Alpha

19/01/2014 18:32

combien là dedans sont motivés par faire quelque chose pour ce pays? Quand on voit NGOMBE KETTE, on se dit que la RCA n'avancera jamais
Tous les bouffeurs sont là comme des vautours, notamment cet ancien maire, bien pourri archi corrompu qui a détourné des milliards...

Le peuple a les élites qu'il mérite ! La RCA mérite la médiocrité !

Le peuple centrafricain veut des responsables

Par jean M'balanga

19/01/2014 19:49

Le peuple centrafricain veut des responsables

Partout ailleurs où les élites poursuivent la voie vertueuse de la ‘’Politique’’ (comme MANDELA) et trouvent à entretenir l’amour de la nation, appuyer par une bonne image populaire, les solutions s’imposent par elle-même. Le rassemblement patriotique devient un creuset si visible que cette force, s’investie en chacun de nous. Or en 50 ans notre pays s’est éloigné des réflexions sur l’Etat, la société, le développement, parce qu’il s’est laissé rongé par des calculs clientélistes.

1 La mort de Boganda

La république centrafricaine a connu un seul président légitimement élu, Barthélemy Boganda. Sa mort à créer un choc, entrainant d’une certaine façon une crise de légitimité du pouvoir. L’image du missionnaire charismatique au service du peuple combien martyrisé était bien ressentie sur tout le territoire. Pour recréer un nouveau lien d’empathie avec la nation traumatisée, il fallait continuer une œuvre faite de pragmatisme politique et de rassemblement inter-ethnique. Or le règlement politique de cette succession délicate n’a pas été une grande réussite. Le manque de recul historique a précipité la jeune équipe du nouveau gouvernement dans l’aventure autoritaire, sous la pression d’une clique de colons réunis autour de la chambre de commerce. La suite de cette dispute du pouvoir a été l’enchainement dramatique des coup-d’états de 1964 à 2013, c’est-à-dire une instabilité politique 45 ans durant.

Une si longue crise des élites a de quoi à user la patience du peuple. On sait ce qui advient quand le peuple perd patience. La RCA n’est donc pas à l’abri d’un radicalisme, qui apporterait ainsi de l’eau au moulin des Séléka-Djiadistes.

2 La politique à main nue au quotidien

La confusion qui a suivi cette transition difficile a été tout, sauf un bonheur pour les Centrafricains. D’abord la classe politique, dite « patrimonialiste » (ELIKIA BOKOLO) s’est liguée contre la république et ses ressources. Ces ressources se sont nos hauts cadres. Or certains de nos brillants cadres ont subi la vengeance aveugle de dirigeants « autoproclamés » qui ne savaient que faire du glaive, comme un fou dans une scène burlesque. En toute inconscience, une partie de cette « classe responsable» applaudissait.

Ce ravage, que j’appellerais un « cannibalisme interne » (autodestruction du corps social) s’est renforcé ensuite, par le système qualifié de « régionaliste ». Les intellectuels se sont nourris de division, de l’ostracisme, d’une mégalomanie à outrance. Le démon du régionalisme est partout, à tous les échelons de la société. Comme à une époque lointaine, le pays a manqué d’une réaction responsable des élites. Plus la république se vidait de son sang, et mieux le pouvoir « clientéliste » se portait.
Enfin, est venu s’ajouter à cette descente en enfer de l’idéologie de l’Etat-nation, la « transhumance politique ». Les intellectuels se sont mis à se vendre au plus offrant, animé par la politique du ventre. L’urgence matérielle est un drame dans ce pays qui confine toujours avec l’indigence. La crise de l’Etat providence s’est présentée comme une justification à la religion du ventre ?

3 La grande résolution

En croisant une variable d’instabilité interne (lutte politique à main nu) et une variable d’instabilité contextuelle (crise de légitimité fondatrice), il devient intéressant de voir quelle voie à tracer pour ressouder la nation. En effet le RCA n’a pas d’autre alternative que de se concentrer sur son leader-chip. Il s’agit d’aborder des questions difficiles. Un peuple est toujours grand par lui-même. Notre pays a des capacités insoupçonnées, puisque chaque peuple est un géni en lui-même.
Washington a-t-il contribué à la naissance de la nation Américaine ? Comment un peuple se construit-il dans le sillage des grands hommes ? Comment des grands hommes (De gaulle) aident à rebâtir une vision stratégique ?
Un peuple doit avoir confiance en lui-même. Ensuite il s’impose un monde possible à travers ses « combats pour la vie ». Le sous-développement constitue une raison de lutte et de mobilisation nationale. A la tête d’une cordée patriotique, la RCA doit retrouver des personnalités remarquables par leur qualités « universelles » que remarquées par leur valeur d’hommes ou femmes d’Etat.

On ne prend pas un pilote pour se réjouir égoïstement, mais pour qu’il sache piloter son avion et amener ses passagers en bon port. Le pèlerinage de nos dirigeants à l’étranger n’a jamais apporté une solution politique, parce qu’il s’agit de construire une dynamique nationale.

Conclusion

La mondialisation se caractérise par l’amaigrissement accélérer de l’Etat providence. Partout en Afrique, on développe l’économie, l’esprit d’entreprise, la société de responsabilité. Paradoxalement, la classe dirigeante centrafricaine qui s’engraissait de ce « gras providentiel », s’est explosé.

Aujourd’hui donc, il serait mal venu de faire un jeu « politicien » pour désigner des « faibles » dans cette transition difficile. Il s’agit pour prendre une image simple, de travailler au terrassement des « routes » qui conduiront à la construction de notre pays. Les engins sont si lourds à mener sur des chemins cabossés, qu’on se fiera d’abord à l’« épaisseur » des hommes, à leur vision d’« ouverture », et à leur capacité à raconter une « histoire » qui réchauffe tous les cœurs, au-delà des évidences « traditionnelles » de clivage politique. Après avoir créé un traumatisme humanitaire, en important le malheur parce que le coup-d’Etat est plus facile, nos élites politiques auront à cœur de se racheter.

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