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Presse centrafricaine: monitoring du jeudi 16 janvier 2014

Par Source: SNU-RCA - 16/01/2014

Alexandre-Ferdinand Nguendet, le Chef de l’Etat de transition par intérim, ne sera pas candidat au poste de Président de la transition

 

Politique
Alexandre-Ferdinand Nguendet, le Chef de l’Etat de transition par intérim, ne sera pas candidat au poste de Président de la transition. C’est la quintessence de la déclaration, faite ce 15 janvier 2014 au siège du Conseil National de Transition (CNT). En faisant le bilan à mi-parcours de la sa charge, Alexandre-Ferdinand Nguendet l’a qualifié de positif. Il a aussi proposé une feuille de route, pour un décollage rapide du pays, au nouveau Gouvernement de transition qui sera mis en place. Selon Alexandre Ferdinand Nguendet, «le prochain Chef de l’Etat de transition doit assigner au Gouvernement une feuille de route contenant deux volets à savoir le rétablissement de l’ordre et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, l’organisation d’élections générales transparentes et crédibles. Le Gouvernement devra parallèlement se déployer pour faire face aux défis qui sont le bon fonctionnement des Institutions sur l’ensemble du territoire national, l’établissement d’un climat de paix et de sécurité sur l’ensemble du territoire, la sécurisation des Institutions de la transition et la restauration de l’Etat de droit par la lutte contre les exactions et autres arrestations extrajudiciaires. Il faudra assigner à l’armée, dans le cadre de la mission de rétablissement de l’ordre, la sécurité sur toute l’étendue du territoire national à savoir libérer les zones sous contrôle des groupes armés, avec l’appui de l’armée française (Sangaris) et des forces africaines de la Misca. Le Gouvernement devra ensuite entamer un dialogue avec les ex-Séléka et les anti-balakas, avec comme préalable la renonciation à la lutte armée. Je ne serai pas candidat, même si les dispositions de la Charte constitutionnelle de transition me le permettent». Radio nationale/TVCA

 

Nations Unies
Avec plus de 800.000 personnes déplacées internes dont 500.000 à Bangui et plus de 200.000 réfugiés, le nombre de Centrafricains ayant besoin d’assistance humanitaire est évalué à plus de deux millions de personnes. C’est le constat fait ce 14 janvier par le Directeur des opérations du Bureau de Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), John Ging, lors d’une conférence de presse à Bangui. Cette rencontre avec la presse intervient après les différentes visites de terrain au village Zéré à Bossangoa et sur les sites des personnes déplacées internes à Bangui. L’émissaire onusien s’est dit profondément touché par les souffrances des populations musulmanes et chrétiennes, lesquelles souffrances sont aggravées par la durée des conflits, occasionnant des destructions et le degré des violences sans précédent. A en croire John Ging, la population centrafricaine demande de la protection, de la nourriture, de la santé et de l’assistance. Comme réponse à leurs besoins, la communauté humanitaire, avec l’appui des 76 ONGs œuvrant en RCA, a déjà secouru beaucoup de personnes et aussi assisté ces déplacées à se prendre en charge. Selon le Directeur des opérations de OCHA, «les besoins les plus urgents est de nous focaliser sur la fourniture des semences, la fourniture des outils agricoles et de toutes formes d’appui pour aider la population à pouvoir mieux retrouver son niveau initial et amener la communauté internationale à se mobiliser d’avantage pour apporter plus de réponse parce que l’agriculture occupe une place importante dans l’économie de ce pays. La priorité est la paix et la sécurité car sans la paix nous ne pouvons rien faire. La communauté chrétienne et musulmane vivent dans la crainte parce qu’il y a des gens dans ces communautés qui commettent des atrocités envers la population. Les différents leaders de ces communautés doivent s’engager pour la réunification et la lutte contre la violence». Le diplomate onusien a ajouté que, lors de la prochaine réunion de Bruxelles, la communauté internationale ne doit pas avoir un regard passif sur la situation humanitaire en RCA. Pour Dominique Burgeon, Directeur des urgences de la FAO et co-animateur de cette conférence, son Institution est extrêmement préoccupée par la situation d’insécurité alimentaire en Centrafrique, notamment de l’agriculture dont dépend plus de 80% de la population. Selon lui, «environ 1,2 million de Centrafricains sont en situation d’insécurité alimentaire dont 40% en situation d’insécurité alimentaire grave». Cette délégation séjourne en RCA depuis le 11 janvier 2014. Radio nationale/TVCA

Dans le cadre de la prochaine campagne agricole en République centrafricaine, le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé, ce 15 janvier, une journée de réflexion à l’intention des hauts cadres des Ministères du développement rural, de l’agriculture et de celui en charge de l’élevage. Etaient aussi présents, le personnel des ONG nationales et internationales. Cette journée vise à baliser un canevas en vue de la préparation pour la reproduction des semences destinées aux groupes agro-multiplicateurs. L’opération permettra de pourvoir les agriculteurs d’une bonne variété de produits. Selon le Représentant par intérim de la FAO, Alexis Bonté, «d’ici deux mois commencera la campagne agricole et nous sommes là pour voir comment mieux préparer cette campagne. Les semences de base seront multipliées à travers les groupes agro-multiplicateurs. Nous ferons à la fois de la lutte contre la faim et contre la pauvreté». Radio nationale/TVCA

Social et Développement
Le ministre de la communication, Georges Adrien Poussou, s’est rendu ce 14 janvier au centre émetteur de Bimbo pour s’imprégner de l’Etat dudit centre, vandalisé lors du changement politique intervenu le 24 mars 2013. D’après le constat, le centre émetteur de Bimbo, de la Radio nationale, n’existe que de nom et le ministre se dit scandalisé par les actes de vols et de vandalisme. Selon le membre du Gouvernement, «l’Etat a mis des milliards sur ces installations et c’est inadmissible et scandaleux de voir que ce sont des Centrafricains, à qui ces choses appartiennent, qui contribuent à les détruire». Pour le président de la délégation spéciale de la ville de Bimbo, Mathieu Boungalo Kopomolovo, le déploiement des forces de défense et de sécurité peut permettre la sécurisation de ce site. D’après le ministre de la communication, des démarches sont en cours pour le déploiement des forces de Défense et de sécurité pour la protection de ce site et pour déguerpir les occupants illégaux. Radio nationale/TVCA

 

 
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  • Unité de l’information publique:
  • André Michel ESSOUNGOU - Email: essoungou@un.org
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  • Site web : http://www.binuca.unmissions.org.

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