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Bangui: la course à la présidence de transition lancée

Par journaldebangui.com et autres médias - 16/01/2014

L’élection du nouveau président de transition, prévue dans les prochains jours risque d’être décalée suite à des controverses sur les critères d'éligibilité au sein des commissions du CNT

 

Entre ambitions personnelles, pressions internationales, et désirs sincères de sortir la Centrafrique de l'impasse, la course à la présidence par intérim est lancée à Bangui. Les membres du Conseil national de transition, devaient normalement valider hier mercredi l'agenda établi par le bureau du CNT qui prévoit un dépôt des candidatures ce jeudi et une élection dès samedi 18 janvier. Ils n'ont que 15 jours pour élire le nouveau président. Les noms et hypothèses circulent, se contredisent, dans un Bangui qui semble à peine recouvrer un semblant de normalité après des semaines de violences, et où les rancœurs sont loin d'être apaisées. Mais les manœuvres avaient déjà commencé en coulisses, avant même le départ du président Michel Djotodia, contraint à démissionner à cause de son incapacité à juguler la crise humanitaire et sécuritaire. Civil ? Militaire ? Adoubé par la communauté internationale? Acceptable pour le Tchad, parrain incontournable de la région ? Une dizaine de noms circule depuis quelques jours à Bangui, mais avant même l'enregistrement des candidatures, certains ont d'ores et déjà été biffés, notamment sous pression internationale. Comme celui de l'ancien président du CNT Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui assume actuellement la vacance du pouvoir et semblait tout disposé à prolonger son bail. Mais son nom est trop associé à l'équipe Djotodia, qui a brillé par son incompétence pendant ses 10 mois de pouvoir. La présidente du CNT, Léa Koyassoum Doumta, a envisagé également de se porter candidate mais les critères retenus par le bureau national du CNT excluent les plus hauts responsables de la transition (président, membres du gouvernement et membres du bureau du CNT). Venus de différentes obédiences politiques, parfois prompts aux retournements d'alliance, les 135 membres du CNT, mis en place pour donner un vernis institutionnel à la transition, vont donc devoir s'entendre sur le nom d'un homme ou une femme qui aura l'immense tâche de rétablir "la paix et la réconciliation nationale" dans un pays ravagé et en faillite.

 


© journaldebangui.com
Désaccords sur les critères?
Selon le calendrier initialement prévu, les candidatures devaient être enregistrées jeudi et l'élection se tenir samedi. Mais lors de la clôture des débats mercredi, les Conseiller se sont séparés sans tomber d'accord sur les critères d'éligibilité du futur président de transition. Le principal point d'achoppement porte sur la demande officielle de la communauté internationale d'exclure de la candidature les 135 membres du CNT, afin de marquer une rupture avec la période Djotodia. Les autres critères d'éligibilité discutés, adoptés par le bureau national, l'organe dirigeant du CNT, interdisent aussi la candidature de toute personne ayant été membre d'une rébellion ou d'une milice au cours des 20 dernières années, «ce qui fait du monde en Centrafrique», glisse un délégué, parlant d'une «gageure». Des propositions ont également été faites pour exclure les militaires et les dirigeants de partis politiques de la course à la présidence, selon une autre source parlementaire. Selon Mme Léa Koyassoum Doumta, les leaders des partis politiques, les anciens chefs des rebellions en Centrafrique, les membres du CNT, les anciens membres du gouvernement de transition, les officiers généraux en fonction et ceux qui sont admis à valoir leur droit à la retraite sont exclus de la liste.

les exigences de la communautés internationale
Le choix du successeur de Michel Djotodia, sera supervisé par le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais, Denis Sassou-Nguessou, conformément à l’article 23 de la Charte Constitutionnelle de Transition. Selon le communiqué, le diplomate Léonard Essongo invite le CNT à contribuer à l’adoption des critères d’éligibilité consensuelles et l’exclusion de certaines candidatures en vue de parvenir à une élection apaisée et transparente. «La Communauté internationale regroupée au sein du Comité technique de suivi, note avec satisfaction, la mobilisation du CNT, en vue de l’élection rapide du Chef de l’Etat de la transition», a conclu le Général Léonard Essongo. Les ambassadeurs, les chefs de mission diplomatique consulaire et les représentants des organisations internationales ont répondu présent à ce rendez tant attendu des centrafricains, et qui marque un tournant décisif dans l’histoire de la République Centrafricaine (RCA).

Désormais, pour arrêter la descente aux enfers de la Centrafrique, «il faut un exécutif qui bosse, avec des gens sérieux sur les ministères régaliens. Le FMI est prêt à ouvrir les vannes, mais il n'y aura pas d'aide budgétaire dans un pays si on ne sait pas où va l'argent et si le pouvoir ne fonctionne pas», résume un diplomate occidental. Pour les partenaires occidentaux et africains de la Centrafrique, qui interviennent militairement dans le pays et financent un Etat quasiment failli, le profil du futur exécutif de transition est: «un président technique, un gouvernement restreint, avec des responsables compétents à la tête des ministères régaliens», selon un diplomate occidental. «Il y a des exigences des bailleurs de fonds, de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale). Ils nous donnent des «avis», mais on a quand même l'impression qu'on nous tord le bras», estime un membre du CNT sous couvert de l'anonymat.

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«Pas un aventurier. Un rassembleur et un homme à poigne»
«On ne veut pas d'un aventurier. On a trop souffert», assure Ferdinand Mandedjapou, «représentant de la jeunesse» au sein du CNT. «Il nous faut quelqu'un de neutre, qui n'a d'affinités ni avec les Séléka (combattants de M. Djotodia), ni avec les anti-balaka (milices chrétiennes combattant les Séléka)», espère pour sa part Edgar Mbaïkoua, qui se présente comme «indépendant». «Pas de militaire, surtout. Je suis allergique à la prise du pouvoir par les militaires», sourit-il. Rose Yodoma, une autre déléguée du CNT, envisage l'attelage d'un «rassembleur civil» avec «un ministre de la Défense à poigne», qui pourrait faire respecter l'ordre dans un pays dévasté par l'insécurité. «Moi, je crois qu'il n'y a que trois critères importants: courage, intégrité, indépendance», selon Léonard Sonny, le représentant des professions libérales au sein du CNT.

Les partisans de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars par M. Djotodia et actuellement en exil quelque part en Afrique, comptent aussi leurs troupes et vont certainement présenter un candidat, selon des sources politiques. Tout comme des membres de la nébuleuse Séléka, qui n'entend pas se laisser mettre à l'écart.

Pendant ce temps, les principales figures politiques centrafricaines se tiennent prudemment en retrait et attendent leur heure. En effet, les conseillers nationaux ont demandé aux leaders des partis politiques à se consacrer aux élections de février 2015. Car les accords internationaux prévoient que le chef de l'Etat de la transition ne pourra pas se présenter aux futures élections, prévues au plus tard au premier semestre 2015. Il est à préciser que la liste des critères d’éligibilités sera publiée jeudi 16 janvier 2014, après concertation avec la communauté internationale.
 
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source de presse CPI Concernant Uranium Centrafricain

Par Principe Actif

16/01/2014 13:47

http://www.lalettredusud.fr le 23/12/11 par Jacques-Marie Bourget

Ainsi donc, s’il faut en croire Le Canard Enchainé, Anne Lauvergeon alors qu’elle était encore à la tête d’Areva, aurait été victime d’écoutes téléphoniques sauvages… Selon l’enquête de La Lettre du Sud, l’affaire n’est pas si simple. Elle est en tout cas étrange puisque le contenu des dites écoutes serait totalement anodin.

L’épisode de ce roman d’espionnage se situerait à l’été 2007 quand Areva investissait des milliards dans des mines d’uranium en Afrique, Namibie ou Centrafrique. Visiblement l’approvisionnement en combustible nucléaire n’avait alors pas de prix, rien n’était trop beau pour cette si riche terre d’Afrique. L’après Fukushima a effacé ces temps bénis.

Vus de Bangui les rêves en plutonium dorés prennent aujourd’hui une drôle de tournure. Ayant enfin le sentiment d’avoir été cocufié par Anne Lauvergeon et ses amis, le général Bozizé, chef de l’Etat crie maintenant « aux voleurs ». Cela par la voix inextinguible de son avocat Jacques Vergès. Plus grave le général -lui-même auto proclamé président par un coup d’état qui a chassé le très corrompu Patassé- sent le tapis du pouvoir lui glisser sous les pieds. Son scénario: pour sauver les intérêts bien menacés d’Aréva en Centrafrique, la France de Nicolas Sarkozy serait bien capable de lancer contre lui une forme de putsch. De le faire destituer pour mettre à sa place un vrai ami. Comme Josué Binoua, le ministre de l’Administration qui vient justement de faire un long séjour en France…

C’est en 1959 que le gisement de M’Patou, près de Bakouma est mis à jour. En 1969 l’Etat Centrafricain et la Compagnie Française des Minerais d’Uranium (CFMU), fondent une société commune, URBA. En 1973 c’est la compagnie Société Aluminium Suisse qui reprend la pioche après de premiers essais peu concluants. Cette fois le duo helvéto-centrafricain accouche d’une firme baptisée URCA. En 1978, tout le monde est prêt à piocher si un financement se fait jour… Mais le rêve s’écroule avec le cours mondial de l’uranium.

Quinze ans plus tard l’eldorado nucléaire refait surface. Le 26 février 2006 est signée à Bangui une convention de plus, cette fois entre l’Etat et Uramin CAR Limited une société de droit des Iles Vierges britanniques. L’Article 2.1.1 prévoit la constitution d’une société de droit centrafricain qui « aura pour objet de détenir le permis d’exploitation et de conduire les opérations minières ». Il est bien précisé que c’est cette nouvelle boîte à outils qui fera la demande de permis d’exploitation et que ce dernier aura une validité de 25 ans.

Sauf que les fourbes d’Uramin CAR Limited, par un subterfuge qui reste à mettre à jour (corruption d’un fonctionnaire ?), Uramin donc, obtient le permis de piocher en son nom propre et non en celui de la société fraternelle qui doit naître de l’accouplement entre Centrafrique et Iles Vierges. Le décret O6/149 du 2 mai 2006 est bien attribué à la seule Uramin. Décret que le général Bozizé n’a pas vu passer !

En août 2007 survient l’OPA d’Areva sur Uramin. Tant pis pour Areva si le permis d’exploiter est pour le moins fragile si jamais Bozizé décide d’acter en justice…

Uramin CAR Limited devient, sous l’onction d’Areva, la société Uramin Centrafrique SA. Un avenant vient régler le malentendu portant sur le fameux permis d’exploiter. Le 1 aout 2008, sous la charge de Patrick Balkany (Cf le Canard Enchainé), Bozizé accepte de donner à Areva les droits initialement accordés à Uramin. L’article 3.2 du nouvel accord prescrit que « le transfert du titre d’Uramin à Areva se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République Centrafricaine ».

Le 26 février 2010 une réunion, autour des responsables centrafricains, d’Enrico Barbaglia vice-président d’Areva et de Daniel Wouters vice-président « Ressources Afrique du Sud » et vice-président « Business Development » chez Areva toujours, une réunion donc qui met tout le monde d’accord pour entériner la convention minière du 28 février 2006, celle, signée entre Bangui et Uramin. Une boîte qui n’en fait qu’à sa tête. Alors que ces mineurs venus des Iles Vierges devaient tout bonnement transférer leur permis d’exploiter « obtenu par la ruse » à Areva Ressources Centrafrique, voilà que par le truchement de maître Doraz Serefessenet, notaire à Bangui, Uramin ne « transfère » pas le sacrosaint permis, mais en fait « cession ». Ce qui veut dire qu’Areva devrait pour cela ouvrir sa bourse ? Non, tout au moins officiellement puisque ce permis aurait été, enfin, céder à titre gratuit …Sauf que la convention prévoit que « la cession est exonérée de tout droit d’enregistrement et de timbre et ne donne pas lieu à une imposition des plus values ». Voilà qui n’est pas gentil pour le si exsangue Trésor de Centrafrique. Des juristes locaux, écrivent alors «Fort de cette cession rocambolesque, un enregistrement à titre gratuit a été effectué par le service de la Conservation foncière le 31 aout 2010, en fraude aux droits de l’Etat ».

Décidemment, Bozizé semble ignorer ce que font ses fonctionnaires !

Si l’exploitation du site de Bakouma est possible, elle sera coûteuse même si le minerai a une très riche concentration en uranium. Et patatras, Fukushima est passé par là et le nucléaire ne vaut plus grand chose.
Pour la Centrafrique, restent les larmes, mais le général-président Bozizé n’entend pas se laisser faire. Ses avocats ont demandé à rencontrer ceux d’Areva. Pour imaginer la suite.

Si un autre acteur de cette coûteuse et ténébreuse affaire, homme de premier plan dans la panoplie de la Françafrique, est aujourd’hui dans l’embarras, c’est bien Georges A. Forrest. Néo-zélando-belgo et potentat de la République du Congo… Un ennemi des militants altermondialistes qui accusent cet empereur de tous les minerais de « sucer le sang des africains ». Forest grand ami de Balkany, a contresigné l’accord entre la Centrafrique, Areva et Uramin, en tant que « facilitateur ». Le même métier que Takieddine, héros du dossier des sous-marins de Karachi…


Source : http://www.lalettredusud.fr/economique/general/23/12/2011/areva-l-uranium-de-bangui-et-la-france-a-fric

La seleka toujours aussi gonflée se crioit encore avoir des droits,ce sont ces nuls qui les laissent l'espérer et quand on perd un de nos meilleurs

Par kota

16/01/2014 16:02

Maitre zarambaud aurait bien pu eprésenter ce peuple en souffrance pour cette transition,C'est dommage qu'on vient de le perdre et qu'on a possiblement aidé à cette mort tellement les ennemis et les traites sont partout même parmi les amis dont certains ont depuis vendu leurs âmes aux diables. Qui a-t-il vu ces derniers temps? ,ces derniers jours?,le jour même?. Paix à son âme,que sa famille s'assure d'une contre expertise d'autopsie et d'autres recherches car les gens inquiétés par la CPi et leur partenaire sont à l'oeuvre et ont bien peur du maitre,le seul à dénoncer sans relâche seleka et en a sur eux. Comme les terrains sont minés partout,on espère que la Cpi ne sera pas minée comme le jeu qu'on voit se déssiner. Peuple centrafricain, il faut un avocat centrafricain intègre comme zarambaud non corruptible ,doublé d'un avocat international anglais ou americain ou afrique australe et que le peuple centrafricain des plus aisés au moyennement se mobilise en côtisant cautisé pour aboutir au procès des Séléka et de déby et de tous les fossoyeurs de tombes des centrafricains qui programment le silence sur les 10 mois de seleka en centrafrique pensant nous supprimer ceux qui veulent et commencent à chercher que le droit soit dit pour leurs agissements. Pour l'âme de Maitre zarambaud,mobilisons nous financièrement s'il le faut et avec les amis de la justice à travers le monde pour que justice soit faite au peuple centrafricain par rapport à tous ces crimes programmés du peuple et defenseurs des droits du peuple. Ne nous laissons pas intimider par l'assassinat de maitre Bria,puis zarambaud ,car cette dernière méthode est l'une plus utilisée pour faire propre par ceux qui nous maltraitent et leurs complices et qui font des concessions sur notre dos ou veulent s'enlever une épine du pied. Zarambaud mort ,que sa lutte ne soit pas vaine,que Déby et ses amis ,le sachent,ça ne nous empêchera pas d'amener l'amener despote tchadien,ses soldats et ses selekas barbares à la Cpi. Maintenant à la Cpi d'honorer un des leurs et de démontrer qu'ils ne sont pas que machins au service des conspirations et complices des criminels dictateurs et genocidaires

@ mon compatriote KOTA

Par Nomzamo

16/01/2014 19:35

Ho quelle perte pour notre pays? Dans quelles circonstances notre compatriote Maitre Zarambaud est-il décédé?

Je suis très peinée par cette triste nouvelle. Je présente mes condoléances les plus attristées à sa famille et ses proches.
Un de ses fils Stéphane fut mon collègue de classe au Lycée Technique de Bangui.

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