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Centrafrique: 832 corps ramassés à travers le pays

Par Source: Xinhua - 16/01/2014

Ce décompte provient de la Croix-Rouge centrafricaine à la suite des violences du mois de décembre 2013

 

Attribuée à des fidèles de l'ancien président François Bozizé, cette attaque du 5 décembre 2013 à Bangui est la plus meurtrière enregistrée depuis la chute du régime de l'ancien chef d'état-major de l'armée nationale centrafricaine le 24 mars 2013 après trois mois de conflit avec l' ex-coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, démissionnaire depuis vendredi, 10 janvier 2014n de ses fonctions de président de la transition. Dans son nouveau «décompte macabre» établi à Bangui, la Croix-Rouge centrafricaine déclare 44 corps découverts «depuis le changement de l'ancien président de transition» à N'Djamena (Tchad) lors d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 


© autre médias
Ensevelissement des corps par la Croix rouge centrafricaine
Plongée dans le chaos sécuritaire et humanitaire depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia, la République centrafricaine (RCA) a aussi vécu les violences les plus sanglantes au cours du mois de décembre, suite à l'intensification des affrontements à caractère inter-communautaire et interconfessionnel entre les ex- rebelles Séléka à dominante musulmane et les milices d'autodéfense chrétiennes anti-Balakas (anti-machettes). Aux allures de règlements de compte, ces violences se sont révélées un défi pour la mission de sécurisation et de pacification du territoire centrafricain menée depuis ce mois par la force française Sangaris et les troupes africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) à la faveur de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Selon des sources de sécurité, le bilan des victimes est plus élevé que les chiffres annoncés, car, beaucoup d'autres corps abandonnés échappent aux équipes de travail de la Croix-Rouge, à commencer par la capitale Bangui. «Il y a des quartiers isolés où les gens de la Croix-Rouge ne peuvent pas pénétrer. Comme Miskine, Combattant, kilomètre 5 et même Ouango où il y a toujours des tueries», a rapporté à le colonel Christian Narkoyo, ex-porte-parole militaire de la Séléka aujourd'hui commandant de la gendarmerie mobile nationale.

 

 
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