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Bangui: les déplacés refusent de regagner leurs domiciles

Par rjdhrca - 16/01/2014

La situation sécuritaire et humanitaire toujours tendue est la cause principale de cette réticence, malgré l’appel lancé par le président par intérim de la transition Alexandre Ferdinand Nguedet

 

Une partie de la population centrafricaine se trouvant dans des sites des déplacés refuse de regagner leur domicile respectif. Malgré la démission de Michel Djotodja et de Nicolas Tiangaye, le retour au calme est loin d’être constaté dans la capitale centrafricaine. Un fait qui plonge les déplacés dans l’inquiétude totale. L’appel lancé par le président par intérim de la transition Alexandre Ferdinand Nguedet, le 12 janvier 2014, n’a rien fait. «Je suis mère de quatre enfants et j’étais obligée de prendre les enfants pour trouver refuge au site de l’aéroport de peur d’être tué. Mais malheureusement, à notre absence notre maison a été détruite par les éléments de l’ex-Séléka et du coup je sais quoi faire. Ce n’est pas facile de trouver un abri pour nous. C’est pourquoi je suis obligée de rester sur le site», a témoigné Régana Oliana, vivant sur le site à proximité de l’aéroport.

 


© ICRC/Rabih Mazboudi
Bangui. Plus de 15,000 personnes ont trouvé refuge près du monastère de Boy-Rabe
Passi Antoinette déplacée du site de la paroisse Saint Sauveur dans le 2ème arrondissement de la ville de Bangui, se dit inquiète pour son retour, de peur d’être agressé par ces voisins musulmans qui continuent de semer la terreur dans le secteur. «Je suis chrétien et je vis en plein milieux des musulmans qui sont tous armés et qui ont tué des gens, même dans la nuit du mardi à mercredi 15 janvier, il a eu des cas de meurtre au quartier Sara dans le 3ème arrondissement. Si je rentre ça sera ma mort et celle de mes enfants. Dans mon quartier plusieurs maisons ont été détruites», a-t-elle déclaré.

Certaines personnes disent qu’ils ne peuvent regagner leur domicile qu’à condition que les éléments de l’ex-Séléka et les milices anti-balaka soient désarmés, surtout le troisième arrondissement car les jeunes musulmans de cette localité détiennent encore des armes et tuent sans inquiétude. La plupart de la population est actuellement sans abri et vivent dans des conditions très déplorables. Pour leur permettre de retrouver une vie normale, il faut procéder à un désarment sérieux, dépêcher les élections et mettre en place une politique d’apport d’aide aux personnes victimes de cet conflit.

 


© ICRC/Rabih Mazboudi
A la paroisse Saint Jean de Galabadja, plus de 5,000 personnes ont reçu du CICR de l'aide alimentaire
Il y a eu 40% déplacés en plus entre le 24 et le 31 décembre 2013
En réponse à l’énorme vague de déplacements de population à Bangui, les équipes de Solidarités International travaillent d’arrache-pied pour permettre à des milliers de familles fuyant les violences de s’abriter et se protéger des maladies. Elles sont déjà intervenues dans deux camps qui comptent chacun entre 5 et 10 000 personnes dormant à même le sol et sans rien au-dessus de la tête. Et, en lien avec 2 autres ONG françaises, elles s’apprêtent à faire de même dans une grande partie de la trentaine de camps disséminés dans la ville. «Si les medias parlent beaucoup du camp de l’aéroport, où près de 100 000 personnes ont trouvé refuge, il en existe malheureusement beaucoup d’autres où la situation est toute aussi précaire. Et qui ne font que grossir. Entre le 24 et le 31 décembre, le nombre de déplacés a augmenté de 40%, indique Bérengère Tripon, responsable de nos opérations dans la zone. La vie en promiscuité et la difficulté à maintenir des règles d’hygiène de base font craindre les épidémies. Des cas de choléra ont même été signalés en décembre 2013. Pour éviter le pire, il s’agit d’apporter en priorité aux familles déplacées un accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. C’est ce que nous avons commencé à faire au lycée Ama et à la mission St Charles, où nous construisons des toilettes, gérons les déchets et distribuons des kits hygiène, ainsi que du matériel pour construire des abris collectifs.»

Les ONG comme dernier recours
Accès à l’eau potable et à l’assainissement, amélioration des conditions de vie, réponse aux urgences liées aux déplacements… Présente depuis 2006 en République Centrafricaine, Solidarités International n’a jamais cessé son action humanitaire. Et ce malgré le contexte d’insécurité et le désintéressement latent de la communauté internationale vis-à-vis de ce pays parmi les plus pauvres au monde et qui fait face à des problématiques humanitaires dramatiques. «Aujourd’hui plus que jamais, les organisations humanitaires sont le dernier recours d’une population exsangue», alerte Khayem Allen, notre chef de mission sur place.
 
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4 COMMENTAIRES

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les deplaces

Par Koraa

16/01/2014 12:45

Ce serait imprudent pour ces populations de retourner chez eux tamt que les seleka ne seront pas totalement desarmes et les etrangers renvoyes dans leur pays d'origine, et le probleme du contingent tchadien de la MISCA trouve une solution definitive, c'est a dire les voir quitter le territoire centrafricain.

Depuis l'histoire de l'humanite les relations entre les etats ne sont jamais basees sur les sentiments. C'est regrettable que la France puisse donner carte blanche a Deby pour utiliser un etat souverain comme l'arriere-cour du Tchad. C'est cette politique qui donne a Deby l'impression d'avoir un droit de vie ou de mort sur notre pays. Deby a planifie un genocide de la population centrafricaine pour depeupler le pays et repeupler avec les tchadiens pour prendre possession de nos ressources naturelles surtout l'eau du fleuve Oubangui. Nous demandons l'autopsie et contre autopsie de Maitre Nzaranbo, car nous savons que Deby est capable de procede a l'elimination ciblee de tout leader centrafricain qui s'oppose a son ambition sur notre pays.

source de presse CPI Concernant Uranium Centrafricain

Par Principe Actif

16/01/2014 13:46

http://www.lalettredusud.fr le 23/12/11 par Jacques-Marie Bourget

Ainsi donc, s’il faut en croire Le Canard Enchainé, Anne Lauvergeon alors qu’elle était encore à la tête d’Areva, aurait été victime d’écoutes téléphoniques sauvages… Selon l’enquête de La Lettre du Sud, l’affaire n’est pas si simple. Elle est en tout cas étrange puisque le contenu des dites écoutes serait totalement anodin.

L’épisode de ce roman d’espionnage se situerait à l’été 2007 quand Areva investissait des milliards dans des mines d’uranium en Afrique, Namibie ou Centrafrique. Visiblement l’approvisionnement en combustible nucléaire n’avait alors pas de prix, rien n’était trop beau pour cette si riche terre d’Afrique. L’après Fukushima a effacé ces temps bénis.

Vus de Bangui les rêves en plutonium dorés prennent aujourd’hui une drôle de tournure. Ayant enfin le sentiment d’avoir été cocufié par Anne Lauvergeon et ses amis, le général Bozizé, chef de l’Etat crie maintenant « aux voleurs ». Cela par la voix inextinguible de son avocat Jacques Vergès. Plus grave le général -lui-même auto proclamé président par un coup d’état qui a chassé le très corrompu Patassé- sent le tapis du pouvoir lui glisser sous les pieds. Son scénario: pour sauver les intérêts bien menacés d’Aréva en Centrafrique, la France de Nicolas Sarkozy serait bien capable de lancer contre lui une forme de putsch. De le faire destituer pour mettre à sa place un vrai ami. Comme Josué Binoua, le ministre de l’Administration qui vient justement de faire un long séjour en France…

C’est en 1959 que le gisement de M’Patou, près de Bakouma est mis à jour. En 1969 l’Etat Centrafricain et la Compagnie Française des Minerais d’Uranium (CFMU), fondent une société commune, URBA. En 1973 c’est la compagnie Société Aluminium Suisse qui reprend la pioche après de premiers essais peu concluants. Cette fois le duo helvéto-centrafricain accouche d’une firme baptisée URCA. En 1978, tout le monde est prêt à piocher si un financement se fait jour… Mais le rêve s’écroule avec le cours mondial de l’uranium.

Quinze ans plus tard l’eldorado nucléaire refait surface. Le 26 février 2006 est signée à Bangui une convention de plus, cette fois entre l’Etat et Uramin CAR Limited une société de droit des Iles Vierges britanniques. L’Article 2.1.1 prévoit la constitution d’une société de droit centrafricain qui « aura pour objet de détenir le permis d’exploitation et de conduire les opérations minières ». Il est bien précisé que c’est cette nouvelle boîte à outils qui fera la demande de permis d’exploitation et que ce dernier aura une validité de 25 ans.

Sauf que les fourbes d’Uramin CAR Limited, par un subterfuge qui reste à mettre à jour (corruption d’un fonctionnaire ?), Uramin donc, obtient le permis de piocher en son nom propre et non en celui de la société fraternelle qui doit naître de l’accouplement entre Centrafrique et Iles Vierges. Le décret O6/149 du 2 mai 2006 est bien attribué à la seule Uramin. Décret que le général Bozizé n’a pas vu passer !

En août 2007 survient l’OPA d’Areva sur Uramin. Tant pis pour Areva si le permis d’exploiter est pour le moins fragile si jamais Bozizé décide d’acter en justice…

Uramin CAR Limited devient, sous l’onction d’Areva, la société Uramin Centrafrique SA. Un avenant vient régler le malentendu portant sur le fameux permis d’exploiter. Le 1 aout 2008, sous la charge de Patrick Balkany (Cf le Canard Enchainé), Bozizé accepte de donner à Areva les droits initialement accordés à Uramin. L’article 3.2 du nouvel accord prescrit que « le transfert du titre d’Uramin à Areva se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République Centrafricaine ».

Le 26 février 2010 une réunion, autour des responsables centrafricains, d’Enrico Barbaglia vice-président d’Areva et de Daniel Wouters vice-président « Ressources Afrique du Sud » et vice-président « Business Development » chez Areva toujours, une réunion donc qui met tout le monde d’accord pour entériner la convention minière du 28 février 2006, celle, signée entre Bangui et Uramin. Une boîte qui n’en fait qu’à sa tête. Alors que ces mineurs venus des Iles Vierges devaient tout bonnement transférer leur permis d’exploiter « obtenu par la ruse » à Areva Ressources Centrafrique, voilà que par le truchement de maître Doraz Serefessenet, notaire à Bangui, Uramin ne « transfère » pas le sacrosaint permis, mais en fait « cession ». Ce qui veut dire qu’Areva devrait pour cela ouvrir sa bourse ? Non, tout au moins officiellement puisque ce permis aurait été, enfin, céder à titre gratuit …Sauf que la convention prévoit que « la cession est exonérée de tout droit d’enregistrement et de timbre et ne donne pas lieu à une imposition des plus values ». Voilà qui n’est pas gentil pour le si exsangue Trésor de Centrafrique. Des juristes locaux, écrivent alors «Fort de cette cession rocambolesque, un enregistrement à titre gratuit a été effectué par le service de la Conservation foncière le 31 aout 2010, en fraude aux droits de l’Etat ».

Décidemment, Bozizé semble ignorer ce que font ses fonctionnaires !

Si l’exploitation du site de Bakouma est possible, elle sera coûteuse même si le minerai a une très riche concentration en uranium. Et patatras, Fukushima est passé par là et le nucléaire ne vaut plus grand chose.
Pour la Centrafrique, restent les larmes, mais le général-président Bozizé n’entend pas se laisser faire. Ses avocats ont demandé à rencontrer ceux d’Areva. Pour imaginer la suite.

Si un autre acteur de cette coûteuse et ténébreuse affaire, homme de premier plan dans la panoplie de la Françafrique, est aujourd’hui dans l’embarras, c’est bien Georges A. Forrest. Néo-zélando-belgo et potentat de la République du Congo… Un ennemi des militants altermondialistes qui accusent cet empereur de tous les minerais de « sucer le sang des africains ». Forest grand ami de Balkany, a contresigné l’accord entre la Centrafrique, Areva et Uramin, en tant que « facilitateur ». Le même métier que Takieddine, héros du dossier des sous-marins de Karachi…


Source : http://www.lalettredusud.fr/economique/general/23/12/2011/areva-l-uranium-de-bangui-et-la-france-a-fric

@ koraa Vous avez mis du doigt dans l'Ulcère qui mine notre riche et beau pays tant convoité...

Par sorokaté

16/01/2014 15:45

Merci juste vous signaler que j'ai aimé patriotiquement votre point de vue.

Seuls les néocolons peuvent faire semblant de nier, mais le peuple CENTRAFRICAIN a compris et s'organise par tous les moyens afin de faire échouer ce plan diabolique.
La France passe par Déby pour nous causer ces crimes qui n’honorent pas la DINGITE HUMAINE à la quelle elle est défenseur. Mais il faudrait que nous peuple Centrafricain comprenions que certains d'entre nous ont volontairement ouvrer pour que l’extérieur puis nous déshumaniser. Ce sont nos politiques prostitués.

Quant à nous les autres nous ne sommes pas PATRIOTIQUES reconnaissons cela car à moindre chose nous cassons tous ce qui constitue pour notre pays comme PATRIMOINE National.
C'est HONTEUX d'agir de la sorte. La France passe par Déby par complicité de nos compatriotes avides, jaloux, judas pour leurs interêts familiaux( Argents, maisons, villa, voyager à l'étranger...) cependant la population meurt des maux.

Compatriote Korra voyez vous comment nos anciens présidents ont accédé au pouvoir!!! comment ils se sont enrichi!!!
En exemple: Mr Bozizé et les membres de son clan Doutigaye milliardaire avec des villas à l'étranger... mr Ngoadjika milliardaire des villas à l'étranger menant une vie Luxueuse... les enfants réjétons délinquants de Bozizé tous milliardaires idiots comme leur papa général en carton... Dondoja milliaire en seulement 10 Mois comme président seleka par imposition .

Tous ces exemples sont choquants. Tout l'argent volé au peuple sont accueilli attire à l'étranger raison pour la quelle beaucoup de pays réservent d’accordailles pompeux à nos salauds politicards voleurs.
Le savez vous pourquoi les anciens Ministres, présidents députés et autres politicards tiennent coûte que coûte à révenir au pouvoir? les Ziguélé, les Doleguélé, les Ndouba les Démafouth, les Bozizé, les Nguéndet ...??? C'est juste pour VOLER le denier public. Alors qu'ils ont leur travail naturel dont ils ont les diplômes , mais abandonnent pour la POLITIQUE destructrice.

Monsieur Dodonja est entrain de construire une Villas au Bénin avec l'argent voler au peuple Centrafricain.
Doutigaye a des usines en Afrique de l'Ouest et pocède des Villas aussi.

Alors que la Centrafrique n'a que ds yeux pour pleurer son argent voler et qui reste une dette à payer par les contribuables Centrafricains véritable VACHE à LAIT.

Maudits soient ces politiques voleurs Dieu vous punira jusqu'à vos futures générations...
Honte à vous. Vous êtes des voleurs!!! Comment allez vous justifier votre fortune? honte à vous...

Pour ma part Qu'on les interdisent tous sur la scène POLITIQUE de notre pays qu'ils reg agent leurs métiers naturels, mais comme ils sont en réseau celà nécéssite un travail de fond en matière de sensibilisation du peuple.

Il suffisait de revoir de relire leur déclaration faites à l'occasion de la prise du pouvoir par la seleka vous allez les haïr tous , les voilà entrain de changer de langage tout en versant les larmes de crocodile.

Honte à vous monsieur Ziguélé, Honte à vous monsieur Nguerejata, honte à vous monsieur Nguendé, honte à vous tous les Doléguélé, les Tiangaye, les Ndouba, honte à vous tous les petits et anciens vieillards politicards De CENTRAFRIQUE vous êtes à l’origine de notre malheur.

Vous êtes tous des charognards, des Mouches à la recherches de pourritures. Allez vous-en.

Vive la jeunesse Centrafricaine, vive les Filles ,garçons, Femmes, hommes civiles de la Centrafrique levons nous tous laissons le clanisme, le suivisme, le clientélisme, le sentimentalisme privilégions le PATRIOTISME car notre pays est RICHE grand beau avec d'énormes atouts hyrdo- climatiques mais pauvre .

Non et Non à la corruption, non à la barbarie, non à l’alcoolisme non aux pillages et non à la VIOLENCE cela ne nous reflète pas peuple DOUX, peuple ACCUEILLANT, peuple HOSPITALIER..

Oui tout est possible!!! il est encore possible, il suffit d'y croire, nous en avons les qualités et compétences. Oui notre pays est RICHE. Oui par le biais de travail nous y arriverons.

Pourquoi seuls les étrangers détiennent le monopole de notre économie? Pourquoi?
Pourquoi nos boubanguérés ne sont que des sapeurs? ils ne sont que des grands commentaires de l'alcool? pourquoi sont-ils des coureurs de jupons? NON et NON tout cela doit être bannit.

A nos fonctionnaires soyez responsables. Vos salaires de misères vous les utilisez pour acheter la MISÈRE.
Soyez honnêtes, ne vendez pas nos passeports, nos ID, nos nationalités et autres documents nationaux à es viles prix aux étrangers.. en voici les conséquences aujourd'hui on ne sait plus QUI est Centrafricain et QUI ne l'est pas.. la seleka nous reste entre la gorge.

Yes we Can, yes 't able. " I zia goy goy" i zia mini mini "

Vive mon pays la RCA.
Sorokaté Alias Domzan bene.


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